vendredi 19 décembre 2014

Bois d'aviation de Jean-Marie Ballu


Bois d’aviation
Sans le bois, l’aviation n’aurait jamais décollé
Jean-Marie BALLU
préfacé par Catherine Maunoury


PRÉAMBULE
Le bois a permis l’envol de l’aviation et, pendant un siècle, son épanouissement. 
Matériau facile à travailler, léger, souple, résistant et largement disponible, il est naturellement devenu le premier matériau de structure puis de revêtement, avec le bois moulé ou le très fin contreplaqué.
Les premiers constructeurs d’avions, souvent des marins, s’entourèrent de menuisiers. C’est en dentelle de bois, toile et fils de fer, que tous les inventeurs bricolèrent leurs prototypes pour tenter de voler. Que de pistes essayées, rêves ou délires de bois, avant d’arriver aux solutions volantes.
Les ballons et dirigeables firent également appel au bois comme les premiers planeurs, hélicoptères, ailes volantes et avions, même ceux à réactions, tous furent en bois. Il est toujours utilisé dans la construction aéronautique légère !
En nous racontant l’apport du bois à la conquête de l’air, c'est à un voyage allant de la forêt à l'atelier d’aviation d’hier et d’aujourd’hui que nous convie l'auteur.

SUJET DU LIVRE :
Il y a à peine plus d’un siècle, les premiers « avionneurs » se sont inspirés des graines (ailes volantes de la nature), des bateaux et des oiseaux, en copiant jusqu’à leurs os creux, en évidant leurs bois.

Après le frêne, résistant et élastique, et le bambou, les résineux à accroissements fins l’emportèrent rapidement. Quant aux hélices, elles furent sculptées en bois précieux : noyer, acajou...

Au gré d’une réflexion historique et technique, l’auteur nous entraîne dans les menuiseries et les ateliers bois des avions, assister aux tâtonnements avant les premiers envols, au choix des meilleurs bois d’aviation en forêt, aux techniques d’assemblage de ces bois pour garantir la légèreté et la sûreté. Il retrace la construction de nombre d’avions de légende, civils ou militaires, comme celle du célèbre Mosquito anglais, chasseur en bois de la seconde guerre plus rapide que ceux en métal, ou celle du plus grand avion jamais construit au monde, avec 18 m d’envergure de plus que l’A 380, le Spruce goose d’Howard Hugues. Il traite de l’évolution de la construction des avions de chaque époque, sans oublier les hydravions et la naissance de l’aéronavale.

Après un siècle, le bois est toujours présent dans l’aviation populaire et de compétition, CAP 10 et suivants. Il est resté longtemps en tête dans la vitesse et l’acrobatie jusqu’aux années 2000, et les meilleurs pilotes de voltige volaient encore il y a peu sur bois, pur ou composite. Enfin l'auteur, en professionnel de la forêt, nous rappelle que le bois, naturel, renouvelable et écologique, est le seul matériau qui consomme du CO2 et produit de l’oxygène dans son processus de fabrication !


L’AUTEUR :
Issu d’une famille de forestiers l’auteur, agronome et ingénieur général des Ponts des Eaux et des Forêts, a fait une grande partie de sa carrière à l’Office National des Forêts avant de la terminer comme président de la section « nature, forêt, paysages » du ministère de l’agriculture.

Au-delà de nombre de rapports sur la forêt et la nature, il a été notamment l’auteur de plusieurs livres sur la forêt et le bois (aux Éditions du Gerfaut) :

"Bois de marine, les bateaux naissent en forêt", primé en 2001 par l'académie de marine, réédité en 2003 et 2008.

"Bois de musique, la forêt berceau de l’harmonie", mars 2004,

"250 réponses aux questions des amoureux de la forêt", octobre 2006, "L’Hermione, l’aventure de sa reconstruction", juin 2007, réédité en juin 2010,

"La Fayette’s liberty ship of 1780, the reconstruction of the frigate Hermione", mai 2011.

RÉCOMPENSES
Après s'être vu décerner à Toulouse, le Prix des Ailes 2014 (France Bleu), Bois d’aviation. Sans le bois, l’aviation n’aurait jamais décollé a reçu le 17 décembre un nouveau prix, le Prix du livre aéronautique 2014 à l’hôtel de Guénégaud, siège de la Fondation Sommer (un des pionniers de l’aviation).
Par ailleurs, cet ouvrage de la collection « Bois de » (Bois de Marine, Bois de musique), qui traite de l’utilisation du bois dans la construction des premiers avions, et présente une histoire de l’aviation sous un angle tout à fait original et novateur, a été labellisé "Centenaire 14/18" par la Mission du Centenaire et a reçu le coup de cœur de l’Aérobibliothèque.


L’ÉDITEUR :
IDF, Institut pour le développement forestier, 47 rue de Chaillot, 75116 Paris.

Livre édité avec les soutiens du Musée de l'Air et de l'Espace, du Service Historique de la Défense, et de celui de la Fondation Sommer.



LIVRE :
Format : 24 x 30 cm / 192 pages / quadri / cartonné / 
Prix : 37 €.
Présence de QR code (« flashcodes ») pour compléter l’information sous forme de vidéos. 
ISBN : 9782916525075.

Si vous souhaitez commander ce livre, consulter la « Fiche de présentation de l’ouvrage »

dimanche 14 décembre 2014

JU 52 ou Toucan ?

AAC.1 Toucan au camp de Meucon 1951 @Bruno Baverel
Cette photo qui m'a été envoyée par Bruno Baverel à été prise en 1951 au camp de Meucon près de Vannes. Pour m'aider à la déchiffrer, j'ai fait appel aux spécialistes d'Aéroforum qui comme à l'habitude ont très vite répondu apportant de très nombreuses informations.

