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lundi 14 juillet 2014

POTEZ 36 n°01 Prototype

Potez 36 n°01 Prototype début 1929 ©Jacques Hémet
 Le Potez 36 a été à la fin des années vingt et au début des années trente à l'origine du développement de l'aviation de Tourisme en France. L'idée est de créer un avion biplace à "conduite intérieur" permettant à tous de monter dans l'avion en tenue de ville en s'abstenant du serre tête et des lunettes nécessaires alors dans un avion à cabine "Torpedo". La cabine vitrée et l'aile haute monoplane permet ainsi de dégager la vue vers le bas.

C'est René Labouchère (chef pilote, puis directeur des essais en vol chez Henry Potez) qui effectua le 1er vol du Potez 36 n°01 le 27 septembre 1928. Tout d'abord équipé d'un moteur en ligne Renault 4Pa de 80 ch, ce vol fut interrompu d'urgence au bout de 5 minutes, deux culasses du moteur à 4 cylindres ayant fondu. C'est de nouveau René Labouchère qui effectua le 6 février 1929 le 1er vol de ce prototype équipé cette fois d'un moteur en étoile Salmson 5Ac. 235 Potez 36  seront inscrits au registre civil français.
Potez 36.13 F-ALFU de Jean Liétard c/n2249 enregistré le 28/04/31 baptisé "Namous" © Marie-Agnès Balu
Huit Potez 36 ont participé à la Coupe Dunlop Tour de France de 1931 et Vingt quatre dont le F-ALFU  de Jean Liétard ci-dessus ont participé au deuxième tour de France des avions de Tourisme de 1932
Potez 36-13 F-ALQT de l'aéroclub de Normandie © Michel Léveillard et Alain Bétrancourt
Le F-ALQT qui fit partie de la flotte de l'aéroclub de Normandie en 1938 et survivra à la seconde guerre mondiale sera le premier avion restauré par les "Ailes Anciennes Le Bourget" pour être exposé au Musée de l'Air et de l'Espace au Bourget à partir de mai 1976, il est actuellement stocké dans les réserves du musée.
Potez 36.13 F-ALUA de l'aéroclub du Languedoc © Jacques Hémet
Le F-ALUA est un Potez 36.13  c/n 2730 du 05/07/1932 doté du moteur  Salmson 7AC de 95 cv et de becs de sécurité. Cet avion a lui aussi  survécu à la réquisition au début de la seconde guerre mondiale par l'armée de tous les avions d'aéroclub. Il est transformé en Potez 36.21 le 01/08/47 en même temps qu'il est reimmatriculé F-PJCY. Il a été réformé le 17 novembre 1971.

Fiche technique du Potez 36 n°01
Moteur  : Salmson 5 Ac (n°115003) cinq cylindres en étoile à refroidissement par air de 60 ch
Hélice : Merville série 231 N°3623
Longueur : 7,50 m
Envergure : 10,45 m
Profondeur de l'Aile : 2,00 m
Hauteur : 2,45 m
Surface Portante : 20,00 m2
Voie du train : 2,20 m
Poids à vide : 427 Kg
Poids en charge : 660 Kg
Vitesse max : 150 km/h au sol et 139 km/H  à 1000m
vitesse d’atterrissage : 60 Km/h
Plafond : 3000 m

Source des informations
AVIONS N°170 juillet août 2009

mardi 5 février 2013

Affiche de Meeting Aérien à Rouen-Le Madrillet

Journée Aérienne-Aérodrome de Rouen-Le Madrillet ©OKR
Voici une très belle affiche (155 x 117 cm) dessinée par B. Delcourt journaliste-dessinateur à Paris-Normandie récemment entoilée  annonçant une journée aérienne  sur l'Aérodrome de Rouen-Rouvray dit "Le Madrillet" (fermé en 1968). Cette journée organisée par l'Aéroclub de Normandie sous le patronage de Paris-Normandie et Sprint eut lieu un 6 juin, mais on peut se demander de quelle année ?

