lundi 14 septembre 2009

Voler sur DC3 en passager

(Photos collection privée Eva Pache)
Grâce à la Super Constellation Flyers Association (SCFA) et à Breitling, Un nouveau DC3 vole en Suisse. Il est arrivé ce printemps après restauration, le DC-3 est parti de Floride pour survoler la côte Est des Etats-Unis puis le Québec et entamé sa traversée via l’Islande, l’Ecosse, le Danemark, l’Allemagne puis la France à Epinal pur finalement se poser à Sion en Suisse.
Cette avion rejoint le Super Constellation au sein de la Super Constellation Flyers Association (SCFA) et grandit le patrimoine aéronautique suisse en état de vol .
Au mois de mai, ce sont les valaisans de Sion qui ont été les premiers à découvrir cette splendide machine témoin de notre patrimoine aéronautique.
Le DC-3 de la SCFA immatriculé en Suisse HB-IRJ, il est sponsorisé par les montres Breitling et a été construit en 1940 et a volé pour American Airlines, il totalise 75'000 heures de vol .
Pour voler avec le DC3,vous devez être membre de l’association
The Breitling Super Constellation

Eva Pache passionnée d'aviation a effectué son premier vol en DC-3 (HB-ISB), à Sion dans les année 90, il volait sous le nom de Classic-Air. Aujourd’hui il est tout en aluminium et vole sous les couleurs Swissair.
Selon Eva "Tout comme le Super Constellation, un DC-3 c’est un avion qui se vit, les formes d’abord, puis la fumée et cette odeur d’huile caractéristique au démarrage des moteurs, et puis ces vibrations sur la carlingue qui donnent vie à l’avion, qui suit le rythme des hélices… ! "
Eva membre de SCFA vient d'effectuer un vol Aller-Retour entre Genève et Montélimar sur le DC3 de l'association (HB-IRJ) .
Eva a eu la gentillesse de m'envoyer quelques photos de son vol et nous livre ses impression de vol :
"Le rendez-vous était fixé à 9.00 h au terminal C3 (aérogare des avions privés, commune à TAG et Privatport, le handler de Privatair), Nous sommes emmenés vers la zone de frêt où l'avion nous attend. Qu'il est magnifique sous un superbe soleil et un ciel bleu azur, le Captain Fransico Agullo est là à nous attendre au pied de son avion, nous montons et découvrons un intérieur entièrement refait, les sièges en cuir et fenêtres encadrées d'un superbe bois. Le Commandant de bord se présente et donne des petites consignes de sécurité De Genève à Montélimar il nous faut environ 1.00 h de vol, à l'arrivée il y a une kermesse où nous sommes invités, un apéro, le repas environ 200 invités et visite du Musée Européen de l'Aviation de Chasse. Nous sommes 17 passagers tous amoureux du DC3 et surtout d'aviation. (photo collection privée Eva Pache)


Mise en route du 1er moteur il tourne comme une horloge (Suisse !!) et mise en route du 2ème moteur un bruit fantastique, une grande émotion, roulage en bout de piste .
Il y a pas mal de monde en bout de piste pour faire des photos même à cette heure matinale de dimanche. Le pilote met les gaz c'est parti il s'envole comme un aigle majestueux que du bonheur. Il fait un passage sur Genève et son jet d'eau et direction Montélimar, il vole assez bas nous sommes sur un rail, les paysages sont somptueux et le bruit des moteurs une symphonie. Nous sommes en approche de Montélimar et là ça secoue un peu mais pour notre plus grande joie, il y a le mistral, et à ma grande surprise un terrain en herbe. Le pilote pose son avion avec une très grande délicatesse. Il y a beaucoup de monde pour l'arrivée du DC3 c'est l'image phare de la journée.
Nous allons boire l'apéritif, manger une paella, un peu de rosé, et c'est avec beaucoup de plaisir que nous visitons le Musée Européen de l'Aviation de Chasse . Nous repartons au environ de 15h30 et pour notre plaisir un peu de mistral, ensuite champagne dans l'avion et après 1.15h de vol, nous nous posons à Genève.













C'était une j
ournée mémorable que je ne suis pas prête d'oublier et si un jour vous avez la chance de pouvoir faire un vol avec ce DC3 vous aurez un très grand plaisir le pilote est très sympa c'est le propriétaire de l'avion il est accessible et d'une très grande gentillesse et les autres passagers tous des amoureux de la belle aviation."













Alors, n’hésiter pas à rejoindre la SCFA, car cette association ne vit que grâce aux dons et cotisation de ses membres !

A la Super Constellation Flyers Association (SCFA) on aime les beaux avions, les machines de légende qui possèdent une âme ! Pour compléter le magnifique Super Constellation

(photos collection privée Eva Pache)

Vous pouvez retrouver toutes les photo d'Eva Pache sur son site : http://eva-bill-aviation.smugmug.com/

samedi 12 septembre 2009

Max Plan 205 Busard

Max-Plan 205 de Bernard Marichy ©Xavier Cotton

Lors du meeting du centenaire sur la BA112 à Reims était exposé ce Max Plan 205 Busard (F-PRJR cn 25) Ce racer est un avion monoplace de construction amateur équipé d'un moteur continental C-90 8F Stock de 90 Cv.
Il est construit entièrement en bois, poids a vide 300Kg, 450Kg à pleine charge. Sa vitesse de croisière d'origine est de 250 Km/h, mais l'ajout de carénages de roue lui permet d'atteindre 270 km/h sur un tour lors de courses de formule. vitesse maximum en course 300Km/h, vitesse de décrochage 110Km/h, autononomie 5 heures.
Son pilote et propriétaire Bernard Marichy a mis 15 ans pour le construire de bout en bout entre 1980 et 1995 année de son premier vol. La construction  de l'avion commencé en 1980 sur la base aérienne de Chambéry s'est poursuivi clandestinement  sur la base aérienne de Toulouse-Francazal jusqu'à la découverte de l'atelier par les autorités militaires . Bernard a du louer un garage de Toulouse pour pouvoir terminer la construction de son racer .

jeudi 10 septembre 2009

Guide Aviation de Météo France 2009 2010

Le Guide Aviation de Météo France édition 2009/2010 vient de sortir. Tenant compte des modifications demandées par L'OACI, Il présente les nouveaux codage des TAF et METAR.


Avec lui plus de secret pour lire les cartes Temsi et Wintem (wind and temperature) interpréter une image satellite, décoder les Sigmets et les Gafor.

A signaler un nouveau chapitre, qui décrit les phénomènes météo et leurs effets eventuels sur les aéronefs.

