dimanche 22 décembre 2013

De Havilland DH-91 Albatross FINGAL G-AFDL

De Havilland DH91 Albatross "FINGAL" G-AFDL Imperial Airways au Bourget en 1939  ©Jacques Hémet

Le De Havilland DH-91 fut dessiné en 1936 par A. E. Hagg selon les spécifications du Ministère de l'Air Britannique comme un avion postal transatlantique.

Le premier Albatros effectua son 1er vol le 20 mai 1937. Le second prototype se cassa en deux pendant des tests de surcharge mais fut réparé et le premier avion Albatross utilisé par la compagnie "Imperial Airways"
Bien qu'initialement conçu comme avion postal une version de transport pour 22 passagers fut développé, les différences principales étant des hublots supplémentaires.  Cinq avions de ce type furent produits et livrés à Imperial Airways : Le "Frobisher " (G-AFDI), le "FALCON"(G-FADJ), le "FORTUNA" (G-AFDK), le "FINGAL" (G-AFDL c/n 6805) et le "FIONA"(G-AFDM)

L'été 1939 fut la seule saison opérationnelle significative, Alors qu'Imperial AIrways assurait une double liaisons journalière  entre Londres- Croydon et Paris-Le Bourget

Le "FINGAL" (Fingal, en gaélique Fine Gall, signifie tribu étrangère) qu'on peut le voir  ici durant l'été 1939 sur le tarmac du Bourget, fut délivré à Imperial Airways le 04 avril 1939. Il fut détruit le 6 octobre 1940 lors d'un atterrissage près de Pucklechurch (Gloustershire, Angleterre). L'avion effectuait un vol régulier vers Bramcote, quand l'équipage subit un problème moteur et décida de faire un atterrissage d'urgence dans un champ. Les cinq membres d'équipage et sept passagers furent blessés, et l'avion détruit.

Vous trouverez des photos des avions ayant appartenus à Imperial Airways sur le site de British Airways à cette adresse : http://www.britishairways.com/travel/photos-1930-1939/public/fr_fr#

lundi 16 décembre 2013

Marcel Doret et son Dewoitine D1 F-AHAZ

Marcel Doret dans son Dewoitine D1  F-AHAZ ©Alain Bétrancourt
Ci-dessus, sans doute le Dewoitine D1 n°111 F-AHAZ construit en 1925 et acheté en 1929 par Marcel Doret et qu’il utilisa durant de nombreuses années jusqu'à la fin de l'année 1933. Cet appareil sera radié en 1934. C'est pour permettre d'emmener son fidèle mécanicien avec lui qu'il le fit convertir en biplace, le poste arrière était occulté pendant les présentations ou compétitions. Cette photographie a  probablement été prise  sur le terrain de Rouen-Le Madrillet au début des années 1930. À prirori c'est sur cet avion qu'il installa une caméra qui lui permit de tourner de nombreuses séquences d'acrobatie. Celles-ci, montées par J.C. Bernard, furent rassemblées dans un film intitulé "Roi de l'acrobatie aérienne" qui fit connaître Doret et lui valut quelques contrats.

Sources des informations :
Alain Bétrancourt
Michel Léveillard
Regis Biaux, Jean-Paul Bonora et Didier Lecoq via les Aéroforums
"Trait d'union dans le ciel" de Marcel DORET
"Les avions Dewoitine" de Raymond DANEL et Pierre CUNY

dimanche 15 décembre 2013

Morane-Saulnier MS-342/2 F-ANAY

Morane-Saulnier MS-342/2 F-ANAY ©Jacques Hémet

Le Morane-Saulnier 342/2 est un biplace d'entrainement et d'école, monoplan parasol de structure métallique entoilée équipé d'un moteur De Havilland Gipsy Major de 120 ch.
le F-ANAY  a appartenu successivement à Louis Gazaniol (Sidi Bel Abbes, Oran.) du 26 juin 1934 à décembre 1937, puis il fut revendu à Pierre Aversang (El Affroun, Alger) et enfin à partir de mai 1938 son dernier propriétaire, Fernand Longuesserre le basa à Bergerac.

Sources :
Jacques Hémet
Aviafrance : www.aviafrance.com

jeudi 28 novembre 2013

A350 XWB de passage à Nantes-Atlantique

Airbus A350 XWB F-WZGG de passage à Nantes ©Philippe Lohat


Ce matin, Le second prototype de L'Airbus A350 XWB (MSN3) immatriculé F-WZGG a fait un passage au dessus de l'aéroport  de Nantes-Atlantique. Il a effectué son premier vol le 14 octobre 2013 à Toulouse-Blagnac. Cet appareil est destiné aux essais de performance de l’A350 XWB.
Le premier prototype MSN1, immatriculé F-WXWB, a effectué son premier vol le 14 juin 2013 à Toulouse-Blagnac.
L'Airbus A350 XWB est un avion de ligne long-courrier et moyen porteur. Initialement baptisé A350, ce modèle est dérivé de la famille des A330 et A340. Mais , suite aux remarques des compagnies aériennes, son concept a été revu mi-juillet 2006 en décidant de le munir d'un fuselage plus large, à la fois par rapport aux A330 et A340, et surtout par rapport à son principal concurrent, le Boeing 787.
Le projet a été ainsi rebaptisé « A350 XWB », pour eXtra Wide Body – « fuselage extra-large », en anglais. Cette modification tardive, ainsi qu'une conception faisant davantage appel aux matériaux composites ont reporté de 2011 à 2014 son entrée en service.