La question principale est toujours l'identification de l'avion. Au premier coup d'oeil, l'allure général de cet avion peut faire penser à un JU 52-3m construit par Junkers mais en y regardant de plus prêt on peut voir inscrit sur la dérive AAC 1, il s'agit donc d'un "Toucan". 
Après 1945, l'armée de l'Air a effectivement été dotée de AAC1 "Toucan" et non de "vraies" Tante Ju en provenance de chez Junkers. L'appellation "Toucan" est la dénomination constructeur concernant les Amiot AAC-1 (Ju 52 construits par Amiot en France). Les moteurs étaient des BMW 132Z3 construits pas Gnome et Rhône.
C'est la Demi-brigade coloniale de commandos parachutiste qui a été stationnée à Meucon de 1947 à 1954, avant d'émigrer vers Bayonne où elle est devenue le 1er RPIMa qui y est toujours. Meucon était alors le point de passage obligé des bataillons coloniaux qui partaient ou revenaient d'Indochine.

Remerciement :
à Philippe Ballarini, Bruno Baverel, Sosthene Billault, Jean-Louis Bleneau,  Philippe Coudercho, Didier Lecoq,  Lucien Morareau.

samedi 13 décembre 2014

14-18 L'aviation des missions spéciales

14-18 L'aviation des missions spéciales
Damien Rocha

 De l'union improbable de l’Aviation et des Douanes françaises, naquit à Hermonville, un jour de novembre 1914, l'école des" Missions spéciales".
De nombreux élèves y furent instruits, puis envoyés en territoires ennemis pour effectuer leur devoir patriotique, pour une France victorieuse !

Découvrez leurs aventures.
Comment une mission aérienne au départ de Rosnay devait mettre un terme au conflit le 25 décembre 1915.
Accompagnez l'As Jean Navarre, l'enfant terrible de l'aviation, dans quelques unes de ses frasques savoureuses.
Navarre, l'homme de toutes les audaces et de toutes les folies !

La mission spéciale est l'une des pages de l'histoire d'un conflit horrible, aujourd'hui effacée de la mémoire des Hommes. Pourtant à l'origine de nos "Forces spéciales" contemporaines.
 

Titre : 14-18 L'aviation des missions spéciales
Auteur : Damien Rocha 
Préface : Général d'armée aérienne Jean Fleury, chef d'état de l'armée de l'air (24 avril 1989 - 1er décembre 1991)
Éditions Damien Rocha-Deroche
204 pages 69 documents ou photographies
ISBN N° :978-2-9531290-2-1
Prix : 20€

En vente à Reims dans les librairies :
FNAC Place d'Erlon et réseau FNAC
La Procure Largeron 13 rue Carnot
Le coeur à l'ouvrage 18 rue Chanzy
Librairie Amaury 30 avenue Jean Jaurès

dimanche 7 décembre 2014


120 minutes de film qui retracent les meilleurs moments du meeting aérien 2014 à Lens-Bénifontaine et qui vous font découvrir les coulisses et les acteurs de ce show d’exception.

Le DVD est disponible ! 

Pour le recevoir à domicile, renvoyer un coupons avec vos noms et adresses accompagné du règlement à l'adresse ci-dessous.

Tarifs pour la France: 11,50€ (10€ + port 1,50€)  Tarif pour la zone Europe: 12€ (10€ + 2€) DVD disponible à l’ «Hurricane Bar» de l’aérodrome au prix de 10€  (à partir du 2 Déc.)
Pour les virements bancaires depuis l'étranger, nous contacter par mail.
Dans la limite des stocks disponibles


Rappel des coordonnées  :
Association "Fêtes de l'Air Lens-Bénifontaine"
62 bis, rue Pasteur   F-62410 BÉNIFONTAINE
Tel 06 09 50 31 52
organisation@meeting-air-lens.com
http://www.meeting-air-lens.com
http://www.facebook.com/Lens.Airshow

vendredi 28 novembre 2014

Jean Beaulieu s'est envolé pour toujours......

Je viens d’apprendre le décès de Jean Beaulieu (85 ans), figure inoubliable de l'aéroclub de Champagne.

Jean s’est inscrit à l’Aéroclub de Champagne en 1950, breveté 1er degré en 1952 puis 2ème degré l’année suivante, il est pilote « Estafette » de l’armée de l’air en 1957 et mais aussi pilote planeur. 
En 1960, il obtient sa qualification «remorquage», puis ses qualifications d’instructeur 1er et 2ème degré en 1969 et 1970. Instructeur complet en 1971, il devient pilote professionnel en 1972. Jean Beaulieu poursuit sa formation et se qualifie IFR monomoteur en 1974, puis IFR bimoteur en 1980. 
Il a été instructeur bénévole à l’Aéroclub de Champagne de 1968 à 1972 puis instructeur appointé de 1972 à 1974. Instructeur professionnel en 1984, il devient Chef Pilote de l'aéroclub de Champagne jusqu'au 1er mai 1989, date de sa retraite.
Lors de l’assemblée générale de l’Aéroclub de Champagne de 1992, Jean Beaulieu reçoit des mains du Président la médaille d’honneur de la Fédération Nationale Aéronautique. 

"Un pilote ne meurt jamais, il s'envole juste et ne revient pas" Antoine de Saint-Exupéry

samedi 22 novembre 2014

Rafale en finale à Saint-Dizier

Rafale 113-FN en finale à Saint-Dizier ©Xavier Cotton
En route vers Montier-en-Der et son festival international de la photo animalière, j'avais repéré deux Rafale en vol. alors que j'allais traverser le village d'Hallignicourt, je fus survolé par les deux avions en configuration d’atterrissage pour la piste 11. Il était malheureusement trop tard pour que je sorte mon appareil photo du coffre de la voiture. Mais la chance était avec moi quand je vis le second chasseur remettre les gaz pour un nouveau circuit de piste, du coup je l'ai attendu de pied ferme.
Merci aux spécialistes d'Aéroforum qui m'ont apportés les informations suivantes : Il s'agit du Rafale biplace n° 347 qui a été convoyé de Bordeaux à Saint-Dizier le 8 juillet dernier et qui appartient à l'ESTA 2E.007 "Haute-Marne". Depuis quelques années les appareils ne sont plus mis en dotation aux escadrons, c'est l'escadron de soutien technique aéronautique (ESTA) qui les soutient qui leur fournit les machines dont ils ont besoin. Toutefois, les insignes sont toujours portés sur les appareils, mais ne sont pas indicatifs de l'équipage ou du pilote qui sont à bord.
Rafale 113-FN vue de dos se posant à Saint-Dizier ©Xavier Cotton

