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jeudi 3 avril 2014

50ème saison de présentation des Red Arrows

Trois des "Red Arrows" au décollage de Lyon Saint-Exupéry ©Philippe Lohat
Les photos des "Red Arrows" dans leur livrée spéciale prises ce 31 mars à Lyon Saint-Exupéry par  mon ami Philippe m'ont donnée l'idée de traduire l'article paru sur le sujet sur leur site officiel :

Afin de célébrer sa 50ème saison de présentation, l'Équipe Acrobatique de la Royal Air Force, les fameux "Red Arrows" ont choisi d'afficher une nouvelle décoration sur la dérive des neuf Hawk T1 qui la composent.

Cette modification est le changement le plus significatif de la livrée de l'avion des "Red Arrows" depuis 1979, années où la patrouille les reçût en dotation. Le nouveau dessin sur la dérive représentant l"Union Jack" reflète au mieux l'esprit britannique et souligne le rôle des "Red Arrows" comme  ambassadeurs du  Royaume-Uni et comme visage public de la Royal Air Force.

La nouvelle décoration de la dérive en l'honneur de la 50ème saison de présentation des "Red Arrows" en 2014 a été dévoilée le 17 février sur leur base de la RAF à Scampton dans le  Lincolnshire.

Hawk T1 des Red Arrows au roulage à Lyon Saint-Exupéry©Philippe Lohat
Tous les jets de la patrouille ont reçu le nouveau "look", mais leur fuselage rouge et blanc reste inchangé.
Le Squadron Leader Jim Turner, leader de la patrouille qui s'est impliqué dans le nouveau dessin a dit : "Les "Red Arrows" Patrouille Acrobatique de la Royal Air Force sont extrêmement fiers de notre héritage et  nous espérons que ce dessin sur la dérive apporte avec lui un sentiment de partage de cette fierté tant pour les anciens membres de la patrouille que pour le public.
Une nouvelle peinture de l'avion entier aurait pris trop de temps et aurait été trop coûteuse et je pense que l'équilibre a parfaitement été respecté.
Les "Red Arrows" représentent autant l'esprit d'excellence britannique que la qualité de son ingénierie et j'espère que nous pourrons continuer d'inspirer les jeunes afin qu'ils rejoignent la Royal Air Force."
Deux Hawk T1 des Red Arrows ©Philippe Lohat
Cette année sera la 50ème saison de présentation pour les"Red Arrows, dont la devise est l'Éclat -  signifiant l'excellence.
Depuis cette première présentation en mai 1965,  des millions de spectateurs du monde entier ont  été ravis par la précision du vol de la Patrouille en formations serrées effectuant des croisement fins, boucles et tonneaux.
La patrouille volait à l'origine sur Gnat, mais est passé sur "Hawk" de BAE Systems depuis 1980 et vole toujours sur cet avion de nos jours.
Conçu par le Centre Médiatique Aérien de la RAF à High Wycombe, la dérive représente les  grands traits caractéristiques de deux avions comme un hommage à l'héritage de la patrouille que d'opérations actuelles.
La nouvelle décoration restera toute la saison de présentation de 2014 de la Patrouille des "Red Arrows", qui commence  fin  mai et se termine fin de septembre.

Hawk T1 des Red Arrows ©Philippe Lohat
Le Squadron Leader Turner a dit : "Nous espérons distraire le public avec un programme de 85 présentations cette année dans neuf pays différents et espérons que la qualité de la présentation sera au niveau de la tradition des meilleures équipes précédentes. Éclat. "
Depuis leur première présentation, les "Red Arrows" ont promu l'excellence de la Royal Air Force et  prouvé l'habileté de son personnel hautement qualifié.
Les "Red Arows" aident au recrutement tout en contribuent à la diplomatie de défense en s'affichant à l'étranger et supportent l'industrie et les plus larges intérêts britanniques.
La patrouille est constituée de neuf pilotes en présentation, tous originaire d'escadrons de combat et officiers d'expérience dans la Royal Air Force
Chacun a précédemment opéré sur d'autres avions à réaction, comme le "Tornado" ou le "Typhoon" avion de combat  multirôle - Aidant la "Royal Air Force" dans son travail journalier pour protéger la nation et ses intérêts.
Une équipe de 120 personnes apporte un support d'assistance aux "Red Arrows", y compris des planificateurs de vol et d’opération, des techniciens d'ingénierie, des photographes, des experts de l'équipement de sécurité, des chauffeurs, le département des relations publiques,les fournisseurs et administrateurs.

Suivez : @rafredarrows sur Twitter ou RAF Red Arrows sur Facebook. #reds50


Sources des informations :
http://www.raf.mod.uk/reds/

dimanche 6 octobre 2013

La Patrouille de France est née à Reims...