Grâce à une demande d'aide sur Aéroforum (http://www.aerostories.org/~aeroforums/forumhist), nous sommes actuellement arrivés au conclusions suivantes. En prenant pour référence arbitraire que pour ce meeting le 6 juin était un dimanche cela donne les 3 années suivantes possibles 1948, 1954, 1965.
Sur l'affiche on peut voir deux Vampires particulièrement reconnaissables en raison de leur fuselage arrière bi-poutre ce qui peut nous aider à trouver l'année de cette journée aérienne rouennaise.

Michel Léveillard témoigne "Le premier Grand Meeting d'après-guerre a Rouen fut en 1947 avec la participation des YAKs Du Normandie Niemen. Les suivants eurent lieu en 1948 - 1949 ...etc
Le seul de ces trois Meetings dont je me souviens avoir vu des Vampire fut en 1948
"

Regis Biaux nous informe que l'Armée de l'Air n'a mis en service ses Vampire qu'en octobre 1949, par conséquent les Vampire vus par Michel Léveillard en 1948 en présentation au Madrillet, ne pouvait être que des Vampire de la RAF. Dans ce cas, on peut se demander pourquoi les Vampires de l'affiche ont des cocardes françaises ?
En 1954, ce sont les pleines années Vampire dans l'Armée de l'Air, donc possible en vol lors d'un meeting au Madrillet... et en corrélation avec l'affiche.

Les Vampire de l'Armée de l'Air l'avion ayant terminé leur carrière opérationnelle en 1961, il n'a pu être possible de les voir en meeting en 1965.


Maintenant, les affiches des meeting aérien organisés par l'Aéroclub de Normandie étant soumises à concours il se peut que cette affiche soit seulement une étude.  Il faudrait probablement aller chercher dans les archives de Paris-Normandie ou de Sprint pour obtenir plus d'informations sur cette journée aérienne.

Voici quelques dates de meeting aérien organisés à Rouen après la seconde guerre mondiale : 11/08/46, 8/06/47, 06/06/48, 6/06/49, 4/06/50, 31/08/52, 30/05/55, 10/07/57, 6/09/59 (Pavilly) et 24/06/62 (Rouen-Boos)

vendredi 14 décembre 2012

Challes, avec deux ailes de Jean-Noël Violette

CHALLES, AVEC DEUX AILES
1913 - 2013
Cent ans d’aéronautique 
 à Challes-les-Eaux
par Jean-Noël Violette


Challes-les-Eaux est un nom mythique dans le milieu de l’aviation. Le 8e voyage aérien au monde s’y est déroulé dès 1784 et la commune savoyarde accueille depuis 1913 un aérodrome des plus réputés. À l’occasion du centenaire de ce site exceptionnel, il était indispensable de rappeler les meetings accueillant les plus prestigieux pilotes de leur époque, la création de l’Aéro-Club de Savoie en 1934, l’École des Remous de Joseph Thoret avant-guerre, le début des vols en planeur sous l’Occupation, un centre national des plus importants de 1945 à 1976 formant de nombreux moniteurs et pilotes professionnels, la formation de pilotes militaires dans les années 50, de multiples expérimentations de techniques (turbopropulseurs, hélicoptères, vol en montagne, lancement par treuil…), jusqu’à la montée en puissance du centre de vol à voile, aujourd’hui un des plus grands d’Europe et le premier de France pour ce qui est de la formation des jeunes pilotes. Jean-Noël Violette, ingénieur aéronautique, pilote, intructeur de vol à voile, a su délaisser les commandes de ses planeurs et avions pour prendre le temps de rassembler cette histoire passionnante puis d’en rédiger un ouvrage dense et richement illustré, servant parfaitement la valeur aéronautique et historique de Challes-les-Eaux.

