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jeudi 16 octobre 2014

Aéropuces 2014

Aéropuces 18 et 19 octobre 2014

Pour la 8eme année consécutive, le musée de l’Air et de l’Espace organise sa grande brocante aéronautique. Collectionneurs, particuliers et professionnels se retrouvent, sous les ailes des deux Concorde du musée et dans le hall "entre deux guerres", pour deux jours de "chasse aux trésors", dans une ambiance festive. Plus de 60 exposants sont attendus sur 300m d'exposition linéaire. Entrée gratuite.

Hall Concorde : la brocante dédiée à l’aviation pendant tout le week-end Au cœur du premier musée aéronautique du monde, sur l’aéroport mythique du Bourget, Aéropuces,  initiative de deux passionnés, Jean-Charles Le Carréres et Jean Molveau, présente des stands diversifiés, pour satisfaire le plus grand nombre. On y croise d’insatiables collectionneurs de maquettes, des boulimiques de récits d’aventures, de documentation technique ou de bandes dessinées, des collectionneurs d’uniformes, d’objets publicitaires, d’affiches ou de cartes postales. D’autres "chinent" fiévreusement à la recherche de l’instrument de bord, du carburateur ou de l’hélice qui trônera dans leur salon ou les aidera à faire voler leur avion. Vendeurs  et visiteurs peuvent réellement dialoguer : contrairement à un achat sur Internet, Aéropuces permet un contact direct.
 
 
Informations pratiques :
Samedi 18 et dimanche 19 octobre, de 10 h à 18 h. Entrée gratuite. Venir à Aéropuces
Contact pour les exposants : http://www.museeairespace.fr/contact/communication/

mardi 22 juillet 2014

Bernard 191 GR n°1 "France"

Bernard 191 GR n°1 " France" dans un hangar du Bourget en 1928 ©Jacques Hémet
Peut être connaissez vous le Bernard 191 GR n°2 plus connu sous le nom "d'Oiseau Canari" exposé au Musée de l'Aéronautique et de l'Espace du Bourget, avec lequel Jean Assollant, René Lefèvre et Armand Lotti ont réalisé la première traversée française sans escale de l’Atlantique Nord dans le sens Ouest-Est les 13 et 14 juin 1929 ?

Mais Connaissez vous le Bernard 191 GR n°1 "France" avec lequel Louis Coudouret, voulut tenter la traversée de l'Atlantique Nord d'Ouest en Est
Louis Coudouret, né en 1896,  s'engage en décembre 1914 comme pilote de chasse et obtiendra six victoires homologuées. il fera partie de la célèbre Escadrille des Cigognes dont René Fonck est le héros. À la fin de la guerre il reste dans l'armée. En 1928, il est décidé à réussir la traversée de l’Atlantique Nord de l’Europe vers les États-Unis, il prend un congé sans solde lui permettant de quitter le 38 ème régiment d’aviation.
Louis de Mailly-Nesle, son compagnon d’armes sur le front Russe, vient d’acheter l’un des trois 191 GR à moteur Hispano du constructeur Adolphe Bernard.  L’avion, entièrement peint en rouge, arbore à l’avant du fuselage son nom de baptême « France », et le dessin de la célèbre cigogne sur une bande tricolore. Il s’adjoint un navigateur de renom, le capitaine Louis Mailloux. Le 25 août 1928, lors d’un essai, leur taux de monté étant très faible ils n'arrive pas à passer au-dessus des lignes électriques voisines du terrain, passant sous la première, ils coupent la seconde. Il ne leur restait plus qu’à poser l’avion en ayant pris soin de le vidanger auparavant

Bernard 191 GR n°1 " France" sur le tarmac du Bourget en 1928 ©Jacques Hémet
Malheureusement, le 14 septembre 1928, le ministère de l'air est créé et les raids transatlantiques sont interdits. En juin 1929, les capitaines Coudouret et Mailloux rejoignent Séville dans l'espoir de décoller d'ici la fin du mois vers les États-Unis. Mais Louis Mailloux est rappelé en France, permission supprimée, sans doute pour empêcher ce raid. Il rejoint l’École militaire d’application de l’aéronautique.  De plus les autorités espagnoles exigeant l'accord de la France, n'accorde pas l'autorisation de décoller. Pour s'assurer que Louis Coudouret regagne bien la France, deux militaires espagnols l'accompagnent à bord du Bernard 191 "France" le dimanche 7 juillet 1929, malheureusement l'avion n'arrivera jamais au Bourget, son terrain de destination. Lors de ce qui semble être un atterrissage d'urgence, l'avion a percuté le sol à Saint-Amant-de-Bonnieure en Charente, à une trentaine de km au nord-est d’Angoulême. Louis Coudouret est décédé pendant son transport à l'hopital, il avait 33 ans. Les deux passagers espagnols sont sortis indemnes de l’accident.
Il semble que ce soit les passagers qui en manipulant les manettes aient vidé les réservoirs d'essence, mais s'agit il d'une maladresse ou un geste inconsidéré quelle qu’en soit la raison ?
On ne saura jamais ce qu'il s'est passé exactement....

Sources d'informations :

Jacques Hémet
Les avions Bernard de Jean Liron  Docavia n°31
Aeroclub d'Angoulême : http://www.aeroclub-angouleme.fr/Louis-Coudouret.pdf
Aeroplane de Touraine : http://aeroplanedetouraine.fr
List'in MAE : http://www.pyperpote.tonsite.biz/listinmae/
Les as oubliés : http://www.asoublies1418.fr

dimanche 22 décembre 2013

De Havilland DH-91 Albatross FINGAL G-AFDL

De Havilland DH91 Albatross "FINGAL" G-AFDL Imperial Airways au Bourget en 1939  ©Jacques Hémet

Le De Havilland DH-91 fut dessiné en 1936 par A. E. Hagg selon les spécifications du Ministère de l'Air Britannique comme un avion postal transatlantique.

Le premier Albatros effectua son 1er vol le 20 mai 1937. Le second prototype se cassa en deux pendant des tests de surcharge mais fut réparé et le premier avion Albatross utilisé par la compagnie "Imperial Airways"
Bien qu'initialement conçu comme avion postal une version de transport pour 22 passagers fut développé, les différences principales étant des hublots supplémentaires.  Cinq avions de ce type furent produits et livrés à Imperial Airways : Le "Frobisher " (G-AFDI), le "FALCON"(G-FADJ), le "FORTUNA" (G-AFDK), le "FINGAL" (G-AFDL c/n 6805) et le "FIONA"(G-AFDM)

L'été 1939 fut la seule saison opérationnelle significative, Alors qu'Imperial AIrways assurait une double liaisons journalière  entre Londres- Croydon et Paris-Le Bourget

Le "FINGAL" (Fingal, en gaélique Fine Gall, signifie tribu étrangère) qu'on peut le voir  ici durant l'été 1939 sur le tarmac du Bourget, fut délivré à Imperial Airways le 04 avril 1939. Il fut détruit le 6 octobre 1940 lors d'un atterrissage près de Pucklechurch (Gloustershire, Angleterre). L'avion effectuait un vol régulier vers Bramcote, quand l'équipage subit un problème moteur et décida de faire un atterrissage d'urgence dans un champ. Les cinq membres d'équipage et sept passagers furent blessés, et l'avion détruit.

