dimanche 7 mars 2010

Breguet XIV F-POST

  (Photo collection privée association Breguet XIV)

Sur l'initiative d'Eugène Bellet, la construction d'un Breguet XIV en état de voler a été engagée en novembre 1992 dans le cadre de l'Association Breguet XIV de Toulouse.  Cette réalisation a été envisagé pour la promotion de l'histoire et de la culture aéronautique, dans une démarche de devoir de mémoire.

La construction a été réalisée par une équipe de bénévoles, grâce au concours de Marie-Vicente Latécoère, du Conseil Régional Midi Pyrénées, de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Toulouse, du Centre d'Essais Aéronautique de Toulouse et des Centres d'Essais en Vol, de nombreuses entreprises, du Réseau des Sports  Aériens, d'associations aéronautiques et clubs service. Dans cette volonté de démarche pédagogique, élèves et professeurs des lycées et centres de formation professionnelle ainsi que des élèves de Sup'Aéro ont été associés à la construction.
Le Breguet XIV F-WOST a pu effectuer son premier vol le 11 novembre 2003, après onze années d'efforts consacrées à sa construction par tous les membres de l'association.
Le certificat de navigabilité a été délivré le 3 septembre 2009 par la Direction Générale de l'Aviation Civile. Le certificat d'immatriculation du Breguet XIV F-POST a été établi en date du 4 septembre 2009.

Le Breguet XIV est un avion d’observation et de bombardement de la guerre de 1914-1918 , mais aussi avion sanitaire,  il a acquis ses lettres de noblesse sur les lignes aériennes postales Latécoère entre Toulouse et Dakar, puis en Amérique du Sud.
Deux répliques (F-AZBP et F-AZBH) ont été construites à la fin des années 70 par l’association Jean-Baptiste Salis (AJBS) pour le tournage d’une série télévisée "L'aéropostale, courrier du ciel" (6 épisodes de 55mn en 1980). Le F-AZBP appartient à la société Michelin (constructeur de Breguet XIV pendant la première guerre mondiale) qui pendant de nombreuses années la présenté en meeting, il est maintenant exposé au musée Michelin de Clermont-Ferrand . Le second est actuellement exposé au Royal Thaï Air Force Museum.
Le F-POST peint aux couleurs des Breguet XIV des lignes Latécoère est, aujourd'hui, le seul Breguet XIV en situation de vol dans le monde. Il ira à Cap-Juby (Tarfaïa) en septembre prochain.

L'Association Breguet XIV recherche des documents et des photos concernant cet avion mythique sous toutes les latitudes, dans tous les cieux et dans toutes les armées.
Merci aux personnes qui lui enverront des scans en bonne définition (400 dpi minimum).
Voir le site : http://www.breguet14.org/index.htm
Contact : breguet14@orange.fr

samedi 6 mars 2010

L'île des femmes (Mexique)

(photo collection privée Jean-Philippe André)

Juste en face de Cancun (Mexique) se trouve Isla Mujeres (l'île des femmes) sur laquelle on peut trouver un aérodrome (code OACI : MMIM) dont voici la tour de contrôle.
La piste est en dur pour une longueur de 1048m  sur 25m, elle est orientée aux QFU 15/33, en fait il n'y a pas vraiment le choix vu que l'île est toute en longueur. Vous pouvez jeter un coup d'œil a cette vue satellite de l'île.

mercredi 3 mars 2010

LET L410 de South East Asian Airlines

 
(photo collection privée Alban Camy) 

Nous sommes le  20 février  2007 et ce LET L410UVP-E3 Turbolet ( RP-C2628 Cn 871931) de la South East Asian Airlines (SEA Air) vient de mettre en route pour un vol intérieur  de 245Km aux Philippines  entre Cebu Airport (code OACI : RPVM)  et Sayak Airport (code OACI : RPNS) sur l'île de Siargao.Le LET L410 Turbolet est un biturbopropulseur court courrier de 19 places.  Construit par l'avionneur tchèque LET, il a fait son 1er vol le 16 avril 1969 et plus de 1100 avions de ce type ont été produits. Sur ce L410UVP-E3, on peut remarquer les hélices 5 pales et les réservoirs supplémentaires en bout d'aile.

