mardi 20 mai 2014

1914-2014 : la BA 102 de Dijon a 100 ans ! (2ème partie : 1940-2014)

S’il est une base aérienne historique en France, c’est bien celle de Dijon, entrée en service un peu avant la Première Guerre mondiale. Mais quelles ont été les principaux faits marquants ayant ponctué la « vie » de cet aérodrome militaire centenaire figurant depuis sa création parmi les plus importantes plates-formes aéronautiques de l’Armée de l’air ?

À compter de juin 1940 et pendant plusieurs mois, l’occupant retint sur l’aérodrome, devenu le « Frontstalag 155 », quantité de prisonniers de guerre – trente mille y furent internés – auxquels fut confiée, notamment, la remise en état des lieux. Consciente du potentiel offert par les installations de la base bourguignonne, la Luftwaffe y installa une école de perfectionnement au bombardement, unité qui, dénommée IV/KG 55 et dotée de Heinkel 111, ne devait quitter Dijon qu’au printemps 1944. Pendant toute la durée de la guerre, l’aérodrome fut le lieu d’implantation d’un état-major, celui de la Flieghorst Kommandantur 17/VII. En ce qui concerne l’infrastructure de la base, une piste en dur – qui avait été mise en chantier au tout début de 1940 – fut construite, de même que de nombreux abris camouflés d’avions ainsi que des installations de toute nature telles que des soutes à essence et à munitions. La base, également lieu de maintenance des appareils de la Luftwaffe stationnés dans l’est de la France et de ravitaillement des avions engagés dans les opérations en mer Méditerranée, se dota début 1943 de plusieurs escadrilles appartenant à une escadre dédiée à la chasse de nuit : la Nachtjagdgeschwader 4. Équipées de chasseurs moyens Messerschmitt 110 et de Dornier 217 dotés de radars de poursuite, ces escadrilles opéraient en fonction des détections effectuées localement par les stations radar de la « ligne Kammhuber », système de défense mis sur pied par l’Allemagne pour protéger son territoire.

Alors que l’activité était foisonnante sur la base, ses installations – et, avec elles, les troupes qui étaient stationnées sur l’aérodrome – finirent par être durement éprouvées, harcelées qu’elles furent par les bombardements alliés. Des bombardements conduits avec efficacité, en dépit de l’action énergique qui fut celle des batteries de défense anti-aérienne positionnées aux abords immédiats du terrain. Le premier fut celui du 28 mars 1944, au cours duquel, en cinq vagues, quantité de Boeing B-17 de la 8th Air Force larguèrent quatre cents tonnes de bombes. Aux considérables dégâts causés ce jour-là par les forteresses volantes américaines s’ajoutèrent d’autres destructions. En effet, la base eut encore à subir un raid opéré par la Royal Air Force dans la nuit du 9 au 10 avril, un mitraillage au sol particulièrement efficace réalisé le 23 avril par des chasseurs North American P-51 Mustang et un important bombardement opéré deux jours plus tard par l’aviation américaine, le tout avant que, le 14 août, l’aérodrome soit pilonné une dernière fois, par quatre-vingt-trois Consolidated B-24 Liberator. L’armée allemande dut se résoudre à évacuer la base, ce qu’elle fit le 10 septembre, après avoir pris soin de la rendre inutilisable, notamment par la destruction de sa tour de contrôle, de soutes et d’abris et de son infrastructure électrique. Il ne resta de l’aérodrome qu’un champ de ruines jonché de gravats et de ferraille et parsemé de carcasses d'avions. Dijon libérée, les troupes américaines s’emparèrent aussitôt des lieux – qu’elles redésignèrent « Y-9 » – et, après une remise en état du terrain, s’attachèrent à prolonger la piste de manière à faciliter les mouvements des unités qui, sans tarder, prendraient pied sur le site : les 111st Tactical Reconnaissance Squadron et 35th Night Fighter Squadron, ainsi que le 320th Bomb Group, unité dotée de Martin B-26 Marauder qui, de novembre 1944 à mars 1945, s’envolant de Dijon, pilonnèrent sans relâche les villes et installations stratégiques du IIIe Reich.

Si la remise en état des infrastructures de l’aérodrome demanda plusieurs années, la base – successivement dénommée « base équipée 102 » (1944), « base escale principale » (1946) et « détachement de base aérienne » (1947) – ne tarda pas, néanmoins, à renouer avec les heures fastes qui furent les siennes avant-guerre. En 1949, avec l’implantation en Bourgogne de la 2e escadre de chasse en provenance d’Allemagne, la « base aérienne tactique 102 » devint la première plate-forme de l’Armée de l’air à voir évoluer des chasseurs à réaction. Le choix de la France s’était porté sur un appareil britannique, le De Havilland 100 Vampire, avion qui, rapidement, équipa les deux escadrons relevant de la « nouvelle » escadre dijonnaise : le prestigieux escadron de chasse 1/2 « Cigognes » aux traditions puisant dans les combats de la Grande Guerre et l’EC 2/2 « Alsace ». La 2e escadre perçut toutefois dès 1953 de nouveaux chasseurs : des MD 450 Ouragan, appareils sortis des ateliers de l’avionneur Marcel Dassault, concepteur du premier chasseur à réaction de construction française. L’avion s’avéra plus performant que son prédécesseur ; malheureusement, comme pour le Vampire, la « prise en main » du nouvel appareil se traduisit par de nombreux accidents.

En juin 1955, l’emprise de la base, devenue « base aérienne d’opérations 102 », s’accrut notablement avec l’acquisition de terrains situés sur le territoire de Neuilly-lès-Dijon, ceci pour permettre la construction d’une piste en dur de 2 400 mètres de longueur répondant aux normes édictées par l’Organisation du traité de l’Atlantique nord, alliance militaire à laquelle la France avait adhéré en 1949.
   
Dès 1956, l’escadre dijonnaise se sépara de ses Ouragan et perçut un nouveau chasseur construit par Dassault : le MD 454 Mystère IVA. À l’automne, en toute discrétion, cet avion supersonique en piqué s’envola à destination du Proche-Orient pour y prendre part, sous les couleurs de l’aviation israélienne, aux opérations déclenchées pour reprendre le contrôle du canal de Suez, nationalisé par le président égyptien Nasser. C’est cet avion qui, à partir de 1957, équipa la Patrouille de France, formation acrobatique dont le nombre d’appareils – qui passa de cinq à douze en quelques années – stationnèrent à Dijon jusqu’au transfert de la PAF en 1962.

En 1961, un nouvel appareil fit son apparition à Dijon : l’AMD Mirage IIIC, chasseur choisi pour équiper les deux escadrons de la 2e escadre de chasse, qui fut la première formation de l’Armée de l’air à être dotée de ce fleuron de l’industrie aéronautique nationale. Premier avion supersonique français, le Mirage IIIC était même capable de vitesse bi-sonique ; il pouvait en outre, propulsé par une fusée d’appoint SEPR 841, atteindre la stratosphère pour y réaliser des missions d’interception. Le pilotage de ce chasseur à aile delta nécessitant un apprentissage approfondi, l'Armée de l'air se dota d’une unité spécialisée dans la formation et le perfectionnement des pilotes sélectionnés pour évoluer sur cet appareil, et cette mission échut à l’EC 2/2 « Côte-d’Or », escadron qui avait été recréé en 1965 et auquel fut confiée l’année suivante la mission de « transformation opérationnelle » de l’ensemble des pilotes de chasse de l’Armée de l’air affectés au sein d’unités dotées de Mirage III. À cet effet, cette unité perçut des biplaces Mirage IIIB, conservant néanmoins plusieurs monoplaces pour le « lâcher » des pilotes en solo. Ce fut, pour la base dijonnaise, le point de départ d’une nouvelle aventure : celle d’abriter un escadron qui ne tarderait pas à être qualifié d’ « Académie de la chasse ». Une académie qui formerait également quantité de pilotes et de mécaniciens venus du monde entier...