Avec :
• la liste des moniteurs du Centre National,
• la liste des stagiaires et des pilotes de Challes,
• la liste du matériel volant utilisé (types et immatriculations) 

BLEU CIEL Editions
Format 17 x 24 cm
288 pages tout couleurs
Plus de 400 illustrations
ISBN : 978-2-918015-16-1

Sortie le 21 décembre mais vous pouvez le commander dès maintenant à BLEU CIEL Editions (3 bis, rue du Goujon, 71200 Le Creusot)  pour 35€ + 5€ de port

jeudi 9 septembre 2010

Fouga CM 8 R 13 Sylphe I

 (photo collection privée Michel Léveillard)
Sur cette photo prise en 1950 au meeting de Rouen-Le Madrillet, on peut voir Fouga CM8-R13 Sylphe I  F-WFOI (n°1) conçu par la société Fouga d'Aire sur Adour.
Le CM8-R13 "Cyclone"  (C pour CASTELLO; M pour MAUBOUSSIN , R pour réacteur et 13  pour 13m² de surface alaire) a effectué son premier vol le 14 Juillet 1949 aux mains du pilote Léon BOURRIAU qui mis au point tous les prototypes des établissements FOUGA.Cet appareil expérimental utilisait pour la 1ere fois  un réacteur de petite puissance le "Piméné" qui était le fruit des travaux de Joseph SZYDLOWSKY président-directeur de la société TURBOMECA. ce mini réacteur faisait 80cm de long, 40cm de diamètre, 85kg de poussée pour une masse de 40kg. un simple châssis tubulaire permet de l'installer sur le dos d'un d'un planeur C.M.8-13 dont l'empennage en V est dégagé idéalement du jet du réacteur. Le petit Fouga est rapidement présenté en vol  en France et à l'étranger jusqu'à Miami en janvier 1950 où Fred Nicole effectue une démonstration époustouflante. Au mois de mai 1950, le puissant constructeur de moteurs à pistons Wright  envoya un courrier à Aire sur Adour pour demander que le C.M. 8 R 13 change son nom de "Cyclone" attribué à l'un de ses moteur mondialement connu, M MAUBOUSSIN accepta de donner le nom de "Sylphe" au C.M.8 R 13 
Deux Appareils seront produits qui recevront les immatriculations suivantes : F-WFOI (n°1) et (F-WFOJ) (n°2), puis F-BFOI et F-BFOJ. Un certain nombre de modifications ont étés appliquées entre les deux appareils, en particulier la roulette  intégrée au patin avant sur le n°1 sera plutôt fixée sur le patin avant dans le cas du n°2, le carénage moteur a lui aussi évolué.

Sources des informations :
Minijet Web site :  http://www.minijets.org
Fana de l'aviation n° 476 de juillet 2009
Histoire de l'Aéronautique française de Jacque Noetinger  l'épopée 1940-1960 éditions france-empire

lundi 31 mai 2010

Jack Krine

Jack Krine à bord du MS317 F-BCNL de l'AJBS ©Liliane Cotton
Reconnaissable par ses célèbres bacchantes, que d'aucune mauvaise langue dise détruire l'aérodynamique des avions à cabine torpédo, voici Jack Krine à bord du MS317 F-BCNL  de l'Amicale Jean Baptiste Salis lors du dernier meeting annuel de Cerny- la Ferté Alais. Petit clin d'oeil amical à Michel Léveillard qui vola  sur le F-BCNL pour la première fois en 1949 chez Morane-Saulnier à Tarbes-Ossun alors que cet avion n'était pas encore un MS317, mais un MS315 avec des roues à rayon, un simple patin à la place de la roulette de queue et pas de frein pour s'arrêter.