La PAF meeting de Reims 2009 ©Frédéric Lafarge

La Patrouille de France est née à Reims...
Jeudi 24 octobre 2013 à 18h30
Centre Audiovisuel Saint-Jean-Baptiste de La Salle
20, rue de contrai, Reims


L’Association Nationale des Officiers de Réserve de l’Armée de l’Air (ANORAA) du secteur 170 « Champagne-Ardenne » présidée par le capitaine Laurent Marchwant, l’Association Edmond Marin la Meslée présidée par Hervé Chabaud, vous prient de leur faire l’honneur d’assister à la soirée qu’elles organisent pour célébrer : le 60e anniversaire de la création de la Patrouille de France à Reims. 

Conférence du colonel de la réserve citoyenne Hervé Chabaud et de Frédéric Lafarge, ancien conservateur du Musée de la BA 112 et de l’aéronautique locale, sur le thème de la naissance de cette prestigieuse patrouille acrobatique, complétée par une intervention de Jean-Pierre Calka, coauteur d’ouvrages publiés sur l’histoire de la base aérienne 112.

Avec la participation du général d’armée aérienne Jean-Pierre Job, Ancien chef d’état major de l’Armée de l’air (2000-2002) et leader de la Patrouille de France de 1975 à 1976.

Exposition de maquettes d’avions - Entrée gratuite 
Renseignements au 06 44 16 41 27



                                 

lundi 10 juin 2013

PATROUILLE DE FRANCE vs RAFALE (AIRBORNE FILMS)


PATROUILLE DE FRANCE vs RAFALE www.patrouilledefrancelefilm.com from AIRBORNE FILMS on Vimeo.

Rendez vous sur le site patrouilledefrancelefilm.com DVD disponible maintenant sur Amazone.fr / pre-commande / sortie au salon du bourget
La PATROUILLE DE FRANCE comme vous ne l'avez jamais vue. Un film de Eric MAGNAN, produit par François-Olivier ROBIN & Eric MAGNAN - AIRBORNE FILMS
« PATROUILLE DE FRANCE », c’est l’histoire d’une passion et d’une fidélité. Le réalisateur, pilote et esthète Eric Magnan à qui l’on doit notamment les très remarquées séquences aériennes du long-métrage Les Chevaliers du Ciel, a déjà filmé ce corps d’élite et les pilotes ont trouvé tout naturel qu’il réalise le film événement à l’occasion du 60ème anniversaire de la Patrouille de France.

lundi 27 mai 2013

Le CEAM, créé à Reims, fête ses 80 ans !


Les six hangars en béton du groupe nord de la base aérienne 112 de Reims. Les deux hangars métalliques visibles à gauche abritent, pour le plus gros, le centre d’expériences aériennes militaires (hangar n° 4, futur HM7) et, pour le plus petit, l'Aéro-club de Champagne.©Frédéric Lafarge

C’est le lundi 3 juin prochain que, sur la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan, en présence du général d’armée aérienne Denis Mercier, chef d’état-major de l’Armée de l’air, l’Armée de l’air célèbrera en grande pompe le 80e anniversaire de l’une de ses plus prestigieuses unités : le centre d’expériences aériennes militaires. L’occasion de rappeler les toutes premières années d’existence de cette célèbre unité et de se remémorer que c’est en Champagne, plus précisément à Reims, sur la base aérienne 112, qu’elle fut créée, au tout début des années trente.

Aménagé au milieu des années vingt pour abriter un régiment d’aviation à trois groupes (le 12e régiment d’aviation de bombardement de jour, future 12e escadre de bombardement), l’aérodrome militaire de Reims, entré en service fin 1928 et officiellement dénommé « base aérienne n° 112 » le 1er avril 1933, voit le 1er juillet de la même année une deuxième unité prendre ses quartiers sur son sol. Ce jour-là nait en effet le « centre d’expériences aériennes militaires ».

Signé du ministre de l’Air, l’arrêté du 26 avril 1933 créant le « CEAM 381 » stipule que ce centre, rattaché à la 12e escadre de bombardement pour son administration, sera commandé par un officier général ou supérieur relevant directement du ministre. Treize appareils seront affectés à ce centre dont les effectifs provisoires seront de cinq officiers, d’un adjudant-chef, d’un adjudant, de six sergents-chefs et trois sergents, de seize sergents-chefs mécaniciens, de cinq caporaux-chefs et caporaux, de cinquante-huit soldats, de dix pilotes et de sept employés civils.

Quatre missions sont confiées à la jeune unité :
- fixer les conditions d’utilisation du matériel en service de manière à en tirer le meilleur rendement possible au combat ;
- rechercher par l’expérimentation aérienne l’adaptation permanente de la doctrine d’emploi tactique des petites unités à l’évolution technique du matériel ;
- contribuer, en liaison avec les états-majors, à l’élaboration de la doctrine d’emploi stratégique des forces aériennes ;
- proposer à l’état-major des améliorations possibles et souhaitables des matériels en service et aussi des fiches-programmes relatives aux matériels futurs.

Organisé en escadrilles correspondant chacune à l’une des grandes spécialisations de l’Armée de l’air naissante – le renseignement, le bombardement et la chasse –, le CEAM dispose pour sa logistique d’un organisme commun s’appuyant sur les moyens dont dispose la base aérienne de Reims : la section des moyens généraux.