En décembre 1965, les installations civiles jouxtant l’aérodrome militaire, elles aussi en plein développement, virent le lancement officiel d’une compagnie aérienne régionale : Air-Bourgogne. Quelques mois plus tard débuta sur la BA 102 le tournage d’une série télévisée qui, par son succès, permit à la base dijonnaise – et à ses aviateurs – d’être connue de tous les téléspectateurs français : Les Chevaliers du Ciel, série adaptée d’une bande dessinée créée par Jean-Michel Charlier, scénariste, et Albert Uderzo, dessinateur, narrant les exploits des lieutenants Tanguy et Laverdure.

En 1968, une version plus moderne du Mirage III fut livrée aux escadrons dijonnais : la version E, dotée d’un radar Doppler permettant la navigation à basse altitude par tout temps.

Le 2 juillet 1984, un demi-siècle jour pour jour après la création de l’Armée de l’air, un nouvel oiseau fit son nid sur la BA 102 : le Mirage 2000 C, dernier-né des chasseurs produits par l’avionneur Marcel Dassault, appareil que cette base fut la première à mettre en œuvre. Son évolution ultime, le Mirage 2000-5F, devait faire son apparition en Bourgogne quinze ans plus tard, en 1999, permettant aux aviateurs de la BA 102, au tournant du siècle, de disposer de l’un des plus redoutables chasseurs de la planète, capable par sa technologie et son système d’armes de détecter simultanément jusqu’à vingt-quatre cibles et de « traiter » les huit plus menaçantes. Un avion que piloterait notamment Caroline Aigle, la première femme pilote de chasse de l’Armée de l’air, affectée à Dijon en 2000.

En 2008, après avoir envisagé la fermeture de la BA 102, les autorités gouvernementales décrétèrent finalement son maintien et, localement, l’on s’efforça de renforcer l’aérodrome dijonnais. À cet effet, le projet Renaissance fut lancé, avec pour ambition de développer l’aéroport de Dijon-Bourgogne par l’accroissement de son activité aérienne, tant civile que commerciale. Malgré tout, à l’été 2011, les derniers Mirage présents à Dijon – ceux de l’escadron de chasse 1/2 « Cigognes » – furent transférés sur la base aérienne 116 de Luxeuil, et il ne resta plus sur le site militaire qu’une quinzaine d’appareils : les Alphajet de l’escadron d’entraînement 2/2 « Côte-d’Or », unité sans équivalent dans l’Armée de l’air qui avait été créée quelques années plus tôt pour maintenir en condition opérationnelle les pilotes de l’ensemble des escadrons de la chasse française. Des appareils qui, dans les derniers jours de juin 2014, cent ans très exactement après l’arrivée sur l’aérodrome de ses tout premiers avions, s’envoleront pour un aller qui sera sans retour à destination de la base aérienne 120 de Cazaux, laissant seuls sur l’aérodrome les deux avions de liaison TBM 700 mis en œuvre par le dernier des escadrons à être stationné sur la base : l’escadron de transport 41 « Verdun ».

En dépit de ce transfert qui entraînera la fermeture des installations aéronautiques mises en œuvre par la plate-forme militaire, la base aérienne dijonnaise, plate-forme « à part » au sein du dispositif des bases mis en œuvre par l’Armée de l’air, conservera – mais pour combien de temps ? – plusieurs « spécificités ». Parmi elles, celle d’être le lieu d’implantation de formations elles aussi uniques en leur genre, à savoir l’un des commandements organiques de l’Armée de l’air (le commandement des forces aériennes, transféré en 2012 en provenance de Metz), l’un des trois commandos parachutistes dont dispose l’Armée de l’air (le CPA n° 20, unité forte de trois cents hommes installée à Dijon depuis 2008), l’unité chargée de la formation de l’ensemble des fusiliers commandos de l’Armée de l’air (l’escadron de formation des commandos de l’air 08.566), la structure chargée de former l’ensemble des spécialistes œuvrant sur le Mirage 2000 (l’unité d’instruction spécialisée 62.530) et l’organisme chargé de l’exploitation et de la conservation des informations personnelles – individuelles ou collectives – du personnel servant et ayant servi au sein de l’Armée de l’air (le bureau des archives et des réserves de l’Armée de l’air 24.501).

De 1914 à 2014, ce sont bien cent ans d’une vie trépidante qui auront rythmé l’existence de la base aérienne 102, entrée en service en tant que « camp d’aviation ». Cent ans d’une activité foisonnante qui se sera tout bonnement confondue avec une autre palpitante aventure humaine et technologique : celle de l’Armée de l’air !

Frédéric Lafarge
chargé de relations publiques
et délégué au patrimoine historique de la BA 102

samedi 17 mai 2014

Contribution à un long-métrage sur Clément Ader, en partenariat avec l'association Rêves de Gosse

Éole de Clément Ader au Centre National des Arts et Métiers à Paris ©Xavier Cotton
Après plusieurs mois de gestation, un projet de long-métrage sur Clément Ader est actuellement en cours de préparation. Pour financer ce film intitulé Clément Ader, et s'il fallait réécrire l'Histoire ?, les réalisateurs (lire plus bas*) ont lancé une campagne de crowdfunding (financement participatif) sur internet via le lien suivant : http://fr.ulule.com/clement-ader/
Le principe est simple : les personnes souhaitant effectuer une contribution financière bénéficieront de contreparties exclusives : DVD (édition Collector), affiche, nom au générique, invitation au tournage... L'objectif à atteindre est de 6650 euros. Cette somme servira exclusivement à financer le tournage et la production du film. A noter que la campagne de crowdfunding prendra fin début juillet.
Si le projet se concrétise, les bénéfices liés aux ventes de DVD seront directement reversés à l'association Rêves de Gosse (http://revesdegosse.fr/). Les comédiens José Garcia et Véronique Jannot, parrains de l'association, soutiennent d'ailleurs ce projet de long-métrage.

Pour en savoir plus sur le film, l'équipe, les intervenants, le crowdfunding, etc., n'hésitez pas à consulter la brochure de présentation disponible au téléchargement sur http://www.clementader-lefilm.com/bonus/telechargements/

Sites internet :
http://www.clementader-lefilm.com
http://fr.ulule.com/clement-ader
http://www.facebook.com/docuader
https://twitter.com/aderlefilm

Clément Ader 1841-1925
Ce long-métrage s'organise en deux parties :
  • une fiction
  • un documentaire

Synopsis de la fiction :
Dans le cadre de recherches sur Clément Ader en vue de la rédaction d'un ouvrage, son auteur a découvert des éléments matériels laissant présager d'un premier vol du pionnier français non pas en 1890 (comme supposé jusqu'alors), mais en... 1879 !
L'intrigue traitera du travail d'investigation destiné à authentifier les éléments en question.

Le documentaire :
Il s'articule autour de réflexions, recherches, etc. menées par d'éminentes personnalités de l'aviation : Gérard Feldzer, Bernard Marck, Antony Angrand, etc., pour ne citer qu'eux. Leurs compétences diverses et abouties (historiens, auteurs, journalistes, ingénieurs...) permettront de répondre à trois questions :
Quels furent les contextes (industrialisation, modernisme, militarisation...) propices à Clément Ader pour l'invention d'Eole à la fin du XIXe siècle ?
Comment le débat sur la « paternité de l'aviation », opposant Clément Ader aux frères Wright, est-il né ?
Plus d'un siècle après le vol supposé d'Ader en 1879, peut-on affirmer qu'il a bel et bien eu lieu ?

* L'équipe du projet :
Ce projet filmique est né sous l’impulsion de Sylvain Thomas et de Thomas Leroux, qui en seront les réalisateurs.

- Sylvain Thomas fut Rédacteur en Chef d'un titre aéronautique pendant plusieurs années. En parallèle de son activité professionnelle, il a réalisé des vidéos de promotion pour la pratique de l'aviation légère ainsi que des séquences didactiques sur la navigation aérienne en Île-de-France.