L'édition papier du Guide de Météo France sera envoyé à tous les licenciés de la Fédération Française Aéronautique. Il est également distribué avec le numéro de septembre 2009 d’Aviasport. On peut déjà le télécharger (3,8 Mo) sur le site de météo France à l'adresse suivante : http://files.meteofrance.com/files/aviation/GuideAviation.pdf

mercredi 9 septembre 2009

Journées Européennes du Patrimoine au MAE


19 & 20 septembre : Journées européennes du patrimoine
A l'occasion des Journées européennes du patrimoine, le Musée de l’Air et de l’Espace ouvre ses réserves et ses ateliers de Dugny.
Le public pourra découvrir l’atelier de restauration ainsi que le chantier d’insertion les Ailes de la Ville qui travaille à la restauration de l’hydravion Sunderland Bermuda.
Les restaurateurs du musée seront sur place pour présenter leur travail et les techniques de restauration du patrimoine aéronautique.
Cette année, le musée s’est enrichi de visites guidées autour des cockpits spécialement pour les non et mal voyants, accompagnées de panneaux en Braille et gros caractères. Les visiteurs auront le plaisir de découvrir ou redécouvrir le "cri-cri" ou encore l’autogire, deux aérodynes conçus pour les pilotes handicapés. Le musée mettra également de manière totalement gratuite les audio guides avec boucles à induction pour les malentendants.
Entrée GRATUITE
Horaires : 10h-18h au 1 rue de la 2ème DB – Dugny
Navette GRATUITE à partir du musée Parking

lundi 7 septembre 2009

Sukhoï SuperJet 100 : l'avion régional

(Photo collection privée Xavier Cotton)

Sukhoï, avec son SuperJet 100 (RA-97003), veut s'attaquer au marché des jets régionaux actuellement dominé par Embraer et Bombardier. Le SuperJet 100 est un avion moderne et peu bruyant. l'appareil devait être décliné en quatre variante allant de 75 à 95 sièges.

vendredi 4 septembre 2009

Convoyage de six SM B2 vers un terrain inconnu

(photo collection privé René Sansilvestri)


René Sansilvestri, ancien pilote de chasse des années 60, est toujours malgré ses 74 ans un vrai mordu d'aviation. Il a piloté une trentaine d'avions différents de l'Ouragan au Mirage III, son record étant de 2000 h. de vol sur Super Mystère SM B2 (photo ci dessus) qu'il a effectué en grande partie à Cambrai, mais aussi à Orange. Il a possédé un Fournier RF5 pendant une dizaine d'année avec lequel pour son plus grand plaisir , il faisait goûter à l'aviation à quelques jeunes. Voici le témoignage exceptionnel d'un convoyage hors du commun que René Sansilvestri vient de me faire parvenir :

"L’armée de l’air ayant pris des accords avec Israël pour faire réviser ses Super Mystère B2 en Israël, j’ai été désigné ainsi que 5 autres chefs de patrouilles pour emmener les 6 premiers SM B2 sur place.
Le Super Mystère est un intercepteur de jour, il monte vite, est rapide pour l’époque ( 1300 km/h.) mais n’est pas fait pour aller loin ni pour voler longtemps.
Une mission normale dure entre 30 et 45 minutes et se passe dans un rayon de 200 à 300 km. de sa base.

Il y avait une Escadre de SM b2 à Creil (la 10ème escadre) une à Orange (la 5ème Escadre) et une à Cambrai (la 12ème Escadre).
Cet avion, très bon intercepteur emportait 2100 kg.(2600 litres) de carburant en interne, c’est à dire en version intercepteur, 3100 kg. (3900 litres) avec 2 réservoirs supplémentaires de 625 litres chacun pour les missions basse altitude et 4100 kg. (5200 litres) pour les convoyages avec 2 réservoirs supplémentaires de 1300 litres chacun.

Mon Escadre, la 12ème devait convoyer 3 avions, la 10ème, 2 avions et la 5ème 1 avion.
C’était la première livraison, aussi avant le départ nous avons été convoqués tous les 6 à l’Ambassade d’Israël pour plus amples renseignements.
l'Ambassadeur nous reçut avec champagne et petits gâteaux, puis à notre grande surprise, nous remit l’équivalent de 1000frs. en dollars pour nos petits frais de route et nous indiqua la procédure à appliquer pour ce voyage.
La France avait obtenu, l’autorisation d’un atterrissage à Elefsis, la base militaire d’Athènes, à condition que nous ne soyons pas armés, ainsi que la possibilité de dormir sur la base pour nous, nos mécaniciens, qui devaient assurer la remise en œuvre des avions et l’équipage du Nord 2501 qui les transportait et qui devait nous ramener après la livraison.

Il faut savoir que le SM B2 ainsi que les premiers Mirages III C ne pouvaient pas démarrer seuls, une grosse bouteille d’air comprimé très lourde montée sur chariot était nécessaire pour lancer le réacteur. La plupart des bases françaises en étaient équipées, mais pour tous atterrissages à l’étranger il fallait les faire venir.

Le départ devait se faire le lendemain et alors que nous demandions où nous devions atterrir, on nous répondit que c’était sur une base secrète et qu’on ne pouvait pas nous le dire. Sur ce, nous faisions remarquer que nous ne pouvions pas aller quelque part sans savoir où, on nous répondit que les radars nous dirigerons sur la bonne base.
Lorsque nous avons émis l’idée qu’il pouvait arriver que l’on tombe en panne radio et donc ne pas recevoir les ordres que le radar devait nous donner, l’Ambassadeur nous répliqua que des Mirages III viendraient de toutes façons à notre rencontre pour nous protéger étant donné que nous n’étions pas armés et que par la même occasion ils nous dirigeraient.