Par la suite seront créées au sein du CEAM une escadrille de vol rasant, une section d’étude en vol des appareils de radionavigation et une section de détection électromagnétique ; fin 1934, une section d’autogires Lioré-et-Olivier C-30 lui sera affectée.


L’un des autogires mis en œuvre par le centre d’expériences aériennes militaires, photographié à l’intérieur de l’un des hangars de la base aérienne 112 de Reims ©Frédéric Lafarge

Le centre installera son état-major en ville, rue de Neufchâtel, tandis que ses avions prendront place sur la base aérienne, à l’intérieur de l’un des hangars du groupe ouest, le hangar n° 4 (futur hangar HM 7), que ne tardera pas à libérer la 23e escadrille de chasse de nuit, transférée à Chartres.

Le choix du terrain d’aviation de Reims s’explique par l’existence d’une importante place militaire où caserne une unité motorisée : la 1re division légère mécanique. Par ailleurs, outre le fait d’être située à proximité des vastes camps militaires de Tahure, de Châlons et de Sissonne, la Cité des Sacres permet des liaisons faciles avec la capitale, distante de cent quarante kilomètres seulement. Enfin, la base aérienne est sur le point d’héberger une escadre de chasse en plus de la 12e escadre de bombardement (la future 4e escadre aérienne), d’où une possibilité de mise en application immédiate en unité des méthodes et procédures qui seront élaborées par le centre d’expériences. Il est à noter qu’un officier de cavalerie de la 1re DLM, observateur en avion, sera en permanence détaché auprès du CEAM en qualité d’adjoint au commandant de l’escadrille de renseignement, chargé des liaisons d’une part avec les unités de cavalerie motorisées ou mécanisées et, d’autre part, avec celles de chars de combat.

Quelques années après sa création, parmi les nombreuses missions qui lui incombent, le CEAM aura à réaliser la « montée météo », vol quotidien consistant à observer si la structure des systèmes nuageux rencontrés correspond bien à la prévision météorologique réalisée sous forme de coupe verticale. Le général de brigade aérienne Marcel Tétu obtiendra à cet effet la mise à disposition d’un ballon captif qui, installé à quelques kilomètres au nord de l’aérodrome, sera monté jusqu'à ce qu’il dépasse la couche nuageuse chaque fois que celle-ci le permettra ; l’avion météorologique pourra alors décoller, déterminer le sens et la force du vent à diverses altitudes et se servir de ce point de repère dont la position est parfaitement connue pour faire sa percée – c'est-à-dire passer sous la couche nuageuse – et rejoindre le terrain.

L’une des dates marquantes dans l’histoire de la BA 112 sera, le 16 février 1939, l’arrivée à Reims des deux premiers Curtiss H-75, chasseurs de construction américaine affectés à l’escadrille SPA 67 du groupe de chasse I/5 (que commande alors le lieutenant Jean-Mary Accart) ; ils y seront évalués et testés en relation avec les spécialistes du centre d’expériences aériennes militaire dans le but d’établir le manuel d’utilisation de cet avion dont l’Armée de l’air attend beaucoup et qui, d’ici à l’été, aura totalement équipé les huit escadrilles composant les 5e et 4e escadres aériennes stationnées à Reims.

A la déclaration de guerre, le centre d’expériences aériennes militaires (qui, à lui seul, aura en compte, à cette date, plus d’une cinquantaine d’appareils), se repliera sur la base aérienne 123 d’Orléans-Bricy.

Auteur : Frédéric Lafarge, ancien conservateur du Musée de la BA 112 et de l’Aéronautique locale (Reims), chargé de relations publiques et délégué au patrimoine historique de la base aérienne 102 « Capitaine Georges Guynemer » de Dijon. Mai 2013.

dimanche 12 mai 2013

Meeting exceptionnel à Salon de Provence pour les 60 ans de la PAF

Découvrez la première bande-annonce officielle du film sur la patrouille réalisé par Eric Magnan.

Le dimanche 26 mai 2013 de 10h00 à 18h00 aura lieu un meeting aérien exceptionnel gratuit ouvert au public (100 000 spectateurs attendus) sur la base aérienne de Salon de Provence où la Patrouille de France est stationnée depuis 1964
L’ensemble des patrouilles Européennes sera présente en l'honneur des 60 ans de la PAF. Vous pourrez voir les Red Arrows britanniques, les Frecce Tricolori italiens, la Patrouille Suisse, les Iskri polonais, les Red Devils belges, les Aguilas espagnols et les Kril Oluje croates sont déjà annoncés. Il faudra peut être s'attendre à d'autres surprises comme la marche verte marocaine ou la patrouille russe Striji sur Mig 29

Ce superbe plateau sera complété par des présentations  de l’Armée de l’Air tel que le "Rafale Solo Display" et deux Mirage 2000 en présentation tactique.  Vous pourrez aussi voir le « duo », élaboré par l’Equipe de Voltige (EVAA) sous la direction artistique de la chorégraphe Kitsou Dubois. L’Aviation Légère de l’Armée de Terre présentera deux EC665 Tigre en simultanée. Une large exposition statique compétera le show aérien.