- Thomas Leroux a été directeur des programmes d'une chaîne de télévision locale et a réalisé une mini-série en « papercraft animé ». Il a également eu l'occasion d'expérimenter la figuration au cinéma.
A noter que tous deux ont suivi des études de cinéma.
Les réalisateurs seront assistés de techniciens à l'expérience éprouvée : l'un des premiers opérateurs « Steadicam » de France, un jeune réalisateur primé au Short Film Festival de Cannes, et un photographe-monteur professionnel.

Enfin, je signale que toutes les personnes impliquées dans le projet sont bénévoles.

mercredi 14 mai 2014

1914-2014 : la BA 102 de Dijon a 100 ans ! (1ère partie : 1914-1940)

S’il est une base aérienne historique en France, c’est bien celle de Dijon, entrée en service un peu avant la Première Guerre mondiale. Mais quelles ont été les principaux faits marquants ayant ponctué la « vie » de cet aérodrome militaire centenaire figurant depuis sa création parmi les plus importantes plates-formes aéronautiques de l’Armée de l’air ?

L’histoire de l’aéronautique à Dijon débute par les somptueuses « fêtes de l’aviation » qui, du 22 au 25 septembre 1910, furent organisées au nord de la ville, sur le terrain d’exercices de l’armée de La Maladière. Un terrain qui, compte tenu de ses dimensions et de son emplacement, dut être abandonné lorsque le ministère de la Guerre s’attacha à doter Dijon d’un aérodrome militaire. Le choix de l’armée se porta sur un ensemble de terrains situés entre les villages d’Ouges et de Longvic et, le 7 juillet 1913, l’acquisition de neuf hectares fut décrétée d’utilité publique. Y fut presque aussitôt aménagé un camp provisoire fait de baraquements de bois et de hangars de toile, et les premiers avions de l’Aéronautique militaire ne tardèrent pas à s’y poser.

Ces installations rudimentaires, embryon de ce qui allait devenir le centre du 1er groupe d’aviation, prirent rapidement de l’ampleur, ce qui conduisit à préempter de nouveaux terrains qui portèrent la superficie de l’aérodrome à une centaine d’hectares. À l’est de ce qui fut la route nationale 468, plusieurs hangars d’aviation « en dur » sortirent de terre, tandis que, de l’autre côté de la route, on s’affairait à la construction des bâtiments du futur « quartier Ferber ». Autant de travaux qui permirent en avril 1914 l’accueil de plusieurs escadrilles : les Br 17, Bl 18, HF 19 et MF 20 équipées respectivement d’avions Breguet, Blériot, Henry Farman et Maurice Farman. Quatre escadrilles dont les appareils ne tardèrent pas à s’envoler à destination du front...

En dépit du départ de ses avions, le « camp d’aviation d’Ouges-Longvic » devait maintenir son activité, et même la renforcer. Se trouvait en effet implantée sur l’aérodrome une unité qui participa pleinement à l’effort de guerre : la 2e réserve, chargée d’une part de centraliser les livraisons effectuées par les usines travaillant pour l’aéronautique (avions, moteurs, pièces de rechange, armement...) ainsi que les matériels nécessaires à la bonne marche des unités et, d’autre part, d’acheminer les marchandises entreposées à destination des parcs aéronautiques dont dépendaient les escadrilles pour leur approvisionnement. Pendant la guerre, le centre de Dijon fut également un lieu de formation, et y fonctionnèrent une école technique d’aviation dispensant l’instruction théorique préalable à l’entrée en école de pilotage ainsi que, à partir de 1917, une école dédiée au pilotage des avions de la marque Voisin. Le 13 mai 1916, un jeune aviateur blessé deux mois plus tôt dans le ciel de Verdun était présent sur le camp d’aviation : Georges Guynemer, déjà as de guerre, choisi pour avoir l’honneur de porter le drapeau de l’Aéronautique militaire venu tout spécialement en Bourgogne pour être présenté aux aviateurs dijonnais, en présence du lieutenant-colonel Adolphe Girod, inspecteur général des écoles et dépôts d’aviation. Après la Seconde Guerre mondiale, l’as aux cinquante-trois victoires officielles devait être retenu pour devenir le parrain de la base aérienne 102.

Le dimanche 24 novembre 1918, quelque deux cents appareils « ayant participé à la guerre » étaient rassemblés sur l’aérodrome pour y être présentés et, pour leurs équipages, se prêter à des démonstrations organisées à l’occasion de la « grande fête militaire » proposée ce jour-là par les aviateurs pour célébrer la fin de la guerre. Le terrain, dans les mois qui s’ensuivirent, devait devenir le lieu de regroupement d’un grand nombre d’appareils retirés des escadrilles et destinés à la ferraille.

En 1920, Dijon vit naître le 2e régiment d’aviation d’observation, formation constituée de trois groupes totalisant huit escadrilles équipées de Breguet 14. Cette unité, promptement remaniée, devint quelques mois plus tard le 32e régiment d’aviation d’observation. L’année suivante débuta l’édification d’une gigantesque construction de métal longue de 240 mètres et large de 40 : un hangar d’aviation qui, conçu par la société Dubois, se distinguait par sa toiture, laquelle était soutenue par un ingénieux dispositif fait de pylônes et de câbles. En juillet de la même année, en lisière de l’aérodrome, une zone civile fut créée pour permettre à l'aviation civile naissante et aux aviateurs des pays signataires de la Convention de Paris de 1919 – portant réglementation de la navigation aérienne – d'utiliser le terrain d’aviation, réservé jusque-là à l’usage exclusif de l’armée. Dijon, « aérodrome mixte » parfaitement signalé à partir de 1925 par un phare aéronautique de grande puissance implanté au « sommet » du mont Afrique, devait demeurer pendant des années une escale de choix sur la route aérienne conduisant de Paris à Marseille via Lyon.

Le 1er janvier 1924, le 32e RAO devint le 32e régiment d'aviation mixte, et deux escadrilles de chasse – les SPA 15 et SPA 77 dotées de biplans Nieuport-Delage 29 – intégrèrent le régiment, se mêlant aux escadrilles d’observation déjà existantes. Ce furent là les prémices de la présence à Dijon d’une aviation qui devait faire les beaux jours de ce qui deviendrait dix ans plus tard la « base aérienne 102 » : l’aviation de chasse. Deux escadrilles d’observation rattachées à ce régiment furent envoyées au Maroc l’année suivante pour y prendre part à la guerre du Rif.

Preuve du fort attachement des aviateurs du « centre aérien de Longvic » – nom officiellement porté par le champ d’aviation depuis le 1er avril 1923 – au plus célèbre des as français, un monument à la mémoire du capitaine Guynemer fut érigé en lisière de l’aire d’envol et solennellement inauguré le 25 juillet 1932. Cette même année, une réorganisation de l’arme aérienne intervint et, à Dijon même, fut créée la 2e brigade aérienne, entité ayant autorité sur plusieurs formations parmi lesquelles trois escadres installées sur l’aérodrome : la 32e escadre d’observation (disposant de Breguet 19), la 7e escadre de chasse dotée successivement de Wibault 72 (1932), de Morane-Saulnier 225 (1933) et de Spad 510 (1937) et la 52e escadre de grande reconnaissance équipée de Potez 25, Breguet 19 et Lioré-et-Olivier 20 puis de Potez 540.

En 1934, année qui vit la création de l’Armée de l’air, une nouvelle organisation territoriale fut arrêtée ; les « régions aériennes » firent leur apparition et, deux ans plus tard, officiellement le 1er octobre 1936, au centre-ville de Dijon, place Wilson, s’installerait en provenance de Metz l’état-major de la « 1re RA ». Cette même année 1934 fut créée une patrouille acrobatique dont la notoriété devait finir par dépasser les frontières. Baptisée du nom de son créateur, René Weiser, la « patrouille Weiser » s’illustrait par ses périlleuses évolutions effectuées avec un nombre sans cesse croissant d’avions, trois à ses débuts… et jusqu’à dix-huit en 1937. Particularité remarquable : ses Morane-Saulnier 225 évoluaient… attachés entre eux trois par trois !