Jack Krine, né à Corné (Maine et Loire) en 1944, est venu à l’aviation à l’âge de 15 ans, grâce à l’obtention d’une bourse de l’Armée de l’Air. Il passe alors son brevet de pilote avion sur Piper J3 Cub, ainsi que son brevet de planeur (catégorie D). 
A 19 ans, il réussit le concours de l’Armée de l’Air et entre à l’école élémentaire de Cognac où il vole sur North American T6, puis sur CM170 Fouga Magister et enfin Lockheed T33. Il est breveté pilote de chasse en 1965 sur Mystère IV. Il rejoint ensuite sa 1ère affectation sur la base aérienne 110 de Creil où il vole sur SMB2 durant 2 années. De 1968 à 1970 il est instructeur sur la BA 709 de Cognac, où il aura un réél coup de foudre pour le Fouga Magister.  Il retourne ensuite à Creil jusqu’en 1976, et où il est transformé sur Mirage III et obtient alors son brevet de chef de patrouille de chasse. Nommé officier adjoint des opérations de l’escadre 2 ans plus tard, il assume en même temps les fonctions d’officier de sécurité des vols, ce qui lui permet ainsi de voler sur Mirage III, SMB2, T33, Broussard, MD312 et Fouga. Il participe à l’évaluation en combat aérien du Mirage III et du Mirage F1 au Centre d’Expérimentation Aérienne de Mont-de-Marsan.  En 1976, il intègre  la Patrouille de France sur Fouga Magister il y sera leader solo en 1977 et 1978.
Arrivé au terme de son contrat ORSA (Officier de Réserve en Situation d'Active), il quitte l’Armée de l’Air pour intégrer l’amicale Jean-Baptiste SALIS à la Ferté-Alais ainsi que la Conféderate Air Force où il a le plaisir de piloter, entre autres, des machines mythiques telles que le Corsair.
En 1978, il quitte l’Armée de l’Air pour devenir pilote de ligne à Air-Inter absorbé ensuite par Air France, ce qui lui permet de voler aux commandes du Fokker 27, de la Caravelle, de plusieurs types d’Airbus et du Mercure. Pilote de ligne à Air France, il occupe la fonction de Commandant de Bord et instructeur sur Airbus A320.
Depuis 1985, la Fédération Nationale de l’Aéronautique emploie Jack KRINE en qualité de commissaire général responsable des meetings sur les étapes du Tour de France Aérien des Jeunes Pilotes.
En Juin 1993, lors d’un meeting sur la BA113 de St Dizier pour les 20 ans du Jaguar, au manche d’un Mystère IV, il s’écrasait devant les spectateurs, à cause d’une panne moteur. Un crash d’une violence extrême, avec un homme resté aux commandes jusqu’au bout pour ramener l’avion et assurer la vie des personnes alentours. Deux mois après le quatrième crash de sa carrière, qui lui brisa quatre vertèbres, Jack Krine revolait !… (à lire dans le tome 1 de la bande dessinée  EMERGENCY)
Grâce à son expérience et sa profonde connaissance des avions, Jack Krine devient instructeur sur MIG 29 et SUKKOÏ 27 en Ukraine ainsi que présentateur en vol sur Fouga Magister aux USA. Colonel de réserve, il est officier supérieur adjoint au colonel commandant le SIRPA Air (Service d’Information et de Relation Publique ). Jack KRINE intègre en 2006 la patrouille TRANCHANT  sur Fouga Magister en qualité de directeur des présentations.

Officier de l'Ordre National du Mérite, il est titulaire de la Médaille de l'aéronautique sur 42 types d'avion. Jack Krine totalise  aujourd'hui plus de 20 000 h de vol  sur plus de 180 Types d'avions différents et a plus de 400 meetings aériens à son actif. Pour le plus grand plaisir de tous, à 66 ans, cet "Aviateur" continue de nous faire rêver par ses présentations en meeting. Ne manquez pas d'aller le voir et de lui dire merci à son retour de présentation en agitant vos bras ou vos casquettes.

Sources des informations :
Patrouille TRANCHANT : http://fouga.patrouille-tranchant.com
Ailes Anciennes de Haute Savoie : http://www.ailesahs.com

dimanche 19 avril 2009

Michel Léveillard sur Piper L4

(photo collection privée Michel Léveillard)

Michel Léveillard attend son instructeur, Marcel Raymondet, chef pilote de l'aéroclub de Normandie. Il est ici aux commandes du Piper L-4J-PI CUB (F-BETT cn 12932) propriété de l'aéroclub de Normandie depuis le 22 juin 1948. le F-BETT fut vendu en Grande-Bretagne le 27 mai 1969 et réimmatriculé G-AXHP A noter que le Piper L4 est maintenant désigné comme Piper J3C-65 cub.
Marcel Raymondet fut le 1er instructeur de Michel Léveillard en 1948. Michel pris son baptême l'air sur cet avion le 8 août 1948 et fini sa carrière comme commandant de bord sur Boeing 727 d'Eastern Airlines.

jeudi 26 mars 2009

Norécrin F-BEOB

(photo collection privée Michel Léveillard)

