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samedi 11 octobre 2014

Farman 200 n°1 F-AIYO

Farman F.200 n°1 F-AIYO © Jacques Hémet

Le Farman 200 est un avion triplace de tourisme construit en bois avec une aile parasol permettant d'intégrer un pare-brise. Il est équipé d'un moteur Salmson 9ac (9 cylindres en étoile) de 120 Cv lui permettant d'atteindre 3100m avec une vitesse de croisière de 170 km/h.
C'est Lucien Coupet pilote d'essai de la maison Farman qui présente le F200 n°1 au Service Technique à Villacoublay en mars 1929 afin d'obtenir son Certificat de Navigabilité, ce qui est fait sans aucune difficulté. Le F-AIYO (c/n 7116, CdI 2184 du 30 juillet 1929) devient alors le premier appareil de série, vingt exemplaires  seront construits jusqu'en 1932. L.B. Dick, un américain habitant Buc en fait l’acquisition le 26 avril 1929, et après s'être entrainé dessus, il voyage avec en France puis en Europe. L.B. Dick étant étranger le F-AIYO ne sera enregistré à son nom qu'en octobre 1930.
L'avion est rayé du contrôle le 3 avril 1931 pour une raison inconnue, et c'est avec un nouveau CdN (3283 du 27 décembre 1932) qu'il est livré le 5 novembre 1932 à Léon Molon, ancien coureur automobile, pionner de l'aviation et créateur de l'Aéroclub "Jean Maridor" du Havre. Il restera basé au Havre-Bléville jusqu'en 1939, puis il est mis en vente le 16 juin de cette même année par la Société Commerciale d'Aviation, au nom de laquelle il est enregistré. Probablement réquisitionné par les allemands dès le début de la seconde guerre mondiale, on perd alors sa trace.

Toussus-le-noble, Jean Bétrancourt  (me en partant de la gauche) prend possession en janvier 1932 du Farman 200 F-ALPF pour l'Aéro-Club de Normandie ©Alain Bétrancourt
Le dernier Farman 200 construit, soit le n°20 de la série, est acquis par l'Aéro-Club de Normandie, dont il porte les couleurs, un bandeau bleu et rouge. immatriculé F-ALPF (c/n 7327 CdN 3045 du 11 janvier 1932) Il est basé sur le terrain du Madrillet (Rouen-Rouvray).
En novembre 1934, il est enregistré au nom de la société HMD Farman, puis en février 1935 c'est Madame Sarah Antolin qui en fait l'acquisition pour l'Aéroclub d'Aragon. enregistré comme vendu à l'étranger en avril 1935, il sera détruit pendant la guerre civile.

Source des informations :
Jacques Hémet
Alain Bétrancourt
Crezan Aviation : http://www.crezan.net/crezan.html
Aviafrance : http://www.aviafrance.com

samedi 2 juin 2012

Commande d'un avion Farman par Maurice Tabuteau

Commande d'un avion Farman par Maurice Tabuteau ©Denys Tabuteau
Comme en témoigne ce courrier que Denys Tabuteau à eu la gentillesse de m'envoyer, c'est le 9 février 1910 que Maurice Tabuteau (1884-1976) a commandé son avion auprès de Maurice Farman, il s'agissait d'un Bi-plan cellulaire à moteur arrière (Renault 8 cylindres en V 50cv à 1800 tours/mn), hélice propulsive, gouvernail de profondeur AR, deux gouvernails arrières de direction, ni gauchissement ni ailerons mais quatre cloison verticales, train d'atterrissage métallique amorti par des ressorts, roues orientables .

Voici le texte de la lettre :
"Reçu de Monsieur TABUTEAU la somme de SIX MILLE FRANCS à
Valoir sur sa commande d'un aéroplane, étant entendu que cet
aéroplane est vendu Frs 25.000 moins un acompte exceptionnel de
20 %. Le solde sera payable après l'essai de réception que cons-
titue un vol de un quart d'heure, et il sera mis à la disposition 
de Monsieur TABUTEAU, gratuitement pendant un mois, après cet 
essai de réception, un hangar et l'usage du terrain .
Cet aéroplane sera livrable vers la fin du mois de Mars."

A noter qu'à cette date le papier est à l'entête du Palais de l'Automobile, mais au mois d'Août Maurice Farman utilise le papier à l'entête de son frère Henry qu'il a pris soin de recouvrir de sa raison sociale.

Fin mars, Maurice Tabuteau pris possession de son numéro 3 qui était déjà différent du prototype n°0 qu'il avait eu l'occasion d'essayer en compagnie de Maurice Farman en novembre 1909, en effet les cloisons verticales avaient disparues remplacées par des ailerons . La commande des ailerons remplaçait celle du gouvernail de direction, lui même commandé sur les nouveaux modèles par deux pédales (les palonniers).