En 1936, la 3e escadre de chasse, équipée de Dewoitine 500 et 501, s’installa sur l’aérodrome en provenance de Châteauroux, y prenant la place de la 32e escadre d’observation. La base, raccordée depuis peu à Dijon par une ligne de tramway dite « ligne d’Ouges », se « spécialisa » dès lors dans la chasse et, à la veille de la guerre, dix escadrilles y stationnaient : celles des 3e et 7e escadres, formations que l’on avait renforcé le 1er mai 1939 par la création de deux groupes (les GC III/3 et III/7) et que l’on venait d’équiper de modernes Morane-Saulnier 406, et qui côtoyaient sur l’aérodrome le groupe aérien d’observation 508, unité créée quelques années plus tôt et équipée, quant à elle, de Potez 25 et autres Breguet 27. En mars 1939, le GC I/7 avait quitté Dijon pour intégrer l’escadre de marche d’Afrique du Nord en cours de création au Maroc.

À l’été 1939, les menaces de guerre s’intensifiant, permissionnaires et réservistes furent rappelés. Le départ des unités aériennes à destination de leurs terrains du temps de guerre respectifs s’effectua dans les derniers jours d’août et débuta par la 7e escadre de chasse. Dans le même temps, les escadrilles des groupes composant la 3e escadre de chasse effectuaient le même mouvement. Le transfert opéré se solda toutefois par une catastrophe : la perte tragique, le 28 août, de six chasseurs du groupe III/3, qui s’écrasèrent dans leur survol de la Saône-et-Loire. Abandonnée par les formations qui y résidaient à titre permanent, la base accueillit presque aussitôt, et pour plusieurs mois, l’état-major de la 32e escadre de bombardement et l’un de ses deux groupes, équipé de Bloch 200.

Le 10 mai 1940, à 5 heures, pour la première fois de son histoire, la base fut bombardée. Les dégâts considérables causés par les frappes des bombardiers de la Luftwaffe – qui s’accrurent encore dans l’après-midi puis le 14 mai à la suite de deux nouveaux bombardements – contraignirent les unités stationnées sur le site à l’évacuer et à se replier plus au sud, délaissant un aérodrome par lequel, dans leur repli, nombre d’unités ne tarderaient pas à transiter. Le 17 juin, la base tomba finalement entre les mains de l’ennemi, en même temps que Dijon qui, déclarée « ville ouverte », ne fut pas défendue.

Frédéric Lafarge
chargé de relations publiques
et délégué au patrimoine historique de la BA 102

dimanche 11 mai 2014

"The Legend of Little Eagle" of Florian Rochat

THE LEGEND of LITTLE EAGLE
Florian Rochat

Je vous avais parlé du roman "La légende de Little Eagle" de Florian Rochat, je vous annonce maintenant sa sortie en langue anglaise, pour une fois l'article suivant est donc destiné aux anglophones.

August 1944 – France. An American plane crashes near the small village of Verdeil in Burgundy. Touched by the German flak, he would have been able to jump in parachute, but sacrificed himself by staying aboard his Mustang P-51 up to the end not to collide a house.

Nearly 70 years later a journalist, Hélène Marchal, hears of the event. But there is more to it: she finds a copy of a letter her grandfather wrote to the parents of the pilot who lost his life. She comes to understand that the house she has just inherited would have been destroyed had the aviator not sacrificed his life, by deciding to steer the plane away from the house.

Her mother was four years old at the time, and was at home. If first lieutenant John Philip Garreau had bailed out with his parachute when there was still time, Hélène’s mother would have been killed. Hélène pales at the thought: she would not have been born if the pilot had not acted in a way which, to her, is simply heroic. She owes him her life!

Who was he? The address on the letter is her only lead: Browning, Montana. Hélène Marchal decides to travel there to investigate, to go through the archives and try to find any remaining witnesses. Gradually she will piece together the life of a very young man nicknamed Little Eagle. With hindsight, his life takes on the dimensions of a legend. And with it brings the protagonists to question their own destinies. 
 The initial idea of this novel is the true story of a young american pilot LeRoy Lutz who crashed under similar circumstances with its P38 Lightning. Read in  French the article in The Union of Reims of January 30th, 2012 : http://www.lunion.presse.fr/article/culture-et-loisirs/andre-mathy-noubliera-jamais-ce-jeudi-22-juin-1944

According to Florian Rochat "The Legend of Little Eagle" is neither a war novel, nor a book on aviation, but rather a story on fate and destiny. Deeply researched, it includes however quite a lot of sequences of training, many fighting scenes, and even a meeting in Borgo with Saint-Exupéry, where the hero has a poignant discussion with him about the " real fake death " of "the Little Prince".
Florian Rochat is a writer and journalist living in Switzerland. He loves nature, dogs, hiking and cross-country skiing. He is also fond on the American West, particularly of Montana, where he found inspiration for his two novels, "The Legend of Litle Eagle" and "Cougar Corridor". He is also the author of a memoir, "Un printemps sans chien" (the latter two in French).
Convinced of numerous advantages offered by the developments of the digital edition, he chose to publish his new novel, " The legend of Little Eagle ", under this dematerialized shape. It’s on sale o Amazon.com, Amazon.co.UK, Amazon.ca, Amazon.fr and Amazon.com.au, Apple CA, Apple US, Apple UK, Apple AU, Barnes&Noble US, Barnes&Noble UK,  as well as on Smashwords as an ebook. It will soon be available on other major digital bookstores as an ebook and as a paperback on Amazon. 

Web site of the author : http://www.florianrochat.com/

Products détails :
  • File Size : 2012 KB
  • Print Length : 239 pages
  • Price : 5,15$ or 3,71€
  • Simultaneous Device Usage : Unlimited
  • Publisher : Florian Rochat (May 5, 2014)
  • Language : English
  • ASIN : B00K5SVTYI
  • Text-to-Speech : Enabled

jeudi 8 mai 2014

Airexpo 2014


Airexpo 2014
28 ème édition
Muret-Lherm
31 mai 2014
10h00 à19h00



 Organisé à 100% par des étudiants de première année des deux écoles d'ingénieurs aéronautiques toulousaines, l'ENAC (École Nationale de l'Aviation Civile) et l'ISAE (Institut Supérieur de l'Aéronautique et de l'Espace) depuis plus de 28 ans.
Airexpo est une association à but non lucratif qui vise à produite un meeting aérien.

Cette année pour la 28ème édition, le meeting aura lieu le 31 mai sur l'aérodrome de Muret-Lherm en région toulousaine.
Le plateau  est en train de se constituer, mais est déjà annoncés la présences d'avions de collection comme les T6 et un P51 Mustang, d'avions lourd d'Airbus qui viendra en voisin avec un A380 et un Beluga, mais aussi d'un Rafale. Et clou du spectacle, La patrouille de France sera aussi présente.
Vous pouvez voir la mise à jour du programme sur cette page : http://www.airexpo.org/fr/programme

Mais faire voler ces machines coûte beaucoup d'argent, alors  pour permettre à un maximum de personnes de venir rêver devant ces beaux avions en conservant un prix d'entrée de 5€, L'association Airexpo fait appel à vos don pour fiancer ce magnifique spectacle aérien : http://fr.ulule.com/air-expo/
 Dépêchez vous il ne reste que 10 jours pour les aider

A quoi va servir le financement ?

   Leur budget est très serré et il doivent satisfaire les demandes des 4 commissions organisatrices du meeting.
  •  La commission avion. Les avions qui viennent sont pour la plupart entretenus par des passionnés qui doivent être rémunérés pour continuer à faire voler leurs machines de rêve. Ces pilotes doivent également être logés et nourris pendant 2 à 3 jours. 
  • La logistique. En effet, accueillir 25 000 spectateurs ne se fait pas sans un minimum de logistique tel que la sonorisation, l'électricité, l'eau, les toilettes, les buvettes, les exposants ou encore le stand VIP. De plus, le jour du meeting près de 200 bénévoles issus des écoles organisatrices sont présent pour tout installer et accueillir au mieux le public, et bien sûr ils faut les nourrir !
  • La sécurité. Il faut rémunérer les pompiers, les gendarmes, les policiers présents le jour du meeting
  • la communication. Pour un évènement de cette ampleur, elle participe à la visibilité de l'évènement dès les premiers mois de préparation. Puis lors du meeting elle s'occupe du point information, de l'accueil des médias et de la boutique.
Les recettes proviennent essentiellement des sponsors que la commission partenaires recherchent activement depuis le début de l'année.