Il est toujours délicat pour un pilote de ne pas être complètement maître de sa mission, surtout pour un voyage ou nous savions que nous arriverions à court de carburant, et le fait de ne pas savoir où nous allions et en plus ne pas pouvoir se défendre au besoin ne nous enthousiasmait pas beaucoup.
L’Ambassadeur continua à nous inquiéter en nous signalant que nous devrons nous méfier car tout ce qui est visible, militairement parlant, est factice. Les pistes d’atterrissages visibles sont des fausses, les vraies sont peintes en camouflées et les taxiways ressemblent à des routes et sont plantés d’arbres de chaque côté comme sur nos routes nationales, les radars sont en bois et les tours de contrôle sont fictives, les vrais sont camouflés sur des collines à proximité.
Il nous indiqua les fréquences radio et les codes IFF à utiliser à l’approche d’Israël.
Le rendez-vous avec les 6 avions est prévu pour le 19 Avril à Solenzara, le départ pour Athènes le 20 et pour Israël le 21.
Bien sûr les 6 avions seront équipés en bidons de 1300 litres.
Le 20 au matin nous sommes tous à Solenzara et nous préparons notre mission qui n’était pas simple car nous devions voyager comme un avion de ligne, avec un plan de vol IFR sous contrôle des organismes de la navigation aérienne d’Italie et de Grèce et nous ne sommes pas très entraînés à ce genre de chose car théoriquement nos avions ne le permettent pas. En effet pour un plan de vol IFR vous devez pouvoir rejoindre votre terrain de destination, plus pouvoir vous dérouter sur un terrain de dégagement, plus tenir encore 30 minutes de vol. (normes de cette époque), ce qui pour tout avion de chasse du moment était absolument impossible.
En fait, nous avions de quoi aller à Athènes et rester 15 minutes maximum en attente. Mais nous avions l’habitude de ce genre de chose, nous partions toujours en nous disant : on verra bien sur-place.
Nous déposons donc notre plan de vol pour un décollage à 16h00, et à 15h50 nous mettons nos réacteurs en route, et demandons l’autorisation de rouler.
Pendant que nous roulons vers la piste 36, un Broussard faisait des parachutages et un des parachutistes s’était retrouvé accroché à la roulette de queue du Broussard. L’avion traînait donc ce pauvre homme et demandait du secours.
Nous ne pouvions pas grand-chose pour lui et je pensais que le seul fait de décoller rapidement afin de dégager la fréquence radio pouvait faciliter les choses ; malheureusement la tour ne pensait pas comme moi et nous mis en attente au point de manœuvre.
Même au ralenti, nous consommions du carburant et cela ne nous arrangeait pas.
Heureusement un hélicoptère décolla rapidement, demanda au pilote du Broussard d’aller au
dessus de la mer à très basse altitude, se mit en patrouille serrée avec lui et fit signe au parachutiste de déboucler son harnais et de se laisser tomber dans l’eau afin de le récupérer.
Par chance, ce brave garçon n’avait pas perdu connaissance et tout se passa comme prévu.
Nous avons enfin pu décoller mais en ayant perdu 7 à 8 minutes de vol en carburant.
Le voyage commença très bien, il faisait un temps magnifique sur l’Italie et à 38.000 pieds on pouvait voir toute la botte et même l’Adriatique au loin.
Malheureusement dès la fin de la botte tout le reste du voyage se fit au-dessus d’une couche de nuages et on ne vit rien de la Grèce ni d’Athènes.
Je vous rappelle que nous n’avions sur cet avion que le radio-compas comme moyen de navigation et immédiatement je me mis à repenser à ce pauvre Guers-Neyraud et à ses 6 Mystères IV qui sont partis à Séville avec comme nous un simple radio-compas et qui ont dû s’éjecter suite entre autre au manque de précision de ce matériel.
Par chance Athènes contrôle nous répond, et nous demande de descendre au niveau 240(soit
24.000 pieds, altimètre réglé sur 1013mb.) et de nous mettre en circuit d’attente au dessus de la balise HN 294 kcs.
Dans ces cas là, nous nous séparons en patrouille de 2 avions espacé de 20 secondes l’une de l’autre. Nous avions donc le n°1 et 2 en patrouille serré devant, moi n°3 avec mon équipier n°4 en second et derrière le n°5 et 6.
Il faut savoir qu’un circuit d’attente dure 8 minutes et consomme environ 200 kg. de carburant et en général le contrôle nous fait descendre de 1000 pieds à chaque circuit, autant dire que même avec les pleins complets nous ne pourrions pas faire ce genre de chose. Je demande la météo et comme on m’annonce un plafond de 2.000 pieds je demande un cap pour descendre en dehors des voies aériennes et bien sûr, n’ayant pas de réponse, j’annonce que je vois le sol et que j’annule mon plan de vol et continu à vue. Bien sûr, ce n’était pas vrai.
Je prend un cap qui m’éloigne de la zone de contrôle et des voies aériennes, je m’aligne dans l’axe de la piste de Elefsis, c'est-à-dire au cap 360° gisement zéro sur la balise de Elefsis 418 kcs. sachant que la balise se trouve sur le terrain, en me disant qu’il m’étonnerait fort qu’il y ait un parpaing (montagne) dans l’axe de la piste et je commence à descendre dans les nuages avec mon équipier en patrouille serrée.
En effet, nous sommes sortis des nuages à 2.000pieds au dessus de la mer avec une montagne à droite et une montagne à gauche dont les sommets étaient toujours dans les nuages. Dans ce métier, il faut bien avoir la "baraka" de temps en temps.
Pendant la descente j’avais bien essayé de contacter Elefsis approche sur 119.10 et la tour sur 122.10 mais comme d’habitude sans résultat.(Comme à Séville) et au bout de 2 minutes environ la piste était devant moi. J’ai fait un passage en battant des plans pour faire signe que je n’ai pas de contact radio et après un break nous nous posons sans problème.
Arrivée au sol j’ai la surprise de voir la patrouille qui était devant moi leadé par mon copain Nicolas et son équipier arriver sur le parking et qui avait fait le même genre de manœuvre. Le 5 et 6 arrivant quelques minutes plus tard.
L’aventure des 6 Mystère m’avait fait comprendre que par mauvais temps on ne pouvait pas travailler avec les civils compte tenu de nos types d’appareils.
De plus, en circulation aérienne générale, dès qu’un avion militaire étranger annonce une situation critique, soit par « Mayday, mayday, mayday » ou Panne, panne, panne » les civils font la sourde oreille de peur de ne pas réussir à le sortir de sa mauvaise position et que l’on puisse leur reprocher quelque chose.