On peut voir ici en 1949, Jacques Luffrans et Michel Léveillard deux amis de l'aéroclub de Normandie, devant le Norécrin "ville de Rouen" (F-BEOB cn 117 de couleur bleue), notez le trou dans le capot pour la manivelle du démarreur à inertie du moteur Regnier . À l'arrière plan on voit le Caudron Phalène (F-AMCI). En 1970 le F-BEOB devenu entre temps G-BEDB est exposé a la ferme de Chirk-Ley au Pays de Galles.
Jacques vit toujours dans la région et s'occupe activement du Mémorial-Normandie-Niemen aux Andelys dans l'Eure ainsi que du musée de la BA105 d'Évreux, Michel est devenu Commandant de bord pour Eastern Airlines et vit toujours au États-Unis.

lundi 16 mars 2009

Salmson Deville "Phrygane Major"

Salmson Phrygane F-BEEQ ©Michel Léveillard

Cette photo du Salmson Deville D2 P3 H Phrygane Major F-BEEQ a été prise sur le terrain de Rouen- Le Madrillet en 1948. Voici quelques informations au sujet de cet avion d'après le site : http://fandavion.free.fr/salmson_entreprise.htm "L'Hyper-Phrygane ou Phrygane Major, qui vola pour la première fois le 28 août 1935, était une version quadriplace à moteur de 175 ch du D2 P3. Un léger lacet inverse devait empêcher cet avion, désigné D4 T4, d'obtenir son certificat de vol. Anciennement immatriculé F-ANIG, le F-BEEQ fut recontruit en 1948 par les ateliers de la CFA"

lundi 9 mars 2009

Baptême de l'air en JU-52

(photo collection privée Michel Léveillard)

Après la seconde guerre mondiale, Ce Junker 52 aux couleurs de l'armée de l'air française venait régulièrement sur le terrain de Rouen-Le Madrillet pour l'entrainement des parachutistes. Le 4 octobre 1945, Jean Moretti ancien pilote de chasse avait organisé un baptême de l'air pour de jeunes Rouennais . Pour cela ils devaient avoir suivi des cours dispensés le soir par Jean Moretti après son travail pendant 4 mois et demi et réussi à la fin un petit examen écrit le dernier soir pour confirmer les connaissances acquises : les différents parties de l'avion, la sustentation, la météo, les commandes, le moteur en étoile (il y en avait un exposé dans la salle)... etc. Voici le témoignage de Michel Besnard, un des heureux baptisé de l'époque "
Muté au printemps de la perception d'Elbeuf en mai à la Trésorerie Générale, rue de la Seille, ce jour-là, je suis allé prendre le vol avec 2 autres collègues de la T.G. des gars de Rouen: Jean Crapanne et André Gourmelen.
Jean Moretti avait pris un temps les commandes au siège droit, co-pilote en survolant, bien sûr Elbeuf, à peine 150/200 mètres au dessus du pont détruit.. pour 17 places assises, nous devions être 23..!
Si ma mémoire est bonne ! Vol d'environ 15 à 20 minutes, forêt du Rouvray, Oissel.. Elbeuf..
Voilà pour le détail.... qu'on oublie pas...; C'était sensas."

Au premier plan de la photo, on peut remarquer en costume noir, Guy Anseaume qui était alors propriétaire d'un Norécrin de couleur jaune avec un moteur Renault. Avec Roger Peltier, autre propriétaire d'un Norécrin à Rouen-le Madrillet, ils ont participé à la croisière bleue des Norécrins en 1948.

samedi 7 mars 2009

Accident d'autogire à Rouen en 1938

(photos collection privées Michel Léveillard)