Et bien sur la PAF clôturera ce meeting de la façon la plus élégante dont elle est capable

Durant l'année dernière, Eric Magnan et l'équipe d'Airborne Film ont filmé la Patrouille de France afin de réaliser un film pour ses 60 ans. Le DVD sera très bientôt disponible.

Source :
http://www.60ansdelapaf.fr/ 
http://www.patrouilledefrance.fr 
http://airbornefilms.fr/

lundi 1 avril 2013

Il y a soixante ans : Reims, berceau de la Patrouille de France !

Le décollage des quatre Republic F-84G Thunderjet de la « Patrouille de France » sur la base aérienne 112 de Reims en 1953.
2013 marque le soixantième anniversaire de l’une des plus prestigieuses formations acrobatiques du monde : la Patrouille de France, dotée d’Alphajet depuis 1981. Pour célébrer l'événement, la base aérienne 701 de Salon-de-Provence ouvrira ses portes au public tout un week-end, les samedi 26 et dimanche 27 mai prochains, pour un spectacle aérien – que l'on promet époustouflant – au cours duquel on ne manquera pas de rappeler les circonstances de la création de cette patrouille, qui tire ses origines d’une formation à quatre appareils née sur la base aérienne 112 de Reims au tout début des années cinquante...

En 1952, la 3e escadre de chasse, formation stationnée sur la base aérienne 112 de Reims, fut désignée pour être l’ambassadrice de l’Armée de l’air à un meeting aérien organisé à Lyon. Dans la précipitation, une patrouille acrobatique composée de quatre Republic F-84G Thunderjet et conduite par le commandant Pierre Delachenal (commandant en second de l’escadre) fut mise sur pied... et une toute première « prestation d’ensemble » put être présentée à Épernay le 2 juin.

Les Republic F-84G Thunderjet de la « Patrouille de France », emmenés par le commandant Pierre Delachenal, photographiés en formation. En 1953, furent les équipiers du commandant les lieutenants Jean Dellac et Jean Petit de l’escadron de chasse 01.003 « Navarre » et les lieutenants Gaston Le Cong et Jean Villain du 02.003 « Champagne ».
 
 À l’issue de la démonstration réalisée le dimanche 6 juillet à Lyon, Pierre Delachenal fut quelque peu déçu par le spectacle offert au public. Aussi se résolut-il à créer une patrouille plus « homogène ». Il travailla entre autres à la mise au point d’une figure particulièrement spectaculaire qui consistait à éclater la patrouille à la verticale en direction des quatre points cardinaux puis, au top, à demander aux quatre chasseurs de faire demi-tour, ce qui les amenait à se croiser deux par deux avec un décalage de quelques mètres seulement (vues du sol, les trajectoires semblaient se croiser en un seul et même point).

Représentés au cours d’une séance d’entraînement exécutée à la verticale de la base aérienne 112, la Cité des Sacres se devinant en arrière-plan : les quatre Republic F-84G Thunderjet, de la 3e escadre de chasse brillamment emmenés par le commandant Pierre Delachenal. La figure représentée sur cette aquarelle signée Henri Wénisch et datée de 1954 – qui fut longtemps exposée sur la BA 112 et constitue peut-être la plus ancienne représentation artistique de la « PAF » – est plus particulièrement celle dite du « tonneau lent ».


Pour l’année 1953, sur demande de l’état-major de l’Armée de l’air, le 1er commandement aérien tactique (1er CATac) désigna la 3e escadre de chasse de Reims unique formation aérienne équipée d’avions de combat en charge de représenter l’Armée de l’air aux meetings aériens programmés au cours de l’année. Et c’est lors du premier meeting de cette longue série, organisé le dimanche 17 mai à Alger, sur le terrain de Maison-Blanche, avec la participation des prestigieuses formations acrobatiques américaine (les Skyblazers), britannique et italienne, que Jacques Noetinger, commentateur officiel des meetings nationaux et ancien pilote de chasse, utilisa avec enthousiasme, pour la toute première fois, le patronyme national de « Patrouille de France » pour désigner la formation constituée par les quatre chasseurs rémois. La « formule-choc » frappa les esprits et cette appellation, qui fut retenue dans leur édition du lendemain par plusieurs quotidiens de la presse algéroise qui tinrent à saluer la performance des Thunderjet de la BA 112, fut finalement conservée lors du XXe Salon aéronautique de Paris-Le Bourget et lors d’autres meetings aériens. Elle fut, dès lors, définitivement acquise.

L’année suivante, l’état-major de l’Armée de l’air retint d’autres appareils pour constituer la  « PAF » : des Marcel Dassault MD-450 Ouragan, avions mis en œuvre par la 2e escadre de chasse stationnée sur la base aérienne 102 de Dijon.

