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dimanche 31 août 2014

Meeting aérien du centenaire à Amiens

Meeting Aérien Somme 14-18
Aérodrome d'Amiens-Glisy
12, 13 et 14 septembre 2014
Entrée libre

Vendredi 12 septembre :
Cette première journée est ouverte aux établissements scolaires avec de nombreux ateliers pédagogiques adaptés aux jeunes et au grand public. Durant l'après-midi, la Patrouille de France (PAF) effectuera son vol d’entraînement au-dessus de l’aérodrome. 

Samedi 13 septembre :
Le site de l’aérodrome d’Amiens-Glisy accueillera des démonstrations d’avions historiques, d’ULM, de planeurs, de ballons, de montgolfières, de cerfs-volants et de sauts en parachute. La Patrouille de France effectuera son show en milieu d'après-midi. De nombreuses animations ponctueront cette journée.

07h00 - Décollage de montgolfières sur les sites de la Grande Guerre
09h30 - Activités ludiques et animations
           - Vols d’aéronefs historiques
14h30 - Ouverture et cérémonie commémorative
           - Vol du Dakota avec sauts de parachutes avec drapeaux européens
            - Défilé et aubade de la musique de l’Air
            - Défilé des reconstituants historiques, avec roulage de véhicules d’époque  
           - Vols d’avions historiques
           - Concerts de Pipe Band
16h30 - Show acrobatique de la Patrouille de France
           - Vols d'avions historiques
17h30 - Gonflement des ballons
18h30 - Décollage des ballons
19h00 - Décollage des montgolfières 

Dimanche 14 septembre :
07h00 - Décollage des montgolfières sur les sites de la Grande Guerre
09h30 - Activités ludiques et animations
          
           - Vols d’aéronefs historiques
13h30 - Meeting aérien des avions historiques avec des avions venus de France, de Belgique, d’Allemagne et d’Angleterre. Depuis le car podium de l’Armée de l’Air, avec les commentaires éclairés d'Ivan Hairon et des présentateur de l'armée de l'air sur les différents avions en évolution, le public pourra mieux apprécie et comprendre le rôle important de l’aviation et ses évolutions au cours de la Grande Guerre.

Plateau du Meeting aérien, sont déjà annoncés : 
 
    •    Triplan Fokker Dr1’s
    •    Triplan Sopwith
    •    Fokker Einedecker
    •    Royal Aircraft Factory SE5
    •    Patrouille de Stampes
    •    Boeing Stearman
    •    Piper Cub (avion de reconnaissance)
    •    Lancer de cerf-volant d’observation « Saconnney »
    •    Répliques ULM d'avion 14-18
    •    Voltige aérienne (avions et planeurs)
    •     Parachutisme

 Pour plus d'informations :  www.centenaire-aerien-somme14-18.fr




mercredi 23 juillet 2014

CENTEN'AIR 1914 et HOP/TOUR à Epernay

CENTEN'AIR 1914 & HOP/TOUR
Epernay:Plivot
Du 30 juillet au 2 août 2014


Mercredi 30 juillet

Reconstitution d’un terrain d’aviation 1914-1918, avec l’aide de l’association de reconstitution historique « LE POILU DE LA MARNE », avec la présentation statique de répliques d’avions de 1914-1918, de véhicules, d’aéromodélisme, d’un musée, de costumes d’époque ; ceci jusqu’au 2 août.
A partir de 16H00 arrivée des 60 avions du tour aérien des jeunes pilotes.

Jeudi 31 juillet

Journée à destination des jeunes.
10h00 : Départ compétition du tour aérien des jeunes pilotes. Accueil et animations Fédération Française Aéronautique (FFA) avec ateliers avion papier, visite cockpit, baptême autour du DC3 et ANTONOV.
16h30 tir canon de 75mm.
17h00. Lâcher des pigeons voyageurs.

Vendredi 1er août


De 10h00 à 12h00 Départ des concurrents du tour aérien des jeunes pilotes FFA pour LE BOURGET.
Baptême de l’air avec aéroclub et le biplan de la famille SALIS TRAVELAIR de 1927. (Réservations au 03 26 57 64 04)
12H30 : Passage et démonstration d’un avion de chasse de l’armée de l’air.
Arrivée des avions de collection.
14h45 tir au canon de 75 mm.
15h00 à 18h00 : Présentations en vol des avions de collection : Nieuport 28, Blériot XI, SE5, Fokker EIII , Fokker triplan DR1, MS 317, Stampe SV4, Bücker, WACO, Travelair, T6, ...
Un espace de présentation d’avions de l’entre-deux-guerres et d’avions plus récents, illustrera le prolongement technique et commercial de l’aviation militaire issue de la 1ère guerre : Morane 317, Bücker, Yak
19h00. Lâcher des pigeons voyageurs.

Samedi 2 août.
Baptême de l’air avec aéroclub et le biplan de la famille SALIS TRAVELAIR de 1927.
(Réservations au 03 26 57 64 04)

15h00 à 18h00 : Présentations en vol des avions de collection : Nieuport 28, Blériot XI, SE5, Fokker EIII , Fokker triplan DR1, MS type G, MS 317, Stampe SV4, Bücker, WACO, Travelair, T6...
19:00. Lâcher des pigeons voyageurs.