Le premier vol commercial est désormais prévu au début du mois de septembre 2014.

dimanche 17 novembre 2013

Parachutisme en Auster V à l'Aéroclub de Normandie en 1965


David Lebloas et Auster F-BTTJ  de l'aeroclub de Normandie en 1965 ©David Lebloas
Merci à David Lebloas qui nous fait partager ses souvenirs de parachutiste à l'Aéroclub de Normandie au début des années 60. Après avoir témoigné de l'utilisation du Caudron Phalène en 1964, voicii un témoignage sur l'Auster V de L'ACN en 1965 :
"Tout d' abord, un petit parallèle entre le Phalène et l'Auster : Je pense que ce dernier montait plus rapidement en altitude. Par contre, la carlingue était plus étroite pour nous que celle du Phalène. Celui-ci était plus confortable. Dans l'Auster, nous étions pratiquement couchés, têtes vers la queue. Pour sauter, nous mettions le pied gauche sur le marche-pieds et nous servions du hauban pour nous projeter dans le vide, face au moteur. Dans le Phalène, nous sautions face à la queue. Je me rappelle bien des sauts effectues depuis l'Auster. Suivant la direction du vent, nous sautions soit au dessus du quartier Sainte Lucie, soit à la verticale de la poudrière, soit au dessus de la forêt en bout de piste et également au dessus de la forêt derrière la guinguette qui existait à l' époque à la place du Novotel actuel. Il y a beaucoup de choses à raconter et chacun des parachutistes à son histoire personnelle. Les parachutistes chevronnés de l'époque, les plus assidus, seraient plus qualifiés que moi pour parler de ces années."
Annick X et le pilote Jean Delamare ©David Lebloas

samedi 16 novembre 2013

Marché de Noël Aéronautique de Blagnac

Marché de Noël Aéronautique
Dimanche 8 Décembre 2013
Blagnac
 
 
Pour la troisième année consécutive, Les Ailes anciennes de Toulouse organise un Marché de Noël Aéro, afin de permettre au plus grand nombre de découvrir la collection et de trouver un cadeau original pour les fêtes de Noël.
  • Comme les années précédentes, une grande boutique aéro sera montée pour l'occasion, tenue par les bénévoles de l'association des Ailes Anciennes de Toulouse. Vous y trouverez de quoi faire un cadeau original, aussi bien pour les enfants, que pour les plus grands ! De très jolies maquettes seront proposées.
  • Plusieurs dessinateurs seront parmi nous : Jean Bellis et Jean-Pierre Condat.
  • Une petite boutique de biscuits et de bonbons sera tenue par Heimat De.
  • Nos amis de Spot'Air seront présents cette année encore.
  • Comme pour le Week-end aux Ailes, un espace enfants et jeunes sera proposé, en partenariat avec la Ferme des Etoiles et la Ligue de l'Enseignement. Au programme, simulateurs de vol, construction de planeurs et de parachutes, et bien entendu, coloriages pour les plus petits !
Comme les années précédentes, l'entrée comprenant à la fois le Marché de Noël et la visite de la collection, a été fixée à 1€. Ainsi, le plus grand nombre de personnes pourront venir à la  rencontre de l'association des Ailes Anciennes de Toulouse.

Ce marché de Noël aéronautique se tiendra 4 rue Béteille à Blagnac en face de l'usine A380.

Sources des informations :
Les Ailes Anciennes de Toulouse : http://www.aatlse.org/

samedi 9 novembre 2013

Laurent Aigon : l'autre façon de voler




72andSunny, une entreprise créative basée à Amsterdam a réalisé pour Google, ce film au sujet de Laurent Aigon, un serveur de Lacanau qui a toujours rêver d'être pilote. Mais ses moyens ne lui permettant pas d'apprendre à piloter, il a crée de ses mains une réplique de cockpit de Boeing 737 couplé à un ordinateur et 3 écrans, en recherchant et rassemblant lui-même des pièces d'origine grâce à Internet. Après 7 ans et 1000 heures de travail nécessaires à la collecte des 6000 pièces nécessaires à la réalisation ce cockpit, Laurent a réalisé d'une autre manière son rêve : Voler

Ce film produit par Google appartient à une série de 21 films (les Google Stories ) créés dans le but de montrer comment des personnes créatives et talentueuses utilisent son moteur de recherche sur internet pour faire des choses vraiment incroyables.

vendredi 1 novembre 2013

Bloch MB-152 du GCII/1

Buc, le 10 mai 1940 de gauche à droite SGT Largeau, ADC Munier, ADC Autier, SCH Guitard devant un Bloch 152 du GCII/1
©Jacques Hémet
Jacques Hémet nous fait partager une fois de plus une photo d'excellente qualité issue d'un négatif 6X6 de sa collection personnelle avec pour mission d'identifier les pilotes devant le Bloch 152.
Après une petite enquête auprès des experts d'aéroforum, les réponses entre autres d'Alain Coste et Dan Gilberti (http://www.histavia21.net/) vinrent nous éclairer.
Il s'agit  bien d'un Bloch 152 à moteur 14N25 (capot d'un mètre d'ouverture frontale) et ce qui caractérise de manière visible ce MB 152, c'est son hélice Chauvière, les 151 n'ayant été équipés que d'hélices Gnome Rhone. Par contre en étudiant les manuels techniques des avions Bloch 151 et 152, Sosthène Waroff Billault a mis en évidence que la présence de canon HS404 ne serait pas une spécificité "technique" du 152, le 151 pouvait tout aussi bien en être équipé, mais faute de disponibilité du canon, beaucoup de 151 ne le furent pas . D'autre part, l'équipement des 152 en canon dépendait également du type de mission. On note sous le bord d'attaque de l'aile droite le support de la fusée Holts.