 Finale à Sayak (Philippines) en Let L410

mardi 2 mars 2010

A la recherche de photos de ce C47 ( F-BNFB, 6W-SAF, F-GEFU)

 
(photo auteur inconnu)

Un ami m'a contacté, car il est à la recherche d'informations et de photos du C47A  s/n 42-100611 sous ses différentes immatriculations américaine, française et sénégalaise . En 1971,  il a sauté en parachute à Dakar depuis ce C47 alors piloté par le capitaine Diop.  Vous pouvez le voir ci-dessus,  immatriculé 6W-SAF aux couleurs de la Sénégal Air Force .
Entre 1947 et septembre 1952, il vole sous les cocardes US et est basé en Belgique. En 1958, toujours en Belgique, il est vu sous le numéro 0-20611 (USAF) puis 0-00611  et 0-100611 en 1961.
Le 13 juillet 1965, le musée national de l'armée de l'air des États Unis a échangé  le Douglas VC47A s/n 42-100611 contre un B26 Marauder du Centre d'Instruction de Vilgenis d'Air France (lire cet article http://aviatechno.free.fr/vilgenis/b26_vilgenis.php). Ce C47 fut alors enregistré sous l'immatriculation suivante : F-BNFB
Il est vendu au Sénégal le 02 septembre 1968 et immatriculé 6W-SAF
Après son époque sénégalaise, il est revendu en France à  Aérostock sous l'immatriculation F-GEFU. Enfin il aurait été découpé et seul le cockpit peint dans les couleurs du 438th TCG serait conservé au Booker Aircraft Museum à Wycombe Air Park.
Un grand merci aux informations fournies par un membre actif du forum d'Aerostories.

lundi 1 mars 2010

100 ans d'aviation à Bordeaux Mérignac

Pendant l’été 1910, le ciel aquitain fut pour la première fois sillonné par des machines volantes. Depuis, la plaine de Beaudésert est devenue l’Aéroport de Bordeaux-Mérignac, qui fête cette année son centenaire.
Depuis le 28 janvier, et tout au long de l’année 2010, les Aquitains vivent au rythme de ce « Centen’Air 2010 », orchestré par l’Association « 100 ans d’aviation à Bordeaux-Mérignac ».Sur les terrains d’aviation civils et militaires, sur la Garonne, sur les quais et à la Foire de Bordeaux (où sera d'ailleurs exposé le Modèle Supermarine Spitfire MK IX C de Jean Pierre Couisinet) et partout dans la Région Aquitaine, découvrez une année jalonnée d’événements aéronautiques !
L’objectif de cette célébration : affirmer l’excellence aérospatiale actuelle et future de la région Aquitaine. Le ciel fait partie du patrimoine de l’Aquitaine au même titre que les grands vins et que ses autres savoir-faire. Centen’Air 2010 le démontrera !
Pour plus d'informations ne manquez pas de visiter le site : http://centenair2010.fr/accueil/  

Vous pouvez télécharger le programme au format PDF (960Ko)

mardi 16 février 2010

Loïc Jean-Albert : un nouvel "homme-oiseau"

(Photos collection privée Loïc Jean-Albert)

Loïc Jean-Albert est né le 8 février 1978, il est le fils de Françoise et Michel Jean-Albert tout deux instructeurs à la Réunion . Il a grandi dans le parachutisme et il fait son premier saut en double à 13 ans et en solo à 16 ans. A 18 ans, il est retenu pour faire partie de l'équipe de France, Il y passe son brevet d'état et devient lui-même instructeur. Il devient ami avec Patrick de Gayardon (surnommé Deug) célèbre parachutiste, celui ci fait ses premiers essais de wingsuit. Étant de de même taille, Loïc 19 ans emprunte la combinaison de Deug et fait un vol à Chambéry pour l'essayer. Le wingsuit nait dans les années 30 avec Clem Sohn et se perfectionne dans les années 50 avec Léo Valentin (à lire : l'homme-oiseau)
Il maîtrise rapidement l'ensemble des pratiques existantes : précision d'atterrissage, voltige, vol relatif, free fly, Base jump et Wingsuit, où il est de plus en plus connu pour ses travaux et ses exploits dans cette dernière discipline. Grâce à cela il est l'un des premier français sponsorisé par une célèbre boisson énergisante organisatrice de courses d'avions de voltige autours de pylônes en toile. Depuis quelques années Loïc gère avec son épouse Cathy Pichon son entreprise de fabrication de wingsuits : http://www.flyyourbody.com .