Le 29 mai 1938, l'aéroclub de Normandie organisait son meeting annuel dans le cadre des fêtes Jeanne d'Arc présidées par Édouard Hériot sur le terrain de Rouen-Rouvray (Le Madrillet).
Le pilote Vautier (à l'arrière) devait présenter l'autogire Cierva C30A (F-AOIO) au cours du meeting. Afin de rappeler le meeting aux Rouennais, l'appareil fit un tour sur la ville emmenant avec lui comme passager le président de l'aéroclub de Normandie, Louis Antier. L'enquête n'a pas révélé ce qui s'est passé pendant la phase d'atterrissage, mais l'appareil s'écrasa dans les sapins qui bordaient le terrain. Le pilote fut éjecté et légèrement blessé, mais Louis Antier fut emmené dans le coma à l'hôtel dieu ou il décéda une heure plus tard. Pour honorer leur président une stèle fut érigé au bout du hangar des avions et face à l'Aéro-Bar qui abritait le siège du club (commune de Grand Quevilly). En 1968 le terrain du Madrillet fut fermé pour laisser place au parc des expositions, le club et toutes ses activités furent transférées sur le terrain de Rouen-Boos. La Stèle resta en place jusqu'à la construction du Zénith. Depuis,elle a été déplacée et aujourd'hui se situe en face du terminus du bus n°12.

dimanche 1 mars 2009

Morane-Saulnier MS315 F-BCNL

Michel Léveillard devant le MS315 F-BNCL à Tarbes en 1951 ©Michel Léveillard
Nous sommes en 1951, à Tarbes-Ossun devant les hangars Morane-Saulnier. Michel Léveillard s'apprête à voler avec le Morane-Saulnier MS315 (F-BCNL cn7527 1945) équipé d'un moteur Salmson de 135cv. Michel Léveillard poursuivra ensuite sa carrière comme commandant de bord chez Eastern Airlines.
La firme Morane-Saulnier reçut une commande de 343 exemplaires de la part de l'armée de l'air, dont 33 devaient être assemblés après la seconde guerre mondiale. Avion aux très bonnes capacités acrobatiques, puisqu'il fut employé par des pilotes de voltige tel que Joseph Thoret, capitaine Fleurquin (1er commandant de la patrouille d'Etampes). le MS.315 constitua de nombreuses années durant, l'épine dorsale des écoles de l'armée de l'air et vola également au sein de l'aéronavale.
Le F-BNCL devenu MS317 au meeting aérien de Dijon 2008 ©Xavier Claeys
Au début des années 60, Une quarantaine de MS315 en état de vol, dont celui-ci furent transformés en MS317 par une remotorisation (moteur continental W-670K 220cv), changement d'hélice, remplacement des roues pleines par des roues à pneumatiques, remplacement de la béquille par une roulette de queue. Les MS317 servirent au remorquage de planeurs jusque dans les années 80. Le F-BCNL appartient à l'Amicale Jean-Baptiste Salis et les passionés d'aviation qui iront au meeting annuel de Cerny-La Ferté Alais (30 et 31 mai 2009) auront le plaisir de le voir voler. Voici la liste des avions inscrit au programme : http://www.ajbs.fr/programme-2009.php