Sans aller jusqu’au Mayday ou au Panne, par deux fois, une fois en Espagne et une fois en Italie ou j’avais simplement demandé un information capitale, les deux fois ils sont tombés en panne radio, par contre dès que vous annoncez « terrain en vue » bizarrement leur radio remarche.
Notre vol a duré 1h55 et l’autonomie du SM b2 est au grand maximum de 2h00 et encore, j’ai effectué 2.000 h. de vol sur ce type d’avion et je n’ai jamais réussi à aller jusque
là.
Le Nord 2501 était déjà là et nous nous garons à coté de lui. La première étape était terminée mais les mécaniciens nous confirment qu’il restait à peine 3 à 4 minutes de vol dans chaque avion, on a eu chaud, heureusement que l’on a abandonné la procédure normale, mais tout est bien qui fini bien.
Un officier grec vient vers nous et nous signale que la base fermant à 17h00 c’est la raison pour laquelle nous n’avons pas eu de contact avec la tour et l’approche ; on se demande à quoi servent les plans de vol .
En fait, après 17h00 n’importe qui peut venir en avion sur la base, personne ne vous embêtera.
Mais ne nous réjouissons pas, les problèmes ne font que commencer.
Le lendemain matin, au moment de sortir de nos chambres, un soldat en arme était devant chacune de nos chambres et nous fait comprendre que nous ne pouvions pas sortir. Bien sûr, personne ne parlait le Grec et aucun de ces soldats ne parlait l’anglais. Nous étions dans l’expectative !
Vers 9h00 un officier est arrivé et nous annonce que dans la nuit a eu lieu un coup d’état fomenté par une bande de colonels rebelles et comme toujours dans ce genre de situation, tout est bloqué ; plus de téléphone, plus d’avion de ligne, fermeture des frontières et la ville est envahie par l’armée avec chars, auto-mitrailleuses etc…
Il nous demande de rester dans nos chambres car il ne savent pas quoi faire de nous, nous sommes devenus un colis encombrant.
Nous sommes restés là le 21 et le 22. L’officier que nous avions vu, étant célibataire logeait sur la base, et comme toute circulation était interdite les autres n’ont pas pu venir et de ce fait il se retrouvait commandant de la base avec 6 avions de chasse étrangers, plus un avion de transport, plus les équipages sur les bras.
La base n’étant pas ravitaillé, le soir du 2ème jour il est venu nous dire qu’il n’avait plus de quoi nous nourrir, aussi il décida que le lendemain matin au lever du soleil il ferait faire une manœuvre à ses chars qui bloquent la piste afin de la libérer pendant quelques minutes le temps que l’on décolle et disparaisse à tout jamais. Bien sûr nous acceptâmes sa proposition. Heureusement que l’on a pas attendu la fin de la crise car le régime dictatorial des colonels a duré une dizaine d’année.
Nous avions toute la nuit pour penser. En fait, nous devions décoller pour partir vers une destination inconnue, sans plan de vol, sans connaître la météo, sans pouvoir prévenir Israël de notre arrivée.
Il y avait deux gros problèmes dans cette situation, le premier concernait les vents en altitude, le second était le risque de passer pour des envahisseurs aux yeux des Israéliens.
Il faut savoir qu’aux altitudes ou nous naviguons, c'est-à-dire celles ou nous consommons le moins, existe parfois des jets-streams, vents d’une force de 150 à 300 kmh. que nous ne ressentons pas mais qu’il faut corriger selon leurs forces et leurs directions.
Lorsque l’on a la vue du sol on peut vérifier sa dérive, son avance ou son retard et faire une correction, mais au dessus de la mer et sans aucune balise le long du trajet !!!!!
Si nous avons un jet-stream venant de droite, nous risquons de nous retrouver en Syrie, si nous avons un vent de gauche, nous risquons de nous retrouver en Égypte, si ce vent vient de l’arrière et qu’Israël soit recouvert par les nuages, et comme nous ne pourrons travailler qu’a la montre, au top estimé d’arrivée nous risquons de nous retrouver en Jordanie car à cette époque Israël ne faisait que 60 km. de large soit 3minutes 30 de vol et je vous rappelle que ces 3 pays sont en guerre contre Israël.
Par contre si nous avons un jet-stream de face,nous n’arriverons jamais à notre destination et les bateaux prévus le 21 pour nous repêcher en cas d’accident ne seront sûrement plus là.
Les problèmes étaient posés, ais il n’y avait pas de réponse.
Malgré cela nous décidâmes de continuer.
Le lendemain matin dès l’aurore nous étions dans nos avions prêts à mettre nos réacteurs en route et attendions que les chars dégagent la piste.
Il pleuvait, le ciel était complètement couvert, le plafond était très bas, enfin tout pour plaire.
Nous aurions aimé partir tous les 6 ensembles mais avec cette météo c’était impossible surtout que nous ne savions pas jusqu’ou montaient les nuages.
Nous décidâmes de partir 2 avions par 2 avions en patrouille serrée à 20 secondes d’intervalle les uns des autres.
Dès 6h00 la piste fut libre, aussitôt, démarrage, roulage, alignement, décollage en post combustion, prise de vitesse jusqu'à 380 kts. coupure de la P.C., montée au cap 117°, rentrée dans les nuages à 200pieds et nous n’en sommes jamais sortis.
A 40.000 pieds nous étions toujours dans les nuages. Je plaignais les pauvres équipiers qui ont dû "morpionner" pendant 2h00 en ayant comme seul point de vue le saumon de bout d’ aile de leur leader.
Bien sûr le SM b2 n’a pas de pilote automatique aussi je peux vous assurer que 2 heures de VSV sans aucun point de repère et en plus avec un équipier en patrouille serrée sur vous, ce qui vous oblige à avoir un pilotage souple, n’est pas non plus de tout repos.
Au bout de 1h20 de vol j’ai essayé de faire un travers sur la balise de Larnaca à Chypre afin d’avoir une idée d’un vent quelconque, mais pour ce genre de méthode il faut chronométrer un déplacement de l’aiguille du radio-compas pendant 10° et avec notre matériel dont l’aiguille n’arrête pas de battre de 3 à 5 degrés ça ne m’a pas donné grand-chose.
Le numéro 5 et 6 n’en pouvant plus enclenche la Post combustion pour monter au dessus de la couche et sont arrivés en ciel clair à 43.000 pieds mais avec 200 kg. de carburant en moins. Les 2 autres patrouilles n’ont pas voulu tenter cette expérience.