Vous trouverez des photos des avions ayant appartenus à Imperial Airways sur le site de British Airways à cette adresse : http://www.britishairways.com/travel/photos-1930-1939/public/fr_fr#

samedi 5 octobre 2013

Aéropuces 2013


Aéropuces 19 et 20 octobre 2013

 

Pour la 7eme année consécutive, le musée de l’Air et de l’Espace organise sa grande brocante aéronautique. Collectionneurs, particuliers et professionnels se retrouvent, sous les ailes des deux Concorde du musée, pour deux jours de "chasse aux trésors", dans une ambiance festive. Plus de 60 exposants sont attendus sur 300m d'exposition linéaire. Entrée gratuite.



Hall Concorde : la brocante dédiée à l’aviation pendant tout le week-end Au cœur du premier musée aéronautique du monde, sur l’aéroport mythique du Bourget, Aéropuces,  initiative de deux passionnés, Jean-Charles Le Carréres et Jean Molveau, présente des stands diversifiés, pour satisfaire le plus grand nombre. On y croise d’insatiables collectionneurs de maquettes, des boulimiques de récits d’aventures, de documentation technique ou de bandes dessinées, des collectionneurs d’uniformes, d’objets publicitaires, d’affiches ou de cartes postales. D’autres "chinent" fiévreusement à la recherche de l’instrument de bord, du carburateur ou de l’hélice qui trônera dans leur salon ou les aidera à faire voler leur avion. Vendeurs  et visiteurs peuvent réellement dialoguer : contrairement à un achat sur Internet, Aéropuces permet un contact direct.
 
ATTENTION : cette année pendant Aéropuces, ouverture exceptionnelle* le samedi 19 octobre uniquement (pas le dimanche) des ateliers de restauration et réserves de Dugny ! Plan d'accès - Horaires navettes. * La visite des ateliers a été annulée lors des journées du patrimoine du fait de la programmation aux même dates, de la fête de l'humanité sur le site de La Courneuve, à proximité de Dugny.
Informations pratiques :
Samedi 19 et dimanche 20 octobre, de 10 h à 18 h. Entrée gratuite. Venir à Aéropuces
Contact pour les exposants : http://www.museeairespace.fr/contact/communication/

dimanche 14 juillet 2013

Ex-Voto à Notre Dame de la Garde : Victor Mérentier


En visite à la basilique "Notre Dame de La Garde" qui domine Marseille je remarquais plusieurs ex-voto ayant pour thème l'aviation et en particulier celui ci-dessus signé "Mérentier VR" et peint en 1967 au sujet duquel je voulus en savoir plus. C'est grâce à l'aide des passionnés d'Aeroforum et en particulier  celle de Gérard Pourteau que j'ai pus retrouver sur gallica.bnf.fr l'article du Matin du 28 avril 1930 qui nous raconte l’événement suivant :

Chaque dimanche, la « Société pour le développement de l'aviation" dont les services sont établis à l'aérodrome du Bourget, organise des baptêmes de l'air et des promenades en avion au-dessus de Paris et de la banlieue.
Hier, vers 15 heures, un biplan appartenant à cette société, piloté par M. Victor Mortier, originaire de Marseille, effectuait une randonnée au-dessus de la capitale avec deux passagers, M. Charles Lamarque et M. Pierre Peuchaud.
L'appareil survolait la zone aux environs de la porte de la Chapelle à une altitude d'environ 1.500 mètres, lorsque se produisit une avarie du moteur.
Le Matin 28 avril 1930 @Gallica.bnf.fr/bibliothèque nationale de France
Le pilote chercha un terrain d'atterrissage, mais apercevant de nombreux promeneurs et pour éviter un accident grave, il se dirigea vers un champ, a proximité du cimetière de la Chapelle, à la Plaine Saint Denis.
Au moment où il survolait le cimetière, l'appareil heurta un arbre et vint s'écraser sur le sol.
De la carlingue brisée de l'avion, les témoins de l'accident retireront le pilote, légèrement blessé au visage et aux jambes, et les deux passagers qui, plus gravement atteint, furent transportés l'hôpital de Saint-Denis.
M. Charles Lamarque souffre de plaies à la face et de contusions à la tête. M. Pierre Peuchaud a la jambe droite fracturée et des contusions multiples
Le pilote demanda à être pansé sur place. Il nous à fait quelques instants plus tard le récit de son accident :
J'ai été victime, nous a-t-il dit, d'une « salade de bielles ». Cette avarie me laissait un champ d'action assez vaste, étant donné la grande altitude à laquelle je me trouvais à ce moment. J'ai pensé tout d'abord atterrir sur les fortifications, mais j'ai vu à temps que beaucoup de gens faisaient la sieste sur l'herbe. Je me suis donc dirigé vers un terrain de football situé non loin de là et je croyais pouvoir l'aborder entre une cheminée d'usine et un hangar, mais l'air n'était pas porteur et une dépression me fit perdre de la hauteur au moment où je survolais le cimetière. L'aile droite de l’appareil heurta un arbre et ce fut la chute brutale.
Je pus me dégager rapidement et avec l'aide du gardien et des personnes qui se trouvaient dans le cimetière, les deux passagers purent être retirés des débris.
C'est en quatorze ans de pilotage, le seul accident qui me soit arrivé.
M. Tino, commissaire de police de Saint-Denis Sud est venu procéder à une première en quête et l'appareil fut laissé sur place pour permettre l'expertise de techniciens.
Un service d'ordre envoyé par la préfecture de police a fait évacuer le cimetière dont les portes ont été fermées

Grâce à un texte sur les ex-voto de Notre Dame de la Garde de Felix Reynaud paru dans la revue "Marseille" parue en 1985, on apprend que le pilote marseillais Victor Mérentier (né en 1897) étai un as de l'aviation aux côtés de Mermoz et Saint-Exupéry. En 1982 il dépose  deux ex-voto , peints par lui-même, pour un accident dont il réchappa, en Rhénanie, le 28 avril 1923 et un autre, survenu au-dessus de Paris, le 27 avril 1930.
http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=12152280