Brevet de Pilote-Aviateur de Maurice Tabuteau ©Denys Tabuteau
Maurice Tabuteau pris ses leçons de pilotage avec Maurice Farman sur l'aérodrome du Buc et fut officiellement breveté "Pilote-Aviateur" N°128 par l'Aéroclub de France le 1er juillet 1910.

Source des informations :

vendredi 1 juin 2012

Ouvriers Farman en 1915

photo collection privée Roberto Gentilli
Nous sommes 1915, les ouvriers d'Henri et Maurice Farman posent devant l'entrée de l'usine de construction des "Aéroplanes" Farman  qui allait de la rue de Silly à la rue Paul Bert incluant la rue Billancourt . les trois rues sont parallèles. l'adresse officielle de l'époque mentionne le 167,169 rue de Silly.

Sources des informations :
DOCAVIA N°21 Les avions Farman
Aéroforums : http://www.aerostories.org/~aeroforums/forumhist/index.php
Fond documentaire d'ile de France en Ligne : Usine Farman

lundi 9 janvier 2012

Taxi aérien Farman pour promenades

(carte postale collection privée Xavier Cotton)
Bien que cette carte postale ai été postée de Criel-sur-Mer en Normandie, le 16 juin 1923, ils semble plutôt que la photo a été prise à Berck-sur-Mer d'après cette autre carte postale quasiment identique à celle présentée. Mais la même carte postale existe aussi avec l'indication "A LA MER" alors que faut-il croire?
L'avion semble être un Farman F40, avion conçu comme avion d'observation par Maurice et Henry Farman à la demande de l'Armée de l'Air dès 1915 et qui servit très souvent après guerre pour faire des "Baptêmes de l'air"

Sources des informations :
Les avions Farman de J Liron collection DOCAVIA n°21 editions Larivières

lundi 21 février 2011

Hélice Levasseur bipale à identifier

(photo collection privée Romain Van Vlem)

Suite à l'article que j'avais publié sur mon blog, concernant une hélice Levasseur quadripale identifiée par Marc Taffoureau comme une hélice d'essai d'un CAMS 36, Romain Van Vlem m'a contacté pour l'aider à identifier cette hélice bipale noire Levasseur (Serie 953 numéro 35122). Quelques photos de l'hélice accompagnant le message pouvait aider à ma recherche. Une fois de plus je pensais au forum technique d'Aérostories pour transmettre la question à des spécialistes de l'histoire de l'aviation. La réponse ne se fit pas attendre, Jean Schreiber fut le premier à dégainer en décryptant tout simplement les inscriptions gravées sur le coté du moyeu d'hélice : FAR GOLIATH  JUP 380 CV, ce qui donne FARMAN GOLIATH équipé de moteurs Gnome et Rhone JUPITER de 380 Chevaux.

(photo collection privée Romain Van Vlem)
Ce qui limite le choix au Farman F-63 bis /ter ou le Farman F-65 dans une tranche de millésimes 1925-1930. Dan Gilberti suivit de près en nous faisant partager une photo de sa collection personnelle, pour illustrer le propos : un Farman 65 de la Marine (5B2 au Maroc - Guerre du Rif) où on voit bien les deux hélices bipales avec un moyeu à dix écrous de fixation.

 (photo collection privée Dan Gilberti)

Franck Roumy compléta la réponse en envoyant un extrait du registre AIR de 1930 sur les caractéristiques du Farman Goliath F-60 et des ses derivés, montrant que le Farman 63 Bis était équipé de deux moteurs Jupiter 9Aa avec hélice bipale qui pouvaient être de hélices Levasseur série 953Bb ou série 128 Mt comme on peut le lire dans l'encadré en rouge

(photo collection privée Franck Roumy)
Pierre-Michel Decombeix nous précise que normalement, sur les hélices réceptionnées de cette époque (~1930), et celle-ci l'a été (petit rectangle avec "VB" très penché à l'intérieur), la date de réception est inscrite en rond autour du trou central sur une des faces plates du moyeu sous la forme JJ hexagone (ou carré ou "C") MM hexagone (ou carré ou "C") AA.

Pour plus d'informations sur les avions Farman Goliath je vous recommande le Livre " les avions Farman de Jean Liron dans la collection DOCAVIA (N°21) aux éditions Larivière, paru en 1984, il doit être possible de le trouver sur Internet (sites d'enchères ou de livres d'occasion)

Un grand merci pour cette recherche à Jean, Dan, Franck, Christian et Pierre-Marie qui m'ont aidé à identifier cette hélice.