Au bout de 1h30 de vol nous passons sur la fréquence que l’ambassade nous avait donnée et nous branchons le code IFF demandé.
Mon attention était complètement accaparée par le contrôle continu de l’horizon artificiel, de l’altimètre et du badin le tout dans un silence de mort entre coupé de temps en temps par un rappel à tous les avions de contrôler les transfert de carburant, l’oxygène, les pressions, les températures et la demande à chacun du carburant restant afin de comparer nos consommations.

Soudain une voie bien française semblant venir de l’au-delà vient rompre ce silence en annonçant notre indicatif et en demandant si nous l’entendions ; ma réponse fut rapide et affirmative. Un organisme de contrôle militaire nous signala qu’il avait contact radar sur nous, que nous étions sur la bonne route à 200 km. de la cote et nous demanda de continuer au même cap tout en commençant une descente économique vers 5.000 pieds.
Il est difficile d’imaginer le soulagement que nous a procuré cette annonce.
Nous sommes sortis de la couche à 6.000 pieds, en vue de la cote au loin. Le radar a continué à nous diriger et au bout d’un moment nous avons aperçu une piste devant nous, mais comme l’Ambassadeur avait tellement insisté sur le fait que tout ce qui se voyait était faux que je n’arrêtais pas, au grand étonnement du contrôleur, de demander confirmation à savoir si j’étais bien en finale sur la bonne piste. L’Ambassadeur avait un peu exagéré en ce qui concerne la piste, mais il est vrai qu’a peine atterri nous avons pu voir un grand nombre d’avions en position d’alerte, mais ils étaient tous en bois posés sur des pieux, et j’ai pu apercevoir également le radar et la fausse tour de contrôle en bois. Cette mystification pouvait se voir en passant à 20kmh. à 50 mètres mais de loin cela était très trompeur. Par contre en regardant mieux, on pouvait voir dans un emplacement souterrain et bien camouflés 2 vrais Mirages III en alerte et prêt à décoller.
En bout de piste une Jeep « Follow me » nous attendait et après avoir roulé sur des taxiways bordés d’arbres et avoir effectué 2 ou 3 virages nous nous sommes retrouvés sous terre parmi une dizaine de SM b2 et de Mirages III.
A peine le réacteur coupé qu’une échelle était mise en place et un pilote Israélien montait, coupe de champagne à la main pour nous accueillir. Je n’ai jamais tant apprécié le champagne.
Un buffet nous attendait avec toutes les huiles de l’aviation israélienne et alors que nous demandions comment ils avaient été au courant de notre arrivée, ils nous ont signalé que des espions étaient planqués dans un caniveau en bout de piste à Elefsis depuis 2 jours et les ont prévenus de notre décollage par je ne sais quel moyen.

Nous avons passé 3 jours invités par les Israéliens qui nous ont fait visiter Nazareth, le lac de Tibériade, Haïfa et Tel Aviv. Nous n’avons pas pu voir ni Jérusalem ni Bethléem qui à cette époque étaient encore en territoire jordanien.

Nous sommes rentrés avec le Nord 2501 à 14.000 pieds d’altitude, sans oxygène afin de pouvoir faire le trajet Tel Aviv – Brindisi (Italie) direct car Athènes était toujours dans la même situation et devait le rester encore un bon moment.
Seul l’équipage avait des masques à Oxygène et de temps en temps nous allions emprunter le masque d’un des membres de l’équipage pendant quelques minutes afin de reprendre notre souffle.

Bizarrement le reste du vol Brindisi – Orange – Creil – Cambrai s’est passé anormalement sans problème."

mercredi 2 septembre 2009

Dissolution de l'Escadron 2/12 picardie

( photo collection privée Xavier Cotton)

Ce Mirage 2000C de la BA102 de Cambrais était uniquement présenté au sol, lors du meeting du centenaire (27 et 28 juin 2009 sur la BA112 de Reims), il portait spécialement ces couleurs pour la dissolution de l'escadron 2/12 Picardie.
Voici d'après le site de leur amicale : http://212picardie.free.fr/ l'histoire des "Birds of Picardie" :
"Jusqu’en avril 1954, la 12ème escadre ne comprenait qu’un escadron. C’est à cette époque que l’escadron de chasse 2/12 " PICARDIE " voit le jour. Ainsi, le 1er mai 1954 le numéro et le nom de cet escadron apparaissent pour la première fois sur le registre des actes administratifs de la 12ème escadre. Le 5 juin, une partie du personnel du 1/12 est mutée pour former le noyau du 2/12 qui devient le 15 juin un escadron de chasse à part entière.
Il compte deux escadrilles : la SPA 173 " L’OISEAU BLEU " et la SPA 172 " LE PERROQUET ROUGE ", deux prestigieuses unités du premier conflit mondial.
Née N90 le 02 avril 1917 avec les détachements 504 et 507, elle devient SPA 90 le 22 avril 1918 (chasse de la 10ème armée), mais est dissoute le 9 août 1919.
Elle est à nouveau présente, cette fois au 2/12 depuis Septembre 1996. La SPA 90 a pour insigne le « Coq chantant au naturel ».
La SPA 90 compte 20 victoires aériennes homologuées (dont 4 Drachens),
1 citation à l’ordre de l’armée, la croix de guerre 14-18 avec 1 palme de bronze."

dimanche 30 août 2009

Le Livre du centenaire de l'Aéroclub de l'Est


Sortie les 5 et 6 septembre 2009

A l'occasion du centenaire de l'Aéroclub de l'Est,, sort un livre relatant toute son histoire : Nancy, 1909 . Un siècle de passion aéronautique . 2009.

Il y a dix ans Dominique Lorentz actuel président de l'Aéroclub de l'Est, a pu sauver des centaines de documents de la destruction lors d'un nettoyage de l'aéroclub qui se voulait un peu rapide. Heureusement, car après un long travail de recherche et d'étude de ces documents, Dominique Lorentz a pu retracer l'histoire des machines et des hommes passé par l'Aéroclub de l'Est. Ainsi le pilote de raid et président de l'Aéroclub de l'Est Christian Moench, mort lors d'un périple en Irak à la fin des années 1930. Christian Moench a possédé le Caudron Phalène F-AMCI, qui a volé pour l'aéroclub de Normandie entre 1948 et 1969.

L'Aéroclub de l'Est lance cet ouvrage de 88 pages en souscription au prix de 20 euros (27 euros après la parution). Votre aide permettra de finaliser ce beau livre.

Envoyez votre chèque à l'Aéroclub de l'Est, BP60054, 54510 Tomblaine

vendredi 28 août 2009

Aéropuces 2009

Les 26 et 27 septembre, hall Concorde, entrée gratuite.

La brocante aéronautique Aéropuces 2009 se tiendra au musée de l'Air et de l'Espace les 26 et 27 septembre 2009, de 10 à 18 heures.

Ce sera l'occasion pour vous de faire prendre l'air à vos collections... Rendez-vous dans le hall Concorde pour acheter, échanger et rencontrer des passionnés.

La brocante est ouverte aux particuliers comme aux professionnels. Vous y dénicherez :
• Des livres, affiches, magazines, cartes postales, vieux papiers et objets de collection…
• Des instruments et accessoires, moteurs, hélices, casques, uniformes…
• Des aéronefs, pièces, maquettes…

Entrée GRATUITE


dimanche 23 août 2009

Mark Hanna

Mark Hanna ©Xavier Cotton
J'ai fait la connaissance de Mark Hanna (6 août 1959-26 septembre 1999) lors du meeting de Rouen en 1982, et j'ai été frappé par la gentillesse de ce grand pilote malheureusement trop tôt disparu. Malgré sa virtuosité au pilotage sur des machines inabordables par de simples pilotes privés, on pouvait discuter avec lui comme deux membres du même aéroclub peuvent le faire. Sur la photo ci dessus il est à bord d'un Spitfire au meeting de Vitry en Artois en 1988, près à mettre en route avant une démonstration en vol.
Né dans une famille de pilotes, Mark devint pilote de Chasse sur Hunter et F4 Phantom dans la RAF qu'il quitta en 1988, à partir de cette année il s'occupa à plein temps de The Old Flying Machine Company qu'il avait crée avec son père Ray Hanna en 1981.
Le 25 septembre 1999, Mark Hanna eu un grave accident à bord d'un Hispano Buchon (version du Messerschmitt BF109 construite en Espagne) à Sabadell près de Barcelone, il décéda le dimanche 26 septembre 1999 à 20h30.