mercredi 12 novembre 2014

Les Ailes Anciennes de Toulouse et le Breguet 941S

Le Breguet 941 appartenait à un parc d’attraction sur l’aérodrome d’Aubenas  © Ailes Anciennes de Toulouse
L’association Ailes Anciennes Toulouse a démarré un projet extraordinaire et a besoin de de l'aide de tous les passionnés d'aviation. En effet ils ont lancé un projet de financement participatif pour sauver un avion majeur dans l’histoire de l’aéronautique, un Breguet 941 S. Cet avion est à l’origine de plusieurs avancées technologiques majeures et doit être sauvé.
© Ailes Anciennes de Toulouse
Ce Breguet 941S est le résultat d'un concept imaginé dès 1948 par Louis Breguet : L'avion ADAC (Avion à Décollage et Atterrissage Courts) ou STOL (Short Take Off and Landing).
Il invente "l'aile soufflée", en dotant le prototype de volets "à persiennes" de grande surface pouvant s'abaisser à l'arrière des ailes sur la totalité de l'envergure, jusqu'à un angle de 97°. Les moteurs entraînant des hélices surdimensionnées ne peuvent que provoquer un énorme souffle qui, dévié vers le bas par les volets, crée une composante de sustentation. Il est l'un des quatre avions ADAC qui fut en service sur la BA112 de Reims de 1970 à 1974. Les quatre Breguet 941S furent retirés du service entre avril 1974 et avril 1975, ils quittèrent Reims en vol pour les réserves de Châteaudun avec la mention "RAS, bon pour le service" sur leurs carnet de vol !
J'avais déjà eu l'occasion  de vous  parler du Breguet 941S n°4 (F-RAND 62-ND) en attente de restauration sur la Tarmac du Bourget du coté Dugny

Démontage des moteurs © Ailes Anciennes de Toulouse
L’AATLSE estime le budget necessaire à ce sauvetage à 22.500 €, hors achat de l’avion évalué à 17.000 € et à son remontage. C’est donc un très gros budget, c'est pourquoi l'association a lancé un financement participatif  sur MyMajorCompany et elle espère grâce à cela récolter 10 000€ d'ici la fin de l'année. Je ne doute que le total soit atteint puisqu'on est à presque 50% de la somme. Alors ne tardez pas et participez même de façon modique et à partir de 50€ vous pourrez bénéficier d’un reçu fiscal vous donnant droit à une réduction de 66% de la somme versée du montant de vos impôts. parlez en autours de vous.


Le liens du projet :
https://www.mymajorcompany.com/preservons-ensemble-le-breguet-941
Les ailes anciennes de Toulouse : http://www.aatlse.org/

jeudi 6 novembre 2014

Eclats d'hélices par François Brévot

Eclats d'hélices
Warbirds 
et éclairages fantastiques
de
François Brévot
préface de Jack Krine



François Brévot nous rapporte dans ce livre des images exceptionnelles d'avions ayant marqué l’histoire des deux guerres mondiales, qu'il a capturées avec ses appareils photo au cours de ses voyages autour du monde.
Grâce à des textes courts et sa connaissance du milieu aéronautique militaire, l'auteur nous permet  de découvrir ou redécouvrir ces appareils mythiques souvent restaurés par des passionnés et dont la présentation en vol impressionne autant le public amateur que les passionnés de l'aviation. Un livre de référence sur le sujet

Chargé de ses 15 kg d’optiques et de « Nikon » en sac à dos, François Brévot voyage sans relâche sur tous les continents depuis vingt ans, à la chasse aux images d’avions. Les prises de vues en vol, tout comme les « Airshows » les plus exotiques, ou même les musées, entrent tous dans ses meilleurs albums d’images. Ainsi, l’auteur photographie plus régulièrement dans des pays aussi divers que le Canada, la Nouvelle-Zélande, l’Autriche ou la Russie. Il a précédemment publié aux éditions Pascal Galodé : Avions et meetings d’exception  en 2011, Avions et salons d’exceptions en 2013 et L’Agenda de l’aviation.   


Éditions Pascal Galodé : http://www.pascalgalodeediteurs.com/
Broché - quadricouleur - 160 pages
Format : 270x210mm
Prix : 30€
Frais de port indicatifs : 1 €
ISBN : 9782355933295
Distribué par CED/BLDD
Date de parution : 05/10/2014

samedi 1 novembre 2014

AEROBATIX : une gamme de vêtements pour passionés d'aviation




J'avais envie de vous faire découvrir AEROBATIX, une nouvelle marque française de prêt à porter haut de gamme pour hommes qui adapte les codes aéronautiques pour en proposer une version contemporaine et élégante. Cette marque a été fondée en 2013 par Louis-Antoine Harlé  et David Benhammou deux pilotes passionnés  d'aviation et de mode.
AEROBATIX prête une grande attention, autant dans le design et la coupe de ses pièces que dans le choix des tissus et des fournitures textiles qu'ils utilisent et la marque s'attache à produire localement en choisissant avec soin les meilleurs artisans européens (par exemple les blousons en cuir sont faits en France et les chemises viennent d’Italie). 
Toutes les pièces AEROBATIX ont deux degrés de lecture : celui qui n’est pas familier à l’aviation appréciera la pièce pour sa coupe et son design ; alors que celui qui connait l’univers de l’aviation comprendra les subtilités cachées au travers de ses pièces : par exemple sous le col des blousons en cuir nous retrouvons les quatre galons et la boucle Nelson, les symboliques graphiques AEROBATIX.