Cette photo a été publiée dans Icare n° 53 (1970) page 36 avec pour légende "sergent Largeau, adjudant-chef Autier, sergent-chef Munier et sergent-chef Guittard (ces trois derniers tués en mai et juin 1940 et le sergent Largeau abattu au Normandie-Niemen)"

On retrouve aussi cette photo dans la section avion du site dédié à René Munier  http://www.munier-pilote-1940.fr. Après avoir pris contact avec François Iung, petit fils de René Munier et gestionnaire du site, il m'a confirmé que son grand-père était le second pilote en partant de la gauche à droite du sergent Largeau (casqué), ce qui donne pour légende finale de la photo "Buc, le 10 mai 1940 de gauche à droite SGT Largeau, ADC Munier, ADC Autier, SCH Guitard devant un Bloch 152 du GCII/1"

René Munier et Raymond Autier seront tués au combat dans les Ardennes le 15 mai 1940, Pierre Guitard sera blessé le 3 juin 1940, et André Largeau disparaitra le 14 septembre 1943 en Russie alors qu'il était au Normandie-Niemen

Source des informations :
Jacques Hémet
Alain Coste
Sosthène Waroff Billault
Dan Gilberti : http://www.histavia21.net/
ICARE n°53 page 36

dimanche 6 octobre 2013

La Patrouille de France est née à Reims...

La PAF meeting de Reims 2009 ©Frédéric Lafarge

La Patrouille de France est née à Reims...
Jeudi 24 octobre 2013 à 18h30
Centre Audiovisuel Saint-Jean-Baptiste de La Salle
20, rue de contrai, Reims


L’Association Nationale des Officiers de Réserve de l’Armée de l’Air (ANORAA) du secteur 170 « Champagne-Ardenne » présidée par le capitaine Laurent Marchwant, l’Association Edmond Marin la Meslée présidée par Hervé Chabaud, vous prient de leur faire l’honneur d’assister à la soirée qu’elles organisent pour célébrer : le 60e anniversaire de la création de la Patrouille de France à Reims. 

Conférence du colonel de la réserve citoyenne Hervé Chabaud et de Frédéric Lafarge, ancien conservateur du Musée de la BA 112 et de l’aéronautique locale, sur le thème de la naissance de cette prestigieuse patrouille acrobatique, complétée par une intervention de Jean-Pierre Calka, coauteur d’ouvrages publiés sur l’histoire de la base aérienne 112.

Avec la participation du général d’armée aérienne Jean-Pierre Job, Ancien chef d’état major de l’Armée de l’air (2000-2002) et leader de la Patrouille de France de 1975 à 1976.

Exposition de maquettes d’avions - Entrée gratuite 
Renseignements au 06 44 16 41 27



                                 

samedi 5 octobre 2013

Aéropuces 2013


Aéropuces 19 et 20 octobre 2013

 

Pour la 7eme année consécutive, le musée de l’Air et de l’Espace organise sa grande brocante aéronautique. Collectionneurs, particuliers et professionnels se retrouvent, sous les ailes des deux Concorde du musée, pour deux jours de "chasse aux trésors", dans une ambiance festive. Plus de 60 exposants sont attendus sur 300m d'exposition linéaire. Entrée gratuite.



Hall Concorde : la brocante dédiée à l’aviation pendant tout le week-end Au cœur du premier musée aéronautique du monde, sur l’aéroport mythique du Bourget, Aéropuces,  initiative de deux passionnés, Jean-Charles Le Carréres et Jean Molveau, présente des stands diversifiés, pour satisfaire le plus grand nombre. On y croise d’insatiables collectionneurs de maquettes, des boulimiques de récits d’aventures, de documentation technique ou de bandes dessinées, des collectionneurs d’uniformes, d’objets publicitaires, d’affiches ou de cartes postales. D’autres "chinent" fiévreusement à la recherche de l’instrument de bord, du carburateur ou de l’hélice qui trônera dans leur salon ou les aidera à faire voler leur avion. Vendeurs  et visiteurs peuvent réellement dialoguer : contrairement à un achat sur Internet, Aéropuces permet un contact direct.
 
ATTENTION : cette année pendant Aéropuces, ouverture exceptionnelle* le samedi 19 octobre uniquement (pas le dimanche) des ateliers de restauration et réserves de Dugny ! Plan d'accès - Horaires navettes. * La visite des ateliers a été annulée lors des journées du patrimoine du fait de la programmation aux même dates, de la fête de l'humanité sur le site de La Courneuve, à proximité de Dugny.
Informations pratiques :
Samedi 19 et dimanche 20 octobre, de 10 h à 18 h. Entrée gratuite. Venir à Aéropuces
Contact pour les exposants : http://www.museeairespace.fr/contact/communication/

mercredi 2 octobre 2013

50e Reno Air Race : Don Vito triomphe dans le ciel du Nevada

Don Vito Wypraechtiger, sponsorisé
par Oris, fête sa victoire en tant que
premier champion non-Américain
de la Reno Air Race. ©Oris
 Communiqué de presse :
50e Reno Air Race : Don Vito triomphe dans le ciel du Nevada
Le pilote de l’équipe Swiss Air Racing, sponsorisée par Oris, a suscité l’enthousiasme de la foule lors de la célèbre compétition aéronautique.

L’horloger suisse Oris est ravi de célébrer la victoire de Don Vito Wypraechtiger lors de la Reno Air Race 2013. Le capitaine de la Swiss Air Racing Team s’est envolé vers la première place à bord de son avion Formule 1, le Scarlett Screamer. Il a parcouru le circuit technique de Reno à une vitesse moyenne impressionnante de 386 km/h.

