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mardi 1 juillet 2014

Vol sur Gloster Meteor à Bône (Algerie)

vol de patrouille à Bône (Algerie) en 1961avec de haut en bas : le Gloster Meteor 346-QN , le B-26 N "INVADER" ''5444213" et le MD315R Flamand n°26 © Michel Quillien
Affecté  à Bône (Algerie), Michel Quillien qui était mécano à l'escadrille de chasse de nuit ECN 1/71 parrainée par la 30 ème escadre de chasse (basée à Reims) eu l'occasion de faire son premier vol d'essai sur l'un des deux Gloster Meteor que possédait encore celle-ci. D'abord renforcé par trois Gloster Meteor en 1959, l'escadrille en compta jusqu'à six en janvier 1960. Ceux ci quittèrent  définitivement l'ECN 1/71 en octobre 1961. Les séries de codes « F-SDHx » et « F-SEQx sont attribués aux machines.

Carnet de vol ©Michel Quillien
Comme le montre un extrait de son carnet de vol, le 28 août 1961, il participa à ce vol d'essai de 50 minutes sur le Gloster Meteor 346-QN n°41 (F-SEQN NF11-41 sur la photo ci-dessus) avec pour pilote le lieutenant Eugêne.
Michel Quillien témoigne "Lorsque j'ai fait mon vol d"essais sur le"Gloster-Météor NF11-41, le mécano qui m'a "brêlé" (attaché les ceintures ndlr) dit: Good luke, Rengaine"Quilbus". car nos pilotes de l'ECN1/71 avaient comme indicatif "Rengaine"suivi d'une couleur attribuée à chacun d'eux. C'est ainsi que ce surnom de "Quibus" m'a suivi tout au long de ma carrière dans l'Armée de l'Air!
Le Lieutenant Eugêne était un pilote fougueux et pour mon premier vol j'ai été servi, nous volions si bas au-dessus de la mer que les réacteurs aspiraient un peu d'eau!!
Ce pilote qui devait rejoindre la Patrouille de France à l'issue de son séjour en A.F.N, s'est malheureusement tué en "Flamant" avec son équipage à EL-OUED (Guémar)  ."
Le deuxième Gloster-Meteor  de l'ECN1/71 à Bône (Algerie), le 346-QC n°19 ©Michel Quilllien

Sources des informations :
Michel Quillien
Traditions de l'armée de l'air : http://www.traditions-air.fr/

dimanche 4 mai 2014

LATÉ 302 "Mouneyrès" en rade de Brest en mai 1938

Laté 302 "Mouneyrès" en rade de Brest 1938 ©Michel Quillien 
Mon ami Michel Quillien m'a fait parvenir ces photos originales d'un Hydravion prise en rade de Brest en 1938 en compagnie du contre-torpilleur "Le Terrible". Avec l'aide des historiens d'Aéroforums (Lucien Morareau, Henri Marty et BS le pélican), nous somme arrivés à la conclusion qu'il s'agit du Laté 302 "Mouneyrès" (N°1023) alors basé à Lanvéoc-Poulmic sur la presqu'ile de Crozon. Celui ci faisait parti de l'escadrille d'exploration E4 qui regagna Lanvéoc-Poulmic en mai 1938 après un séjour à Berre et y demeura jusqu'en août 1939 où elle fut affectée à Dakar. Elle avait dans ses rangs, les Laté 302 "Guilbaud", "Cavelier de Cuverville" et "Mouneyrès" baptisés ainsi en l'honneur de  trois pilotes officiers de l'Aviation maritime disparus en mer (1). Malgré leur vétusté et l'usure prématuré de la toile des voilure due au climat et des coques qui avaient tendance à se couvrir de mollusques qui pénétraient les couches d'enduit et se fixaient directement sur la tôle d'aluminium, les trois Laté 302 continuèrent d'accomplir leur missions d'explorations à Dakar, effectuant chacun environ 1000 heures de vol  jusqu'en 1941 où ils furent réformés (le Cuverville en avril, le Guilbaud en juin et le Mouneyrès en novembre)

Laté 302 "Mouneyrès" derrière le contre-torpilleur "Le Terrible" ©Michel Quillien

Concernant la photo ci-dessus on peut en déduire les informations suivantes :

  • Le déploiement du pavillon de poupe indique une direction du vent qui peut avoir deux sens, mais dans les deux cas, il vient de tribord et même de tribord avant. On distingue un petit clapot, donc le vent est faible < 15 kts.
  • Le "flou" des hélices pourrait laisser penser que les moteurs tournent et que l'appareil avance, (ligne d'écume devant les nageoires), donc il n'est pas remorqué. La ligne claire partant du bas gauche de la photo et allant vers la poupe ne doit pas être une remorque, car la sécurité du personnel stationnant dans cette zone ne serait pas.
  • Tout l'équipage portent la coiffe bleue, les marins à pompon sont en bleu de chauffe et les gradés à casquette, en bleu de drap.
  • Dernière constatation sur la date, à partir du 1er mai, on arborait la coiffe blanche et on quittait le "jersey", les deux marins (André Quillien et Marcel Le Bars) à la poupe le portent encore, zone sombre à l'encolure. la photo a dû être prise en France et avant le 11 mai.
Laté 302 "Mouneyrès" aux abords du contre-torpilleur "Le Terrible" ©Michel Quillien

Caractéristiques générales du Latécoère 302 :

Hydravion sesquiplan quadrimoteur à coque méttalique
Envegure 44 m

Longueur : 26,15m
Hauteur : 7,98m
Motorisation : 4 x Hispano-Suiza 12 Ydrs.2 de 930 Ch
Hélices : Ratier tripale à pas variable en vol
Poids à vide : 13, 9 T
Poids max : 23, 7 T
Vitesse max en vol 235 km/h
Vitessse de Croisière : 160 Km/h
Rayon d'action : 3 100 km
Plafond pratique 3 500 m
temps de montée à 3 500 m : 45 minutes
Temps de décollage : 24 S
Équipage : 10
Armement : 4 bombes G2 (75Kg) ou 12 (150 Kg), 4/5 mitrailleuses Darne 7,5 mm(armement d'aile non monté)

(1) Le Lieutenant de Vaisseau Hervé Mouneyrès s'est perdu corps et bien au dessus de l’Atlantique Sud en tentant la traversée sur un Farman Goliath le  mai 1927.
Le Capitaine de Corvette René Guilbaud et son second, le Lieutenant de Vaisseau Albert Cavelier de Cuverville ont disparu le 18 juin 1928 à bord du Latham 47 qui se portait au secours du dirigeable italien "Italia" au pôle nord.


Sources des informations : 
Michel Quillien
Aéroforum : http://www.aerostories.org/~aeroforums/
Les Ailes Françaises : Les hydravions à coque 1ere partie
Poste des choufs : http://www.postedeschoufs.com/