Mais Loïc ne s'arrête pas la, il possède à son actif 250 heures de vol  en ULM pendulaire et 3 axes, puis il passe sa licence de pilote privé avion en 2004 à l'Orville Air Club de Gap-Tallard, où il fait du largage para sur Pilatus PC6 et De Havilland Canada Twin Otter. En 2005, Nicolas Ivanoff, lui fait passer ses deux cycles de voltige sur Cap 10 et Extra 200 ce qui lui permet de participer à une coupe de France de voltige. Qualifié montagne sur roue et bientôt sur skis, Loïc a obtenu le CPL (Commercial Pilot Licence), l'ATPL (Licence de Pilote de Ligne), l'IR  (qualification de vol aux instruments) et la qualification bimoteur. Il termine sa formation de pilote de ligne. Heureusement, Loïc, il te reste encore à essayer l'hélicoptère, l'hydravion et la montgolfière.....

Pour en savoir plus visitez le site officiel de Loïc Jean-Albert : http://www.loicjeanalbert.com 
Et lisez l'article qui lui est consacré dans Info-Pilote de février la revue de la Fédération Française Aéronautique.

mercredi 20 janvier 2010

SKYCAR : La limousine de l'air à l'italienne

(photo collection privée Xavier Cotton)


le SKYCAR (I-SKYC), bimoteur italien vient de recevoir son certificat de type de l'EASA le 8 janvier 2010. Il était présenté par OMA Sud pour la première fois au Salon du Bourget 2005 sous forme de maquette. Il a réalisé son premier vol le 21 septembre 2007 . Il est ici présent au Salon du Bourget 2009 Le concept de cet avion est d'offrir l'espace d'une voiture limousine. Propulsé par deux moteurs Lycoming IO.360 de 200 Cv, le SKYCAR peut emporter 5 passagers sur 700NM à la vitesse à la vitesse de 145 Kts grâce aux 500 litres de carburant qu'il peut emporter. Il possède également un large coffre. accessible par un haillon à l'arrière entre les deux poutres de queue. Entièrement glass cockpit, train rentrant, ce bimoteur à ailes hautes, non pressurisé est un avion STOL (short Take-Off and Landing). II devrait être commercialisé au prix de 750 000€ dans sa version de base dès le 1er semestre 2010. Divers versions sont prévues : fret, sanitaire ou surveillance maritime. Oma Sud annonce déjà 90 commandes pour son avion.

samedi 16 janvier 2010

Circuit d'Anjou 1912

(photo collection privée Claude Le Bihan)

Sur cette carte postale du 15 juillet 1912 on peut voir  Jules Védrines sur un avion Deperdussin à moteur Gnome de 80 CV engagé pendant le 1er grand prix de l'aéroclub de France Circuit d'Anjou des 16 et 17 juin 1912. A lire l'étude concernant cette course au format PDF sur le site http://www.hydroretro.net/

vendredi 1 janvier 2010

Meilleurs voeux pour l'année 2010


 (photo collection privée Claude Le Bihan)


Merci à Claude Le Bihan qui m'a envoyé cette composition pour vous souhaiter à tous une bonne année aéronautique

jeudi 31 décembre 2009

Aéroport international de Curaçao


(photo collection privée Nicolas Boulay)
L'aéroport International de Curaçao (TNCC) se trouve au nord de l'Ile, à 11 kilomètres de la capitale, Willemstad. En collaboration avec l'Aéroport Changi (Singapour), Curaçao travaille à étendre et à améliorer l'aéroport La première étape a été achevée en 2006 avec l'inauguration du bâtiment pour une nouvelle aérogare. L'Aéroport de Curaçao est un des aéroports les plus modernes des Caraïbes.

mardi 22 décembre 2009

Roissy sous la neige


(photo collection  privée Philippe Lohat)

Merci à Philippe qui m'a fait parvenir cette photo de l'aéroport de Roissy, prise il y a deux jours . On peut y voir les parkings et taxiways déneigés devant le terminal 1 .

samedi 12 décembre 2009

Le renouveau du Morane-Saulnier MS760 Paris

(photo collection privée Xavier Cotton)

Ce Morane-Saulnier MS760 PARIS II (F-BNRG CN 101 construit en avril1962) était sur la photo ci-dessus  dans un hangar de Calais-Marck (LFAC) en juin 1988. Il a débuté sa carrière en F-ZJHN à Saint-Yan  (LFLN). Devenu F-BNRG chez Air Provence, Il est arrivé en 1985 sur le terrain de Calais-Marck, Il appartenait alors à la société LEC refrigeration ltd (basée en Angleterre) Il était en état de vol, et je l'ai vu faire quelques vols avant de repartir pour l'Angleterre. il est parti en Angleterre chez Computaplane ( immatriculation ignorée ) puis il s'est retrouvé aux États-Unis sous N520DB chez King Aviation Service inc.