Sources des Informations :
Aéroclub d'Epernay ; http://www.ffa-aero.fr
Fédération Française Aéronautique :  http://www.aeroclub-epernay.com
Association le poilu de la Marne : http://lepoiludelamarne.free.fr/

mardi 3 juin 2014

Air 14 à Payerne en Suisse

Air 14 
Payerne 
Suisse
30/31 août et 6/7 septembre 2014 

Afin de fêter dignement le centenaire de l'armée de l'air suisse, mais aussi le 50eme anniversaire de la Patrouille Suisse et le 25eme anniversaire de la "PC7 Team", Les Forces aériennes suisses seront très heureuses de vous accueillir à Payerne pour une présentation exceptionnelle qui se déroulera sur 2 week-end (30/31 aout et 6/7 septembre 2014)  Ce sera, pour elles, le moyen unique de remercier la population pour son soutien au cours de cette période, souvent agitée, même si, aujourd’hui, le ciel européen s’est un peu calmé.
PC7 Team suisse au meeting de Reims (28/06/2009) ©Liliane Cotton
Deux weekends et quatre thèmes : 
Les quatre jours de démonstration auront un thème différent présentant les quatre domaines de compétence de l’aviation militaire à travers leur passé, leur actualité et leur avenir. Le samedi 30 août sera placé sous le signe de la reconnaissance ("The Sky Outwatch"), premier rôle attribué à l’aviation militaire. La capacité air-sol ("Above the battlefields") sera le thème du dimanche 31 août. Les combats aériens ayant pris ensuite  une importance capitale, c'est la défense aérienne ("The siprit of Air défense") qui animera le samedi 6 septembre. Enfin, le transport aérien ("Heavy Métal and Evolution") sera le thème de la journée de clôture du dimanche 7 septembre. Ces thèmes représentent le fil rouge et chaque journée proposera un programme différent. Néanmoins le spectacle sera aussi assurés par sept démonstrations de formations par jour et un total de 170 avions par weekend.

Parmi les présentations d’exception on pourra noter celle d'un Messerschmitt Me262, du seul et unique C-36, un premier exemplaire d’essais du Bombardier CSéries qui entrera en service auprès de la compagnie Swiss. Le B-17 "Sally B", Un F-86 «Sabre» et un MiG-15. Un B-707 AWACS, un B767 «Tanker» et un C-17. Un F-16 block60  grec. 
Un drone «Harfang» de l’Armée de l’air française devrait filmer en direct le meeting et transmettre les images sur quatre écrans géants. Yves Rossi surnommé "Jetman" sera également présent et volera avec son aile en carbone équipée de 4 réacteurs, les quatre jours avec trois caméras GoPro (deux sur l'aile et une sur le casque) afin de vous faire découvrir sa vision du vol. Le dernier dimanche, une énorme surprise est prévue comme bouquet final d’Air14!!

Vous pouvez télécharger le programme détaillé par weekend sur le site d'AIR14 :
 http://www.air14.ch/internet/air14/fr/home/Programme/vue_ensemble.html


PC7 Team suisse au meeting de Reims (28/06/2009) ©Liliane Cotton

Informations pratiques
Il reste encore des places pour les bénévoles, ceux-ci auront les boissons et repas gratuits et recevront un T-shirt vintage pour chaque jour de présence.
À l’instar de toute autre grande manifestation en Suisse, l’impact le plus important sur l’environnement étant celui provoqué par le déplacement des spectateurs en voitures individuelles, il sera préférable de se déplacer en train pour se rendre à Air14. 75 000 places de parking seront toutefois disponibles avec un bonus à ceux qui  qui pratiquant le covoiturage rempliront leur voiture : le parking gratuit ! 
Afin de faire face à la demande très importante d’hébergement durant le show Air14 à Payerne, Estavayer-le-Lac/Payerne Tourisme fait appel à l’accueil et la générosité de la population broyarde !
Alors que les hôtels et les chambres d’hôtes affichent complet durant les deux week-ends de la manifestation, l’Office du tourisme met à disposition une plateforme d’échanges gratuite afin que logeurs et logés puissent être mis en contact. Tout en sensibilisant sur l’aspect non lucratif de la mise à disposition d’une chambre ou d’une grange, l’Office rappelle également l’importance de la qualité de l’accueil pour l’image de la région.  
Les billets sont disponibles en prévente sur www.air14.ch ou à tous les guichets des gares de Suisse et sur le site de la CFF. En achetant d'avance vos billets, vous gagnerez du temps et de l'argent en économisant jusqu'à 33%.

L'application Air14 est disponible aussi bien pour Apple que pour Androîd :

https://play.google.com/store/apps/details?id=com.swisscom.air14      https://play.google.com/store/apps/details?id=com.swisscom.air14
Source des informations : 
Site Officiel Air14 Payerne : http://www.air14.ch/
Avia News : http://psk.blog.24heures.ch/  
Compagnie Ferroviaire Suisse : http://www.cff.ch/home.html

mardi 20 mai 2014

1914-2014 : la BA 102 de Dijon a 100 ans ! (2ème partie : 1940-2014)

S’il est une base aérienne historique en France, c’est bien celle de Dijon, entrée en service un peu avant la Première Guerre mondiale. Mais quelles ont été les principaux faits marquants ayant ponctué la « vie » de cet aérodrome militaire centenaire figurant depuis sa création parmi les plus importantes plates-formes aéronautiques de l’Armée de l’air ?