 L'association Airexpo est composée d'une cinquantaine d'étudiants et étudiantes répartis entre responsables et membres de ces deux écoles. ils sont tous en première année dans une des deux écoles (ENAC et ISAE) dans différents cursus (ingénieurs, techniciens, masters spécialisés, contrôleurs aériens, pilotes).  Alors souhaitons leur bonne chance pour l'organisation du meeting et encourageons les en en les soutenant : http://fr.ulule.com/air-expo/


Informations :
Aérodrome de Muret-L'Herm
31 mai 2014
10hh00 à 19h00
Entrée : 5€, gratuite pour les moins de 12 ans
Parking gratuit
Navette depuis Toulouse.
Préventes sur : http://www.airexpo.org/
Pour plus d'informations :
http://www.airexpo.org/
https://www.facebook.com/meetingairexpo?fref=ts
https://twitter.com/airexpo

mercredi 7 mai 2014

LE PILOTE ET LE PETIT PRINCE

LE PILOTE ET LE PETIT PRINCE
Peter Sís


 Le nouvel album très attendu de Peter Sís, dans la lignée de ses livres sur les grands rêveurs, voyageurs et explorateurs, hommage à Saint-Exupéry dont on commémorera les 70 ans de la disparition en juillet prochain.
Parmi les événements en cours d’organisation autour de la parution du livre, une exposition des croquis et dessins préparatoires se tiendra au centre tchèque de Paris, du 29 avril au 6 juin.


LE LIVRE
Au tournant du siècle dernier, naissait un petit garçon aux cheveux blonds, qui allait devenir un grand aventurier… En ces temps de grandes découvertes, on rêvait de nouvelles inventions. Alors que l’on assistait aux débuts de l’aviation, Antoine construisait déjà, à l’âge de douze ans, sa propre machine volante… Et même si elle ne fonctionnait pas, cela ne le découragea pas !
Dans cet album foisonnant qui s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux adultes, Peter Sís nous raconte l’histoire de ce petit garçon qui s’est donné tous les moyens pour réaliser son rêve : voler.
On suit, pas à pas, ses débuts dans l’Aéropostale, mécanicien avant de devenir pilote, et on découvre des anecdotes de sa vie hors du commun. Au fi l des rencontres et des voyages qui l’ont marqué, jusqu’à la seconde guerre mondiale au cours de laquelle il disparut, les planches magnifiques et captivantes de Peter Sis nous immergent totalement dans la vie de ce formidable aviateur, qui aimait lire et écrire pendant qu’il volait…

L’ AUTEUR-ILLUSTRATEUR
Peter Sís, peintre, illustrateur, écrivain et cinéaste, a grandi à Prague où il a suivi les cours de l’Académie des Arts Appliqués. Après des études au Royal College of Art à Londres, il s’est installé aux États-Unis. De renommée internationale, il vit dans l’état de New York avec sa femme
et leurs deux enfants.
Ses albums ont reçu de nombreux prix, comme le Prix Andersen pour l’ensemble de son œuvre lors de la Foire de Bologne 2012, le Prix Sorcières pour Madlenka, la mention spéciale du Salon de Montreuil pour Les trois Clés d’or de Prague, le Grand Prix de Bologne (catégorie nonfiction) pour L’Arbre de la vie, Charles Darwin, et Le Mur, mon enfance derrière le rideau de fer, a notamment reçu la prestigieuse médaille Caldecott aux États-Unis. Peter Sís vient par ailleurs de créer une monumentale tapisserie d’Aubusson en l’honneur du poète irlandais et prix Nobel de littérature Seamus Heaney, commandée par U2, Paul Simon et Amnesty International, qui orne depuis mi avril l’aéroport de Dublin.


Titre : Le Pilote et le Petit Prince
Auteur : Peter Sís
Editeur ; Grasset Jeunesse
à partir de 7 ans – collection PETER SÍS
270 x 305 mm – couv. reliée – 48 p. – 15.90 €
Nuart : 8211097 – Isbn : 978 2246 787143


dimanche 4 mai 2014

LATÉ 302 "Mouneyrès" en rade de Brest en mai 1938

Laté 302 "Mouneyrès" en rade de Brest 1938 ©Michel Quillien 
Mon ami Michel Quillien m'a fait parvenir ces photos originales d'un Hydravion prise en rade de Brest en 1938 en compagnie du contre-torpilleur "Le Terrible". Avec l'aide des historiens d'Aéroforums (Lucien Morareau, Henri Marty et BS le pélican), nous somme arrivés à la conclusion qu'il s'agit du Laté 302 "Mouneyrès" (N°1023) alors basé à Lanvéoc-Poulmic sur la presqu'ile de Crozon. Celui ci faisait parti de l'escadrille d'exploration E4 qui regagna Lanvéoc-Poulmic en mai 1938 après un séjour à Berre et y demeura jusqu'en août 1939 où elle fut affectée à Dakar. Elle avait dans ses rangs, les Laté 302 "Guilbaud", "Cavelier de Cuverville" et "Mouneyrès" baptisés ainsi en l'honneur de  trois pilotes officiers de l'Aviation maritime disparus en mer (1). Malgré leur vétusté et l'usure prématuré de la toile des voilure due au climat et des coques qui avaient tendance à se couvrir de mollusques qui pénétraient les couches d'enduit et se fixaient directement sur la tôle d'aluminium, les trois Laté 302 continuèrent d'accomplir leur missions d'explorations à Dakar, effectuant chacun environ 1000 heures de vol  jusqu'en 1941 où ils furent réformés (le Cuverville en avril, le Guilbaud en juin et le Mouneyrès en novembre)

Laté 302 "Mouneyrès" derrière le contre-torpilleur "Le Terrible" ©Michel Quillien

Concernant la photo ci-dessus on peut en déduire les informations suivantes :

  • Le déploiement du pavillon de poupe indique une direction du vent qui peut avoir deux sens, mais dans les deux cas, il vient de tribord et même de tribord avant. On distingue un petit clapot, donc le vent est faible < 15 kts.
  • Le "flou" des hélices pourrait laisser penser que les moteurs tournent et que l'appareil avance, (ligne d'écume devant les nageoires), donc il n'est pas remorqué. La ligne claire partant du bas gauche de la photo et allant vers la poupe ne doit pas être une remorque, car la sécurité du personnel stationnant dans cette zone ne serait pas.
  • Tout l'équipage portent la coiffe bleue, les marins à pompon sont en bleu de chauffe et les gradés à casquette, en bleu de drap.
  • Dernière constatation sur la date, à partir du 1er mai, on arborait la coiffe blanche et on quittait le "jersey", les deux marins (André Quillien et Marcel Le Bars) à la poupe le portent encore, zone sombre à l'encolure. la photo a dû être prise en France et avant le 11 mai.
Laté 302 "Mouneyrès" aux abords du contre-torpilleur "Le Terrible" ©Michel Quillien

Caractéristiques générales du Latécoère 302 :

Hydravion sesquiplan quadrimoteur à coque méttalique
Envegure 44 m

Longueur : 26,15m
Hauteur : 7,98m
Motorisation : 4 x Hispano-Suiza 12 Ydrs.2 de 930 Ch
Hélices : Ratier tripale à pas variable en vol
Poids à vide : 13, 9 T
Poids max : 23, 7 T
Vitesse max en vol 235 km/h
Vitessse de Croisière : 160 Km/h
Rayon d'action : 3 100 km
Plafond pratique 3 500 m
temps de montée à 3 500 m : 45 minutes
Temps de décollage : 24 S
Équipage : 10
Armement : 4 bombes G2 (75Kg) ou 12 (150 Kg), 4/5 mitrailleuses Darne 7,5 mm(armement d'aile non monté)

(1) Le Lieutenant de Vaisseau Hervé Mouneyrès s'est perdu corps et bien au dessus de l’Atlantique Sud en tentant la traversée sur un Farman Goliath le  mai 1927.
Le Capitaine de Corvette René Guilbaud et son second, le Lieutenant de Vaisseau Albert Cavelier de Cuverville ont disparu le 18 juin 1928 à bord du Latham 47 qui se portait au secours du dirigeable italien "Italia" au pôle nord.