mardi 24 février 2009

Caudron "Phalène" F-AMCI de l'Aéroclub de Normandie

Caudron" Phalène"F-AMCI de l'Aéroclub de Normandie ©Michel Léveillard
Ce Caudron "Phalène" C-286 (F-AMCI) est un quadriplace à moteur Renault de 120cv construit le 05 janvier 1933, il a d'abord été basé à Villeneuve Saint Gorges, Toussus le noble, Cahors avant d'appartenir pour finir à l'aéroclub de Normandie, basé sur l'aérodrome de Rouen-Rouvray dit "Le Madrillet" (Aérodrome historique fermé depuis 1969 pour cause de proximité de la ville). D'après le bulletin de l'aéroclub de Normandie, il faisait encore partie de sa flotte en 1960.
Le premier propriétaire de ce Caudron Phalène fut Christian Moench (1905-1938), nancéien d'origine qui fit quelques raids vers l'Orient vers 1937/1938. Il se tua dans le Golfe Persique à bord d'un Percival Vega Gull F-APOL en janvier 1938 .L'avion portait le nom Alsa, parce que la société de Christian Moench portait ce nom. Christian Moench fut le Président de l'Aéro Club de l'Est à NANCY, dont on fêtera le centenaire en septembre 2009.
Cet avion construit seulement à 10 exemplaires avait une structure bois et acier et un revêtement toile et contre plaqué. vitesse de croisière 155km/ pour une autonomie de 850 km.
Caudron "Phalène" F-AMCI de l'ACN en finale sur le terrain de Rouen "Le Madrillet"@David Lebloas
Voici les souvenirs que vient de me transmettre Michel Léveillard au sujet de cet avion :
"Oui j'ai fait un bon nombre d'heures de vol sur cet avion, mais seulement comme passager et sans même pouvoir "tâter le manche" car le F-AMCI n'avait pas la double commande...
Cet avion était principalement utilisé pour les baptêmes de l’air, y compris les « baptêmes en campagne » et c’est lors de ces occasions pour les convoyages du Madrillet dans un champ quelconque de la Campagne Normande que j’avais volé su le « Phalène » …
Monsieur Jean Finet le Moniteur bénévole de l’Aéro Club de Normandie à mon époque était le principal pilote du « Phalène » et il m’emmenais avec lui pour ces convoyages comme récompense pour mes heures passés à nettoyer le ventre de l’avion qui était constamment couvert d’huile… c’était comme « Morpion de carlingue » au Club de aout à octobre 1948… et même après avoir débuter le pilotage en octobre je continuais à mettre la main à la pate…
Je dois aussi te dire que lors des baptêmes dans cet avion au Madrillet ou en Campagne que certains « passagers » y laissaient leur repas… alors pas besoin de te donner les détails pourquoi j’étais récompensé si souvent comme « sac de sable » pour les convoyages…
Le Phalène était un avion idéal pour les baptêmes de l’air pouvant transporter 3 passagers à la fois, et il avait d'assez bonnes performances pour les terrains non préparés …
Le Renault semblait toujours « tourner rond » mais combien d’huile il crachait sous le ventre du « Phalène même à cette époque quand il était aussi jeune que moi ayant le même anniversaire à 2 jours près … nous n’étions âgé que de 15 ans…"

David Lebloas parachutiste devant la Caudron Phalène de l'ACN en 1964 @David Lebloas
Quelques témoignages me sont parvenus à travers les commentaires, de parachutistes qui ont étés largués depuis cet avion au début des années 60.  Voici celui-ci en particulier de David Lebloas :
 "j'ai sauté plusieurs fois du Phalène en 1964. Le pilote au début était Mr Finet (instructeur de l'aéroclub de Normandie). Je sautais alors en ouverture automatique. Nous embarquions à 3 parachutistes, dont le largueur à genoux à côté du pilote où il n'y avait pas de siège. Le Phalène à été jugé non conforme pour les sauts avec SOA (sangle d'ouverture automatique) par le Ministère de l' Aviation Civile, si j'ai bonne mémoire. Le problème venait, je crois, de l' anneau d' accrochage des SOA. Celui-ci était soudé sur le siège du pilote, à l'arrière en bas. À partir de 1965 le Phalène à été remplacé par un avion désigné sous le nom d'Auster. Après Mr Finet, nous avons eu un nouveau pilote Mr Jean Delamare avec lequel j' ai effectué les premiers sauts en commandé, avec Mr Marsac comme moniteur. J'ai arrêté de sauter au printemps 1966, ce que j'ai regretté par la suite. Pour reprendre, il fallait aller à l'aérodrome de Dieppe, trop éloigné pour moi à l' époque."
En 1963, Bob le parachutiste et Jean Delamare le pilote devant la Caudron"Phalène" F-AMCI de l'ACN @David Lebloas

vendredi 13 février 2009

SO-7060 "DEAUVILLE"

(photo collection privée Michel Léveillard)

Merci à Michel Léveillard (ancien membre de l'aéroclub de Normandie et ancien Cdb d'Eastern Airlines) qui m'a fait parvenir cette super photo.
Sur le terrain de Rouen-Rouvray (le Madrillet) lors du "Grand Meeting" de 1949...
Passage de 4 Spitfires (Hélices 5 pales) au dessus de l'unique exemplaire du SNCASO SO-7060 "Deauville" (F-WDVZ). C'est un biplace de tourisme et d'école équipé d'un moteur Walter "Minor"III de 105 cv qui fit son 1er vol le 22 mars 1948.