À compter de juin 1940 et pendant plusieurs mois, l’occupant retint sur l’aérodrome, devenu le « Frontstalag 155 », quantité de prisonniers de guerre – trente mille y furent internés – auxquels fut confiée, notamment, la remise en état des lieux. Consciente du potentiel offert par les installations de la base bourguignonne, la Luftwaffe y installa une école de perfectionnement au bombardement, unité qui, dénommée IV/KG 55 et dotée de Heinkel 111, ne devait quitter Dijon qu’au printemps 1944. Pendant toute la durée de la guerre, l’aérodrome fut le lieu d’implantation d’un état-major, celui de la Flieghorst Kommandantur 17/VII. En ce qui concerne l’infrastructure de la base, une piste en dur – qui avait été mise en chantier au tout début de 1940 – fut construite, de même que de nombreux abris camouflés d’avions ainsi que des installations de toute nature telles que des soutes à essence et à munitions. La base, également lieu de maintenance des appareils de la Luftwaffe stationnés dans l’est de la France et de ravitaillement des avions engagés dans les opérations en mer Méditerranée, se dota début 1943 de plusieurs escadrilles appartenant à une escadre dédiée à la chasse de nuit : la Nachtjagdgeschwader 4. Équipées de chasseurs moyens Messerschmitt 110 et de Dornier 217 dotés de radars de poursuite, ces escadrilles opéraient en fonction des détections effectuées localement par les stations radar de la « ligne Kammhuber », système de défense mis sur pied par l’Allemagne pour protéger son territoire.

Alors que l’activité était foisonnante sur la base, ses installations – et, avec elles, les troupes qui étaient stationnées sur l’aérodrome – finirent par être durement éprouvées, harcelées qu’elles furent par les bombardements alliés. Des bombardements conduits avec efficacité, en dépit de l’action énergique qui fut celle des batteries de défense anti-aérienne positionnées aux abords immédiats du terrain. Le premier fut celui du 28 mars 1944, au cours duquel, en cinq vagues, quantité de Boeing B-17 de la 8th Air Force larguèrent quatre cents tonnes de bombes. Aux considérables dégâts causés ce jour-là par les forteresses volantes américaines s’ajoutèrent d’autres destructions. En effet, la base eut encore à subir un raid opéré par la Royal Air Force dans la nuit du 9 au 10 avril, un mitraillage au sol particulièrement efficace réalisé le 23 avril par des chasseurs North American P-51 Mustang et un important bombardement opéré deux jours plus tard par l’aviation américaine, le tout avant que, le 14 août, l’aérodrome soit pilonné une dernière fois, par quatre-vingt-trois Consolidated B-24 Liberator. L’armée allemande dut se résoudre à évacuer la base, ce qu’elle fit le 10 septembre, après avoir pris soin de la rendre inutilisable, notamment par la destruction de sa tour de contrôle, de soutes et d’abris et de son infrastructure électrique. Il ne resta de l’aérodrome qu’un champ de ruines jonché de gravats et de ferraille et parsemé de carcasses d'avions. Dijon libérée, les troupes américaines s’emparèrent aussitôt des lieux – qu’elles redésignèrent « Y-9 » – et, après une remise en état du terrain, s’attachèrent à prolonger la piste de manière à faciliter les mouvements des unités qui, sans tarder, prendraient pied sur le site : les 111st Tactical Reconnaissance Squadron et 35th Night Fighter Squadron, ainsi que le 320th Bomb Group, unité dotée de Martin B-26 Marauder qui, de novembre 1944 à mars 1945, s’envolant de Dijon, pilonnèrent sans relâche les villes et installations stratégiques du IIIe Reich.

Si la remise en état des infrastructures de l’aérodrome demanda plusieurs années, la base – successivement dénommée « base équipée 102 » (1944), « base escale principale » (1946) et « détachement de base aérienne » (1947) – ne tarda pas, néanmoins, à renouer avec les heures fastes qui furent les siennes avant-guerre. En 1949, avec l’implantation en Bourgogne de la 2e escadre de chasse en provenance d’Allemagne, la « base aérienne tactique 102 » devint la première plate-forme de l’Armée de l’air à voir évoluer des chasseurs à réaction. Le choix de la France s’était porté sur un appareil britannique, le De Havilland 100 Vampire, avion qui, rapidement, équipa les deux escadrons relevant de la « nouvelle » escadre dijonnaise : le prestigieux escadron de chasse 1/2 « Cigognes » aux traditions puisant dans les combats de la Grande Guerre et l’EC 2/2 « Alsace ». La 2e escadre perçut toutefois dès 1953 de nouveaux chasseurs : des MD 450 Ouragan, appareils sortis des ateliers de l’avionneur Marcel Dassault, concepteur du premier chasseur à réaction de construction française. L’avion s’avéra plus performant que son prédécesseur ; malheureusement, comme pour le Vampire, la « prise en main » du nouvel appareil se traduisit par de nombreux accidents.

En juin 1955, l’emprise de la base, devenue « base aérienne d’opérations 102 », s’accrut notablement avec l’acquisition de terrains situés sur le territoire de Neuilly-lès-Dijon, ceci pour permettre la construction d’une piste en dur de 2 400 mètres de longueur répondant aux normes édictées par l’Organisation du traité de l’Atlantique nord, alliance militaire à laquelle la France avait adhéré en 1949.
   