Sources des informations : 
Michel Quillien
Aéroforum : http://www.aerostories.org/~aeroforums/
Les Ailes Françaises : Les hydravions à coque 1ere partie
Poste des choufs : http://www.postedeschoufs.com/

jeudi 1 mai 2014

Promenade en dirigeable avec Airship Paris



Après une saison magique en 2013…
Il revient le 2 juin 2014…

Plus qu’un vol, plus qu’une découverte…. ce sont des aventures exceptionnelles à vivre qui se profilent avec le retour du dirigeable Airship Paris à partir du 2 juin 2014, au cœur du Val d’Oise à 35 minutes de Paris.


VOYAGER EN DIRIGEABLE, UNE EXPÉRIENCE UNIQUE…
Le dirigeable AirShip Paris, haut comme un immeuble de 5 étages et long de ses 75 mètres, viendra se poser le 2 juin 2014 à l’aérodrome de Paris-Pontoise (Cormeilles en Vexin) pour prendre ses quartiers d’été. Il accueillera à son bord pour la seconde année ces dizaines de touristes un peu particuliers qui ont décidé de découvrir la France et ses richesses culturelles à 300m de haut au travers d’un voyage unique et rare.

Des circuits touristiques époustouflants pour 2014 :
Un survol merveilleux du château de Chantilly et des richesses culturelles et artistiques de la région.
Un étonnant voyage d’initiation, mêlant baptême de l’air et découverte culturelle…



LES CROISIÈRES
Le vol-croisière Grand-Tour
Survol durant une heure la région d’Auvers sur Oise, son château, les terres où Van Gogh a peint les derniers mois de sa vie, puis remontée vers la magnifique Abbaye de Royaumont et… dernière étape exceptionnelle en direction et au-dessus du Château de Chantilly qui a appartenu aux grandes familles princières de France, et les jardins dessinés par Le Nôtre, le Musée Condé...mais aussi les Grandes Écuries, le Musée Vivant du Cheval et les jardins dessinés par Le Nôtre pour le Grand Condé à la fin du XVIIème siècle.

Vol découverte « Van Gogh »
Une occasion de découvrir en trente minutes les sensations d’un voyage en dirigeable et le plaisir culturel… merveilleux et fort en souvenirs.
Il emmène les passagers au-dessus d’Auvers sur Oise, là ou Van Gogh a peint ses derniers tableaux. Il survole ensuite le château d'Auvers sur Oise, le château de Mery sur Oise avec un oeil sur les paysages du Vexin Français.

Ouverture
Du mardi au dimanche de 14hà 20h
Les tarifs
Vol découverte « Van Gogh » 250€ TTC/Personne adulte
Vol-Croisière Grand Tour       450€ TTC/Personne adulte
Prix enfant (2 à 12 ans) - 20% du prix adulte

Offre spéciale Famille : pour 2 adultes et un maximum de 2 enfants, c’est gratuit pour les enfants !
Offre spéciale pour toute réservation avant le 2 juin :
Vol 1 heure        :   360 euros TTC/Personne adulte
Vol 30 minutes   :   190 euros TTC/Personne adulte

Inscription et information pour les croisières
:
Airship Paris : www.airship-paris.fr

mardi 29 avril 2014

NetJets Europe accède à l'aéroport de La Môle

Phenom 300 Signature Series™©NETJETS EUROPE

NETJETS EUROPE AMÉLIORE SON SERVICE DANS LE SUD DE LA FRANCE AVEC L'ACCÈS À L'AÉROPORT DE LA MÔLE
Nouvelle destination pour le Phenom 300 Signature Series™

À Londres, le 29 avril : NetJets Europe, le leader de la propriété partagée, a annoncé aujourd'hui avoir obtenu l'homologation d'exploitation de ses appareils Phenom 300* Signature Series™ à l'aéroport de La Môle, dans le Sud de la France. Cette homologation permettra à ses clients de bénéficier d'un accès encore plus proche aux destinations balnéaires prisées du Sud de la France, dont Saint-Tropez.

Marine Eugene, Directrice des ventes de NetJets Europe, commente : « Il s'agit d'une période de l'année extrêmement chargée pour NetJets  nous avons de nombreux clients qui souhaitent séjourner à Saint-Tropez pendant l'été. Nous avons examiné leurs schémas de vol et pris en compte leurs commentaires, et sommes ravis de pouvoir proposer aux propriétaires de nos Phenom 300 un aéroport supplémentaire avec la destination de La Môle. C'est un nouvel exemple de la manière dont NetJets s'appuie sur ses 50 années d'expertise dans ce secteur pour continuer à améliorer son offre de services. »

Par le passé, il était nécessaire de posséder une autorisation spéciale pour exploiter l'aéroport de La Môle en raison des vents variables, du relief montagneux, de la circulation dense des hélicoptères et des exigences strictes de performances pour les avions . Après une étude réalisée sur place, NetJets Europe a soumis, avec succès, un dossier de demande d'homologation d'exploitation et les pilotes de ses avions Phenom 300 Signature Series™ ont suivi la formation correspondante nécessaire, assurée par la Direction de l'Aviation civile du Sud-Ouest de la France, pour obtenir l'autorisation d'utiliser cet aéroport.
 
Intérieur Phenom 300 Signature Series™©NETJETS EUROPE
« Nous disposons des meilleurs pilotes du monde, aux commandes de l'avion le plus moderne. En assurant la formation de ses pilotes à l'utilisation de cet aéroport supplémentaire, NetJets souligne une fois de plus la manière dont l'entreprise se distingue de ses concurrents. L'accès à La Môle permettra à nos clients propriétaires d'avions Phenom 300 Signature Series™ de disposer d'un accès rapide depuis plus de 1 000 aéroports européens vers l'une des destinations balnéaires estivales les plus prisées », ajoute Marine Eugene.

Grâce à ses excellentes performances, le Phenom 300 est l'un des rares avions d'affaires à être autorisé à utiliser l'aéroport de La Môle. L'avion Phenom 300 Signature Series™, qui doit intégrer la flotte européenne dans les semaines à venir, redéfinit toutes les possibilités d'un avion léger. Son rayon d'action, sa vitesse et sa fiabilité sont parmi les meilleurs au monde, tandis que sa cabine offre aux passagers confort et aménagements, dont deux zones de climatisation ainsi qu'un espace accru pour les jambes et la tête, habituellement uniquement disponible dans des avions plus grands. Grâce à ses performances élevées allant de pair avec une conception réfléchie, le Phenom 300 est un avion aux capacités uniques - des atouts qui ont permis d'obtenir son homologation pour l'aéroport de La Môle.

Notes :

Les clients, actuels et potentiels, intéressés par le Phenom 300 et souhaitant utiliser l'aéroport de La Môle doivent contacter le service des ventes de NetJets Europe au +44 207 590 5120.
*Marques déposées de Embraer Executive Jet., ou de ses filiales

À propos de NetJets Europe
Créée en 1996, NetJets Europe est désormais la plus importante société européenne d'avions d'affaires. Unique société d'avions d'affaires pan-européenne à posséder sa propre flotte, NetJets Europe, par l'intermédiaire de NetJets Transportes Aéreos S.A. (NTA), est seule capable d'assurer un service constant de classe mondiale, avec un engagement inégalé en faveur de la sécurité et de la sûreté. NTA fut le premier opérateur d'avions d'affaires à recevoir la certification IOSA, la certification de sûreté la plus élevée au monde. NetJets Europe emploie plus de 1 300 collaborateurs au total et possède plus de 130 avions. NetJets Europe est l'agent marketing de NetJets Transportes Aéreos S.A., un transporteur aérien de l'UE.

