Le samedi 15 décembre 2012, à 10h30, face au n° 9 de la rue
Guillaume-de-Machault à Reims (à côté de l’office de tourisme et à deux
pas de la cathédrale Notre-Dame), a été dévoilée une plaque gravée à la
mémoire du commandant Edmond Marin la Meslée (1912-1945), parrain de
l’ancienne base aérienne 112 de Reims (à partir de 1953, et jusqu’à sa
dissolution le 30 juin 2011), ceci dans le contexte de la célébration du
centenaire de la naissance de cet aviateur, as des as de la campagne de
France 1939-1940 (avec vingt victoires aériennes, dont seize
homologuées).
Organisée au pied de l’immeuble dans lequel il
résida avec sa famille à l’époque de son affectation sur la BA 112 (soit
de 1937 à 1940) à l’initiative de l’association Edmond Marin la Meslée
(créée début 2011 pour sauvegarder et promouvoir le patrimoine
aéronautique de Reims et sa région, berceau mondial de l’aviation civile
et militaire) avec le soutien du secteur 170 « Marne-Ardenne » de
l’Association nationale des officiers de réserve de l’Armée de l’air
(ANORAA) présidé par le capitaine de réserve Laurent Marchwant, cette
cérémonie s’est déroulée avec la participation de nombreuses
personnalités, en particulier en présence du général d’armée aérienne
Denis Mercier, chef d’état-major de l’Armée de l’air (et ancien
commandant de la base aérienne 112, qu’il dirigea de 2002 à 2004) et de
Michel Bernard, sous-préfet de Reims.
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| Plaque commémorative dévoilé à Reims le samedi 15 décembre 2012 en l'honneur du Commandant Edmond Marin la Meslée ©Frédéric Lafarge |
Ont également assisté à cet
hommage de très nombreux descendants du commandant Marin la Meslée, en
particulier sa fille Catherine (le troisième de ses enfants) ainsi que
Clara de Montesquieu (l’une de ses petites-filles) qui, avec le général
Denis Mercier et Jacques Cohen, adjoint à la maire de Reims, ont procédé
au dévoilement de la plaque de granit gravée de lettres d’or (avec
inscription en français mais également en anglais). Y ont aussi
participé plusieurs officiers de l’escadron de chasse 2/3 « Champagne »
(dont le lieutenant-colonel Yannick Desbois, commandant en second de
cette formation), unité qui, stationnée depuis 1967 sur la base aérienne
133 de Nancy et aujourd’hui dotée de Mirage 2000D, est l’héritière des
traditions de l’ancien groupe de chasse I/5 de Reims au sein duquel
Edmond Marin la Meslée fut affecté en 1937 et qu’il commandait au moment
de sa mort.
Cette cérémonie a été présentée par Frédéric
Lafarge, ancien chargé de relations publiques de la base aérienne 112 et
conservateur du musée de la BA 112 et de l’aéronautique locale, par
ailleurs initiateur de ce projet de plaque commémorative, qui en a
rappelé les raisons et aussi les enjeux : « Reims, où la mémoire du
commandant Marin la Meslée n’est pas moins vivante qu’à Colmar, Nancy,
Valenciennes et Audresselles, disposera elle aussi, désormais, de sa
propre plaque Marin la Meslée. » Après le dévoilement de la plaque à
proprement parler, une minute de silence et La Marseillaise entonnée par
l’assistance, diverses allocutions ont été prononcées à l’intérieur de
l’office de tourisme, dans la salle du Trésor, à commencer par celle
d’Hervé Chabaud, président de l’association Edmond Marin la Meslée, qui
l’a débutée par ces mots : « En cette année du centenaire de la
naissance du commandement Edmond Marin la Meslée, ce temps mémoriel
illustre la puissance des traditions, l’intensité de la filiation,
l’exemplarité du lien unissant les armées à la Nation. »
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| Dans la salle du Trésor de l’office de tourisme, pendant l’allocution prononcée par le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’Armée de l’air. ©Frédéric Lafarge |
Puis Clara de Montesquieu, Bernard Mary, président de l’office de tourisme de Reims, le général Denis Mercier et Michel Bernard se sont exprimés. « C’est pour moi une véritable satisfaction de voir rassembler autour de la figure de Marin la Meslée autant de personnalités et de personnes. Tout le mérite en revient aux représentants d’associations qui, par leur dévouement sincère et désintéressé, contribuent à maintenir la mémoire de ce héros de notre aviation militaire, mais aussi de celle de la présence de l’armée de l’air ici. » a notamment déclaré le général Mercier dans son discours.
Fréderic LAFARGE