Dès 1956, l’escadre dijonnaise se sépara de ses Ouragan et perçut un nouveau chasseur construit par Dassault : le MD 454 Mystère IVA. À l’automne, en toute discrétion, cet avion supersonique en piqué s’envola à destination du Proche-Orient pour y prendre part, sous les couleurs de l’aviation israélienne, aux opérations déclenchées pour reprendre le contrôle du canal de Suez, nationalisé par le président égyptien Nasser. C’est cet avion qui, à partir de 1957, équipa la Patrouille de France, formation acrobatique dont le nombre d’appareils – qui passa de cinq à douze en quelques années – stationnèrent à Dijon jusqu’au transfert de la PAF en 1962.

En 1961, un nouvel appareil fit son apparition à Dijon : l’AMD Mirage IIIC, chasseur choisi pour équiper les deux escadrons de la 2e escadre de chasse, qui fut la première formation de l’Armée de l’air à être dotée de ce fleuron de l’industrie aéronautique nationale. Premier avion supersonique français, le Mirage IIIC était même capable de vitesse bi-sonique ; il pouvait en outre, propulsé par une fusée d’appoint SEPR 841, atteindre la stratosphère pour y réaliser des missions d’interception. Le pilotage de ce chasseur à aile delta nécessitant un apprentissage approfondi, l'Armée de l'air se dota d’une unité spécialisée dans la formation et le perfectionnement des pilotes sélectionnés pour évoluer sur cet appareil, et cette mission échut à l’EC 2/2 « Côte-d’Or », escadron qui avait été recréé en 1965 et auquel fut confiée l’année suivante la mission de « transformation opérationnelle » de l’ensemble des pilotes de chasse de l’Armée de l’air affectés au sein d’unités dotées de Mirage III. À cet effet, cette unité perçut des biplaces Mirage IIIB, conservant néanmoins plusieurs monoplaces pour le « lâcher » des pilotes en solo. Ce fut, pour la base dijonnaise, le point de départ d’une nouvelle aventure : celle d’abriter un escadron qui ne tarderait pas à être qualifié d’ « Académie de la chasse ». Une académie qui formerait également quantité de pilotes et de mécaniciens venus du monde entier...

En décembre 1965, les installations civiles jouxtant l’aérodrome militaire, elles aussi en plein développement, virent le lancement officiel d’une compagnie aérienne régionale : Air-Bourgogne. Quelques mois plus tard débuta sur la BA 102 le tournage d’une série télévisée qui, par son succès, permit à la base dijonnaise – et à ses aviateurs – d’être connue de tous les téléspectateurs français : Les Chevaliers du Ciel, série adaptée d’une bande dessinée créée par Jean-Michel Charlier, scénariste, et Albert Uderzo, dessinateur, narrant les exploits des lieutenants Tanguy et Laverdure.

En 1968, une version plus moderne du Mirage III fut livrée aux escadrons dijonnais : la version E, dotée d’un radar Doppler permettant la navigation à basse altitude par tout temps.

Le 2 juillet 1984, un demi-siècle jour pour jour après la création de l’Armée de l’air, un nouvel oiseau fit son nid sur la BA 102 : le Mirage 2000 C, dernier-né des chasseurs produits par l’avionneur Marcel Dassault, appareil que cette base fut la première à mettre en œuvre. Son évolution ultime, le Mirage 2000-5F, devait faire son apparition en Bourgogne quinze ans plus tard, en 1999, permettant aux aviateurs de la BA 102, au tournant du siècle, de disposer de l’un des plus redoutables chasseurs de la planète, capable par sa technologie et son système d’armes de détecter simultanément jusqu’à vingt-quatre cibles et de « traiter » les huit plus menaçantes. Un avion que piloterait notamment Caroline Aigle, la première femme pilote de chasse de l’Armée de l’air, affectée à Dijon en 2000.

En 2008, après avoir envisagé la fermeture de la BA 102, les autorités gouvernementales décrétèrent finalement son maintien et, localement, l’on s’efforça de renforcer l’aérodrome dijonnais. À cet effet, le projet Renaissance fut lancé, avec pour ambition de développer l’aéroport de Dijon-Bourgogne par l’accroissement de son activité aérienne, tant civile que commerciale. Malgré tout, à l’été 2011, les derniers Mirage présents à Dijon – ceux de l’escadron de chasse 1/2 « Cigognes » – furent transférés sur la base aérienne 116 de Luxeuil, et il ne resta plus sur le site militaire qu’une quinzaine d’appareils : les Alphajet de l’escadron d’entraînement 2/2 « Côte-d’Or », unité sans équivalent dans l’Armée de l’air qui avait été créée quelques années plus tôt pour maintenir en condition opérationnelle les pilotes de l’ensemble des escadrons de la chasse française. Des appareils qui, dans les derniers jours de juin 2014, cent ans très exactement après l’arrivée sur l’aérodrome de ses tout premiers avions, s’envoleront pour un aller qui sera sans retour à destination de la base aérienne 120 de Cazaux, laissant seuls sur l’aérodrome les deux avions de liaison TBM 700 mis en œuvre par le dernier des escadrons à être stationné sur la base : l’escadron de transport 41 « Verdun ».