Poursuivant mes recherches je trouve un article relatant l'accident dans l'édition du 28 avril 1930 du "Midi Socialiste" sur le site de la bibliothèque de Toulouse (http://www.bibliotheque.toulouse.fr)

Un avion s'abat sur Paris

SES TROIS OCCUPANTS SONT BLESSES
Paris, 27 avril. Cet après-midi vers 15 heures, un avion appartenant à une Compagnie privée et piloté par M. Victor Mérentier, originaire de Marseille, avait pris deux passagers pour effectuer des promenade sur Paris et sur la banlieue. Une panne de moteur se produisit bientôt, alors que l'avion volait à une altitude de 250 mètres. Jugeant le terrain du Bourget trop éloigné, le pilote voulut d'abord atterrir sur 1es fortifications, mais comme de nombreux promeneurs s'y trouvaient il décida de se rendre vers un petit champ situé près du cimetière de la Plaine-Saint-Denis. Mais il ne put arriver au but et l'avion s'abattit dans le cimetière. M. Mérentier fut retiré de l'avion avec des coupures au visage. Les deux passagers, M. Charles Lamarque, demeurant à Vincennes, et Pierre Peuchaud, demeurant à St Amans-le-Moreux, eurent des contusions aux jambes et des fractures légères au crâne. Ils ont été conduits à l'hôpital de Saint-Denis. Leur état ne paraît pas grave.

http://images.midi.bibliotheque.toulouse.fr/1930/B315556101_MIDSOC_1930_04_28.pdf


Malgré l'immatriculation presque complète je n'arrive pas pour l'instant à identifier cet avion  car le seul avion immatriculé F-AHEx ayant été la propriété de la « Société pour le développement de l'aviation" basée au Bourget est le Caudron C.128 F-AHEB dont la dérivé plus en triangle ne ressemble pas à celle de la peinture?
De plus le F-AHEB a appartenu en février 1935 à Robert Batton, Cormeilles-en-Parisis donc postérieurement à l'accident de 1930 qui semble irrémédiable pour l'avion. Si vous avez des idées ou des informations à m'apporter pour compléter l'article n'hésitez pas à me contacter : passiondesavions@orange.fr

Sources des informations :
Gérard Pourteau 
Félix Reynaud : les Ex-Voto de Notre Dame de la Garde
Bibliothèque Nationale de France : http://gallica.bnf.fr/
Bibliothèque de Toulouse : http://www.bibliotheque.toulouse.fr/


jeudi 21 février 2013

Vol Air France Paris-Marseille en 1937


Potez 62 F-ANPI d'Air France ed Godneff collection privée Xavier Cotton

Voici les impression du docteur Robert Delabost sur son vol de Paris à Marseille avec un Potez 62 d'Air France en 1937. Ce témoignage est paru dans la "Revue de l'Aéroclub de Normandie" (trimestrielle) d'août 1937. Air France est alors une toute jeune compagnie aérienne puisque fondée en 1933.

"Notre vice président fondateur de l'Aéro-Club, Robert Delabost, ayant le 13 mai dernier, employé l'avion de la ligne "Air-France" pour un déplacement dans le midi, a bien voulu donner à notre trésorier (Jean Bétrancourt, ndlr), et à l'attention de nos membres, ses impressions sur ce voyage.
Collection Alain Bétrancourt

Oui, mon cher trésorier, comme je l'avais projeté depuis longtemps, je viens de faire le voyage de Paris à Marseille par le service d"Air-France" sept cents kilomètres à ...... vol d'oiseau, en trois heures un quart et deux demies heures d'auto.
C'est un rêve en comparaison avec la longue et fatigante nuit que l'on doit passer en chemin de fer pour effectuer le trajet, et c'est une joie pour un "vieux de l'air".

        Mais comment est-on admis à faire le voyage ?....

C'est bien simple : on consulte à la gare, dans les agences de voyage ou à l'aéroclub, un horaire d'"Air-France" et l'on retient, par lettre ou par téléphone, sa place à bord de l'avion, de préférence quelques jours à l'avance, au Bureau de cette Compagnie Aérienne, 2, rue Scribe, à Paris : On paie 630 francs à ce Bureau qui vous indique l'heure du départ de l'autobus spécial qui part du Bureau d'"Air-France" 116, rue Lafayette et vous conduit à l'aérodrome du Bourget. c'est dans ce Bureau que l'on vous remet les billets et que l'on vous prends tous vos bagages et votre appareil photographique. ceux ci vous seront remis à votre arrivée à Marseille.

Et c'est les mains libres que l'on monte dans l'autobus rapide qui vous attend, et on a juste le temps de traverser les interminables couloirs de la nouvelle gare pour arriver dans la salle d'attente et sur l'aire de départ de l'avion. À moins qu'une averse d'importance, comme celle qui tomba alors, ne retarde l'envolée de dix minutes par mesure de prudence.
Embarquement à bord d'un POTEZ 62 d'Air France Sur la ligne Paris-Bordeaux ©Jacques Hémet

On se hâte alors vers un superbe bi-moteur "Potez 62", qui vous attend en face, à cinquante mètres : on monte à tour de rôle les marches d'un escabeau et l'on s'installe à son grès sur les fauteuils libres de la carlingue, absolument comme dans un wagon.

Les moteurs sont chauds, le pilote et le radio-gonio sont à leur poste, le steward s'assure que les douze voyageurs (dont onze anglais) sont à leur place, la porte est claquée, les moteurs ronflent plus fort et l'on décolle.

          Et le confort à bord ?....

Parfait. Les sièges, très souples, se moulent au corps, et le dossier, bien incliné, vous donne une impression si agréable que de tout le trajet, je n'ai vu aucun voyageur le quitter pour se délasser comme on le fait volontiers dans le chemin de fer. Une grande glace vous permet de voir aisément la terre en restant confortablement assis. Au dessus de la glace, un petit ventilateur réglable vous envoie un courant d'air frais très agréable sur la figure, car l'air de la carlingue est aussi calme et chaud que celui d'un compartiment de chemin de fer ; au dessous de la glace, une pochette contient trois petits sacs de papier résistant pour recevoir, au besoin, les résultats du mal de l'air.
Aménagement de la cabine passager d'un Potez 62 ©Photo constructeur via Jacques Moulin

 Il y a très peu de vibrations et l'on peut écrire ses mémoires d'un écriture à peine tremblée.