Auteur : Frédéric Lafarge, ancien conservateur du Musée de la BA 112 et de l’Aéronautique locale (Reims), chargé de relations publiques et délégué au patrimoine historique de la base aérienne 102 de Dijon. Mars 2013.
Les huit Alphajet de la Patrouille de France photographiés à la verticale des installations de la base aérienne 112 de Reims le lundi 27 juin 2011, trois jours avant sa dissolution officielle. Un passage plein de panache pour un ultime salut à la base qui la vit naître cinquante-huit ans plus tôt ! ©Frédéric Lafarge

Sources :  
Jean-Pierre Calka, Frédéric Lafarge : « La BA 112 de Reims, histoire d’une grande base aérienne », Marines Editions, Rennes, 2010. ISBN 978-2-35743-040-2
Jean-Paul Philippe : « La Patrouille de France, cinquante ans de panache », Librairie académique Perrin, Paris, 2002.

vendredi 22 février 2013

Le CRNA-Est fête ses 30 ans

Centre en Route de la  Navigation Aérienne-Est à Reims ©Xavier Cotton

Non ce n'est pas BEAUBOURG mais le CRNA-Est (Centre en Route de la Navigation Aérienne Est). Implanté à Reims, il est en charge de la gestion du trafic aérien du quart Nord-Est de la France.
Il fête aujourd'hui ses  30 ans depuis le premier message diffusé dans les airs, le 22 février 1983.
Le CRNA-Est se situe au cœur de la zone des plus importants carrefours européen de trafic aérien, la "Core area" où il gère un espace presque exclusivement dédié aux survols. Il est à la croisée des transits de l’Italie et la Suisse à destination du Royaume-Uni , des pays scandinaves et du nord de l’Allemagne vers la l’Espagne, les îles Canaries et le Maghreb , ainsi que des départs de la plate-forme parisienne vers l’orient, le Moyen-Orient, l'Asie et des vols transatlantiques en provenance de l’Europe de l’Est.
540 personnes y travaillent, une population plutôt jeune puisque la moyenne d'age y est de 33 ans. La fluidité et la sécurité  des vols y sont essurés pour une moyenne de 2500 vols/jour et plus de 800.000 vols /an.

dimanche 10 février 2013

L'aérodrome de Challes fête ses 100ans, le programme


Cet article a été rédigé par "Challes Aviation", qui organise cet anniversaire, pour l'office de tourisme de Challes-les-Eaux et publié initialement sur Marque-en-Ciel de Jean-Noël Violette.

Le 26 octobre 1913 naissait l'aérodrome de Challes-Les-Eaux, inauguré en grande pompe en présence de tous nos édiles locaux.
Les acteurs aéronautiques actuels de cette belle plateforme ne pouvaient que commémorer cet évènement au cours de quelques temps forts, auxquels tous nos concitoyens seront les bienvenus.
6 avril 2013 à 11 h : inauguration , après rénovation, de la Stèle dédiée aux Ailes Brisées , à l'entrée de l'aérodrome.
Cette cérémonie sera suivie d'une petite réception devant le hangar historique de notre aérodrome redécoré avec son habillage " 1913 ". Quelques aéronefs anciens (planeurs et avions) seront présents lors de cette journée .

8 au 30 avril 2013 : Exposition de photographies relatant la création de l'aérodrome ainsi que l'activité des femmes pilotes célèbres du siècle dernier. Cette exposition aura lieu à la médiathèque de Challes les Eaux lors de ses heures d'ouverture au public .
3 mai au 20 octobre 2013 : au CHÂTEAU DES COMTES DE CHALLES , exposition de photographies consacrées à la vie de l'aérodrome de Challes lors de la 1ère partie du 20ème siècle (ouverte au public) .
8 et 9 juin 2013 : Fête aérienne sur l'aérodrome de Challes , avec rassemblement d' avions, exposition d'avions et de planeurs anciens, journées portes ouvertes des différents acteurs de la plateforme (Centre de vol à voile , Aéroclub de Challes , Les amis du CLAP 73 , Airmonie , Les aéromodélistes des Raz - Mottes et la Société de construction et de réparation de matériels volants Stralpes Aéro)
Ces journées sont ouvertes au public gracieusement, et des vols d'initiation (à titre payant) seront organisés. Le public sera accueilli sur les espaces qui lui seront dévolus .
9 novembre 2013 : Un colloque sur " 100 ans d'aviation sur l'aérodrome de Challes-les-eaux " est organisé au " Manège " à Chambéry de 9h à midi et de 14h à 17 h 30 .
Une quinzaine d'intervenants feront revivre un siècle d'aviation sur notre aérodrome , en insistant sur les " grands moments ". Toutes les personnes intéressées sont chaleureusement invitées à y assister. ENTRÉE LIBRE .
Ce colloque se clôturera par une soirée Grand Public , toujours au " Manège " , sur un sujet majeur de l' aviation contemporaine (sujet non défini à ce jour), concernant l'Air ou l'Espace. Le sujet et l'horaire seront communiqués prochainement : ENTRÉE LIBRE
4 novembre au 31 décembre : Une exposition plus conséquente de photographies, illustrant la vie de l'aérodrome de Challes depuis ses débuts , est organisée à la galerie EUREKA à Chambéry (Carré Curial) . ENTRÉE LIBRE .
Le livre "Challes avec deux ailes" de Jean-Noêl Violette pourra être dédicacé à l'occasion de nos diverses manifestations
 