200 000 spectateurs ont gardé les yeux braqués vers le ciel pour assister à l’affrontement entre Don Vito et son principal concurrent, vainqueur de l’édition 2012, Steve Senegal. Ses capacités de pilote, son sens tactique et son audace ont fait de Don Vito le premier non-Américain à l’emporter dans cette épreuve mythique.
Don Vito, à bord du Scarlett Screamer de l’équipe Swiss Air Racing Team sponsorisée par Oris, a volé à une vitesse moyenne de 386 km/h sur le parcours technique de Reno. ©Oris

Ulrich Herzog, Président Exécutif d’Oris, s’est montré très heureux de cette victoire : «Nous sommes extrêmement fiers de Don Vito Wypraechtiger et des exploits de l’équipe Swiss Air Racing lors de la 50e Reno Air Race. L’engagement, la passion et le talent de Don Vito sont pour nous une source d’inspiration.»

Cette belle prestation aérienne a guidé le design de la nouvelle Oris Air Racing Edition III. Cette montre comporte les éléments clés souhaités par les pilotes de course, comme par exemple une aiguille des minutes clairement visible. Limitée à seulement 1 000 exemplaires, elle est le garde-temps parfait et indispensable des pilotes VFR.

samedi 28 septembre 2013

Air France, la légende en légendes

Air France
La légende en légendes
The legend told in legends
Hélène Basselier-Volaire


À travers une iconographie unique, très majoritairement inédite, redécouvrez l’esthétique, l’histoire et les progrès d’Air France.
Organisé en grands chapitres chronologiques traitant des précurseurs aux regroupements et alliances de compagnies, cet album photographique  est un voyage à travers les styles, les modes, les technologies et les anecdotes marquantes de l’histoire d’Air France. Du Wibaut 283 à l'Airbus A380, de l'aéroport du Bourget au Hub de Roissy, de l'uniforme de Christian DIOR à celui de Christian LACROIX, des pionniers de l'aviation aux passagers frequent flyers : cet itinéraire en image  retrace l'histoire de la compagnie au fil des époques et illustre à travers elle, l'évolution du transport aérien de 1933 à nos jours.
L’auteur a rassemblé ces documents inédits et rédigé les légendes en français et en anglais permettant d’interpréter et de placer dans leur contexte historique les images, photographies et affiches présentées dans le livre.

Hélène Basselier-Volaire est ingénieure de l'Aviation Civile et a véritablement vécu Air France. Elle est à l'origine de cet ouvrage avec l'accord d'Air France qui s'est ensuite adjoint au projet.
 
Le livre  est dédié à tous ceux que l'univers aérien fait rêver, autant les passionnés d'aéronautique, que les familles qui à travers les générations reconnaitront leurs époques en échangeant avec bonheur sur l'évolution du monde aérien.

Bon voyage !

Air France 
La légende des légendes
The legend told in legends
éditions cherche-midi :  http://www.cherche-midi.com/
25cm x 28cm
192 pages
32€
Sortie le 3 octobre 2013
ISBN 978-2-7491-2754-5

jeudi 19 septembre 2013

Amicale du Super Constellation - Journées Portes Ouvertes - 28 & 29 septembre 2013

L'Amicale du Super Constellation organise des Journées Portes Ouvertes
 les 28 et 29 septembre 2013.


Ce sera l'occasion pour le public de (re)découvrir le Lockheed L-1049 C Super Constellation, le plus bel avion de ligne à moteurs à pistons jamais construit.
Sorti des usines de Burbank, CA en novembre 1953, le F-BGNJ est le dernier exemplaire encore en "bon état" existant en France.
Classé monument historique, il est le premier appareil à avoir participé aux évacuations sanitaires lors du conflit du Biafra en 1968.
Il est ainsi à l'origine de la création d'Aviation Sans Frontières qui verra le jour 10 ans plus tard.
En restauration depuis 2000, il est depuis 2012 enfin ouvert au public.
Beaucoup de travaux de restauration restent à faire, notamment le remplacement de l'ensemble des hublots, la restauration complète du cockpit (en cours), l’aménagement d'une partie des sièges et d'un petit salon version "Parisien Spécial", la remise en place des dérives à entoiler...

Venez nombreux

Aéroport de Nantes-Atlantique 

Chemin de Frémiou, Saint Aignan de Granlieu. (à côté de Météo France)
GPS : Lat 47° 8'57.59"N – Long 1°36'25.12"O 
Horaires d'ouverture : Samedi et Dimanche de 9h à 18h.

Renseignements et informations :

 http://superconstellation-nantes.fr
 contact@superconstellation-nantes.fr

dimanche 8 septembre 2013

"Clément Ader et le 1er avion militaire"

Clément Ader 1841-1925
À l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine :
Le Musée Henri Guillaumet de Bouy (Marne) 
présente
du 2 septembre au 29 septembre 2013

Clément Ader et le 1er avion militaire.
Exposition du Brevet d'invention de l'Avion d'Ader, photos, maquette
Collection et réalisation Damien Rocha.


Musée Henri Guillaumet
Place Latécoère 51400 Bouy
Entrée gratuite - Ouvert le dimanche après midi de 14h30 à 18h00 ou sur rendez vous au 03 26 70 26 11

samedi 7 septembre 2013

Exposition à Betheny «Maurice Prévost, le centenaire d’un exploit »


Exposition : 
« Maurice Prévost, le centenaire d’un exploit »
Musée de l’Aéronautique locale de Bétheny (Marne)
samedi 14 et dimanche 15 septembre 2013
10h à 12h et de 14h30 à 18h



 Il y a cent ans, le 29 septembre 1913, dans le ciel de Bétheny, l'aviateur rémois Maurice Prévost franchissait le seuil des 200 km/h aux commandes du monoplan Deperdussin et remportait la prestigieuse coupe internationale Gordon-Bennett d'aviation. A l'occasion des Journées du Patrimoine 14 et 15 septembre) se tiendra au Musée de l'Aéronautique locale de Betheny l'exposition "Maurice Prévost, le centenaire d'un exploit". Cette exposition est organisée en lien, avec l’Aéro-club de France (Paris) et le Musée des Beaux-arts de Reims dans le contexte de la célébration du  centenaire de la prestigieuse Coupe Gordon-Bennett d’aviation (organisée à Reims-Bétheny du 27 au 29 septembre 1913), manifestation au cours de laquelle, pour la première fois dans l’histoire, un aviateur – le Rémois Maurice Prévost en l'occurrence - franchit officiellement le cap des 200 kilomètres à l’heure.