Le prototype Paris vola pour la première fois le 29 juillet 1954. 150 MS760A furent produits poussés par deux réacteurs Turbomeca de 400 kg. L'armée française utilisa ce quadriplace comme avion d'entrainement et de liaison. La poussée du MS760 PARIS II fut améliorée par l'utilisation de deux réacteurs Turbomeca Marboré V1 de 480 kg,, l'adjonction de deux réservoirs en bout d'aile, d'une cabine pressurisée et d'un compartiment à bagages agrandi, ce qui lui permettait une vitesse de 579km/ h pour une autonomie de 1740 km. Vous trouverez derrière ce lien la liste des MS760 produits depuis sa création.

Le MS760 Paris est unanimement considéré comme étant le premier VLJ (very light jet) de l’histoire de l’aviation. Le certificat de type et les droits de propriété du MS760 PARIS I ET II ont été rachetés à Daher-Socata par JetSet Aviation société américaine. Cet société a également récupéré l’outillage qui sera transféré en Floride. JetSet a racheté une quarantaine de MS760 de part le  monde, dont une dizaine appartenant à l’armée de l’air Argentine, et une soixantaine de moteurs Turbomeca Marboré neufs ou reconditionnés.  Parmi ces MS760 reconditionnés je suis très heureux de retrouver le N520DB (ex F-BNRG). Il est en vente pour environ 550 000$, souhaitons que son futur propriétaire lui fera faire encore de nombreuse heures de vol.

Un seul exemplaire est encore présenté en vol en Europe,  le F-AZLT (Cn 32) il appartient à l'association Armor Aéro Passion basée à Morlaix (LFRU), Vous pouvez lire son essai en vol dans Info-Pilote n°645 de décembre 2009.

dimanche 29 novembre 2009

Hélice Levasseur quadripale à déterminer

(photo collection Privée Claude Urena)

 Il y a quelques jours, Claude URENA m'a demandé de l'aider à identifier une hélice  de marque Levasseur d'un diamètre de 2,15m. Quelques photos de l'hélice accompagnant le message pouvait aider à ma recherche. Bien sûr je pensais tout de suite au forum technique d'Aérostories pour transmettre la question à des spécialistes de l'histoire de l'aviation.  Une des hypothèses était qu'il pourrait s'agir d'une hélice d'atelier dite "moulinet" servant à faire tourner les moteurs au banc  d'essai en assurant une charge aérodynamique suffisante et le refroidissement éventuel du moteur sans avoir beaucoup de traction. Cette hypothèse fut vite abandonnée entre autre  à cause du diamètre trop important de l'hélice et du profilé des pales.

Voici quelques précisions sur l'hélice suite à nos échanges :

Hélice en hêtre contre-collé en 17 couches, diamètre 2,15 m.
Présence de 4 décalques "Hélice Levasseur" sur les 4 pales plus 2 autres sur le moyeu.
Moyeu d'un diamètre de 240mm avec un axe central de 80mm et 8 trous d'implantation distants de 65mm de l'axe.
Marquage sur les flancs  du moyeu, d'un coté :  "SERIE 844"    "N° ORDRE 24665" et de l'autre : "CAMS" "HS 300 NP"
Par ailleurs, on note de larges traces de polychromie rouge en interne.

                     
Marc Taffoureau trouva la solution en indiquant que cela pouvait correspondre à une hélice d'essai pour les 2  hydravions  monoplace CAMS 36 que la France devait engager à Naples en 1922 pour la coupe Schneider.  Ces appareils monomoteurs étaient équipés de moteur Hispano-Suiza tractif poussés à 320ch et entrainant effectivement une hélice quadripale. Le manque de moyens financiers les empêcha de prendre part à la course.

Jean Liron a écrit  un article sur les hydravions CAMS dans les "Fana de l'Aviation" n°214 de septembre 1987 et n°215 d'octotre 1987. Dans la deuxième partie de l'article il y parle des CAMS 36 n°001 F-ESFB et n°002 F-ESFA. Sur les photos qui illustrent l'article, les hélices sur les deux CAMS 36 semblent tout à fait similaires à celle présentée ci-dessus.