Le steward vous remet bientôt un petit sachet de papier contenant du coton pour mettre dans les oreilles : mais le bruit des moteurs n'est pas très fort puisque l'on peut se parler et se comprendre à cinquante centimètres en élevant un peu la voix, et l'on ne tarde pas à se passer du bouchon de coton : quelques minutes après le départ, le steward vous distribue des bonbons. Le geste est délicat, mais aussi il est utile, car ce sont des pastilles de chewing-gum, que l'on suce pendant tout le trajet pour aider la pénétrations ou la sortie de l'air dans la caisse du tympan et éviter bourdonnements ou douleurs aux changements d'altitude.
Potez 62 F-ANPG ©Photo constructeur via Jacques Moulin

         Et maintenant pourriez vous nous donner quelques impressions de voyage ?....

Bien volontiers. Au départ, on s'élève sur cette banlieue Nord-Est de Paris dont les maisons banales et les usines ne tardent pas à paraître bien petites ; puis, dans la brume qui suit la pluie d'orage, on devine Paris et sa tour Eiffel. Un ruban lamé d'argent, c'est la Seine ; puis un autre tortueux, c'est la Marne. Un troisième plus étroit apparait, c'est l'Yères (en réalité c'est l'Yerres dans l’Essonne à ne pas confondre avec l'Yères petit fleuve côtier de Seine-Maritime, ndlr). On vole encore sous les volutes noires d'un ciel orageux. Puis, c'est le brouillard : on traverse les nuages. Le soleil apparait alors éblouissant dans un ciel bleu, et aussitôt, on survole les moutons dorés, à perte de vue, de la mer de nuages. On est à 1,600 ou 1,800 mètres. Le spectacle est merveilleux.

De temps en temps,par une trouée noire, on voit la terre. Elle est bien sombre et bien vilaine, par comparaison, la terre.

Après trois quarts d'heure environ, petit à petit, le sol apparait à travers la brume, de plus en plus net ; mais ce n'est pas la terre de chez nous ; les champs sont petits et en forme de polygones irréguliers. À dix kilomètres environ sur la droite, on longe un long ruban argenté, c'est la Loire, dont nous remontons la vallée : nous survolons Chateau-Chinon. Un quart d'heure se passe et nous voyons un pays tout plein de flaques d'eau : le Nivernais.
Potez 62 F-AOUA à Lyon-Bron ©SLHADA

Puis nous tombons dans deux ou trois tous d'air causés par la traversée des Monts du Lyonnais et quelques minutes après, nous longeons la Saône, et nous sommes en vue du Rhône et son confluent. On est déjà sur Lyon, qui ne parait pas très grand. Voilées par une légère brume, on distingue Notre-Dame-de-Fourvières, la place Bellecour et la gare Perrache.

Mais tout cela s'enfuit rapidement, car l'avion va vite ; on se rapproche du sol, la terre tourne encore, et l'on roule sur le terrain de Bron. Cinq minutes d'arrêt, tout juste le temps de prendre un café trop chaud, et l'on court à l'avion qui s'envole.

Puis nous voyageons dans l'air limpide et chaud de la vallée du Rhône, à quelques 20 kilomètres de sa rive gauche. Les Alpes neigeuses sont toutes dorées par le soleil ; on reconnait le Massif du Mont-Blanc, puis celui du Pelvoux
         
Plus loin, on rase de près le Ventoux aux pentes pierreuses. On survole des fleuves de sable : C'est l'Isère, la Drôme et la Durance. Sur la droite, on distingue le Massif Central couvert d'orages éclairés par les lueurs rouges feux du soleil. le spectacle est passionnant de tous côtés... Et, tout d'un coup, on a l'agréable surprise de découvrir l’Étang de Berre, avec ses réservoirs de pétroles, ses deux terrains d'aviation et, plus loin, la belle mer bleue.

On cherche à s'orienter, mais la terre se met à danser une sarabande effrénée ; tout tourne devant les yeux et l'avion roule sur le terrain de Marignane.

À l'arrêt, seul je descends ; les onze autres voyageurs, Les Anglais, restent dans le Potez, qui repart aussitôt pour Cannes.

Dix minutes après, j'étais invité à monter dans un vieux tacot d'"Air-France", qui par des chemins invraisemblables, me conduit, avec un bruit de ferraille, vers la banlieue de Marseille, plus bruyante encore et plus grouillante, où l'on ne peut avancer qu'à grands coups d'une trompette sonore.

À trois heures, j'avais quitté la rue Lafayette, et à sept heures, j'étais sur la Cannebière, frais et dispos. C'est au bureau d'"Air-France" que mes bagages et mon appareil photographique me furent rendus.
Potez 62 F-ANPH ©Photo constructeur via Jacques Moulin

                       Et pour conclure ?......
           
Voyage beaucoup plus court, plus beau et moins fatigant qu'en Chemin de fer. À peine plus coûteux, si l'on tient compte qu'à l'arrivée on n'éprouve pas le besoin de perdre du temps pour se reposer.
                     Le Danger ? Infiniment moindre que dans les promenades en autocar dans les montagnes niçoises ou sur les corniches en bordure de la mer.
                     Enfin, c'est un agrément, et c'est aussi un devoir pour chacun de contribuer au développement de notre aviation en s'en servant, comme savent s'en servir...... les Anglais.

Sources des Informations et Documentations :
Alain Bétrancourt
Photos constructeur via Jacques Moulin
Revue de l'Aéroclub de Normandie août 1937
Société Lyonnaise d'Histoire de L’Aviation et de Documentation Aéronautique : http://www.slhada.fr/

lundi 26 mars 2012

2nd Carrefour de l'Air : 30 mars au 1er avril


2ND CARREFOUR DE L’AIR
Rassemblement d’avions anciens
3 jours avec les musées et collectionneurs

Du vendredi 30 mars au dimanche 1er avril 2012, le musée de l’Air et de l’Espace organise le Carrefour de l’Air, un événement unique autour du patrimoine aéronautique, civil et militaire, dont est partenaire Breitling. Toute la communauté des collectionneurs français, les musées publics et privés et les associations se donnent rendez-vous sur le mythique tarmac du Bourget.

Vous trouverez ci-après le programme de ces 3 jours :

Vendredi : les conservateurs du musée répondent au public
La seconde édition du Carrefour de l’Air débutera par des conférences, ouvertes à tous, gratuites et intitulées "collecter, conserver et valoriser le patrimoine aéronautique". Elles se tiendront le vendredi 30 mars de 10h à 18h dans l’auditorium Roland Garros du musée.