AEROBATIX a développé des articles en collaboration avec les escadrons d’élite des pilotes de chasse français (EVAA, Patrouille Cartouche Doré, Rafale Solo Display). Le blouson Mirage F1 a ainsi été créé en édition limité à 100 exemplaire en l'honneur des 40 ans de bons et loyaux services de cet avion qui a effectué son dernier vol pour l'Armée de l'Air française le 14 juillet 2014

AEROBATIX a eu également l’opportunité de travailler avec AIR FRANCE et a développé le blouson des 80 ans de la compagnie.

Début 2014, AEROBATIX a eu le privilège de pouvoir présenter les premières pièces de sa collection au Galeries Lafayette Hommes, boulevard Haussmann et continue actuellement de développer la commercialisation de la marque.
Afin de parfaire son implication aéronautique, AEROBATIX sponsorise en exclusivité un Extra 330SC. Cet avion conçu en 2010 par le constructeur allemand Walter Extra est équipé d'un moteur Lycoming 6 cylindres de 315 Cv pour un poids de 600 kilos. On retrouve l’avion AEROBATIX dans les plus importantes compétitions de la discipline, Championnat d’Europe ou Coupe du Monde et les plus grands noms de la voltige aérienne française, François Rallet, Aude Lemordant ou encore Mickael Brageot.
Pour plus d'information :


dimanche 26 octobre 2014

L'aviation légère en France 1920-1942

L’aviation légère méritait un livre !



L'aviation légère a formé des milliers de pratiquants et pratiquantes et amené de nombreux jeunes vers un métier en rapport direct avec le monde de l'aéronautique. Pourtant l’aviation légère suscite peu d’intérêt dans le monde de l’édition aéronautique, les « beaux » livres sur l’Aviation ne lui consacrent que quelques paragraphes, quand ce n’est pas quelques lignes seulement….

Depuis des années, Roger Gaborieau rêvait, au sein d’une petite structure éditoriale, de trouver un auteur qui consacrerait son talent à un travail de fond sur l’aviation légère. Car si les auteurs régionaux qui passent des années à retracer l’histoire de l’aviation font un excellent travail, celui-ci est souvent limité à leur région.
Souhaitant une vision un peu synthétique et générale de la naissance de l’aviation légère et de son développement, il décida donc de produire lui-même cet ouvrage qu'il avait envie de trouver en librairie.

Son travail a été favorisé par sa proximité avec le Musée Régional de l’Air -Espace Air Passion- d’Angers. Ce superbe musée est consacré  à l’aviation légère, ce qui fait son originalité et son intérêt. Géré par l’association  Groupement pour la préservation du patrimoine aéronautique  (GPPA), bien connu des amateurs, il conserve de belles pièces volantes ou statiques de notre « petite » aviation. Mais pas seulement. Son créateur, Christian Ravel, collecte depuis plus d’un demi-siècle, les documents, photos, manuels techniques, journaux et revues concernant le sujet.
D’abord à titre personnel, puis pour le musée, le travail de Christian Ravel a permis de créer une section « Archives et documentation » exceptionnelle et d’une richesse insoupçonnable. Une mine pour les historiens, les chercheurs, les journalistes et autres auteurs…
En plongeant dans les dizaines de milliers de photos conservées à Angers (Maine-et-Loire), Roger Gaborieau a pu trouver le fil du livre qu'il espérait si fortement. Christian Ravel et son équipe des archives du musée, son président François Blondeau, ont eu la gentillesse de l’aider en mettant à sa disposition ce matériel d’illustration et en le conseillant. Ensuite,  ce fut deux ans de travail pour Roger Gaborieau qui est prêt à vous raconter l'histoire si vous voulez bien le suivre

L'Auteur :
Roger Gaborieau, auteur de « L’aviation légère en France, 1920 – 1942″ est journaliste, pilote privé et instructeur de vol à voile, membre du Musée Régional de l’Air – Espace Air Passion – d’Angers.
Passionné d’aviation ancienne et de collection, il a participé à l’édition de plusieurs auteurs dans le domaine de l’aéronautique et acquis l’expérience du contact avec les amateurs de livres aéronautiques.


Souscription à la commande du livre :

La parution étant prévue pour le début novembre 2014,
jusqu'au 30 octobre vous pouvez faire partie des quelques privilégiés qui auront permis la publication de « L’aviation légère en France, 1920 – 1942″. Une souscription sous forme de financement participatif est en cours afin de réunir les fonds nécessaires à l'impression. En fonction du montant attribué, les souscripteurs bénéficient de quelques petits avantages tel que la newsletter, une dédicace personnalisée, une collection exclusive des marques-page "les avion légers des années 30" ou encore la citation de votre nom dans la page de remerciement des soutiens du projet.
Pour cela, vous pouvez télécharger le formulaire Pdf et le retourner accompagné de votre règlement par chèque.

Pour plus d'informations :
http://www.aviation-legere.fr/
Formulaire de souscription

samedi 25 octobre 2014

Bulles d'Air-Evreux 2014

Bulles d'Air
Samedi 8 et Dimanche 9 novembre 2014
Base Aérienne 105  Évreux
Entrée gratuite


Le rendez-vous de la BD et l'aviation aura lieux sur la Base aérienne 105 d'Évreux le week-end du 8 et 9 novembre.
Vous pourrez rencontrer et discuter avec une vingtaine d'auteurs de bande dessinée aéronautique parmi lesquelles Francis Bergèse, Jean Bardaud, Frédéric Marsaly et bien d'autres (voici la liste complète). Ceux-ci seront très heureux de vous dédicacer leurs œuvres.