Un grand merci pour cette recherche à Marc, Airy-Hugues et Christian qui m'ont aidé à identifier cette hélice.

En conclusion, si Claude ne souhaite pas conserver cette hélice, elle aurait tout à fait sa place au musée de l'hydraviation de Biscarosse car c'est plus une pièce historique qu'un objet de collection.


vendredi 27 novembre 2009

L'anglais pour voler en CD-Rom


Je vous avais déjà parlé de "l'anglais pour voler" lors de la sortie de la 4ème édition du dictionnaire bilingue français/anglais qui présente le vocabulaire aéronautique pour les pilotes et les contrôleurs.
Voici que parait maintenant la version CD-Rom qui reprend exactement la même pagination avec en plus un moteur de recherche et la prononciation en anglais de plus de 4000 mots et expressions dans la partie thématique. On peut aussi trouver plus de 5000 mots dans le dictionnaire et plus de 1500 abréviations.

Ce CD-Rom vous permettra  d'étendre votre rayon d'action au-delà des frontières françaises en connaissant la phraséologie officielle et vous aidera à préparer sereinement les FCL1-200 et FCL1-028.

Pour plus de renseignements visitez le site l'anglais pour voler Vous pouvez maintenant le commander en ligne au prix de 50€ + 5€ de frais de port (France) ou si vous préférez, vous pouvez commander l'ensemble dictionnaire plus CD-Rom pour 70€ (les frais de port sont alors offerts).

L'auteur, Dominique DEFOSSEZ  titulaire d'une maitrise d'anglais est  Ingénieur  en Chef de la Navigation Aérienne , elle a très longtemps exercé sa profession de Premier Contrôleur au CRNA-Est avant de prendre en charge d'autres responsabilités. Peut être que certains d'entre vous  connaissent déjà les aventures en anglais d'Eliot The pilot  que Dominique DEFOSSEZ publie également chaque mois  dans INFO-PILOTE (rubrique "IN ENGLISH, PLEASE") que vous pouvez écouter ou enregistrer en MP3 depuis cette page sur son site.

samedi 21 novembre 2009

un peu de poésie, bis

 
(photo collection privée Bernard Galet)

Presque arrivé à Orly, levé de lune sous une aile d'airbus en revenant de Toulouse .

lundi 9 novembre 2009

Piaggo P180 Avanti


(photo collection privée Xavier Cotton)

Sur le parking de Cannes ce jour là, Il y avait 3 Piaggo P180 Avanti, dont le D-IZZY (c/n 1034), petite note d'humour au sujet de son immatriculation car en anglais "to make somebody dizzy" peut  se traduire par donner le vertige à quelqu'un. On le voit assez souvent sur nos secteurs de contrôle au CRNA-Est. Cet avion biturbopropulseur a une configuration peu classique  d'une part à cause de ses deux moteurs qui sont utilisés en propulsion et d'autre part de ses trois surfaces portantes , l'aile avant, l'aile principale et l'empennage porteur. L'architecture "trois plans  à portance positives" est la solution retenue pour éviter la perte de volume habitable causée par le passage du longeron de l'aile en cabine. Grâce à l'aile avant, le longeron de l'aile peut être reculé en arrière de la cabine.
Le P180 Avanti est pressurisé et peut emmener 7 passagers en plus des deux pilotes, ceci à une vitesse comprise entre 600 et 670 km/h sur une distance de 1400 NM (environ 2590km) le tout au FL350 (10 600M)

dimanche 8 novembre 2009

Bichette à Cannes Mandelieu

Beechcraft E18S devant l’aérodrome de Cannes-Mandelieu( ©Xavier Cotton
Ce Beechcraft E18S (c/n BA-184) surnommé affectueusement "Bichette" est exposé à l'entrée de l'aéroport de Cannes-Mandelieu, semble t-il depuis 1990. Sur la carlingue, on peut encore lire la trace d'une immatriculation fictive F-BCCI (CCI : Chambre de Commerce et d'Industrie). Selon les sources Internet cet avion aurait été immatriculé F-BUOP en 1973, immatriculation reprise en suite  par un  Dornier DO27 . L'aéroport de Cannes l'a racheté pour presque rien à la Force Aérienne du Niger où il servait à la formation des pilotes sous l'immatriculation 5U-MAP. Auparavant, il était immatriculé F-OAXQ pour le Gouverneur du Niger à Niamey (Permis du 20.7.56 pour convoyage Wichita-Dakar suspendu 9.11.64 à Niamey (env. 2.020 h). Depuis ce temps on a pu le voir peint sous différentes livrées, mais combien de temps résistera t-il aux intempéries avant d'être ferraillé. Il aurait certainement une meilleure place à l'abri dans un musée aéronautique.