Catherine Maunoury, directrice du musée de l’Air et de l’Espace, inaugurera cette journée d’étude et d’échange, clôturée par Christian Tilatti, conservateur en chef. Tous deux seront entourés d’éminents spécialistes représentant le musée de l’Air et de l’Espace, le musée National de la Marine, les musées de France, le musée des Arts et Métiers, l’Aéroclub de France, la Cité des Sciences et de l’Industrie, le musée de l’Air d’Angers, la Fédération RSA, l’Institut National du Patrimoine, le musée Royal de l’Armée et d’Histoire Militaire de Bruxelles etc.
Les thèmes abordés, notamment "conjuguer conservation et valorisation", "le classement monument historique, une solution à la préservation du patrimoine" ou "de l’arrivée dans l’atelier à l’objet exposé" passionneront curieux, amateurs, professionnels et étudiants.

Samedi : de nombreux avions de légende sur le tarmac du Bourget*
Le samedi 31 mars à partir de 10h, le public pourra assister aux arrivées d’une vingtaine d’appareils, séquencées toutes les cinq minutes. Biplans, avions légers et militaires anciens, "warbirds" tels les Skyraider, Sea Fury et Spitfire, le toujours très attendu DC3 et bien d’autres légendes volantes comme le Morane-Saulnier 317 et le Beechcraft 18 seront au rendez-vous !*
* sous réserve météo.

Tout le week-end : trésors de collectionneurs à la portée des visiteurs
Samedi 31 et dimanche 1 avril, les musées et associations aéronautiques s’installeront sous les ailes de deux avions non moins légendaires, les deux Concorde du musée. Ils présenteront une partie de leurs collections dont quelques trésors (avions en restauration, documents, archives, maquettes), pour faire découvrir la richesse du patrimoine aéronautique national.
 
A travers cet événement, le musée de l’Air et de l’Espace fédère toute la communauté aéronautique. Il réaffirme son rôle de transmission et de préservation du patrimoine et d’animation du réseau des collectionneurs et professionnels de la restauration.

INFORMATIONS :
Les 30, 31 mars et 1er avril, de 10h à 17h
Musée de l’Air et de l’Espace – Aéroport de Paris – Le Bourget
93352 Le Bourget BP 173 Cedex
Entrée gratuite

dimanche 3 juillet 2011

Solar Impulse retourne à Payerne

Solar Impulse HB-SIA au salon du Bourget@Xavier Cotton
Ce matin à 07h11, l’avion solaire Solar Impulse (HB-SIA) avec André Borschberg aux commandes à décollé de Paris- Bourget  pour rejoindre le terrain où il est basé, Payerne en Suisse. Il a été l'une des vedette de ce 49° Salon International de l'Aéronautique et de L'Espace où il nous a gratifié d'un superbe vol de démonstration, dimanche 26 juin.
Derniers préparatifs, ultimes tests : le HB-SIA a été extrait de l’obscurité de son hangar à 5h30, avec des batteries chargées à 100% puisqu’il a été exposé aux rayons du soleil vendredi afin de compléter le niveau de charge de ses batteries.
Le pilote André Borschberg a embarqué à 6h10, puis l’avion a été tracté en bout de piste. Tests moteur, vérification des fonctions vitales de l’avion… Moteur et, décollage !
André Borschberg et son avion vont d'abord devoir contourner l’aéroport de Paris Charles-de-Gaulle. Pour cela ils voleront selon une trajectoire qui évitera Roissy par le sud à basse altitude (600 mètres au-dessus de la mer) pendant environ deux heures.
Le HB-SIA s’élèvera ensuite jusqu’à 3500 mètres et mettra le cap sur Troyes avant de passer entre Dijon et Belfort. Si tout se passe comme prévu, il franchira la frontière franco-suisse aux alentours de 15h00, au niveau de la Brévine, après avoir survolé Besançon.
Il ne lui restera plus qu’à patienter entre Payerne et Morat, et attendre que le vent se calme et que les éventuelles perturbations thermiques ne s’estompent avec le coucher du soleil pour pouvoir se poser à Payerne.Vous pouvez suivre le vol en direct avec tous ces paramètres sur : http://www.solarimpulse.com/ et suivre la trajectoire de son vol en direct sur http://www.solarimpulse.com/europeanFlights/google.php?id=23

mercredi 29 juin 2011

Le bimoteur polonais ORKA

(photo collection privée Xavier Cotton)
Lors du 49eme Salon international de l'aéronautique et de l'espace, j'ai eu l'occasion de voir l'Orka, un élégant bimoteur polonais. Le programme de l'EM-11C Orka a été lancé en 2001 par le constructeur polonais Marganski. Il s’agit d’un quadriplace en matériaux composites (carbone) à ailes hautes et dérive en T équipé de deux moteurs Lycoming IO-320 de 160Cv à hélices propulsives. Il a effectué son premier vol en août 2003. Il a obtenu sa certification EASA (N° EASA.A.115) le 8 avril 2011.

Caractéristiques techniques :
Longueur :  8,70 m
Hauteur : 2,58 m
Envergure : 13,50 m
Surface alaire : 16,50m²/177,6 ft²)
Masse maxi au décollage : 1.820 kg
Charge utile : 550 kg Sièges : 4
Consommation AVGAS 100LL à 75% : 52l/h
Capacité carburant : 400 l
Autonomie : 1.700 km (910 NM)
Vitesse maxi (FL50) : 261 km/h (141 kts)
Croisière éco (75%) : 263 km/ (142kts)
VNE : 359 km/h (194 kts)
Vitesse approche : 142 km/h (77 kts)
Taux de montée max : 5,1 ms (1.000 fr/min)
Distance décollage : 358m (1174 ft)
Distance décollage (15m) :618m (2027ft)
Distance atterrissage : 556m (1824ft)
Distance atterrissage (15m) : 782m (2556ft)

jeudi 24 mars 2011

Carrefour de l'Air et Fly'in au Bourget : 26 et 27 mars 2011

(photo collection privée Xavier Cotton)

Le week-end prochain, 26 et 27 mars, se tiendra au Bourget le 1er carrefour de l’Air , il s'agit du premier rassemblement des musées aéronautiques, un événement unique autour du patrimoine : musées, associations, collectionneurs...Profitez de ces deux jours pour découvrir les lieux qui exposent des aéronefs en France, et pour échanger avec de nombreux passionnés. Chaque institution présentera ses activités, ses collections et ses trésors (objets, documents, archives, maquettes…).