Vous pourrez bien sur visiter le musée de la BA105 mais aussi un Transall, avion de transport capable de se poser sur un terrain sommairement préparé et assurant la logistique dans toutes les opérations de l'Armée de l'Air.
De nombreuses autres animations seront organisées tel que la reconstitution d'un camp militaire américain, la présentation d'une quinzaine de modèle de voitures américaines.
Des simulateur de vol seront présents et des animation et jeux seront organisés pour les enfants.
Deux artistes aéronautiques exposeront une partie de leurs œuvres :

Mme PATRICE-CREPIN Agnès : créatrice aéronautique de mobilier design et responsable du site aérodesign à Antibes. http://aero-design.fr/

Mr CHEVALIER Christophe, artiste peintre qui réalise ses œuvres sur des supports aéronautique


Pour plus d'informations :
Bulles d'Air : http://bulledair.hol.es/ 

samedi 18 octobre 2014

Airbus A330 : avion de la République Française


A330-200 de la République Française à Nantes le 10 octobre 2014©Philippe Lohat
Depuis le 11 novembre 2010, le Président de la République Française peut utiliser pour ses déplacements officiels un avion de grande capacité et lui permettant d'effectuer un vol sur la moitié de la Terre sans être obligé de faire une escale technique. C'est en effet le 4 novembre 2010 que l'Airbus A330-200 F-RARF (MSN240) à été livré à l'Armé de l'Air Française pour intégrer l'ETEC (Escadron de Transport, d'Entrainement et de Calibration) basé à Villacoublay (BA107)
A330-200 de la République Française à Nantes le 10 octobre 2014©Philippe Lohat
La base de Villacoublay ne peut accueillir un appareil de cette dimension, mais par mesure de sureté, l'avion présidentiel ne peut non plus rester sur un aéroport civil, autrement que pour un stationnement à durée limitée, par conséquent l'A330-200 stationne en permanence sur la base aérienne 105 d'Évreux (Eure) où sa sécurité est assuré. Chaque fois qu'il est nécessaire, l'avion est mis en place sur l'aéroport d'Orly pour permettre au Président de la République Française et aux autres passagers d'embarquer à proximité de Paris.
A330-200 de la République Française à Nantes le 10 octobre 2014©Philippe Lohat
L'Airbus A330-200 arborent la livrée officielle des nouveaux avions réservés au transport du Président de la République Française et de ses invités. Le drapeau tricolore est peint sur l'intégralité de la dérive de l'appareil, se prolongeant de façon oblique vers le bas du fuselage, en direction des réacteurs. Un drapeau français, plus petit, est aussi présent à côté de la porte principale empruntée par le chef de l'État et la cocarde tricolore, symbole de l'Armée de l'air, sur et sous les ailes. Enfin, « REPULIQUE FRANCAISE » est peint le long du fuselage, sur deux lignes. Cette livrée très sobre représente les couleurs de la France et permet une identification immédiate de l'appareil sur un parking d'aéroport.

A330-200 de la République Française à Nantes le 10 octobre 2014©Philippe Lohat
Numéro de série : MSN240
Type : A330-223
1er vol : 20/10/1998
Immatriculation successives :F-WWKZ (vols d'essais), HB-IQB (Swissair puis Swiss), F-OPTP (Air Caraïbe), F-GRTP, F-ZWUG, F-RARF (French Air Force)
Indicatif radio: Cotam Unité quand le président de la République française est à bord
Moteurs : 2xPW4168A
A330-200 de la République Française à Nantes le 10 octobre 2014©Philippe Lohat

jeudi 16 octobre 2014

Aéropuces 2014

Aéropuces 18 et 19 octobre 2014

Pour la 8eme année consécutive, le musée de l’Air et de l’Espace organise sa grande brocante aéronautique. Collectionneurs, particuliers et professionnels se retrouvent, sous les ailes des deux Concorde du musée et dans le hall "entre deux guerres", pour deux jours de "chasse aux trésors", dans une ambiance festive. Plus de 60 exposants sont attendus sur 300m d'exposition linéaire. Entrée gratuite.

Hall Concorde : la brocante dédiée à l’aviation pendant tout le week-end Au cœur du premier musée aéronautique du monde, sur l’aéroport mythique du Bourget, Aéropuces,  initiative de deux passionnés, Jean-Charles Le Carréres et Jean Molveau, présente des stands diversifiés, pour satisfaire le plus grand nombre. On y croise d’insatiables collectionneurs de maquettes, des boulimiques de récits d’aventures, de documentation technique ou de bandes dessinées, des collectionneurs d’uniformes, d’objets publicitaires, d’affiches ou de cartes postales. D’autres "chinent" fiévreusement à la recherche de l’instrument de bord, du carburateur ou de l’hélice qui trônera dans leur salon ou les aidera à faire voler leur avion. Vendeurs  et visiteurs peuvent réellement dialoguer : contrairement à un achat sur Internet, Aéropuces permet un contact direct.
 
 
Informations pratiques :
Samedi 18 et dimanche 19 octobre, de 10 h à 18 h. Entrée gratuite. Venir à Aéropuces
Contact pour les exposants : http://www.museeairespace.fr/contact/communication/

mardi 14 octobre 2014

Eclats de vie d'un pilote de chasse 1952-1967

Éclats de vie d'un pilote de chasse 1952-1967
Jean Louis Sébastiani
Autobiographie


"Et puis le vecteur, le T-Bird argenté, dont on a tous rêvé. Plus d'hélice et son régulateur, plus de couple à pleine puissance au décollage, plus de rugissement des 600 CV du R-985 Wasp. Le T-33 tricycle traduisait dans la finesse de ses lignes la performance, l'espace réduit du cockpit offrait au pilote toute la gamme des switches et autres organes de pilotage à portée de main et la verrière (canopy) type bulle favorisait considérablement la visibilité. On touchait du doigt ce "masterpiece" qui allait très bientôt nous faire passer des 300 km/heure aux 900 km/heure d'un seul coup d'un seul! Un autre monde nous ouvrait ses portes dans la logique de nos ambitions et du parcours du combattant attaqué dans la grisaille et la gadoue clermontoise d'Aulnat moins d'un an plus tôt."