lundi 17 août 2009

Fiat G46A OO-VOR et Skyraider F-AZED

(photo collection privée Xavier Cotton)

Sur le parking du meeting de Vitry en Artois en 1988, deux avions de taille très différente, le Skyraider F-AZED et au premier plan le Fiat G46A OO-VOR (cn 199) de Monsieur Dany Cabotter, toujours en état de vol il était présent au Centenaire Caudron 2009 en baie de Somme. Pour en savoir plus sur cette avion je vous recommande de lire cette page du site officiel du centenaire Caudron.

samedi 8 août 2009

DC3 F-AZTE au meeting du centenaire Reims 2009

(photo collection privé Xavier Cotton)

Ce DC3 F-AZTE (cn 9172) comme tous les DC3 encore en état de vol à une longue et passionnante histoire que vous pourrez lire sur le site de France DC3 . Il était présent ce 28 juin 2009 pour le meeting du centenaire sur la BA112 qui fermera en 2011.

jeudi 6 août 2009

F16 Hollandais au meeting du centenaire de Reims 2009

(photos collection privée Xavier Cotton)

Comme je vous le disais hier, le prix pour la meilleure démonstration d'avion à réaction est allé au pilote de F-16 MLU J-015 du 311-313 squadron de la Royal Netherlands Air Force , et c'est largement mérité. Si la décoration particulièrement réussi ajoutait au spectacle, la présentation en vol par son pilote le capitaine Ralph (Sheik) Aarts durant environ 10 minutes était époustouflante enchaînant les figures classiques de la voltige, mais aussi une véritable démonstration des capacités du F16 en particulier par plusieurs lâchés de leurres jusqu'à une incroyable vrille en monté soulignée par les fumigènes. Je vous recommande cette vidéo de cette démonstration vue du cockpit datée de décembre 2007 avant la nouvelle décoration . Le 2 avril 2009, le F-16 Demoteam de l'Armée de l'air des Pays-Bas Royale a présenté sa nouvelle décoration pour les meeting de 2009. Le nouveau schéma de couleurs a été conçue par Rob de Lange en coopération proche avec le demoteam. L'avion a été peint par les services de Fokker situés sur l'aéroport de Woensdrecht. Le nez de l'avion peint en noire a une fonction spéciale, puisque la peinture a dû être développéespécialement pour garder la performance du radar au niveau opérationnel.
Voici le site de la F16 DEMO TEAM RNLAF.


mercredi 5 août 2009

Team PC7 au meeting du centenaire Reims 2009

(photo collection privée Liliane Cotton)

Lors du Meeting du Centenaire à Reims du 27 et 28 juin 2009, était aussi organisé le mondial des patrouilles. Ces différentes patrouilles provenaient de 18 pays européens ainsi que du Maroc et de Jordanie.
le Team PC-7 des Forces aériennes suisses à remporté le prix récompensant la meilleure démonstration avec avions à Hélices. Le prix pour la meilleure démonstration d'avion à réaction est allé au pilote de F-16 hollandais.

lundi 3 août 2009

P47 Thunderbolt du groupe de chasse 1/8 Saintonge

(photos collection privée Bruno Baverel)


Voici le P47-30-RA Thunderbolt immatriculé 44-33340 qu'on peut voir en tête d'alignement lors d'un précédent message. Sous réserve de confirmation il appartenait au Groupe de Chasse 1/8 Saintonge basé à Oran. Selon le site Base de données Republic P-47 THUNDERBOLT Database cet avion s'est crashé le 11 juin 1951 vers Sainte-Barbe du Tlétat en Algérie, le pilote Félix Guermeur-Correla est décédé dans cet accident.


mercredi 15 juillet 2009

De Havilland Tiger Moth F-AZTM

DH-82 F-AZTM à Reims-Prunay ©Xavier Cotton

Serge Maigrot et Marie-France Delaveau nous font aimablement signe de la main en revenant d'un vol à bord de leur De Havilland Tiger-Moth (DH82A RAF DF210 F-AZTM).
Leur Tiger-Moth construit en 1942 est une pièce rare. Il est leur propriété depuis 1972. Pendant 30 ans, c’était le seul Tiger-Moth en état de vol en France, ils sont maintenant quatre en état de vol .
Voici un résumé de l'histoire de ce Tiger-Moth ("Papillon de nuit") , De 1942 à 1946, il sert d’avion d’entraînement dans la Royal Air Force. Puis, à partir de 1946, c’est l’armée française qui s’en sert, avant de le donner en 1951 à l’aéroclub de Champagne qui l’utilise pour remorquer des planeurs (F-BGCS). En 1972 , l ’aéroclub finit par le donner à Serge Maigrot en remerciement des services rendus comme instructeur de l'aéroclub de Champagne. Comme nous dit Serge Maigrot "A l’époque, ça ne valait rien !" Serge et Marie-France l'ont entièrement restauré et par exemple ont remis des instruments d'origine, y compris un compas de............bateau.
Si vous venez passer un moment sur l'aérodrome de Reims-Prunay vous aurez peut être la chance de le voir voler.


samedi 11 juillet 2009

Un F1C dans la ville

(photo collection privée Xavier Cotton)

Ce Mirage F1C (n°103) fût exposé en plein centre ville de Reims dans le cadre D'Aéropolis 2009. Il est habituellement exposé sur la BA112 devant l'ancien escadron de chasse 3/30 Lorraine. Celui a été renommé 3/33 Lorraine le 27 juin 1994 puis mis en sommeil en aout 2005, il devrait être réactivé sur la BA113 Saint-Dizier-Robinson pour voler sur Rafale. Que deviendra cet appareil, ainsi que tous les avions de l'escadron à la fermeture de la BA112 en 2011. J'espère qu'ils ne seront pas tous ferraillés et qu'au moins un sera donné au Musée de l'Air et de l'Espace.

jeudi 9 juillet 2009

Les nouvelles couleurs du Broussard F-GJBF

(photo collection privée Alexandra Gonzalez)

Le MH-1521 Broussard F-GJBF (c/n 13) sera présent dans sa nouvelle décoration au meeting de Duxford samedi 12 et Dimanche 13 juillet. Voir le programme : http://duxford.iwm.org.uk/