Source des informations  :
NetJets Europe www.netjetseurope.com

vendredi 18 avril 2014

La France en avion-les 20 plus belles balades aériennes


La France en avion 2014
les 20 plus belles balades aériennes
nouvelle édition Avril 2014


Vous aussi, jouer les « touristes de l’air » ! Cette expression, utilisée dès 1912 dans le premier «aéro-guide », pourrait tout à fait caractériser ce qui est proposé dans cette nouvelle édition du Petit Futé « La France en avion » ; guide pour découvrir ou redécouvrir la France en avion léger de tourisme en aéro-club.
Pour ceux qui n’ont jamais pris le manche alors qu’ils en ont toujours rêvé, ils découvriront dans le « Carnet de vol » que le pilotage se révèle être plus accessible qu’on ne l’imagine. Il suffit d’assister au premier lâcher d’un élève pilote pour mesurer combien l’intensité du plaisir de voler est immense – autant que la fi erté au retour du vol – et chaque pilote breveté sait bien que ce grand moment compte parmi les meilleurs souvenirs de sa vie. Une fois que vous aurez décroché votre brevet de pilote, toutes les destinations évoquées dans cette nouvelle édition vous tendront les bras… ou plutôt les ailes (cette nouvelle édition proposant 20 balades aériennes dans le ciel de France) ! Pour ceux qui sont déjà pilotes, le guide fourmille d’idées de destinations sans oublier qu’ici, toutes les informations proposées demeurent accessibles au plus grand nombre : pas de langage aéronautique abscons où les hauteurs sont en pieds, les distances en milles nautiques, les vitesses en noeuds... Bref, des informations risquant de rebuter rapidement les non-initiés !
Aussi…, vous pouvez laisser traîner nonchalamment cet ouvrage dans votre salon, c’est même fortement conseillé ! Famille ou amis seront interpellés par ce restaurant incroyable à deux pas d’un aérodrome, ou cet hôtel caché entre l’aérodrome et la plage. En ce sens, le Petit Futé « La France en Avion » souhaite aussi vous aider à défi nir des destinations pour voler avec vos proches.
Quel plus grand bonheur en eff et que de partager sa passion avec sa famille ou ses amis ! Trop souvent les idées de destination des pilotes chevronnés se trouvent être déterminées par des critères strictement aéronautiques, ce qui n’emporte pas l’adhésion spontanée de leur entourage… Grâce à ce Petit Futé, vous pourrez choisir des activités qui plairont à votre famille et à vos amis et vous n’aurez
plus qu’à préparer la navigation, le Petit Futé ayant balisé pour vous la partie touristique du vol. Ainsi équipé, le Petit Futé vous souhaite bons vols au dessus de notre beau pays.

VERSION NUMÉRIQUE OFFERTE :  Le Petit Futé vous offre sa version numérique en téléchargement gratuit pour votre Smartphone, votre tablette, votre liseuse ou votre ordinateur PC/Mac. Une offre futée pour préparer au mieux son séjour et voyager léger tout en restant informé.

EN 2014, LE PETIT FUTE VOUS OFFRE LE GUIDE DE VOS VACANCES : Afin de toujours mieux accompagner ses lecteurs, le Petit Futé propose cette année, en plus du bonus numérique, le Petit Futé propose « Le guide de vos vacances » pour tout achat d’un guide des collections Country-Guide, City-Guide Monde, City-Trip, Départements et Régions de France, Thématiques et bien sûr, City-Guides. Cette off re est valable en France Métropolitaine mais aussi en Belgique, en Suisse, au Luxembourg et au Canada dans tous les points de vente participant à cette opération (dans la limite des stocks disponibles). A travers ce guide, le Petit Futé propose à ses lecteurs une mine de conseils, de bons plans futés et de bonnes adresses afi n de choisir et découvrir leurs prochaines destinations de vacances, en France et dans le monde comme le bassin d’Arcachon, la Corse, les îles bretonnes, le Luberon et le Pays Basques ou l’Andalousie, le Cap Vert, Cinque Terre, Cuba, les îles croates, l’Islande, Las Vegas et les parcs nationaux des États-Unis, la Louisiane, mais également Madagascar, la Nouvelle Zélande, le Québec, le Pérou, la Crête, la Sardaigne ou bien encore le Sénégal, le Sri Lanka, la Thaïlande ou le Vietnam. Alors, n’hésitez pas à vous renseigner lorsque vous irez acheter votre Petit Futé !

Le Petit Futé LA FRANCE EN AVION 2014
Nouvelle édition - Collection Thématiques - 312 pages - Prix public : 14,95 Euros.
Version numérique offerte avec le guide.
Disponible sur : www.petitfute.fr
Retrouvez maintenant vos guides Petit Futé sur votre Smartphone et sur votre tablette

mardi 8 avril 2014

Louis Blériot par Gérard Hartmann

Louis Blériot
Biographie d'un créateur d'exception
de Gérard Hartmann

« Louis Blériot, Biographie d’un Créateur d’Exception » trace un magnifique portrait du fameux constructeur et pilote français, pionnier de l'aviation, Louis Blériot, ainsi que ses créations historiques.
Né en 1872, Louis Blériot, l’ingénieur diplômé de l'École centrale, parvient, en quelques années de recherches et d’efforts laborieux, à fonder la première entreprise de construction aéronautique au monde « Blériot-Aéronautique », en 1909.
La même année, cet aviateur d’exception réussit brillamment la première traversée aérienne de la Manche, aux commandes de son avion légendaire : le Blériot XI. Cet exploit lui procure une réputation internationale.

En 1910, Louis Blériot reçoit le premier brevet de pilote délivré en France. Il diversifie sa production et développe son entreprise aéronautique, qui se hisse au premier rang sur la scène internationale à l’approche de la Première Guerre Mondiale.
Grâce à ses contributions remarquables au développement de l’aviation et de l’industrie aéronautique, Louis Blériot reçoit de nombreuses distinctions primant sa carrière exceptionnelle : la Légion d'honneur, l’Ordre des Palmes académiques, le prix Osiris de l'Institut de France, la Gloire du sport, Commandeur de l'Ordre de la Couronne (Roumanie) et Officier de l'Ordre de la Couronne d'Italie.
Louis Blériot décède le 2 août 1936, à Paris. La société Blériot-Aéronautique est nationalisée une année plus tard, au sein du regroupement SNCASO.

Ingénieur civil à la retraite, Gérard Hartmann voue une passion particulière pour l’histoire de l’aviation à laquelle il dédie une panoplie d’articles publiés sur le web et dans différentes revues spécialisées.
Il est également l’auteur de « Lioré et Olivier, un grand constructeur aéronautique » et de « Clément-Bayard, industriel pionnier », parus aux Éditions ETAI.


Auteur : Gérard HARTMANN
Nombre de pages : 192
Format : 215x280
Prix : 37,05€
Date de parution : 12 Mars 2014
EAN : 13 9782726897539
Editeur : ETAI ALBUMS (http://www.editions-etai.fr/)

lundi 7 avril 2014

L'anglais pour voler 5ème édtion

Lexique aéronautique L’Anglais pour Voler ©Dominique Defossez
Voici une bonne nouvelle concernant la préparation à L'anglais OACI vue sur le site d'anglais aéronautique : 

Prepa PLS Anglais-AERONAUTICS and DEFENSE for English learners de  Recce233Savoie

Le livre (et CD-Rom) “L’Anglais pour Voler” est devenu une référence de l’anglais aéronautique et à juste titre : les 5000 mots et 1500 abréviations compilés sont présentés à la fois par ordre alphabétique et exprimés dans des chapitres thématiques qui peuvent se révéler un excellent outil d’entraînement pour les aviateurs dans leur quête du FCL .055 pour les personnels navigants et de l’ELPAC (English Language Proficiency for Aeronautical Communication) pour les contrôleurs de circulation aérienne.
Dominique Défossez, ingénieur en chef de la navigation aérienne, contrôleur aérien et titulaire d’une maîtrise d’anglais met régulièrement à jour son lexique et CD interactif “L’Anglais pour Voler” depuis plusieurs années déjà.