Les débuts de l'aviation à réaction à la poursuite de nouvelles performances, l'épisode de la guerre d'Algérie, l'entrée dans le "plus vite que le son", la vie en formations opérationnelles, puis le monitorat en École de Chasse, point final de ces épisodes distincts et variés: c'est l'aventure que partage avec nous Jean-Louis Sébastiani au fil de ses souvenirs. Engagé dans l'Armée de l'Air en 1952, formé comme pilote de chasse à l'US Air Force, l'auteur nous fait revivre l'aventure extraordinaire de l'aéronautique. Accessible à tous, généreusement illustré de photographies d'époque, son témoignage fascinera les néophytes et ravira les amoureux de la voltige. "Injection, mélange, plein petit pas, démarreur, ça tourne, ça tousse, ça fume, c'est parti... Vous êtes aux commandes et vous allez bientôt décoller"!

Editeur : http://www.societedesecrivains.com
Titre : Eclat de vie d'un pilote de chass 11952-1967
Autobiographie
Auteur : Jean Louis Sébastiani

Prix : 42,95 € 
Pages : 356 pages  
ISBN : 9782342028522  

lundi 13 octobre 2014

1er vol vers la Réunion par Marcel Goulette

Le Farman 192 F-AJJB de Maurice Goulette au départ de Tamatave (Madagascar) pour la Réunion ©Gustave Giraudeau
Du 17 au 27 octobre 1929, Maurice Goulette, René Marchesseau et Jean Michel Bourgeois  ont établi un record sur la liaison Paris (le Bourget)-Madagascar (Tananarive) à bord du Farman 192 n°3 (F-AJBB) en parcourant les 12 400km en 10 jours 8h et 40 min.
Les deux photo de cet article sont extraites de l'album de famille du Lieutenant Gustave Giraudeau alors en poste au 41 ème régiment de tirailleurs malgache. Elles témoignent du passage de l'équipage à Tamatave à 240 km de Tananarive sur la côte est de l'île d'où il décollera pour atteindre la Réunion pour la première fois avec un avion.
Pour ce vol au-dessus de l'Océan, Maurice Goulette veut porter le rayon d'action du Farman à 1700 km, de façon à pouvoir faire demi-tour si l'atterrissage s'avérait impossible. Pour ce faire, entre le 18 et le 24 novembre, un réservoir supplémentaire de 200 litres est réalisé sur place avec l'aide du service des Travaux Publics de Tananarive et monté dans la cabine. Le 24 novembre un "cheval de bois" nécessite que le mécanicien Jean-Michel bourgeois redresse l'hélice à froid contrairement aux consignes du constructeur, un vol d'essai permet de valider la réparation.
Le 26 novembre, l'équipage parcourt pour la première fois en 5h30 de vol  les 800 km qui séparent Madagascar de La Réunion. "l'Explorateur Grandidier" un paquebot des Messageries Maritimes s'est positionné sur sa route pour lui permettre de corriger sa dérive. A 8h25, alors que Marcel Goulette est sur le point d'ordonner le retour vers Tamatave, René Marchesseau aperçoit la vapeur du paquebot. l'équipage atterrit à 11h20 à La Réunion, au lieu-dit "Gillot" (Aéroport Roland Garros).

 René Marchesseau er Marcel Goulette (en partant de la droite) devant Le Farman 192 F-AJJB avant leur départ de Tamatave (Madagascar) pour la Réunion ©Gustave Giraudeau
Le 8 décembre, le F-AJJB et son équipage tentent de rejoindre Paris depuis Madagascar. De nombreux avatars que vous pouvez lire sur l'excellent site de Michel Barrière (http://www.crezan.net/pag_f190/192_03.html) retarde leur remontée vers la France. Le 22 avril alors que l'avion se dirige vers El Quit, où Goulette a prévu un ravitaillement le moteur s'arrête brutalement, Marchesseau tente un atterrissage d'urgence, mais une jambe de train se brise et l'avion se couche arrachant l'aile gauche et déchirant le flanc de la cabine, l'avion est abandonné là en plein désert. l'équipage est secouru le 28 avril par le groupe nomade de Timetrin qui les rapatrie sur Gao. Le 5 mai, Goulette, Marchesseau et Bourgeois rejoindront enfin Le Bourget

En novembre 2009 la compagnie Air-Austral a fêté les 80 ans de la ligne Paris-La Réunion en repeignant le Farman 192 n° 4 du Musée de L'Air et de l'Espace aux couleurs du n° 3 F-AJJB.

Sources d'informations :

dimanche 12 octobre 2014

FARMAN F40 F-AHMF

Farman F.40 F-AHMF  lors du deuxième Tour de France des avions de tourisme en 1932 © Jacques Hémet
L'avion au premier plan est le Farman F.40 (F-AHMF) avion conçu comme avion d'observation par Maurice et Henry Farman à la demande de l'Armée de l'Air dès 1915 et qui servit très souvent après guerre pour faire des "Baptêmes de l'air"

Le Farman F.40 (n°6828)  immatriculé F-AHMF (AHMF = Avions Maurice et Henry Farman) a appartenu à Henry et Maurice Farman du 12 janvier 1920 au mois d'octobre 1930, basé à Toussus-Le-Noble, a partir de cette date il a appartenu à Mr Larousse et basé à Paris jusqu'en janvier 33, son dernier propriétaire est Louis Gaubert de Ville d'Avray, l'avion étant basé à Toussus-Le-Noble.
Cette avion construit en 1912 équipé d'un moteur propulsif Renault de 80 Cv est l'avion le plus ancien qui participa au Deuxième tour de France des avions de tourisme en 1932. Il était piloté par Louis Gaubert, pilote ayant obtenu son brevet de pilotage en 1909 et qui avait gagné le rallye de Deauville en 1913.

Au second plan on peut voir le  Schreck FBA.310 F-ALOS le seule avion amphibie qui participa au Deuxième tour de France des avions de tourisme en 1932.