(photo collection privée Alexandra Gonzalez)


lundi 6 juillet 2009

Photo de famille à Aéropolis

Louis Blériot, Alberto Santos-Dumont et Glenne Curtiss ©Xavier Cotton

En me promenant sur le parvis de la cathédrale de Reims, pour voir les avions prêtés par le Musée de l'Air et de l'Espace (La demoiselle Santos-Dumont, Le Wright Flyer A, le Blériot XI, Le monocoque Deperdussin 1912, Le Morane H, le REP Type D et le Farman HF20) dans le cadre d'Aéropolis, j'ai dû, sans me rendre compte, faire un voyage dans l'espace temps jusqu'en 1909. En effet j'ai eu la chance de rencontrer Louis Blériot, Alberto Santos-Dumont et Glenn Curtiss. Ils m'ont présenté chacun l'avion avec lequel ils vont concourir à "La grande semaine de l'aviation de Champagne" qui aura lieu le mois prochain : du 22 au 29 août 1909. Alberto Santos- Dumont a même eu la gentillesse de me laisser prendre quelques photos de détails de sa "Demoiselle". Ensuite ils m'ont permit de faire leur portrait, mais quand Louis Blériot s'est étonné que je n'ai pas de rampe de magnésium pour les prendre en photos ,je me suis dit que j'avais dû rêver l'espace d'un instant.

mercredi 1 juillet 2009

Antonov An-2TD de GenAIRation Antonov

(photo collection privé Xavier Cotton)

Bravo à tous ceux qui ont trouvé la solution du dernier quiz, Le moteur entrainant cette hélice quadripale était bien celle d'un Antonov An2.
C'est L'An-2TD HA-ABD (cn1g235-21 immatriculation hongroise) de l'association GenAIRation Antonov basé à San Sebastian en Espagne qui était venu en démonstration au 48eme Salon International de l'Aéronautique et de l'Espace.
Voici ce qu'on pouvait lire sur la fiche situé devant lui :
"Il a été étudié en 1947 sur les directives du ministère de l'agriculture Soviétique qui voulait un avion simple et robuste pouvant décoller et atterrir sur des pistes sommaires de moins de 300 mètres et facile d'entretien pour contribuer au développement de la Siberie.
Il devait également être capable de démarrer son moteur après un mois d'immobilisation à une température de -20°C.
L'avion a été construit autour de la copie du moteur en étoile Cyclone Wright R-1821 qui équipait le Dakota DC3 et dont les plans avaient été fournis aux Soviétiques en remerciement des efforts de guerre.
L'Antonov 2 est capable d'emporter une charge utile de 1500 Kg (ou 12 passagers avec 45Kg de bagages) en plus de son plein de carburant, même si pour des raisons administratives, sa masse maximale autorisée est limitée à 5,5t. Son autonomie moyenne est de 1200 Km : son moteur en étoile de neuf cylindres et de 30 litres de cylindrée consomme 1 litre au Km entrainant une hélice quadripale de presque 4 m de diamètre. Sa vitesse de croisière moyenne est de 180 Km/h.
De nombreuses versions ont étés déclinées : transport de fret, de passagers, ou même de VIP, de parachutistes, d'épandage agricole, ou lutte contre les feux de forêt, ou de photographie aérienne. c'est le deuxième avion le plus produit au monde avec plus de 18 000 exemplaires."
Il semblerait que la Chine le produise toujours sous l'appellation Y-5.
Pour plus d'informations : http://www.genantonov.org .

jeudi 25 juin 2009

A quel avion appartient ce moteur ?

(photo collection Xavier Cotton)

Qui sera la premier à me dire à quel avion appartient ce moteur ? Pas mal d'indices, moteur en étoile, hélice quadripale et l'avion était au salon du Bourget.

mercredi 24 juin 2009

Femmes pilotes dans l'Armée de l'Air sur FR3

Ce soir, mercredi 24 juin 2009
sur FRANCE 3 à 20h35


Un magnifique documentaire consacré aux portraits de 5 femmes pilotes de l'armée de l'air. Elles ont été suivies tout au long d'une année lors de différentes opérations et situations.

On ne souligne jamais assez le courage de ces femmes qui ont décidé à un moment de leur vie de partir à la fois à la conquête de l'air et à la défense de leur pays.
Merci a Recce 233 Savoie de Prepa PLS Anglais de m'avoir donné l'information. Dans la future version de Prepa PLS Anglais, une section entière de la branche "Topics" sera consacrée aux femmes qui ont marqué l'histoire de l'aviation et toutes celles qui œuvrent dans l'aéronautique ou/et les armées.
Pour tout ce qu'elles ont déjà accompli, on ne peut que dire "Chapeau bas, mesdames!"
Ne manquez pas à 20h35 sur la 3 le reportage de ce soir.

mardi 23 juin 2009

Morane Saulnier MS406

MS406 HB-RCF ©Xavier Cotton
C'est un superbe Morane-Saulnier MS406 (HB-RCF cn194) que j'ai pu voir sur le parking du 48ème Salon International de l'Aéronautique et de l'Espace. Dommage que la verrière était bâchée, pour la protéger du soleil, mais on peut comprendre.

Voici ce qu'on pouvait lire au sujet des "Nouvelles couleurs du HB-RCF dans un article d'Eric Jansonne paru dans INFO-PILOTE N°630 de septembre 2008 :
" Après 1000 heures de travail d'entretien et de mécanique, le D-3801 (version sous licence du Morane-Saulnier MS-406) HB-RCF de l'association suisse Morane Charlie Fox. apparait dans une nouvelle décoration impressionnante. Avec la recherche et la difficulté de trouver pour l'équipe pendant approximativement deux mois, les bonnes références de couleurs pour les inscriptions et le camouflage,pour cette nouvelle livrée. La livrée adoptée est celle du Morane 406 N°138, N458, qui a servi avec le groupe de chasse GC 1/2 "Cigognes" de l'armée de l'air française en mai 1940. C'était l'avion personnel du commandant Marcel Coadou (as aux 9 victoires de la 1ere guerre mondiale) commandant en second de cette unité. le MS-406 N°138 provenait de"l'Escadrille France" des avions payés par une souscription nationale. HB-RCF a été révisé par les ateliers Mobile Air Service SA de Daniel Koblet à Bex (Suisse)."

lundi 22 juin 2009

Aéropolis Reims 25 juin au 25 juillet

Reims fête le Centenaire du Premier Meeting Aérien International

Aéropolis Reims 1909-2009
du 25 juin au 25 juillet 2009

Sept avions emblématiques du Musée de l'Air et de l'Espace (La demoiselle Santos-Dumont, Le Wright Flyer A, le Blériot XI, Le monocoque Deperdussin 1912, Le morane H, le REP Type D et le Farman HF20) et un Mirage F& de la BA112 s'exposent au coeur de la ville

En préambule du Meeting du Centenaire à la BA112 qui aura lieu les 27 et 28 juin, de nombreuses expositions, conférences et dédicaces se dérouleront à Reims du 25 juin au 25 juillet en accès libre et gratuit.