mercredi 24 octobre 2012

l'Aéroclub de Calais fête ses 85 ans

Journée porte ouverte 
pour les 85 ans l'Aéroclub de Calais
Aéroport de Calais-Dunkerque
Samedi 27 octobre 2012 de 10h00 à 17h00



l’aéroclub de calais célèbre ses 85 ans , à  cette occasion il organisera une journée porte ouverte le samedi 27 octobre 2012 de 10h00 à 17h00.
Des photos du terrain seront exposées dans le hangar de l'aéro-club, un para-moteur avec Gaétan Ruet présentera un para-moteur , des appareils en statique dont un T6, et de l'aéromodélisme

La buvette à l'aéro-club de Calais sera ouverte avec possibilité de sandwichs. Vous pourrez vous restaurer à la brasserie des aviateurs.
Pendant cette manifestation , le président de l'agglomération du Calaisis et les élus inaugureront la nouvelle décoration intérieur de l'aérogare, qui s'inspire de celle des cabines des avions de ligne des années trente.
La taxe d atterrissage sera offerte à tout avion extérieur se posant sur ce jour-là sur la plate-forme de Calais-Dunkerque
Nouvelle décoration intérieure ©Aéroport de Calais-Dunkerque
Aéroclub de Calais : http://aeroclub.calais.free.fr/
Aéroport International Calais-Dunkerque : http://aeroport.capcalaisis.fr/