Samedi et dimanche le Musée de l'Aéronautique locale de Betheny sera ouvert de 10h à 12h et de 14h30 à 18h.
De 15h30 à 17h vous pourrez écouter des contes "A la croisée des chemins... de terre et du ciel", avec l'association La Parolière.
Dimanche de 10h à 12h et de 14h à 17h, trois films sur Bétheny seront projetés dans l'école maternelle, place de la Mairie sur  les docks rémois, l'agriculture, l'aéronautique locale.
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Contact : 
Mairie de Betheny 03 26 07 12 71
Betheny : http://www.ville-betheny.fr/

mercredi 4 septembre 2013

5ème Montgolfiade en Champagne à Warmeriville

5ème Montgolfiade en Champagne
Warmeriville (Marne)
Du 21/09/2013 au 22/09/2013

Durant tout le week-end, envol de montgolfières, marché gourmand et artisanal, exposition de voitures anciennes et beaucoup d'autres animations, au stade municipal.

Animations : à partir de 14h le samedi et 10h le dimanche.

 

Contact pour les baptêmes de l'air :  
Tél : 06 12 04 31 43 


lundi 2 septembre 2013

"Buck Danny" - Cobra Noir


Nouveau duo d'auteurs pour Buck Danny !

Cela faisait cinq ans, depuis l’album “Porté disparu”, que nous étions sans nouvelle de Buck Danny. Francis Bergèse ayant décidé de faire ses adieux à la série, il fallait trouver de nouveaux auteurs capables de poursuivre les aventures du célèbre aviateur américain présent depuis 1948 dans le “Journal de Spirou”. Ils sont deux à avoir relevé le défi, fans de Buck Danny depuis l’enfance : Frédéric Zumbiehl, pilote de chasse, et Francis Winis, ingénieur dans l’aérospatiale.

Depuis soixante-cinq ans, Buck Danny et ses amis Sonny et Tumbler partent en mission dans les points chauds du globe, la fiction rejoignant souvent l’actualité la plus brûlante.

Dans ce tome 53, les pilotes d’élite reçoivent une nouvelle affectation : le porte-avion “USS Ronald Reagan”. A peine arrivés, ils sont chargés de découvrir comment le Basran, un petit pays soumis à un intense blocus international, a pu abattre en vol un avion de chasse américain. L’opération doit rester secrète, une “black op”, pour ne pas risquer de mettre le feu à la poudrière du Moyen-Orient. La mission “Cobra noir” est lancée !

Fiche technique:

Dessin : Francis Winis
Scénario : Frédéric Zumbiehl
Couleurs : François Cerminaro
Album cartonné couleurs
218 x 300 mm
56 pages
Prix 11€40
Date de sortie : 8 novembre 2013
ISBN : 978-2-8001-4931-8
Pré-publication dans le Journal de Spirou du 18 septembre au 23 octobre 2013

mercredi 21 août 2013

Coupe Dunlop Tour de France 1931

Arrivée de La Coupe Dunlop 1931 à Orly ©Jacques Hémet
Merci à Jacques Hémet qui nous fait partager une fois de plus les richesses de sa collections de photos à sujet aéronautique et historique.Voici quelques photos issues de la Coupe Dunlop Tour de France 1931. Grâce à l'aide de quelques habitués d'Aéroforum, j'ai retrouvé dans les archives Internet de la revue Flight les articles  du 4 et 11 septembre 1931 consacrés à ce sujet. En voici quelques extraits:
"Sous un ciel menaçant et une faible visibilité, 26 avions légers de tourisme –la liste est indiquée dans leur ordre de décollage de toutes les étapes dans le tableau suivant- font face à la ligne de départ le 23 août dernier à l’aéroport d’Orly (banlieue parisienne), pour le tour de France en compétition pour la coupe offerte par la société Dunlop organisatrice de cette compétition. Les inscriptions sont limitées aux français propriétaires d’avions construits en France. Une exception a été faite en ce qui  concerne les moteurs, et on a permis des moteurs étrangers."

Voici ci-dessous la liste des 26 avions et leur équipage ayant participé à La coupe Dunlop du Tour de France de 1931
Farman 231 Renault 95 de Clermont Tonnerre et Freton
Farrnan 231 Renault 95 Nouvel et Berlichon
Farman 231 Renault 95 Petit
Farman 234 Salmson 95 J. Puget et Lt. Lecarme
Farman 234 Salmson 95 Arnoux et Brabant
Caudron 193 Renault 95 Palayret et Paquier
Farman 202 Salmson 120 Letartre et F. Thomas
Guerchais T12 Renault 95 Massot
Moth Morane Gipsy 85 Bajac et Roques
Moth Morane Gipsy 85 Hermann et Signerin
Moth Morane Gipsy 85 J. Andre et de Boigne
Moth Morane Gipsy 85 Meccas et Charmeaux
Moth Morane Gipsy 85 P. L. Richard et dc Marolles
Moth Morane Gipsy 85 Lebeau et Forestier
Moth Morane Gipsy 85 de Bimard et Geo Ham.
Moth Morane Gipsy 85 de Rouvre et Dary
Moth Morane Gipsy 85 de Montigny et Boudineau
Potez 36 Salmson 95 Marzin
Potez 36 Salmson 95 Blairon et Martinoff
Potez 36 Salmson 95 Claude et Leon
Potez 36 Salmson 95 Dr. Crochet
Caudron Luciole 270 Brevier et d'Ahetze
Potez 36 Renault 95 Cendre et Laporte
Potez 36 Renault 95 G. Fougere et J. Thomas
Potez 36 Renault 95 de Montecler
Potez 36 Renault 95 Pegulu et Fransisquet