En dépit de ce transfert qui entraînera la fermeture des installations aéronautiques mises en œuvre par la plate-forme militaire, la base aérienne dijonnaise, plate-forme « à part » au sein du dispositif des bases mis en œuvre par l’Armée de l’air, conservera – mais pour combien de temps ? – plusieurs « spécificités ». Parmi elles, celle d’être le lieu d’implantation de formations elles aussi uniques en leur genre, à savoir l’un des commandements organiques de l’Armée de l’air (le commandement des forces aériennes, transféré en 2012 en provenance de Metz), l’un des trois commandos parachutistes dont dispose l’Armée de l’air (le CPA n° 20, unité forte de trois cents hommes installée à Dijon depuis 2008), l’unité chargée de la formation de l’ensemble des fusiliers commandos de l’Armée de l’air (l’escadron de formation des commandos de l’air 08.566), la structure chargée de former l’ensemble des spécialistes œuvrant sur le Mirage 2000 (l’unité d’instruction spécialisée 62.530) et l’organisme chargé de l’exploitation et de la conservation des informations personnelles – individuelles ou collectives – du personnel servant et ayant servi au sein de l’Armée de l’air (le bureau des archives et des réserves de l’Armée de l’air 24.501).

De 1914 à 2014, ce sont bien cent ans d’une vie trépidante qui auront rythmé l’existence de la base aérienne 102, entrée en service en tant que « camp d’aviation ». Cent ans d’une activité foisonnante qui se sera tout bonnement confondue avec une autre palpitante aventure humaine et technologique : celle de l’Armée de l’air !

Frédéric Lafarge
chargé de relations publiques
et délégué au patrimoine historique de la BA 102

mercredi 14 mai 2014

1914-2014 : la BA 102 de Dijon a 100 ans ! (1ère partie : 1914-1940)

S’il est une base aérienne historique en France, c’est bien celle de Dijon, entrée en service un peu avant la Première Guerre mondiale. Mais quelles ont été les principaux faits marquants ayant ponctué la « vie » de cet aérodrome militaire centenaire figurant depuis sa création parmi les plus importantes plates-formes aéronautiques de l’Armée de l’air ?

L’histoire de l’aéronautique à Dijon débute par les somptueuses « fêtes de l’aviation » qui, du 22 au 25 septembre 1910, furent organisées au nord de la ville, sur le terrain d’exercices de l’armée de La Maladière. Un terrain qui, compte tenu de ses dimensions et de son emplacement, dut être abandonné lorsque le ministère de la Guerre s’attacha à doter Dijon d’un aérodrome militaire. Le choix de l’armée se porta sur un ensemble de terrains situés entre les villages d’Ouges et de Longvic et, le 7 juillet 1913, l’acquisition de neuf hectares fut décrétée d’utilité publique. Y fut presque aussitôt aménagé un camp provisoire fait de baraquements de bois et de hangars de toile, et les premiers avions de l’Aéronautique militaire ne tardèrent pas à s’y poser.

Ces installations rudimentaires, embryon de ce qui allait devenir le centre du 1er groupe d’aviation, prirent rapidement de l’ampleur, ce qui conduisit à préempter de nouveaux terrains qui portèrent la superficie de l’aérodrome à une centaine d’hectares. À l’est de ce qui fut la route nationale 468, plusieurs hangars d’aviation « en dur » sortirent de terre, tandis que, de l’autre côté de la route, on s’affairait à la construction des bâtiments du futur « quartier Ferber ». Autant de travaux qui permirent en avril 1914 l’accueil de plusieurs escadrilles : les Br 17, Bl 18, HF 19 et MF 20 équipées respectivement d’avions Breguet, Blériot, Henry Farman et Maurice Farman. Quatre escadrilles dont les appareils ne tardèrent pas à s’envoler à destination du front...

En dépit du départ de ses avions, le « camp d’aviation d’Ouges-Longvic » devait maintenir son activité, et même la renforcer. Se trouvait en effet implantée sur l’aérodrome une unité qui participa pleinement à l’effort de guerre : la 2e réserve, chargée d’une part de centraliser les livraisons effectuées par les usines travaillant pour l’aéronautique (avions, moteurs, pièces de rechange, armement...) ainsi que les matériels nécessaires à la bonne marche des unités et, d’autre part, d’acheminer les marchandises entreposées à destination des parcs aéronautiques dont dépendaient les escadrilles pour leur approvisionnement. Pendant la guerre, le centre de Dijon fut également un lieu de formation, et y fonctionnèrent une école technique d’aviation dispensant l’instruction théorique préalable à l’entrée en école de pilotage ainsi que, à partir de 1917, une école dédiée au pilotage des avions de la marque Voisin. Le 13 mai 1916, un jeune aviateur blessé deux mois plus tôt dans le ciel de Verdun était présent sur le camp d’aviation : Georges Guynemer, déjà as de guerre, choisi pour avoir l’honneur de porter le drapeau de l’Aéronautique militaire venu tout spécialement en Bourgogne pour être présenté aux aviateurs dijonnais, en présence du lieutenant-colonel Adolphe Girod, inspecteur général des écoles et dépôts d’aviation. Après la Seconde Guerre mondiale, l’as aux cinquante-trois victoires officielles devait être retenu pour devenir le parrain de la base aérienne 102.