lundi 13 février 2012

Bon anniversaire, Chuck Yeager ! par Florian Rochat

Cher Chuck Yeager,
Pour être politiquement correct, je devrais sans doute m’adresser à vous en utilisant votre grade et en disant: Cher General.
Mais vous m’êtes familier. Vous m’avez accompagné depuis qu’un ami m’avait prêté votre autobiographie, voici plus de vingt ans. Puis était venu le film de Philip Kaufman, “L’Etoffe des héros”, inspiré du formidable livre éponyme de Tom Wolf, sur les origines de la conquête spatiale américaine. Dont vous aviez donné le coup d’envoi en devenant, le 14 octobre 1947, le premier homme à franchir le mur du son à bord d’un drôle de cigare, le Bell X-1.
Certains contrediront peut-être cette affirmation, mais vous êtes pour moi le plus grand pilote de l’histoire de l’aviation. Vous avez 89 ans aujourd’hui, et il y a environ trois ans, vous avez une nouvelle fois fait “bang” dans un meeting aux Etats-Unis à bord d’un F-16. Le vol était en doubles commandes, mais je n’ai aucun doute que c’était bien vous qui étiez aux manettes pour amener l’oiseau à Mach 1. Toujours “The Right Stuff !”
Vous êtes né Charles Elwood Yeager le 13 février 1923 dans la petite ville de Hamlin, en Virginie occidentale. Dans votre autobiographie, vous racontez votre enfance et votre jeunesse là-bas, et votre témoignage me touche et me parle. Les hasards du reportage m’ont emmené un jour dans ce coin des Appalaches. La vie y semblait âpre, et je pense qu’elle l’est encore aujourd’hui. C’est une région pauvre, que vous avez connue frappée par la crise des années 30. Encore gamin, vous preniez votre carabine pour chasser des lapins et des écureuils qui permettaient d’apporter un peu de protéines sur la table familiale.
Adolescent, vous aidiez votre père, qui réparait des pompes sur un site d’exploitation gazière, et c’est ainsi que vous vous êtes familiarisé avec la mécanique, votre “point d’entrée” dans l’aviation. Car voler était votre souhait, votre désir, votre obsession. Mais pour un “Hillbilly” tel que vous, privé d’études, c’était presque un rêve impossible.
Vous y êtes arrivé, et vous avez réussi au-delà de tout, pilotant tous les types d’avions imaginables durant des décennies. Car vous possédiez “the right stuff”, un ensemble de qualités et de dispositions (courage, pugnacité, rigueur, sens de l’attaque et de l’esquive) qui forcent l’admiration. Vous aviez ce qu’il fallait pour faire face au danger et à toutes les situations qui vous attendaient. Mais ce n’était pas venu tout seul. Vous avez acquis tout cela durement. Et vous vous êtes engagé durant la guerre comme pilote de combat, vous retrouvant basé à Leiston, en Angleterre. Vous avez été abattu au-dessus de la France le 5 mars 1944, et avez pu vous réfugier en Espagne en traversant à pied les Pyrrénées. Vous avez ensuite repris le combat jusqu’au 15 janvier 1945, totalisant soixante et une missions et 12,5 victoires contre les appareils allemands. Contrairement à beaucoup de vos camarades, vous êtes rentrés vivant aux Etats-Unis. Vous avez eu de la chance. Et vous avez continué à en avoir dans vos nombreux exploits par la suite. “The right stuff” est quelque chose qui aide, mais je suis sûr que vous croyez aussi qu’il faut aussi qu’un peu de chance l’accompagne…
Vous m’avez accompagné sans le savoir ces trois dernières années, alors que j’écrivais un roman sur la vie d’un très jeune pilote fictif, lui aussi obsédé par le vol et le ciel, qui venait également d’un lieu où parvenir à concrétiser son rêve d’aviateur était improbable: Browning, Montana.
Il se trouve que j’ai en partie “modelé” ce garçon, John Philip Garreau, surnommé Little Eagle en raison de l’exceptionnelle acuité visuelle qui vous relie entre la réalité et la fiction. Je lui ai attribué les qualités de pilote exceptionnelles qui étaient les vôtres à bord de votre Mustang P-51, ainsi que l’état d’esprit qui vous habitait et que vous avez résumé dans plusieurs passages de votre autobiographie. Comme celui-ci, révélateur de votre attitude dans le combat aérien:
“C’est presque impossible de décrire ce sentiment. C’est comme si vous ne faisiez qu’un avec ce Mustang, comme si vous étiez une extension de la manette des gaz. (…) Vous étiez tellement lié à cet engin que vous le poussiez aux limites de ses possibilités. (…) Vous sentiez ce moteur vibrer dans toute votre ossature (…), les gaz ouverts à fond, acquérant sa meilleure performance de maneuvrabilité. (…) Vous obteniez tout cela grâce à une manière instinctive de voler : vous connaissiez votre cheval. (…) En combattant là-haut, vous vous connectiez à vous-même. (…) Avec de l’expérience, vous saviez avant de descendre un ennemi exactement quand vous alliez le faire. Une fois que vous l’aviez placé dans votre viseur, vous commenciez à déjouer ses plans tout en vous en rapprochant, vous deveniez un chat pourchassant sa souris. Vous l’attaquiez, et c’était sans issue : vous saviez tous deux qu’il était fini. (…) Quand son avion explosait, c’était un beau spectacle. Il n’y avait aucune joie à avoir tué quelqu’un, mais une vraie satisfaction à l’idée d’avoir été meilleur que l’autre gars et d’avoir détruit sa machine. (…) L’excitation du combat aérien n’a jamais diminué en moi. Pour moi, le combat reste l’ultime expérience du vol. »
Mais au-delà des poussées d’adrénaline, vous étiez lucide. Au sujet de votre formation finale sur la base de Tonopah, dans le Nevada, vous avez écrit: “La mort était notre nouveau métier. Nous nous entraînions à devenir des tueurs professionnels.” C’était la guerre. En vol, en combat, face à l’adversaire, c’était toujours “lui ou moi”.
Vous êtes un héros, vous avez été un pilote exceptionnel, mais vous avez – et êtes encore, j’en suis sûr -  un homme qui aime la vie, les randonnées dans la nature, la pêche et la chasse. Une récente visite de votre site m’a ainsi appris que vous étiez, en novembre dernier, en Namibie pour un safari.
En ce jour anniversaire, je me devais de vous transmettre mes meilleurs vœux et vous dire: “Keep going, Chuck !” Euh… General, pardon.


Florian Rochat

texte  d'origine publié sur http://www.florianrochat.com/blog.htm
Site officiel Chuck Yeager : http://www.chuckyeager.com/ 

lundi 11 mai 2009

KLM fêtera bientôt ses 90 ans

(photo collection Philippe Lohat)

Le 7 octobre 2009, KLM Royal Dutch Airlines, la plus vieille des compagnies aériennes encore en activité, fêtera le 90eme anniversaire de sa création. Pour fêter son anniversaire, KLM a prévu plusieurs événements durant cette année, entre particulier peindre ce B737-8K2 (PH-BXA, cn 29131) aux anciennes couleurs de la compagnie.


samedi 29 novembre 2008

Air-France fête ses 75 ans

(photo collection privée Philippe Lohat)

Pour fêter ses 75 ans d'existence, Air France a peint (à Toulouse dans les locaux d'Air France Industrie) cet A320-200 (F-GFKJ sn/63 livré en 1989) aux anciennes couleurs de la compagnie de 1946 (voir la vidéo). Le dessus du fuselage du mono couloir est blanc tandis que son ventre est gris. Les deux moitiés sont séparées d’une ligne bleue, démarrant avec le symbole de l’hippocampe, symbole d’Air Orient. Cet hippocampe est constitué de la tête de Pégase et de la queue du dragon d’Annam (Pour en savoir plus sur la création de " La Crevette " et son adoption par Air France, je vous recommande vivement la visite du site : aviatechno.free.fr).
L’appareil a été baptisé « Pays de Roissy CDG », en l’honneur d’une association dédiée au développement économique des communes environnant l’aéroport.
Vous pourrez voir cet avion voler pendant deux ans sous cette livrée. Ci-dessous vous pouvez comparer les anciennes couleurs de la compagnie et la livrée actuelle.