Sources des informations :
Les avions Farman de J Liron collection DOCAVIA n°21 editions Larivières

samedi 11 octobre 2014

Farman 200 n°1 F-AIYO

Farman F.200 n°1 F-AIYO © Jacques Hémet

Le Farman 200 est un avion triplace de tourisme construit en bois avec une aile parasol permettant d'intégrer un pare-brise. Il est équipé d'un moteur Salmson 9ac (9 cylindres en étoile) de 120 Cv lui permettant d'atteindre 3100m avec une vitesse de croisière de 170 km/h.
C'est Lucien Coupet pilote d'essai de la maison Farman qui présente le F200 n°1 au Service Technique à Villacoublay en mars 1929 afin d'obtenir son Certificat de Navigabilité, ce qui est fait sans aucune difficulté. Le F-AIYO (c/n 7116, CdI 2184 du 30 juillet 1929) devient alors le premier appareil de série, vingt exemplaires  seront construits jusqu'en 1932. L.B. Dick, un américain habitant Buc en fait l’acquisition le 26 avril 1929, et après s'être entrainé dessus, il voyage avec en France puis en Europe. L.B. Dick étant étranger le F-AIYO ne sera enregistré à son nom qu'en octobre 1930.
L'avion est rayé du contrôle le 3 avril 1931 pour une raison inconnue, et c'est avec un nouveau CdN (3283 du 27 décembre 1932) qu'il est livré le 5 novembre 1932 à Léon Molon, ancien coureur automobile, pionner de l'aviation et créateur de l'Aéroclub "Jean Maridor" du Havre. Il restera basé au Havre-Bléville jusqu'en 1939, puis il est mis en vente le 16 juin de cette même année par la Société Commerciale d'Aviation, au nom de laquelle il est enregistré. Probablement réquisitionné par les allemands dès le début de la seconde guerre mondiale, on perd alors sa trace.

Toussus-le-noble, Jean Bétrancourt  (me en partant de la gauche) prend possession en janvier 1932 du Farman 200 F-ALPF pour l'Aéro-Club de Normandie ©Alain Bétrancourt
Le dernier Farman 200 construit, soit le n°20 de la série, est acquis par l'Aéro-Club de Normandie, dont il porte les couleurs, un bandeau bleu et rouge. immatriculé F-ALPF (c/n 7327 CdN 3045 du 11 janvier 1932) Il est basé sur le terrain du Madrillet (Rouen-Rouvray).
En novembre 1934, il est enregistré au nom de la société HMD Farman, puis en février 1935 c'est Madame Sarah Antolin qui en fait l'acquisition pour l'Aéroclub d'Aragon. enregistré comme vendu à l'étranger en avril 1935, il sera détruit pendant la guerre civile.

Source des informations :
Jacques Hémet
Alain Bétrancourt
Crezan Aviation : http://www.crezan.net/crezan.html
Aviafrance : http://www.aviafrance.com

mardi 7 octobre 2014

SIPA 121 N°51 à Essey-lès-Nancy

SIPA 121 n°51 à Essey-lès-Nancy en 1957 © Jacques Hémet
Récemment, je vous ai parlé des MS472 "Vanneau"  stationnés à Essey-les-Nancy au sein de l'ERALA 1/36 héritière du CERO307 en vous précisant qu'ils furent progressivement remplacés par des SIPA S111/121 à partir de 1957. En voici une photo ci-dessus, il s'agit du SIPA 121 N°51, reconnaissable à l'antenne du radio-compas à l'arrière de la verrière. D'après l'insigne visible sur l'avion, même si celle-ci est à l'envers par rapport aux représentations habituelles, on peut affirmer qu'il appartient à l'ERALA 3/38 de Tours issue du CERO 311. 
Voici ce qu’écrit Gilbert Nëel dans le fanatique de l'aviation n°91 de juin 1977 au sujet de la genèse des SIPA111/121 : "En 1943, le constructeur allemand Arado décida le développement d'un appareil d'entrainement dérivé de l'Arado 96 B. Cet avion monomoteur (moteur Argus AS 410 de 450 ch) de construction métallique à ailes basses et train rentrant, biplace en tandem devait être utilisé par la Lutwaffe pour l'entrainement avancé. La société Industrielle Pour l'Aéronautique (la SIPA fondée par M. Volland en 1938) fut chargée de l'étude et de la construction du nouvel appareil désigné Arado 396, qui devait utiliser des matériaux rustiques (métaux de qualité courante et bois) et être facile à construire en grande série.....". La progression des alliés obligea les allemands à confier la construction de l'Arado 396 à la firme Tchèque Letov. La construction du prototype  fut poursuivi sous contrôle français chez SIPA. Rebaptisé SIPA S.10, il fit son 1er vol le 29 décembre 1944 avec aux commandes le chef-pilote de la société, R Launay. En plus du prototype, 4 avions de présérie et 30 de série (1 à 30) furent construits en 1945 et 1946. Puis cinquante exemplaires du SIPA11 (n°31 à 80) furent construits, ils se distinguaient du S10 par le montage d'une verrière coulissante. En 1950, sort une nouvelle version sous la désignation de SIPA S111 justifié par des améliorations de l'équipement et de l'installation électrique. En 1950 à la demande de l’État-major de l'Air, la SIPA étudie une version entièrement métallique du S111, à l’exception de la partie centrale du fuselage qui reste en acier, le bois est remplacé par un alliage léger : le dural. 50 exemplaires (S12 °1 à 50) sont commandés. Enfin en 1954, apparait le SIPA S121, avec la partie centrale du fuselage en dural comme le reste de la cellule, il y en aura 50 exemplaires (n°51 à 100). Équipe d'un moteur Renault-SNECMA 12 S 02  (version francisé du moteur allemand Argus) de 12 cylindres en V inversé de 12 litres de cylindrée, refroidi par air et développant 440 ch au sol, 495 ch à 3250tr/mn à 2400m, et 580 ch en surpuissance pendant 7 minutes. Ce qui donne les performances suivantes :
V Max : 360 km/h
V de croisière : 320km/h
V d'atterrissage : 114km/h
Plafond pratique  : 8000M
Deux réservoirs de carburant pour un total de 340 litres donnent une autonomie de 3h30 au régime de croisière .