Le dimanche 24 novembre 1918, quelque deux cents appareils « ayant participé à la guerre » étaient rassemblés sur l’aérodrome pour y être présentés et, pour leurs équipages, se prêter à des démonstrations organisées à l’occasion de la « grande fête militaire » proposée ce jour-là par les aviateurs pour célébrer la fin de la guerre. Le terrain, dans les mois qui s’ensuivirent, devait devenir le lieu de regroupement d’un grand nombre d’appareils retirés des escadrilles et destinés à la ferraille.

En 1920, Dijon vit naître le 2e régiment d’aviation d’observation, formation constituée de trois groupes totalisant huit escadrilles équipées de Breguet 14. Cette unité, promptement remaniée, devint quelques mois plus tard le 32e régiment d’aviation d’observation. L’année suivante débuta l’édification d’une gigantesque construction de métal longue de 240 mètres et large de 40 : un hangar d’aviation qui, conçu par la société Dubois, se distinguait par sa toiture, laquelle était soutenue par un ingénieux dispositif fait de pylônes et de câbles. En juillet de la même année, en lisière de l’aérodrome, une zone civile fut créée pour permettre à l'aviation civile naissante et aux aviateurs des pays signataires de la Convention de Paris de 1919 – portant réglementation de la navigation aérienne – d'utiliser le terrain d’aviation, réservé jusque-là à l’usage exclusif de l’armée. Dijon, « aérodrome mixte » parfaitement signalé à partir de 1925 par un phare aéronautique de grande puissance implanté au « sommet » du mont Afrique, devait demeurer pendant des années une escale de choix sur la route aérienne conduisant de Paris à Marseille via Lyon.

Le 1er janvier 1924, le 32e RAO devint le 32e régiment d'aviation mixte, et deux escadrilles de chasse – les SPA 15 et SPA 77 dotées de biplans Nieuport-Delage 29 – intégrèrent le régiment, se mêlant aux escadrilles d’observation déjà existantes. Ce furent là les prémices de la présence à Dijon d’une aviation qui devait faire les beaux jours de ce qui deviendrait dix ans plus tard la « base aérienne 102 » : l’aviation de chasse. Deux escadrilles d’observation rattachées à ce régiment furent envoyées au Maroc l’année suivante pour y prendre part à la guerre du Rif.

Preuve du fort attachement des aviateurs du « centre aérien de Longvic » – nom officiellement porté par le champ d’aviation depuis le 1er avril 1923 – au plus célèbre des as français, un monument à la mémoire du capitaine Guynemer fut érigé en lisière de l’aire d’envol et solennellement inauguré le 25 juillet 1932. Cette même année, une réorganisation de l’arme aérienne intervint et, à Dijon même, fut créée la 2e brigade aérienne, entité ayant autorité sur plusieurs formations parmi lesquelles trois escadres installées sur l’aérodrome : la 32e escadre d’observation (disposant de Breguet 19), la 7e escadre de chasse dotée successivement de Wibault 72 (1932), de Morane-Saulnier 225 (1933) et de Spad 510 (1937) et la 52e escadre de grande reconnaissance équipée de Potez 25, Breguet 19 et Lioré-et-Olivier 20 puis de Potez 540.

En 1934, année qui vit la création de l’Armée de l’air, une nouvelle organisation territoriale fut arrêtée ; les « régions aériennes » firent leur apparition et, deux ans plus tard, officiellement le 1er octobre 1936, au centre-ville de Dijon, place Wilson, s’installerait en provenance de Metz l’état-major de la « 1re RA ». Cette même année 1934 fut créée une patrouille acrobatique dont la notoriété devait finir par dépasser les frontières. Baptisée du nom de son créateur, René Weiser, la « patrouille Weiser » s’illustrait par ses périlleuses évolutions effectuées avec un nombre sans cesse croissant d’avions, trois à ses débuts… et jusqu’à dix-huit en 1937. Particularité remarquable : ses Morane-Saulnier 225 évoluaient… attachés entre eux trois par trois !

En 1936, la 3e escadre de chasse, équipée de Dewoitine 500 et 501, s’installa sur l’aérodrome en provenance de Châteauroux, y prenant la place de la 32e escadre d’observation. La base, raccordée depuis peu à Dijon par une ligne de tramway dite « ligne d’Ouges », se « spécialisa » dès lors dans la chasse et, à la veille de la guerre, dix escadrilles y stationnaient : celles des 3e et 7e escadres, formations que l’on avait renforcé le 1er mai 1939 par la création de deux groupes (les GC III/3 et III/7) et que l’on venait d’équiper de modernes Morane-Saulnier 406, et qui côtoyaient sur l’aérodrome le groupe aérien d’observation 508, unité créée quelques années plus tôt et équipée, quant à elle, de Potez 25 et autres Breguet 27. En mars 1939, le GC I/7 avait quitté Dijon pour intégrer l’escadre de marche d’Afrique du Nord en cours de création au Maroc.

À l’été 1939, les menaces de guerre s’intensifiant, permissionnaires et réservistes furent rappelés. Le départ des unités aériennes à destination de leurs terrains du temps de guerre respectifs s’effectua dans les derniers jours d’août et débuta par la 7e escadre de chasse. Dans le même temps, les escadrilles des groupes composant la 3e escadre de chasse effectuaient le même mouvement. Le transfert opéré se solda toutefois par une catastrophe : la perte tragique, le 28 août, de six chasseurs du groupe III/3, qui s’écrasèrent dans leur survol de la Saône-et-Loire. Abandonnée par les formations qui y résidaient à titre permanent, la base accueillit presque aussitôt, et pour plusieurs mois, l’état-major de la 32e escadre de bombardement et l’un de ses deux groupes, équipé de Bloch 200.