En conclusion, si Romain ne souhaite pas conserver cette hélice, elle aurait tout à fait sa place dans un musée aéronautique comme le Musée de l'Air et de l'Espace au Bourget : http://www.museeairespace.fr/ car c'est plus une pièce historique qu'un objet de collection.

dimanche 29 mars 2009

Farman 234 de l'Aéroclub de Normandie

Farman 234 F-ALRV de l'aéroclub de Normandie © Michel Léveillard


Cette photo prise en 1931 sur le terrain de Rouen-Rouvray (Le Madrillet) montre un Farman 234 , le F-ALRV appartenant à l'Aéroclub de Normandie. C'est le n°16/7632 construit en 1931 donc le dernier construit de la série. On peut voir qu'il est équipé du moteur Salmson (SAL 7 Ac) de 7 cylindres en étoiles développant 95 cv lui permettant d'avoir un plafond de 5000m pour une vitesse maximum de 185 km/h (source d'après "Les avions Farman de J Liron collection DOCAVIA n°21 editions Larivières).
Dans l'article paru dans la "Revue de Rouen" en 1951, "C'est en 1910 qu'est née l'aviation à Rouen" écrit par Jean Bétrancourt (alors vice -président de l'aéroclub de Normandie) on peut lire "Les équipages Bétrancourt-Antérion en 1932 et Bétrancourt-Duval, se classèrent, avec le "Farman 234" premiers au "Tour de France des avions".

mercredi 28 mai 2008

Des élèves du LEP-Yser revivent le rêve de Farman


Selon un article écrit dans l'union de Reims
par J.-F. Scherpereel
"Grâce à un passionné de modélisme, la réplique de l'avion de Farman est en cours de construction au LEP-Yser. Le vol d'essai aura lieu à la rentrée. Une aventure qui fait le lien entre générations.
«C 'est bien. C'est historique. On est fier… ». Depuis la rentrée, une douzaine d'élèves de première année de CAP en ébénisterie du LEP-Yser vit une aventure extraordinaire. Grâce à la passion d'un aéromodéliste, Daniel Jacquinot et à l'enthousiasme des responsables de la BA112, les jeunes gens construisent une réplique à l'identique de l'avion d'Henri Farman au 1/3e. L'avion sera présenté lors du centenaire du vol entre Bouy et Reims à la fin du mois d'octobre.

Premier kilomètre

Il y a 100 ans, en effet, Henri Farman et Gabriel Voisin se sont passionnés pour l'aviation naissante. M. Voisin était un « avionneur » qui s'était distingué en faisant voler pendant 600 m un « hydroaéroplaneur » posé sur la Seine, sous les yeux de Louis Blériot et de Santos-Dumont. Deux ans plus tard, Gabriel Voisin fait la connaissance d'un ancien coureur cycliste et automobile, Henri Farman qui commande un avion à son nouvel ami. Son aéronef est livré le 20 août 1907 et Henri Farman fait la démonstration de ses capacités de pilote.
Le 13 janvier suivant, il effectue le premier kilomètre en boucle sur l'aérodrome d'Issy-les-Moulineaux. Mais il prend ses distances avec Gabriel Voisin, s'installe à Bouy, d'où il s'envolera le 30 octobre 1908 à 15 h 50 pour le premier vol de ville à ville, soit 27 km à 75 km/h et à 30 m d'altitude avant de se poser à proximité du domaine Pommery. Cet exploit fera de Reims le berceau de l'aviation. L'année suivante, aura lieu le premier meeting international sur le site actuel de la BA112…
Daniel Jacquinot a voulu « faire quelque chose pour rendre hommage, à mon modeste niveau, à un pilote populaire ».
Il a d'abord collecté la documentation pendant un an et demi pour connaître « les bases de l'avion d'Henri Farman ». Il en a ensuite dessiné les plans en modèle réduit à un tiers. Puis il a passé « 200 à 300 heures » à usiner les pièces métalliques.
En revanche, les pièces de bois - notamment les longerons - lui ont posés des problèmes… résolu par Franck Nivelles, le professeur d'ébénisterie du LEP-Yser. Le professeur de physique Jean-Marie Farey a fait les calculs. Et les élèves de 1re année de CAP ont effectué le traçage, le dégauchissage et le rabotage des pièces de bois, en prenant sur leur temps libre, puisque ce projet n'entrera pas en ligne de compte pour leur diplôme.

Vol télécommandé

À la rentrée, les premiers essais en vol télécommandé commenceront sur la base aérienne. M. Jacquinot a été très vite soutenu par le colonel Gilles Perrone, qui a facilité l'obtention des autorisations de vol, et par Frédéric Lafarge et ses connaissances historiques. Au cours des festivités commémoratives des 25 et 26 octobre, la réplique de l'avion sera présentée. Ensuite, Daniel Jacquinot en restera le propriétaire - il y a investi plus de 3.000 €. Mais il le laissera peut-être au lycée Yser. Ou il l'entreposera au musée de la base 112. "