11juin 18h45
Conférence "La Base Aérienne 112 de Reims : 80 ans d'histoire" par Frédéric Lafarge, responsable du musée de la BA112 et de l'Aéronautique Locale"

17 juin 18h45
Conférence "Marcel Migeo, écrivain rémois sur l'aéronautique" par André Migeo

jusqu'au 19 juin
Exposition de l'association des Amis des Archives municipales de la Ville de Reims sur le thème de la grande semaine d'Aviation de 1909

Pour plus de renseignements et connaître le programme complet : Aeropolis Reims

Des baptêmes en montgolfières, avions, autogire, pendulaire, vol à voile seront aussi organisés pour découvrir Reims et sa région autrement.

Réservations et renseignements à l'Office du Tourisme
03 26 35 44 42 (ligne directe Baptêmes aériens)
2 rue de Machault près de la cathédrale
http://www.reims-tourisme.com


dimanche 21 juin 2009

North American OV-10B "Bronco"

(photo collection privée Xavier Cotton)

Cet OV-10B (F-AZKM 99+24 cn 338-9) est le seul Bronco de collection en état de vol en Europe ; il constitue l'élément dynamique du Musée Européen de l'Aviation de Chasse de Montélimar située sur le terrain d'Ancône
Voici ce qu'on peut lire sur la fiche de l'OV-10B ( pdf) sur le site du 48 ème Salon International de l'Aéronautique et de l'Espace :
"Conçu pour répondre aux spécifications émises par l'US Air Force, l'US Marines Corps et l'US Navy dans le cadre du programme COIN (Lutte anti guerrilla). Etudié dès 1962, le Bronco entre très vite en service au Vietnam, mais ses faibles capacités d'emport et son blindage trop léger l'orientent vers un autre type de mission : le controle aérien avancé (FAC). Il remplace le Cessna O-2A.
Présenté au Salon 1975, il avait étonné le public par ses évolutions serrées, par ses décollages et atterrissages courts et par le son mélodieux de ses turbines.
L'OV-10B présenté ici est la version de remorquage de cibles commandée par l'Allemagne. Il fait même partie des 12 OV-10B(Z) équipés quelques temps d'un réacteur d'appoint GE J-85 de 1 330 kg de poussée fixé sur le dessus du fuselage. Ce réacteur devait augmenter la vitesse de plus de 180 km/h, réduire de moitié la distance au décollage et tripler le taux de montée, mais les difficultés de pilotage liées à l'utilisation de ce réacteur ont aboutit rapidement à son démontage. Dépourvu de
pylones d'armement, l'OV-10B dont la partie arrière de fuselage était vitrée, servait de remorqueur de cibles au profit des pilotes de chasse de la Luftwaffe. Six OV-10B et 12 OV-10B(Z) ont été commandés par l'Allemagne, mais 18 OV-10B ont finalement été livrés. Ses qualités de vol et sa maniabilité en faisaient un redoutable plastron dont le rôle est maintenant tenu par des Pilatus PC7."

samedi 20 juin 2009

Ambiance au 48 ème Salon du Bourget

(Photo collection privée Xavier Cotton)

Vendredi 18 juin 2009, 1ère journée publique au 48ème Salon International Aéronautique et de l'Espace au Bourget, la météo était favorable et comme on peut le voir autour de ce Rafale, le public est venu nombreux. Et ce week-end il devrait être encore plus nombreux pour venir voir tous les avions de collection qui viendront imager en vol les 100 ans du Salon du Bourget, sans Oublier la PAF qui clotura ce salon (Elle ne l'avait pas fait depuis 1975).

jeudi 18 juin 2009

BÖLKOW BO 208 C Junior

(photo collection privée Xavier Cotton)

Cet avion porte très bien son nom de baptême "Cloud dancer", en effet le BÖLKOW BO 208 C Junior (D-EGOC cn 646 construit en 1967) est un avion biplace certifié voltige. Conçu par l'ingénieur aéronautique Ludwig BÖLKOW, il effectua son 1er vol en 1962, il est équipé d'un moteur Continental O-200-A de 100CV. Les dimensions de cet avion le font ressembler à un jouet pour grands enfants.

Longueur : 5,80 m
Envergure : 7,40 m
Hauteur : 2,00 m

Poids à vide : 379 Kg
Poids Max : 630 Kg

Vitesse de Croisière : 175 km/h
Vitesse Max : 230 Km/h
Taux de monté max : 800 ft/min
Plafond : 14 000 ft
Autonomie : 500 Nm

mardi 16 juin 2009

MS-733 Alcyon du Musée Régional de l'Air D'Angers

( photo collection privée Xavier Cotton)

Le MS733 Alcyon F-BXJR (cn154 construit en 1958) du Musée Régional de l'Air d'Angers était en révision moteur ce jour là.
Dans Info-pilote n° 630 de septembre 2008, vous pouvez lire la genèse compliquée de cet avion : "les travaux ont d'abord commencé sur le MS-733 n°144 F-BMQA mais devant l'état de corrosion du fuselage, seule l'aile gauche et quelques pièces ont pu être utilisées. Avec l'acquisition auprès de l'EPAG de Merville de la cellule du MS-733 F-BNEI (cn154 construit en 1958) et de l'épave du MS-733 n°82 (F-BLYB)......
......Le GPPA ne souhaitant pas enregistrer cet avion sous le régime de la collection (F-AZ..), trop contraignant, l'arrivée heureuse de l'arrêté sur les aéronefs orphelins, en septembre 2003, ouvrait de nouvelles possibilités et c'est ce régime qui fut choisi. Naturellement, il fallut remettre l'avion aux normes du CDN. Tous les documents de traçabilité et de suivi des pièces,ceux ci indiquantles écarts avecleur justifications, furent rassemblés tandis que se poursuivaient les dernières mises au point.
Le programme d'entretien définitif fut accepté par le GSAC (Groupement pour la Sécurité de l'aviation Civile) de Nantes le 9 juillet 2007, et la DGAC attribua l'immatriculation F-BXJR.
L'appareil fut présenté à Didier Bertheau, expert GSAC, le 13 novembre 2007, et une demande de CDNR fut établie le même jour.
Le "premier vol" est effectué le 8 mars 2008 par Christian Ravel. (président du musée régional de l'air) Sa seule remarque concernera un infime réglage du zéro aérodynamique des ailerons........"

Aujourd'hui, Le MS-733 F-BXJR vole a nouveau et un certain nombre de pilotes ont déjà été lâchés sur cet appareil.
Voici la page consacré au MS-733 ALCYON du Musée Régional de l'Air d'Angers.