Voici une très bonne nouvelle pour ceux qui sont équipés d’Apple en iPhone et iPad qui souhaitent parfaire leur anglais OACI puisque une application" L’Anglais pour Voler" est désormais disponible .

jeudi 3 avril 2014

50ème saison de présentation des Red Arrows

Trois des "Red Arrows" au décollage de Lyon Saint-Exupéry ©Philippe Lohat
Les photos des "Red Arrows" dans leur livrée spéciale prises ce 31 mars à Lyon Saint-Exupéry par  mon ami Philippe m'ont donnée l'idée de traduire l'article paru sur le sujet sur leur site officiel :

Afin de célébrer sa 50ème saison de présentation, l'Équipe Acrobatique de la Royal Air Force, les fameux "Red Arrows" ont choisi d'afficher une nouvelle décoration sur la dérive des neuf Hawk T1 qui la composent.

Cette modification est le changement le plus significatif de la livrée de l'avion des "Red Arrows" depuis 1979, années où la patrouille les reçût en dotation. Le nouveau dessin sur la dérive représentant l"Union Jack" reflète au mieux l'esprit britannique et souligne le rôle des "Red Arrows" comme  ambassadeurs du  Royaume-Uni et comme visage public de la Royal Air Force.

La nouvelle décoration de la dérive en l'honneur de la 50ème saison de présentation des "Red Arrows" en 2014 a été dévoilée le 17 février sur leur base de la RAF à Scampton dans le  Lincolnshire.

Hawk T1 des Red Arrows au roulage à Lyon Saint-Exupéry©Philippe Lohat
Tous les jets de la patrouille ont reçu le nouveau "look", mais leur fuselage rouge et blanc reste inchangé.
Le Squadron Leader Jim Turner, leader de la patrouille qui s'est impliqué dans le nouveau dessin a dit : "Les "Red Arrows" Patrouille Acrobatique de la Royal Air Force sont extrêmement fiers de notre héritage et  nous espérons que ce dessin sur la dérive apporte avec lui un sentiment de partage de cette fierté tant pour les anciens membres de la patrouille que pour le public.
Une nouvelle peinture de l'avion entier aurait pris trop de temps et aurait été trop coûteuse et je pense que l'équilibre a parfaitement été respecté.
Les "Red Arrows" représentent autant l'esprit d'excellence britannique que la qualité de son ingénierie et j'espère que nous pourrons continuer d'inspirer les jeunes afin qu'ils rejoignent la Royal Air Force."
Deux Hawk T1 des Red Arrows ©Philippe Lohat
Cette année sera la 50ème saison de présentation pour les"Red Arrows, dont la devise est l'Éclat -  signifiant l'excellence.
Depuis cette première présentation en mai 1965,  des millions de spectateurs du monde entier ont  été ravis par la précision du vol de la Patrouille en formations serrées effectuant des croisement fins, boucles et tonneaux.
La patrouille volait à l'origine sur Gnat, mais est passé sur "Hawk" de BAE Systems depuis 1980 et vole toujours sur cet avion de nos jours.
Conçu par le Centre Médiatique Aérien de la RAF à High Wycombe, la dérive représente les  grands traits caractéristiques de deux avions comme un hommage à l'héritage de la patrouille que d'opérations actuelles.
La nouvelle décoration restera toute la saison de présentation de 2014 de la Patrouille des "Red Arrows", qui commence  fin  mai et se termine fin de septembre.

Hawk T1 des Red Arrows ©Philippe Lohat
Le Squadron Leader Turner a dit : "Nous espérons distraire le public avec un programme de 85 présentations cette année dans neuf pays différents et espérons que la qualité de la présentation sera au niveau de la tradition des meilleures équipes précédentes. Éclat. "
Depuis leur première présentation, les "Red Arrows" ont promu l'excellence de la Royal Air Force et  prouvé l'habileté de son personnel hautement qualifié.
Les "Red Arows" aident au recrutement tout en contribuent à la diplomatie de défense en s'affichant à l'étranger et supportent l'industrie et les plus larges intérêts britanniques.
La patrouille est constituée de neuf pilotes en présentation, tous originaire d'escadrons de combat et officiers d'expérience dans la Royal Air Force
Chacun a précédemment opéré sur d'autres avions à réaction, comme le "Tornado" ou le "Typhoon" avion de combat  multirôle - Aidant la "Royal Air Force" dans son travail journalier pour protéger la nation et ses intérêts.
Une équipe de 120 personnes apporte un support d'assistance aux "Red Arrows", y compris des planificateurs de vol et d’opération, des techniciens d'ingénierie, des photographes, des experts de l'équipement de sécurité, des chauffeurs, le département des relations publiques,les fournisseurs et administrateurs.

Suivez : @rafredarrows sur Twitter ou RAF Red Arrows sur Facebook. #reds50


Sources des informations :
http://www.raf.mod.uk/reds/

dimanche 30 mars 2014

Airshow Franco-Belge à lens-Benifontaine

l'affiche officielle, réalisée par Pierre-André Cousin, peintre de l'Air
Après le succès des Fêtes de l’Air 2007, 2010 et 2012 qui ont accueilli respectivement 22.000, 30.000 et 53.000 spectateurs, le prochain grand meeting aérien aura lieu le Dimanche 18 Mai 2014 sur l’aérodrome de Lens-Bénifontaine. Il aura pour thème l’Amitié franco-belge. Pascale Alajouanine-Duhoo qui est la marraine officielle du Meeting de Lens-Bénifontaine depuis 2007, le sera à nouveau pour celui de 2014.
Pascale Alajouanine Lens 2012 ©Xavier Cotton
Cet événement d’importance qui verra la présence d’aéronefs des deux pays est organisé grâce au soutien de la Communauté d’Agglomération de Lens-Liévin, du Département et de la Région ainsi que de nombreux partenaires privés et institutionnels.
Son organisation exemplaire et la qualité du spectacle offert le placent dans le paysage des grands Airshows européens et sa gratuité pour le public permet l’accès au plus grand nombre.
La Fête de l’Air de Lens-Bénifontaine est devenue un événement attendu, par le grand public et par les initiés.
Patrouille Aérostar sur Yak Lens 2012 ©Xavier Cotton
La Fête de l’Air de Lens-Bénifontaine se déroulera à l’aérodrome, sur deux jours.
Le samedi 17 Mai réservé aux entraînements des aéronefs et aux baptêmes de l’air en avions et hélicoptères sera destiné à l’accueil des enfants et handicapés, aux médias ainsi qu’aux professionnels et photographes spécialisés. 
Potez 60 F-POSE Lens 2012 ©Xavier Cotton
Le dimanche 18 Mai sera consacré au grand meeting aérien franco-belge. Dès 13h00, la Fameuse Patrouille "Breitling Jet Team" et ses sept L39 Albatros ouvrira le bal. Le grand public pourra assister gratuitement à plus de 6 heures de spectacle aérien varié, alterné de démonstrations d’aéronefs civils et militaires récents et de collection, de voltige aérienne et de vols en patrouille.
L’aérodrome sera également le lieu d’animations et d’expositions diverses et une grande exposition statique d’aéronefs sera ouverte au public dès le début de matinée.
Patrouille de Mirage 2000 Lens 2012 ©Xavier Cotton
Un meeting aérien de cette importance ne peut être organisé qu’avec le soutien et l’aide financière de Partenaires qui doivent trouver un intérêt et un retour en terme d’Image et pour lesquels les organisateurs du meeting ont développé une gamme de prestations qui leur permet de monter une opération de relation publique adaptée à leurs budgets et besoins. Cela va de la simple invitation en parterre VIP au carré privatif avec chapiteau et repas.
Spitfire Lens 2012 ©Xavier Cotton



 Contacts : 
Association « Fêtes de l’Air Lens-Bénifontaine » 
62 Bis, rue Pasteur F-62410 BÉNIFONTAINE
Téléphones : (33) (0) 6 09 50 31 52
Site : www.meeting-air-lens.com
         www.facebook.com/Lens.Airshow