Ce rendez-vous se déroulera dans le hall Concorde (vue en 360°), sous les ailes des supersoniques et l'accès est gratuit. Si vous souhaitez avoir la liste des exposants et avoir plus d'informations sur le 1er carrefour de l'Air : http://www.museeairespace.fr/actualites/aviation/8/le-carrefour-de-lair.html.
Catherine Maunoury, Directrice du Musée de l’Air et de l’Espace, et Jacques Arnould, en charge de la réflexion éthique au sein du Centre National d’Etudes Spatiales, dédicaceront leurs nouveaux livres (respectivement "La sagesse de l’aviatrice" et "Une brève histoire de l’Espace" aux éditions l’œil neuf). Rendez-vous, dans le hall Concorde, samedi 26 mars à 14h30, et dimanche 27 mars à 15h30.Le samedi 26 mars,aura lieu à cette occasion, un fly’in de machines d’exception  sur le tarmac du Bourget . Les arrivées sont prévues entre 10h et 12h30 ; les avions stationneront sur le parking du musée, derrière le hall Concorde.

Voici la liste des avions attendus :
• C 195 (1947)                F-AZRS
• Cessna 140                   F-AZON
• DHC-1                         G-AOJR
• Douglas DC3               F-AZTE
• J5AE1                          N203SA
• JODEL D140               F-PUIL
• L19 CESSNA               F-AZTA
• LUSCOMBE 8A          F-PMCD
• MS 733                         F-BKOI
• NC 858 S                      F-PJDZ
• North American T6-G  F-AZEZ
• PA 11                            F-PCRM
• PA19/L18C                  OO-SPQ
• PA28                            N1138F
• Piper Pa19 Cub            F-BOUF
• Stampe SV4 A             F-BCGQ
• Super Pacer PA22/20  G-ARGY
• Yak 52                         RA1006K
• Yak 52 TD                  RA3385K
• Yak-18T                     HA-CBG
• Yak-18T                     RA3628K


mercredi 20 janvier 2010

SKYCAR : La limousine de l'air à l'italienne

(photo collection privée Xavier Cotton)


le SKYCAR (I-SKYC), bimoteur italien vient de recevoir son certificat de type de l'EASA le 8 janvier 2010. Il était présenté par OMA Sud pour la première fois au Salon du Bourget 2005 sous forme de maquette. Il a réalisé son premier vol le 21 septembre 2007 . Il est ici présent au Salon du Bourget 2009 Le concept de cet avion est d'offrir l'espace d'une voiture limousine. Propulsé par deux moteurs Lycoming IO.360 de 200 Cv, le SKYCAR peut emporter 5 passagers sur 700NM à la vitesse à la vitesse de 145 Kts grâce aux 500 litres de carburant qu'il peut emporter. Il possède également un large coffre. accessible par un haillon à l'arrière entre les deux poutres de queue. Entièrement glass cockpit, train rentrant, ce bimoteur à ailes hautes, non pressurisé est un avion STOL (short Take-Off and Landing). II devrait être commercialisé au prix de 750 000€ dans sa version de base dès le 1er semestre 2010. Divers versions sont prévues : fret, sanitaire ou surveillance maritime. Oma Sud annonce déjà 90 commandes pour son avion.

jeudi 5 novembre 2009

DC3 N49AG au salon du Bourget 2009

DC3 N49AG Le Bourget 2009 ©Xavier Cotton
Évènement exceptionnel au salon du Bourget 2009 , 3 DC3 sur la douzaine qui sont en état de vol  en Europe étaient présents : le F-AZTE au couleurs d'Air France de 1946 d'un coté et KLM de l'autre coté, le HB-IRJ de Breitling et sur la photo ci-dessus le N49AG (c/n 11737).
Ce DC3 a été exploité par une société appelée Air Dakota pour faire des vols pour passagers nostalgiques. L'avion est arrivé le 27 mars 1996 d'une compagnie du Mali. Les vols ont commencé l'été suivant, l'avion  était repeint dans l'ancienne décoration de la Belgium Air Force avec une fausse immatriculation OT-CWG, pour célébrer les 50 ans de la B.A.F.
Officiellement il est resté inscrit au registre des USA  car les Autorités de l'Aviation Civile Belge refusait d'accorder une licence de transport à un ex-avion militaire même reconverti en avion civil
Les vols se sont arrêtés en novembre 1998, l'avion inutilisé a été entreposé dans l'ex-hangar de TEA au  nord de l'aéroport de Bruxelles. Ce hangar n'étant pas très hermétique, les pigeons pouvaient facilement entrer. Inutile de vous dire que l'avion a bientôt été couvert de fientes et semblait abandonné...

Dans ces conditions Air Dakota a refusé de payer le loyer pour le hangar. finalement le DC-3  a été stocké à l'extérieur sur le parking. Entre-temps, pendant des essais moteur, un des deux moteur est tombé en panne, donc l'avion ne pouvait plus quitter Bruxelles.
Il fut finalement mis en vente en 2002. Une société Basée au Royaume Uni, a réparé le moteur et a rendu l'avion de nouveau "navigable". Le BCAA a publié un Certificat limité de Navigabilité (CoA) permettant au DC3 N49AG d'être convoyé sur Paris-Orly et livré a son  nouveau propriétaire.

Aujourd'hui, a priori, il est toujours basé à Orly et en état de vol.

vendredi 2 octobre 2009

Caudron C.460 Rafale au salon du Bourget 2009

(photo collection privée Xavier Cotton)

Le Caudron C.460 Rafale, avion français de course avait été construit à l'origine pour participer en France à la Coupe Deutsch de la Meurthe en 1934 à Étampes. seulement trois exemplaires de ce monoplan à aile basse cantilever de configuration conventionnelle furent construits.

Le jour de Noël 1934, Raymond Delmotte, chef pilote d'essais de la société Caudron établit sur un C.460 le record de vitesse en vol pour avions terrestres à 506 Km/h avec un moteur Renault 456 de 300 chevaux.

En 1936, un C.460 piloté par Michel Détroyat participa aux deux courses : Greve et Thompson Trophy. dans le cadre des National Air Races de Los Angeles en Californie.
L'appareil était équipé d'un train atterrissage rétractable actionné à l'air comprimé et d'une hélice Ratier à deux positions, commandée elle aussi à l'air comprimée, ce qui assure à Michel Détroyat un avantage important sur les compétiteurs équipés de trains atterrissage fixes sans pas variable.
L'appareil est arrivé de France avec deux moteurs de 330 chevaux pour la course de Greve et de 380 chevaux pour la course de Thompson Trophy
En gagnant les deux courses, Michel Détroyat devint à cette occasion le seul pilote sur avion européen ayant gagné l'une ou l'autre compétition dans l'histoire des National air Races.
C'est avec le même type d'avion qu'Helene Boucher se tua en Novembre 1934. Voir article précédent : http://passiondesavions.blogspot.com/2008/12/reconstruction-dun-caudron-rafale-c460.html.