Conformément aux règlements établis par le comité des concours aériens de l’Aéroclub de France. Les classes de machines suivantes pouvaient concourir :
1.       Les avions biplaces équipés d’un moteur de 100 Cv maximum
2.       Les avions triplaces équipés d’un moteur de 120 Cv maximum
3.       Les hydravions biplaces équipés d’un moteur de 120 Cv maximum
Aucun hydravion ne s’est inscrit, mais pratiquement tous les avions légers français de tourisme ont participé au Tour. Certains des derniers, comme le Bleriot Guillemen, cependant, ont dû annuler leur inscription au dernier moment, car ils n'étaient pas tout à fait prêts.

Maurice Arnoux second de la Coupe Dunlop 1931 dans son Farman 234 F-ALLY ©Jacques Hémet
Le Circuit du tour de France qui fait approximativement 2,828 km, inclus un certain nombre d’étapes couvrant des grandes villes et des stations balnéaires. Voici pour chaque jour les étapes matinales et d'après-midi :
23-août
Paris-Orly Montluçon (268 Km)
Montluçon-Vichy (70 Km)
24-août
Vichy-Lyon via Paray-le-Monial et Macon (188 Km)
Lyon-Nîmes (214 Km)
25-août
Nîmes-Cannes (212 Km)
Après midi : Repos
26-août
Cannes-Marseille (142 Km)
Marseille-Carcassonne (249 Km)
27-août
Carcassonne-Pau (219 Km)
Pau-Biarritz (92 Km)
28-août
Biarritz-Rochefort (276 Km)
Rochefort-La baule (Escoublac) (184 Km)
29-août
La Baule (Escoublac)-Angers (137Km) Angers-Deauville ( 512 Km)
Après-midi repos
30-août
Deauville-Le Touquet (Berck)(par Tancarville et Ault) (167 Km)
Le Touquet (Berck)-Paris(Orly) (198 Km)

Morane Moth N°22 F-AJRO d’André Hermann ©Jacques Hémet
Le Morane Moth d'André Hermann est vraisemblablement le F-AJRO (MS 60 n°22). Ceci étant, bien que listés comme Morane Moth MS60, les premiers au moins ont été des vrais Gipsy Moth DH60M, construits par de Havilland (et non des fabrications sous licence) et souvent livrés à Stag Lane, Morane se contentant de jouer l'intermédiaire commercial pour la commande et de mettre son joli petit insigne. Ceci étant, c'était fin 1929 - début 1930

Le Morane Moth d'André Hermann est vraisemblablement le F-AJRO (MS 60 n°22). Ceci étant, bien que listés comme Morane Moth MS60, les premiers au moins ont été des vrais Gipsy Moth DH60M, construits par de Havilland (et non des fabrications sous licence) et souvent livrés à Stag Lane, Morane se contentant de jouer l'intermédiaire commercial pour la commande et de mettre son joli petit insigne. Ceci étant, c'était fin 1929 - début 1930

Le principal objectif de la coupe Dunlop était d’encourager la régularité de vol pour des avions de tourisme et le classement des concurrents a été fait en fonction de cet objectif. On a attribué une note à chaque concurrent en fonction de la vitesse de croisière attendue qu’ils fussent capables de maintenir tout au long du Tour selon le type d’avion utilisé.
Morane Moth N°34 F-AJOP de Geo Ham & de Bimard ©Jacques Hémet
Géo Ham de son vrai nom Georges Hamel est un peintre et illustrateur français. Il est particulièrement connu pour ses illustrations d’avions ou d’automobiles parues dans L’illustration

Cette note représenté par V, est calculé suivant la formule V=0.75 (Vo – 4) dans laquelle Vo représente la vitesse sol Maximum du prototype de la machine (Le premier avion soumis au Service Technique pour approbation) mesurée par le Service Technique en course  à Villacoublay . Comme la Coupe Dunlop est effectuée à une altitude plus élevée que les premiers essais, une réduction de 4 Km/h est autorisé par rapport à la Vitesse maximum réalisée par le prototype, comme représentée par Vo Dans La formule.
On attend du  concurrent qu’il maintienne une vitesse moyenne de croisière représentant 75% de   Vo -4 sur chaque étape du Tour. S’il dépasse cette valeur, il reçoit un point de bonus pour chaque Km/h supérieur à celle-ci, Le maximum de points accordés est de 10 par étape. Si d’un autre coté le concurrent ne réussit pas à maintenir cette vitesse de croisière, il est pénalisé d’un point par Km/h en dessous de la vitesse estimée. Une telle réduction de point peut atteindre un maximum de 30 points. Chaque concurrent à 5h30 pour réaliser une étape du Tour : s’il met plus longtemps, il est d’office disqualifié.
On put ainsi constater qu’une navigation précise et une bonne vitesse de croisière étaient des facteurs essentiels pour permettre aux pilotes d’être bien placés dans le Tour.
Une montée à 2500 M était aussi demandée à chaque concurrent durant une des étapes du Tour. Cette étape particulière était désignée par un des commissaires et un temps additionnel de 10 minutes était accordé pour réaliser la montée. Un échec dans cette tentative entrainait une pénalisation de 30 points.
Une autre pénalisation de 5 points pouvait être donnée pour l’échange de la béquille de queue ou d’une roue endommagée (Par contre un pneu pouvait être remplacé sans pénalité) ; 10 points négatifs aussi pour l’échange d’une hélice sauf si une hélice de rechange était transportée à bord de l’avion ; 20 points négatifs pour l’ouverture du  logement du moteur ou des cylindres, qui ont été scellés avec cordes avant le départ.
Guerchais T12 F-AIYL de Massot ©Jacques Hémet
Plusieurs pilotes très connus prirent le départ du Tour. Robert Bajac, Chef pilote d’Air Union prit le Morane »Moth » de Louis Roques à Marseille et l’emmena jusque Paris, avec Mme Bajac comme passagère. Henri Massot pilote son monoplan Guerchais dans lequel il gagna le Tour de France organisé par « Les Pilotes Civils » en avril dernier (1931). Paul Louis richard de l’Aeropostale est aussi inscrit sur Le Tour et vole sur un Morane « Moth ». La plus grande partie des avions sont pilotés par des pilotes propriétaires.