La légende laisse à penser que ce serait le Beechcraft C18S immatriculé F-BEDV, serial 7691, baptisé 'Inch Allah' ayant appartenu à Henri Lumière, aviateur et industriel français, administrateur-fondateur d’Air Franc, mais rien n'est moins sur. Henri Lumière avait acheté ce Beech 18S à l'armée américaine.

vendredi 6 novembre 2009

Ancienne Caravelle III du CEV


(photo collection privée Xavier Cotton)

Cette Caravelle III SE210  n° 116 produite par Sud Aviation a fait son 1er vol le 19 février 1962. Elle fut livrée à FINNAIR sous l'immatriculation OH-LED "Sinipiika" le 23 février 1962. Pour des raisons que je ne connais pas elles est rendue à Sud Aviation le 20 octobre 1964.
Elle est ensuite vendu au CEV (Centre d'Essai en Vol)  le 1er décembre 1964 pour être basée  à Brétigny avec l'immatriculation F-ZACE. Elle a permis de mettre au point de nombreux équipements destinés à Concorde ou aux Airbus, et a beaucoup volé dans le cadre de missions à caractère scientifique ou technique.

Le dernier vol d'une Caravelle française a eu lieu le 14 février 1998 lorsque elle a rejoint Istre depuis Brétigny avec un passage basse altitude, train sorti au dessus de l'aérodrome de Montélimar-Ancône (LFLQ). Elle a été ensuite démontée par les membres du musée européen de l'avion de chasse à Montélimar : http://www.meacmtl.com/ puis rapatriée par voie routière à Montélimar au printemps 2000. On peut visiter l'intérieur. Elle appartient au Musée de L'air et de l'Espace. Plus aucune Caravelle au monde ne vole depuis 2006

jeudi 5 novembre 2009

DC3 N49AG au salon du Bourget 2009

DC3 N49AG Le Bourget 2009 ©Xavier Cotton
Évènement exceptionnel au salon du Bourget 2009 , 3 DC3 sur la douzaine qui sont en état de vol  en Europe étaient présents : le F-AZTE au couleurs d'Air France de 1946 d'un coté et KLM de l'autre coté, le HB-IRJ de Breitling et sur la photo ci-dessus le N49AG (c/n 11737).
Ce DC3 a été exploité par une société appelée Air Dakota pour faire des vols pour passagers nostalgiques. L'avion est arrivé le 27 mars 1996 d'une compagnie du Mali. Les vols ont commencé l'été suivant, l'avion  était repeint dans l'ancienne décoration de la Belgium Air Force avec une fausse immatriculation OT-CWG, pour célébrer les 50 ans de la B.A.F.
Officiellement il est resté inscrit au registre des USA  car les Autorités de l'Aviation Civile Belge refusait d'accorder une licence de transport à un ex-avion militaire même reconverti en avion civil
Les vols se sont arrêtés en novembre 1998, l'avion inutilisé a été entreposé dans l'ex-hangar de TEA au  nord de l'aéroport de Bruxelles. Ce hangar n'étant pas très hermétique, les pigeons pouvaient facilement entrer. Inutile de vous dire que l'avion a bientôt été couvert de fientes et semblait abandonné...

Dans ces conditions Air Dakota a refusé de payer le loyer pour le hangar. finalement le DC-3  a été stocké à l'extérieur sur le parking. Entre-temps, pendant des essais moteur, un des deux moteur est tombé en panne, donc l'avion ne pouvait plus quitter Bruxelles.
Il fut finalement mis en vente en 2002. Une société Basée au Royaume Uni, a réparé le moteur et a rendu l'avion de nouveau "navigable". Le BCAA a publié un Certificat limité de Navigabilité (CoA) permettant au DC3 N49AG d'être convoyé sur Paris-Orly et livré a son  nouveau propriétaire.

Aujourd'hui, a priori, il est toujours basé à Orly et en état de vol.

mercredi 4 novembre 2009

Tour de Contrôle de Cannes-Mandelieu


(photo collection privée Xavier Cotton)

Certains font collection de timbres, de cartes postales, de montres, alors pourquoi pas de photos de tours de contrôle? Voici celle de l'aéroport de Cannes-Mandelieu (LFMD)