(photo collection privée Philippe Lohat)

jeudi 2 octobre 2008

100 ans de l'aérospatiale française sur les Champs-Elysées

Du 4 au 12 octobre 2008, l'industrie aéronautique et spatiale française investit les champs-Elysées pour fêter son 100ème anniversaire.

A l'occasion du centenaire de l'industrie aéronautique et spatiale française, le GIFAS invite passionnés et curieux à découvrir à "ciel ouvert" sur les Champs-Elysées l'ensemble de cette industrie aéronautique et spatiale, à travers l'exposition de materiel (pointe avant d' A300 et A380, voilure d'A320, derive d'A340, une fusée Ariane, le Wassmer super 421 de Jacques Brel) et de photos (fou d'ailes, Alain Ernoult), ainsi que de conférences.
Vous pouvez consulter le dossier complets sur le site du GIFAS.

jeudi 4 octobre 2007

SPOUTNIK



Il y a 50 ans, l'URSS lance le Spoutnik et la conquête spatiale

MOSCOU (AFP) — Le 4 octobre 1957, l'URSS envoie en orbite le premier satellite artificiel, le Spoutnik, ouvrant l'ère de la conquête spatiale et une course acharnée avec les Etats-Unis, empreinte d'idéologie.
"Avec ce lancement, l'ère spatiale a commencé", raconte le constructeur Boris Tchertok, un des créateurs des premières fusées soviétiques R7 qui permirent de mettre le Spoutnik en orbite.
A 95 ans, M. Tchertok, ancien adjoint du légendaire constructeur Sergueï Korolev, père du secteur spatial soviétique, se souvient de ce lancement comme si c'était hier.
Le Spoutnik, petite boule métallique de 83 kilos, a décollé à 02H28 avec une fusée R7, ancêtre du Soyouz, d'un pas de tir secret situé dans la steppe du Kazakhstan. De ce même site, baptisé Baïkonour, décollera le 12 avril 1961 le premier homme dans l'espace, Iouri Gagarine.
"Nous avons préparé le lancement du Spoutnik sans grand espoir. A l'époque, notre principal objectif était de mettre au point un missile de combat", confie M. Tchertok.
Trois accidents du missile R7 - qui sera ensuite transformé en fusée - ont précédé le vol du Spoutnik. Le 15 mai 1957, un premier missile prend feu au lancement. Un mois plus tard, un deuxième missile refuse de décoller. En juillet 1957, un troisième R7 décolle, mais retombe sur Terre.
Le 21 août 1957, enfin, un quatrième R7 atteint sa cible au Kamtchatka (Extrême-Orient russe) mais la tête du missile brûle.
Il faut au moins six mois pour créer une nouvelle tête de missile et Korolev propose en attendant de réaliser un autre projet, celui d'un premier satellite artificiel.
"D'autant plus que les Américains annonçaient qu'ils avaient eux aussi l'intention de lancer un satellite à l'occasion de l'année internationale de la géophysique en 1958", explique M. Tchertok.
L'Académie soviétique des sciences était déjà en train de créer un appareil pour étudier l'atmosphère et l'espace, mais les scientifiques n'arrivaient pas à achever ce grand laboratoire volant.
"Korolev décide alors, avec le soutien du gouvernement, de fabriquer un satellite plus simple: deux hémisphères, un émetteur radio, des antennes et un système d'alimentation. Cela n'avait rien de difficile, le Spoutnik a été fait en un peu plus de deux mois, alors que la création de la fusée avait pris trois ans", relève M. Tchertok.
L'opération Spoutnik était initialement prévu le 6 octobre, raconte Gueorgui Gretchko, ancien ingénieur et cosmonaute âgé de 76 ans, qui a participé aux préparatifs du lancement.
"Mais nous avons appris que les Américains s'apprêtaient à présenter le 5 octobre, lors d'une conférence internationale, un rapport sur les satellites. Et s'ils préparaient un lancement à cette occasion? Nous en avons parlé à Korolev et il a accéléré les travaux. Nous ne voulions pas perdre la compétition", explique-t-il.
Le Spoutnik a été placé en orbite et commence à émettre son fameux "bip, bip".
Mais le lendemain, le quotidien officiel Pravda y consacre seulementquelques lignes.
"A ce moment-là, nous n'avons pas compris l'importance de ce que nous avions fait, cela arrive souvent avec les grandes découvertes", confie M. Tchertok qui continue à enseigner et travaille comme consultant dans le principale société de construction spatiale russe RKK Energuia.
Les Etats-Unis en revanche ne s'y trompent pas et redoublent aussitôt d'efforts, d'autant que l'URSS lance un mois plus tard un deuxième Spoutnik avec à bord, autre sensation, un être vivant, la petite chienne Laïka.
La bataille culminera dans les années 60 avec les premiers vols habités et la conquête de la Lune. Aujourd'hui, quinze ans après la chute de l'URSS, la Russie marque le pas, faute de moyens financiers, et les ennemis d'hier se sont résolus à travailler ensemble dans l'espace.