Voici ce qu'on peut lire sur la fiche concernant la construction de la réplique du Caudron C.460 de Tom Wathen distribuée par www.wathenfoundation.org lors du 48eme Salon International de l'Aéronautique et de l'Espace en 2009 au Bourget :

"Fasciné et inspiré par la beauté du design français, Tom Wathen confia la réalisation de ce projet à Mark Lightsey et à ses artisans de AeroCraftsman, situe sur l'aérodrome Flabob (KRIR) près de Riverside (Californie, USA).
Il faut savoir que la réplique du Caudron C460 fut construite sans aucun document d'archives, ce qui rendit la tâche redoutable.
Chargé du projet, Mark Lightsey devait trouver ce qui pouvait constituer la base de son travail le projet avec une belle structure d'aile existante crée par Tony Furukawa et avec un fuselage en contreplaqué qui avait été commencé plus de 10 ans avant par le regretté Bill Turner.
Les plans pour la construction furent limités : juste quelques dessins d'ingénierie de base et un plan 3 vues exécuté par Harry Robinson, spécialiste de l'histoire du Caudron
A partir de dessins basiques et de quelques photos historiques c'est en s'inspirant de divers autres avions d'époques que Mark et son équipe démarrèrent leur projet qui leur demanda 2ans et demi pour être achevé.
Avec nos excuses envers tous ceux qui pourraient être offensés par les différences subtiles entre notre réplique et les originaux, AéroCraftsman a tenté d'être aussi fidèle que possible au modèle original sans pouvoir compter sur un C.460 existant pour pouvoir le reproduire à l'identique.

Le fuselage, l'aile et l'empennage sont tous réalisés en bois poli, marouflé et peint. Les capots moteurs sont en aluminium, formés et soudés ou rivetés. Il n'y a pas d'élément en composite, ni de fibre de verre dans l'appareil. A la place des systèmes pneumatiques originaux, le train d'atterrissage et les freins bénéficient d'assistance hydraulique. La configuration du train d'atterrissage exige que le fût de train se déplace vers l'arrière quand il se rétracte. Cette construction permet de placer les roues devant le longeron principal de l'aile assurant la stabilité de l'appareil pendant les roulages, les roues se plaçant ensuite entre le longeron principal et le faux longeron de l'ail quand elles sont rétractées. Le train d'atterissage sur l'appareil original effectuait ces mouvements grâce à une vis hélicoïdale fixé au fût du train d'atterrissage. AeroCraftsman a pu réaliser le même mouvement par un vérin hydraulique et une astucieuse configuration géométrique pour arriver au même résultat.

Le train d'atterrissage se rétracte hydrauliquement en utilisant des contre-fiches ; avec l'annulation de la pression hydraulique, le train d'atterrissage descend par gravité à sa position inférieure où il se bloque.
Ailerons, profondeurs et volets sont actionnés au moyen de tubes de torsion et le gouvernail de direction est actionné par câble. toutes les commandes de vol sont équilibrées statiquement pour éviter le flutter.

Le moteur sur les appareils originaux était le Renault Bengali à 6 Cylindress en ligne qui n'est plus disponible ; la réplique dispose d'un ensemble moteur et hélice LOM 337 CE turbo à injection de 260 chevaux. En utilisant les dimensions du capot moteur de l'original, le radiateur d'huile a été intégré et de faux radiateurs ont été placés sur les capots moteurs comme ils existaient sur l'original. Les reservoirs de lubrifiant, les radios, les instruments, les sièges, les ceintures de sécurité, le cockpit, et le système de navigation...la liste des éléments à dessiner, à construire, et à installer dans un si petit espace a été longue.
La belle réplique du Caudron C.460 de Tom Wathen a volé pour la première fois le 28 janvier 2009 à l'aéroport d Flabob et est présenté au public pour la première fois au salon Aéronautique du Bourget cette année. 2009 correspond en effet au 100e anniversaire du premier vol d'avion à moteur réalisé par les frères René et Gaston Caudron"

Vous pouvez voir la Vidéo du premier vol de la réplique du Caudron C.460 de Tom Wathen ici
et voir une vidéo du 1er vol du C460 sur l'aérodrome de Cergy-Pointoise le 11 juin 2009 sur le merveilleux blog  Le Rêve d'ICARE à cette adresse : http://le-reve-d-icare.over-blog.com/article-32752986.html

mercredi 9 septembre 2009

Journées Européennes du Patrimoine au MAE


19 & 20 septembre : Journées européennes du patrimoine
A l'occasion des Journées européennes du patrimoine, le Musée de l’Air et de l’Espace ouvre ses réserves et ses ateliers de Dugny.
Le public pourra découvrir l’atelier de restauration ainsi que le chantier d’insertion les Ailes de la Ville qui travaille à la restauration de l’hydravion Sunderland Bermuda.
Les restaurateurs du musée seront sur place pour présenter leur travail et les techniques de restauration du patrimoine aéronautique.
Cette année, le musée s’est enrichi de visites guidées autour des cockpits spécialement pour les non et mal voyants, accompagnées de panneaux en Braille et gros caractères. Les visiteurs auront le plaisir de découvrir ou redécouvrir le "cri-cri" ou encore l’autogire, deux aérodynes conçus pour les pilotes handicapés. Le musée mettra également de manière totalement gratuite les audio guides avec boucles à induction pour les malentendants.
Entrée GRATUITE
Horaires : 10h-18h au 1 rue de la 2ème DB – Dugny
Navette GRATUITE à partir du musée Parking

lundi 7 septembre 2009

Sukhoï SuperJet 100 : l'avion régional

(Photo collection privée Xavier Cotton)

Sukhoï, avec son SuperJet 100 (RA-97003), veut s'attaquer au marché des jets régionaux actuellement dominé par Embraer et Bombardier. Le SuperJet 100 est un avion moderne et peu bruyant. l'appareil devait être décliné en quatre variante allant de 75 à 95 sièges.

mercredi 1 juillet 2009

Antonov An-2TD de GenAIRation Antonov

(photo collection privé Xavier Cotton)