Le 10 mai 1940, à 5 heures, pour la première fois de son histoire, la base fut bombardée. Les dégâts considérables causés par les frappes des bombardiers de la Luftwaffe – qui s’accrurent encore dans l’après-midi puis le 14 mai à la suite de deux nouveaux bombardements – contraignirent les unités stationnées sur le site à l’évacuer et à se replier plus au sud, délaissant un aérodrome par lequel, dans leur repli, nombre d’unités ne tarderaient pas à transiter. Le 17 juin, la base tomba finalement entre les mains de l’ennemi, en même temps que Dijon qui, déclarée « ville ouverte », ne fut pas défendue.

Frédéric Lafarge
chargé de relations publiques
et délégué au patrimoine historique de la BA 102

dimanche 23 mars 2014

Enveloppe commémorative pour le centenaire de la BA 102 de Dijon

La base Aérienne 102 de Dijon est l'une des plus anciennes de France puisqu'elle a vu le jour en 1914. Elle a été rebaptisée "Capitaine Guynemer", du nom d'un de ses pilotes, héros de la Grande Guerre, disparu en mission de combat le 111 septembre 1917. Des militaires de renom ont servi la BA 102, à l'instar de de Caroline Aigle qui a travaillé en ce lieu à compter de l'an 2000. Pour commémorer le centenaire de la base, un souvenir a été édité. Il s'agit d'une enveloppe illustrée, affranchie d'un IDtimbre à l'effigie du capitaine Guynemer et oblitérée d'un timbre à date spécial (28 mars 2014)/ Ce souvenir esr disponible par correspondance au prix de 3 € (frais de port inclus). Une serie spéciale de l'enveloppe tirée à 20 exemplaires, numérotées et signée par le commandant de la base aérienne, Jean-Christophe Boëri, est également proposée. Un bloc collector de 4 IDtimbres (même visuel que celui de l'enveloppe) est vendu au prix de 10 € (frais de port inclus, possiblité de timbre à date sur l'un tes quatre timbres, à préciser).

Renseignements sur l'opération et le centenaire à venir :
M. Frédéric Lafarge, chargé de relations publiques et délégué au patrimoine historique de la BA 102 de Dijon
Tel  03 80 69 51 56 

Commandes :
Renaud Huez-CIRISI-BA 102- 21093 Dijon Cedex 9.
tel : 03 80 69 52 08 ou 06 16 41 4 73
ou

Source des informations :
Atout Timbres
M. Frédéric Lafarge, chargé de relations publiques et délégué au patrimoine historique de la BA 102 de Dijon

mercredi 22 juin 2011

Centenaire du 1er vol orienté de Kimmerling

 Centenaire Kimmerling
7, 8, 9 et 10 juillet 2011 à Ruy Montceau

Le village de Ruy Montceau (Isère) va fêter de manière exceptionnelle du 7 au 10 juillet prochain le centenaire du vol d'Albert Kimmerling entre Bron et Montceau. 
L'association les GODAS et 50 bénévoles se mobilisent depuis deux ans pour préparer cet évènement

Au programme, une pièce théâtre "Impatience dans l'Azur" spécialement écrite et dirigée par un metteur en scène parisien Claude Bonin (compagnie "LE CHATEAU DE FABLE") pour retracer l'exploit du vol Bron-Montceau par Kimmerling en février 1911. Il s'agit de partir de cette histoire vraie mais ignorée du plus grand nombre, de bâtir une fiction théâtrale qui en montrerait l'importance. Cette pièce de théâtre en trois actes,  parcourt en 31 scènes ce 1er vol orienté depuis la naissance du projet en mars 1910 jusqu'à sa réalisation le 10 février 1911

"Impatience dans l'Azur"  sera joué par 50 bénévoles de Ruy Montceau et des environs à la salle Henri Annequin transformé en véritable théâtre les jeudi 7, vendredi 8, samedi 9 juillet à 20h30 et dimanche 10 juillet 2011 à 17h00 tarif unique 13

Bien d'autres animations auront lieu autour de ce centenaire : musique dans la rue,  diners-concert, animations aériennes, village d'artisans, ferme pédagogique, défilé de voitures d'époque...

lundi 1 mars 2010

100 ans d'aviation à Bordeaux Mérignac

Pendant l’été 1910, le ciel aquitain fut pour la première fois sillonné par des machines volantes. Depuis, la plaine de Beaudésert est devenue l’Aéroport de Bordeaux-Mérignac, qui fête cette année son centenaire.
Depuis le 28 janvier, et tout au long de l’année 2010, les Aquitains vivent au rythme de ce « Centen’Air 2010 », orchestré par l’Association « 100 ans d’aviation à Bordeaux-Mérignac ».Sur les terrains d’aviation civils et militaires, sur la Garonne, sur les quais et à la Foire de Bordeaux (où sera d'ailleurs exposé le Modèle Supermarine Spitfire MK IX C de Jean Pierre Couisinet) et partout dans la Région Aquitaine, découvrez une année jalonnée d’événements aéronautiques !
L’objectif de cette célébration : affirmer l’excellence aérospatiale actuelle et future de la région Aquitaine. Le ciel fait partie du patrimoine de l’Aquitaine au même titre que les grands vins et que ses autres savoir-faire. Centen’Air 2010 le démontrera !
Pour plus d'informations ne manquez pas de visiter le site : http://centenair2010.fr/accueil/  