Après un Tour de France d’environ 2900 Km  à travers la France, en compétition pour la Coupe Dunlop, 21 des 26 avions légers de Tourisme qui avaient décollé huit jours avant de l’Aéroport d’Orly  sont revenus sur cet aérodrome dimanche dernier après midi, le 30 août.
Toutes sortes de temps ont étés rencontrés. Les deux premiers jours, pendant les survols des étapes Orly-Montluçon-Vichy-Lyon-Nimes, les touristes de l’air rencontrèrent du brouillard et de fortes pluies. Trois avions furent éliminés entre Orly et Montélimar, le premier jour du Tour. Le Farman 231 de Petit et le Potez 36 de Fougère abimèrent leur hélice, et le Pote 36 de Marzin son train d’atterrissage dans faisant des atterrissages forcés par suite de mauvais temps ; Le deuxième jour Letartre pilotant un Farman 202, fut pris par une rafale et obligé de descendre à Montélimar et a perdu un temps considérable. Il rejoignit le Tour à Nîmes, mais n’atterrit pas à Lyon comme demandé par le règlement et fut donc éliminé de la compétition. Cependant il poursuivi le Tour en touriste. Le mauvais temps des deux premiers jours rendit difficiles pour les pilotes de maintenir leur vitesse requise, et un certain nombre de points de pénalisation furent accordés.
Du soleil et un vent arrière modéré fut rencontré pour la première fois lors de l’étape au départ de Nîmes le mercredi matin et dura jusqu’à Cannes, étant très appréciés par les pilotes. Réalisant un atterrissage difficile au dernier aéroport, Paul Louis Richard et de Marolles qui volaient sur Morane »Moth» endommagèrent leur train d’atterrissage et furent éliminés du Tour. Vingt et un avions sont restés dans le concours et ont fini le Tour.
Un fort Mistral  a rendu  l’étape Cannes-Carcassonne quelque peu animée pour les pilotes, mais tous les avions sont arrivés en toute sécurité. Malgré tout un certain nombre de points de pénalisation ont étés distribués. Les pilotes ont rencontré du plus ou moins mauvais temps depuis Carcassonne jusqu’à la fin du Tour. Jusqu’au samedi 29 août, le Morane « Moth » d’Hermann et Signerin était en tête. Il était le plus rapide et avait évité toute pénalisation.
Cependant, au départ d’Angers, les pilotes ont constaté qu'un de leurs culbuteurs était en train de de se gripper et ils ont été obligés à retourner à l'aéroport pour son ajustement. Ils ont ainsi perdu le temps considérable, qu’ils seront incapables de récupérer et finiront sixièmes
Deux étapes Deauville, le Touquet et le Touquet-Orly étaient prévues pour le dernier jour, mais en raison de la pluie et du brouillard prévalant dimanche matin, "le décollage" de Deauville a été reporté jusqu'à 3h10  l’après-midi, et les avions partirent directement pour Orly, le vol vers Le Touquet étant annulé. Une grande foule attendait à l'aéroport   pour voir l’arrivée de la compétition.
Le Caudron biplan » Luciole » piloté par Brevier fut le premier à apparaitre au-dessus de l’aérodrome d’Orly à 4h40 p.m. Cet avion fut rapidement suivi par le Farman 234 d’Arnoux et Brabant et le Farman 231 de Nouvel. Les autre avions se succédèrent rapidement  à l’arrivée, et en moins d’une demi-heure tous les concurrents s’étaient posés.
La Limousine Nieuport, qui transportait le Comité de l’aéroclub de France qui avait géré le Tour, était aussi parmi les premières machines à arriver. Ce comité, constitué du commandant Louis Hirschauer, directeur de l’aviation de tourisme au ministère de l’air, du Capitaine de l’Escaille, Directeur de Veritas et madame Jaffleux-Tissot, la secrétaire du Comité de course de l’Aéroclub de France ont suivi le Tour. Et son grand succès a été dû en grande partie à leur  direction habile et délicate. Les pilotes et leurs passagers ont aussi chaudement loué l’hospitalité et la générosité montrée par la société Dunlop pendant le Tour.
A leur arrivée, les avions furent rangés en face du hangar Roland Garros de l’aéroclub de France, et ensuite une réception avec un déjeuner au champagne rassemblant tout le monde eu lieu sous ce grand abri.
Le commandant Hirschauer présida la séance, et après avoir remercié la société Dunlop pour la création du Tour, il félicita les concurrents sur la belle démonstration qu’ils avaient réalisée. Il présenta le Colonel Petavy,  Directeur général de la société Dunlop.
Le Colonel a commencé en déclarant qu'il était souvent posé la question pourquoi ce Tour de France avait été créé. La raison, déclara-t-il, était simple, un grand développement de l’aviation de tourisme en France. Le Colonel Petavy affirma qu’il attendait juste d’être assuré Il y avait des terrains d'aviation correctement équipés pour recevoir les avions. Le public a aussi voulu sentir que le tourisme des airs était sûr et praticable. Le Colonel a ajouté que l’on pourrait répondre à de telles questions pourrait seulement  par des démonstrations  pratiques et c’est pour cette raison que la société  Dunlop, avec l'approbation et l'aide des Autorités de l'Aviation et des Constructeurs, ont créé ce Tour de France Dunlop
La preuve a été donnée par les résultats montrés sur ce Tour : 26 avions ont quitté Orly, il y a une semaine et 23 sont revenus (deux machines accompagnant Le Tour hors compétition) a déclaré le Colonel Petavy . Les pilotes (sauf deux exceptions) n’étaient pas des professionnels, mais des amateurs qui possèdent et font voler leur propre avion et qui ont continué le Tour malgré le mauvais temps qu'ils ont rencontré pour une grande partie du temps. Le Colonel prédit dans sa conclusion que des centaines d'avions de tourisme survoleront bientôt  la France, et remercia chaudement le comité de l’Aéroclub de France pour le travail efficace qu’il a fourni.