Bravo à tous ceux qui ont trouvé la solution du dernier quiz, Le moteur entrainant cette hélice quadripale était bien celle d'un Antonov An2.
C'est L'An-2TD HA-ABD (cn1g235-21 immatriculation hongroise) de l'association GenAIRation Antonov basé à San Sebastian en Espagne qui était venu en démonstration au 48eme Salon International de l'Aéronautique et de l'Espace.
Voici ce qu'on pouvait lire sur la fiche situé devant lui :
"Il a été étudié en 1947 sur les directives du ministère de l'agriculture Soviétique qui voulait un avion simple et robuste pouvant décoller et atterrir sur des pistes sommaires de moins de 300 mètres et facile d'entretien pour contribuer au développement de la Siberie.
Il devait également être capable de démarrer son moteur après un mois d'immobilisation à une température de -20°C.
L'avion a été construit autour de la copie du moteur en étoile Cyclone Wright R-1821 qui équipait le Dakota DC3 et dont les plans avaient été fournis aux Soviétiques en remerciement des efforts de guerre.
L'Antonov 2 est capable d'emporter une charge utile de 1500 Kg (ou 12 passagers avec 45Kg de bagages) en plus de son plein de carburant, même si pour des raisons administratives, sa masse maximale autorisée est limitée à 5,5t. Son autonomie moyenne est de 1200 Km : son moteur en étoile de neuf cylindres et de 30 litres de cylindrée consomme 1 litre au Km entrainant une hélice quadripale de presque 4 m de diamètre. Sa vitesse de croisière moyenne est de 180 Km/h.
De nombreuses versions ont étés déclinées : transport de fret, de passagers, ou même de VIP, de parachutistes, d'épandage agricole, ou lutte contre les feux de forêt, ou de photographie aérienne. c'est le deuxième avion le plus produit au monde avec plus de 18 000 exemplaires."
Il semblerait que la Chine le produise toujours sous l'appellation Y-5.
Pour plus d'informations : http://www.genantonov.org .

jeudi 25 juin 2009

A quel avion appartient ce moteur ?

(photo collection Xavier Cotton)

Qui sera la premier à me dire à quel avion appartient ce moteur ? Pas mal d'indices, moteur en étoile, hélice quadripale et l'avion était au salon du Bourget.

mardi 23 juin 2009

Morane Saulnier MS406

MS406 HB-RCF ©Xavier Cotton
C'est un superbe Morane-Saulnier MS406 (HB-RCF cn194) que j'ai pu voir sur le parking du 48ème Salon International de l'Aéronautique et de l'Espace. Dommage que la verrière était bâchée, pour la protéger du soleil, mais on peut comprendre.

Voici ce qu'on pouvait lire au sujet des "Nouvelles couleurs du HB-RCF dans un article d'Eric Jansonne paru dans INFO-PILOTE N°630 de septembre 2008 :
" Après 1000 heures de travail d'entretien et de mécanique, le D-3801 (version sous licence du Morane-Saulnier MS-406) HB-RCF de l'association suisse Morane Charlie Fox. apparait dans une nouvelle décoration impressionnante. Avec la recherche et la difficulté de trouver pour l'équipe pendant approximativement deux mois, les bonnes références de couleurs pour les inscriptions et le camouflage,pour cette nouvelle livrée. La livrée adoptée est celle du Morane 406 N°138, N458, qui a servi avec le groupe de chasse GC 1/2 "Cigognes" de l'armée de l'air française en mai 1940. C'était l'avion personnel du commandant Marcel Coadou (as aux 9 victoires de la 1ere guerre mondiale) commandant en second de cette unité. le MS-406 N°138 provenait de"l'Escadrille France" des avions payés par une souscription nationale. HB-RCF a été révisé par les ateliers Mobile Air Service SA de Daniel Koblet à Bex (Suisse)."

samedi 20 juin 2009

Ambiance au 48 ème Salon du Bourget

(Photo collection privée Xavier Cotton)

Vendredi 18 juin 2009, 1ère journée publique au 48ème Salon International Aéronautique et de l'Espace au Bourget, la météo était favorable et comme on peut le voir autour de ce Rafale, le public est venu nombreux. Et ce week-end il devrait être encore plus nombreux pour venir voir tous les avions de collection qui viendront imager en vol les 100 ans du Salon du Bourget, sans Oublier la PAF qui clotura ce salon (Elle ne l'avait pas fait depuis 1975).

lundi 15 juin 2009

48 ème Salon International de l'Aéronautique et de l'Espace


48 ème Salon International de l'Aéronautique et de l'Espace
Paris Le Bourget du 15 au 21 juin 2009

Le thème de ce salon est clairement annoncé dans le dossier de presse :

Un salon centenaire du Blériot XI à l'Airbus A380

"Depuis cent ans, le Salon International de l’Aéronautique et de l’Espace – Paris Le Bourget est la vitrine prestigieuse des innovations et progrès technologiques de l’industrie aéronautique et spatiale mondiale.
La plus ancienne des manifestations du secteur a toujours été, pour la communauté aérospatiale française et internationale, un lieu privilégié pour présenter ses matériels les plus récents et les plus performants, révéler ses programmes pour le futur, annoncer ou négocier contrats et projets de coopération.
*
Pour célébrer avec éclat ce centenaire, deux événements majeurs ont été préparés pour les journées publiques du samedi et du dimanche :
· la Patrouille de France, de retour au Bourget, où elle n’était pas revenue depuis 1975, effectuera une présentationen observant les contraintes du salon.
· Une trentaine d’appareils anciens, témoins des années passées, de 1909 à 1960, venus de France, d’Europe et des Etats-Unis, feront revivre le passé et l’histoire des Salons en composant des tableaux par grandes périodes :
- Les débuts de l’aviation avec le Blériot XI type traversée de la Manche et le Morane Saulnier 17 ;
- La première guerre mondiale avec le Fokker DR1, le SE 5A et le Breguet XIV,
- Les années 1920 et 1930 avec,notamment, le MS317, le Caudron Rafale,le Ryan PT22, le Lockheed 10 Electra ;
- La seconde guerre mondiale avec les MS406, Curtiss H75, Junker Ju52, Boeing B17, Spitfire, Corsair et autres Mustang, B25 Mitchell, Catalina et DC3 ;
- Les années 1950 et 1960 avec le DH100 Vampire, le Flamand, le Constellation, le F-86 Sabre, le Noratlas, le Skyraider, le Fouga Magister et l’OV10 Bronco, sans oublier le Mirage III.
La présentation en vol des appareils actuels fera le lien avec ceux du passé. En passant des premiers vols hésitants des pionniers à l’Airbus A380 de 600 places et aux avions de combat les plus sophistiqués, on pourra revivre en quelques heures les fantastiques progrès accomplis en une centaine d’années - une vie d’homme."

Pour plus de renseignement allez sur : http://www.salon-du-bourget.fr/ Vous pourrez y trouver le dossier de presse, la liste des exposants, les infos pratiques, une photothèque ainsi qu'une vidéothèque, la liste des évènements et surtout la liste des aéronefs prévus.