Vous pouvez télécharger le programme au format PDF (960Ko)

dimanche 30 août 2009

Le Livre du centenaire de l'Aéroclub de l'Est


Sortie les 5 et 6 septembre 2009

A l'occasion du centenaire de l'Aéroclub de l'Est,, sort un livre relatant toute son histoire : Nancy, 1909 . Un siècle de passion aéronautique . 2009.

Il y a dix ans Dominique Lorentz actuel président de l'Aéroclub de l'Est, a pu sauver des centaines de documents de la destruction lors d'un nettoyage de l'aéroclub qui se voulait un peu rapide. Heureusement, car après un long travail de recherche et d'étude de ces documents, Dominique Lorentz a pu retracer l'histoire des machines et des hommes passé par l'Aéroclub de l'Est. Ainsi le pilote de raid et président de l'Aéroclub de l'Est Christian Moench, mort lors d'un périple en Irak à la fin des années 1930. Christian Moench a possédé le Caudron Phalène F-AMCI, qui a volé pour l'aéroclub de Normandie entre 1948 et 1969.

L'Aéroclub de l'Est lance cet ouvrage de 88 pages en souscription au prix de 20 euros (27 euros après la parution). Votre aide permettra de finaliser ce beau livre.

Envoyez votre chèque à l'Aéroclub de l'Est, BP60054, 54510 Tomblaine

mercredi 28 mai 2008

Des élèves du LEP-Yser revivent le rêve de Farman


Selon un article écrit dans l'union de Reims
par J.-F. Scherpereel
"Grâce à un passionné de modélisme, la réplique de l'avion de Farman est en cours de construction au LEP-Yser. Le vol d'essai aura lieu à la rentrée. Une aventure qui fait le lien entre générations.
«C 'est bien. C'est historique. On est fier… ». Depuis la rentrée, une douzaine d'élèves de première année de CAP en ébénisterie du LEP-Yser vit une aventure extraordinaire. Grâce à la passion d'un aéromodéliste, Daniel Jacquinot et à l'enthousiasme des responsables de la BA112, les jeunes gens construisent une réplique à l'identique de l'avion d'Henri Farman au 1/3e. L'avion sera présenté lors du centenaire du vol entre Bouy et Reims à la fin du mois d'octobre.

Premier kilomètre

Il y a 100 ans, en effet, Henri Farman et Gabriel Voisin se sont passionnés pour l'aviation naissante. M. Voisin était un « avionneur » qui s'était distingué en faisant voler pendant 600 m un « hydroaéroplaneur » posé sur la Seine, sous les yeux de Louis Blériot et de Santos-Dumont. Deux ans plus tard, Gabriel Voisin fait la connaissance d'un ancien coureur cycliste et automobile, Henri Farman qui commande un avion à son nouvel ami. Son aéronef est livré le 20 août 1907 et Henri Farman fait la démonstration de ses capacités de pilote.
Le 13 janvier suivant, il effectue le premier kilomètre en boucle sur l'aérodrome d'Issy-les-Moulineaux. Mais il prend ses distances avec Gabriel Voisin, s'installe à Bouy, d'où il s'envolera le 30 octobre 1908 à 15 h 50 pour le premier vol de ville à ville, soit 27 km à 75 km/h et à 30 m d'altitude avant de se poser à proximité du domaine Pommery. Cet exploit fera de Reims le berceau de l'aviation. L'année suivante, aura lieu le premier meeting international sur le site actuel de la BA112…
Daniel Jacquinot a voulu « faire quelque chose pour rendre hommage, à mon modeste niveau, à un pilote populaire ».
Il a d'abord collecté la documentation pendant un an et demi pour connaître « les bases de l'avion d'Henri Farman ». Il en a ensuite dessiné les plans en modèle réduit à un tiers. Puis il a passé « 200 à 300 heures » à usiner les pièces métalliques.
En revanche, les pièces de bois - notamment les longerons - lui ont posés des problèmes… résolu par Franck Nivelles, le professeur d'ébénisterie du LEP-Yser. Le professeur de physique Jean-Marie Farey a fait les calculs. Et les élèves de 1re année de CAP ont effectué le traçage, le dégauchissage et le rabotage des pièces de bois, en prenant sur leur temps libre, puisque ce projet n'entrera pas en ligne de compte pour leur diplôme.

Vol télécommandé

À la rentrée, les premiers essais en vol télécommandé commenceront sur la base aérienne. M. Jacquinot a été très vite soutenu par le colonel Gilles Perrone, qui a facilité l'obtention des autorisations de vol, et par Frédéric Lafarge et ses connaissances historiques. Au cours des festivités commémoratives des 25 et 26 octobre, la réplique de l'avion sera présentée. Ensuite, Daniel Jacquinot en restera le propriétaire - il y a investi plus de 3.000 €. Mais il le laissera peut-être au lycée Yser. Ou il l'entreposera au musée de la base 112. "