Le classement officiel des concurrents comme donné par le Comité du concours de l’aéroclub de France est indiqué dans le tableau.

Classement Avion Moteur Pilote et passager Pénalités Nombre de points
1 Morane    "Moth " Gipsy       85 CV de Rouvre et Dary Nil 117
2 Farman 234  Salmson 95 Cv Arnoux et Brabant Nil 115
3 Farman 234   Salmson 95 Cv Puget et Lecarme 1 étape 3
4 Farman 231  Renault 95 Cv Nouvel et Berlichon 1 étape — 4
5 Morane    "Moth " Gipsy       85 CV Lebeau et Forestier 1 étape — 7
6 Morane     "Moth " Gipsy       85 CV Hermann et Signerin 1 étape — 9
7 Caudron 193   Renault 95 Cv Palayret et Paquier 1 étape — 15
8 Morane    "Moth " Gipsy       85 CV Roque jusqu’à Marseille, puis Bajac, Marseille à  Orly, avec Mme. Bajac comme passagère 1 étape — 18
9 Morane    "Moth " Gipsy       85 CV Meccas et Charneaux 1 étape — 23
10 Guerchais T12 Renault 95 Cv Massot, Mmes, de Malakoff et de Beauvais 1 étape — 30
11 Potez 36 Renault 95 Cv de Rovin et Francisquet 1 étape — 33
12
Morane "Moth " Gipsy       85 CV de Montigny et Ridray 2 étapes — 35
13 Farman 231  Renault 95 Cv de Clermont Tonnerre et Freton 2 étapes — 48
14 Caudron Luciole"270 Salmson 95 Cv Brevier et d'Ahetzc puis Fanet 3 étapes — 32
15 Morane "Moth " Gipsy       85 CV de Bimard et Geo. Ham 3 étapes — 37
16 Morane " Moth " Gipsy       85 CV Jacques Etre et de Boigne 3 étapes — 49
17 Potez 36 Renault 95 Cv Cendre et Laporte puis Chauviere 3 étapes — 60
18 Potez 36 Salmson 95 Cv Claude et Leon 4 étapes — 49
19 Potez 36 Renault 95 Cv de Montecler 5 étapes — 39
20 Potez 36 Salmson 95 Cv Dr. Crochet   5 étapes — 93
21 Potez 36 Salmson 95 Cv Blairon et Martinoff, puis Cendre 7 étapes — 118






Les prix suivant furent ainsi attribués : Celui de la Coupe Dunlop pour la première année de compétition à De Rouvre, qui peut la garder jusqu’à la seconde compétition et en plus la somme de 100 000 Francs repartie comme suit 1er prix 20 000 Francs à de Rouvre ; 2nd prix 12 000 francs à Arnoux ; 3ème prix 8 000francs à Puget ; 4ème prix 7 000 francs à Nouvel ; 5ème prix 6 000 francs à Lebleau ; 6ème Prix 2 000 francs à Hermann ; 7ème prix 2 000 francs à Palayret ; 8ème prix 1 000 francs à Bajac ; 9ème prix 1 000 francs Meccas ; 10ème prix 1 000 francs à Massot ; 11eme Prix 1 000 francs à Rovin.
Tous les concurrents à partir du sixième reçurent en plus un prix de 2 200 Francs chacun. De nombreux autres prix ont aussi été accordés par des municipalités, des chambres de commerce, des aérodromes, des villes visitées pendant le Tour.

Sources des informations :

Jacques Hémet
Aéroforum : http://www.aerostories.org/~aeroforums/forumhist/index.php

Flight 4 septembre 1931 Coupe Dunlop Tour de France 
http://www.flightglobal.com/pdfarchive/view/1931/1931 - 0940.html
http://www.flightglobal.com/pdfarchive/view/1931/1931 - 0941.html


Flight 11 septembre 1931 Coupe Dunlop Tour de France 
http://www.flightglobal.com/pdfarchive/view/1931/1931 - 0981.html
http://www.flightglobal.com/pdfarchive/view/1931/1931 - 0982.html
http://www.flightglobal.com/pdfarchive/view/1931/1931 - 0983.html