Fiche DCMAA du SIPA121 n°51 ©SHD-Air
D'après la fiche "DCMAA" (Direction Centrale du Matériel de l'Armée de l'Air) du SIPA 121 n° 51,  celui-ci est pris en compte par l'Armée de l'air le 27 avril 1954, on peut supposer qu'il est d'abord affecté à la Base École de Salon de Provence (BE701) aux alentours du 2 novembre 1954 et jusqu'au 15 mars 1957, puis il est affecté à l'ERALA 3/38 de Tours jusqu'au 25 octobre 1957 avant d'être versé à l'ELA 41 qui gérait le parc de l'ERALA 1/36 basée à Essey-lès-Nancy. A partir du 20 août 1959 il est stocké dans l’Entrepôt de l'Armée de l'Air (EAA601) sur la base aérienne de Chateaudun (BA279) où il sera reformé définitivement le 3 juin 1960.

Sources des informations :
Jacques Hémet
Gibert Nëel
Le Fanatique de l'Aviation : les SIPA S10 à S121 par Gilbert Nëel  (N°91 de Juin 1977 au N°96 d'octobre 1977)

lundi 29 septembre 2014

Teaser du film du "meeting Lens Bénifontaine 2014"



Cette année encore le meeting aérien de Lens-Bénifontaine a remporté un beau succès avec l’accueil de 64.000 visiteurs venus admirer, gratuitement et souvent de loin, 6h30 de spectacle aérien de qualité. Deux évènements inédits auront marqué cette édition 2014 : Le meeting aérien crépusculaire du samedi soir qui laissera un souvenir inoubliable aux nombreux invités et le vol inédit en patrouille du Rafale français et du F16 belge. Si le vol commun des deux chasseurs restera unique, le show crépusculaire sera en revanche reconduit à l’avenir pour un plus large public. Ce film, d’une durée de 52 minutes dans sa version longue, montre les coulisses du spectacle et rend hommage aux équipages et aux nombreux bénévoles qui œuvrent à son organisation.
À bientôt pour un prochain mail d'information pour vous présenter les actions entreprises et les nouvelles concernant notre prochain meeting des 19 et 20 Septembre 2015.
Amitié,

Régis Grébent
et l'équipe du bureau d'organisation.

Rappel des coordonnées pour nous joindre :
Association "Fêtes de l'Air Lens-Bénifontaine"
62 bis, rue Pasteur   F-62410 BÉNIFONTAINE
organisation@meeting-air-lens.com
http://www.meeting-air-lens.com
http://www.facebook.com/Lens.Airshow

dimanche 28 septembre 2014

Long-EZ de SHARKIT

Rutan Long-EZ ©SHARKIT

Il y a 3 ans je vous ai présenté Renaud Mangallon (http://passiondesavions.blogspot.fr/2011/06/sharkitcom-renaud-mangallon.html),  un véritable artiste en arts graphiques que ce soit la peinture (renax-art.blogspot.com), la sculpture, la conception de maquettes (www.sharkit.com), ou la bande dessinée ("le crépuscule des guerrier"). Renaud Mangallon revient vers nous avec la sortie de sa maquette de Long-EZ.  La maquette est disponible au 1/72eme (28€) et au 1/48eme (54€) sur simple demande par mail auprès de Renaud (renaud@sharkit.com)

Le Long-EZ avion dérivé du VariEze, a été  conçu pour les constructeurs amateurs par le génial Burt Rutan comme un avion de voyage rapide (185 Kt) de grande autonomie (1000 Nm) . C'est un avion en stratifié à plan canard, biplace en tandem avec un moteur de 200cv placé à l'arrière et une hélice propulsive.  Le Long-EZ effectua son premier vol le 12 juin 1979. Les liasses de plans ont été commercialisées à partir de 1980. La patrouille REVA se présente en meeting aérien avec leurs deux ACROEZ  (Long-EZ aux ailes raccourcies et à la puissance moteur augmentée) et un Long-EZ

pièces du long-EZ ©SHARKIT
La boite du Long-EZ est illustrée par Renaud Mangallon, elle contient les pièces en résine moulées de la maquette et la notice d'explication. Mais cette fois ci, elle ne comporte pas de planche de décalcomanie car chaque pilote souhaitera sa propre décoration.





Contact :
http://www.sharkit.com/sharkit/longez/longez.htm
renaud@sharkit.com

samedi 27 septembre 2014

Vitry en Artois : Il y a 70 ans la libération


 Il y a 70 ans la libération
18 et 19 octobre 2014
Aérodrome de Vitry en Artois
Entrée gratuite

Le 18 octobre 1944 le groupe des FAFL lorraine a ré-occupé un aérodrome français à Vitry en Artois, faisant de ce terrain le premier terrain français réinvesti par un escadron français.  A l entrée de l aérodrome une stèle marque dans le marbre cette journée qui est commémoré tous les ans.
Le devoir de mémoire nécessite de marquer dignement les 70ans de cette libération, pour cela collectionneur et  historiens, ont étés contactés pour deux jour d exposition.sur la base du bénévolat

Il y aura 130 exposants de matériel américain anglais allemand. une exposition de moteurs et divers pièces d avions crashés dans la région,  une collection de centaines de photos d époque,  vidéos,  présence de pilotes du lorraine 3 vétérans et 3 pilote d'aujourd'hui car le Lorraine existe toujours,  et deux trois avions de l'association de Lens seront  présents, T6, Stampe......
Il est à noter qu un historien sera présent pour montrer ses recherches sur l'histoire de ce terrain historique.  
Vitry le François doit  absolument rester en activité par devoir de mémoire.