mardi 21 février 2012

DC7 en attente à El Berriel

(© Jean-Pierre Landais)
Au sud est de la Grande Canarie à coté de Bahia Feliz se trouve l'aérodrome appelé "El Berriel" (GCLB) Sur une butte près de l'entrée de cet aérodrome se trouve exposé depuis 1976 un DC-7C Seven Seas quadrimoteur fabriqué par Douglas.

(© Jean-Pierre Landais)
Voici quelques informations sur cet avion issues du livre suédois  Svenska vingar 5 écrit par Ake Hall  et traduites en anglais par Johan Junemo (un futur contrôleur aérien suédois) sur son blog : http://www.junaviation.com/
Construit en 1958, cet avion est le dernier DC-7 (cn 45553/1038) livré à Swissair baptisé sous le nom de "Schwyz" (immatriculé HB-IPP) . Après deux ou trois ans il a été vendu à Scandinavian Airlines System (SAS) immatriculé SE-CCH avec pour nom de baptême "Erik Viking". Cependant, il n'a jamais opéré aucun vol sous les couleurs de SAS. Il a en effet été échangé contre un DC7 converti pour le transport de fret de la compagnie Japan Airlines (JAL). Il fut donc immatriculé JA-6306 en 1962 et changea de nouveau de nom pour devenir le "ville de Hong Kong. L'avion fut la propriété de quelques autres compagnies, avant de voler à partir 1965 sous sa dernière immatriculation (EC-BBT) sous les couleurs de la compagnie charter espagnole SPANTAX qui fut la dernière à l'exploiter. Parqué définitivement sur l'aérodrome "El Berriel" depuis 1976, cet avion a servi plusieurs campagnes publicitaires et à porté pour l'occasion les couleurs d'Airtour International et celles de Rothmans . Malheureusement, l'Aéroclub Royal de Grande Canarie qui préserve l'avion n'a surement pas les moyens d'assurer à  cet avion une restauration digne de son passé et une protection contre les agressions humaines et celle du temps qui passe, quel dommage.
(© Jean-Pierre Landais)
Sources des informations :
Svenska vingar 5 de Ake Hall
http://www.junaviation.com/
http://www.airliners.net/
http://www.oldprops.ukhome.net/

samedi 18 février 2012

Hermann Geiger pilote de glacier


Reportage vidéo (27 mai 1958) de Jean-Jacques Lagrange, une archive de la Télévision Suisse Romande (http://www.tsr.ch) sur Hermann Geiger, le pionnier des atterrissages sur glacier.

mercredi 15 février 2012

Exposition "L'aviation en Meuse en 1914-1918"

 par l'association 14/18 Meuse
25 février au 3 juin 2012 
au centre Mondial de la Paix à Verdun 

Aviation en Meuse en 1914-1918
Début décembre 2011, nous avions annoncé la création par l’association 14-18 MEUSE, avec le soutien du Conseil Général de la Meuse et de la Fédération Maginot, d’une exposition itinérante sur « L’aviation en Meuse en 1914-1918 ».
Son inauguration aura lieu, le samedi 25 février à 15 heures, au Centre Mondial de la Paix. Elle y restera librement accessible, aux heures d’ouverture du centre, jusqu’au 3 juin 2012.
Hangar à Stenay
Hangar à Stenay
Cette exposition, destinée au grand public, a été réalisée par un comité d’historiens composé de Jean-Luc Demandre, Jean-Luc Kaluzko, Bernard Guillaume, Lise Pommois et Jean-Marie Picquart.
Jean Navarre
Jean Navarre
Elle est composée de 30 panneaux qui présenteront les sujets suivants :
o les terrains d’aviation
o les avions
o les personnels
o les combats aériens
o les traces mémorielles
Un Nieuport à Froidos
Un Nieuport à Froidos
Le regard portera aussi bien sur l’aviation française que sur celles allemande et américaine. L’accent sera mis plus particulièrement sur deux spécificités meusiennes : la première bataille aérienne de l’histoire – au-dessus du champ de bataille de Verdun en 1916 - et la plus importante concentration aérienne de cette guerre lors de la libération du Saillant de Saint-Mihiel en septembre 1918.
Quelques documents et objets d’époque seront présentés dans des vitrines.
Par Jean-Bernard LAHAUSSE et Romain SERTELET
Annexe :
Où la découvrir :
Centre Mondial de la Paix
Palais Episcopal
Place Monseigneur Ginisty
55100 VERDUN
www.centremondialpaix.eu
Tél : 03 29 86 55 00
Ouvert tous les jours sauf le lundi de 9 heures 30 à 12 heures et de 14 heures à 18 heures
Contact :
Association « 14-18 Meuse »
Tél. : 03 29 86 00 70
Fax : 03 29 86 87 55
Courriel : 1418meuse@wanadoo.fr
Crédit Photo : Jean Navarre / Un Nieuport à Froidos -
© Collection Jean-Marie Picquart
Hangar à Stenay - © Collection Jean-Luc Kaluzko
Article original paru sur http://www.verdun-meuse.fr

lundi 13 février 2012

Bon anniversaire, Chuck Yeager ! par Florian Rochat

Cher Chuck Yeager,
Pour être politiquement correct, je devrais sans doute m’adresser à vous en utilisant votre grade et en disant: Cher General.
Mais vous m’êtes familier. Vous m’avez accompagné depuis qu’un ami m’avait prêté votre autobiographie, voici plus de vingt ans. Puis était venu le film de Philip Kaufman, “L’Etoffe des héros”, inspiré du formidable livre éponyme de Tom Wolf, sur les origines de la conquête spatiale américaine. Dont vous aviez donné le coup d’envoi en devenant, le 14 octobre 1947, le premier homme à franchir le mur du son à bord d’un drôle de cigare, le Bell X-1.
Certains contrediront peut-être cette affirmation, mais vous êtes pour moi le plus grand pilote de l’histoire de l’aviation. Vous avez 89 ans aujourd’hui, et il y a environ trois ans, vous avez une nouvelle fois fait “bang” dans un meeting aux Etats-Unis à bord d’un F-16. Le vol était en doubles commandes, mais je n’ai aucun doute que c’était bien vous qui étiez aux manettes pour amener l’oiseau à Mach 1. Toujours “The Right Stuff !”
Vous êtes né Charles Elwood Yeager le 13 février 1923 dans la petite ville de Hamlin, en Virginie occidentale. Dans votre autobiographie, vous racontez votre enfance et votre jeunesse là-bas, et votre témoignage me touche et me parle. Les hasards du reportage m’ont emmené un jour dans ce coin des Appalaches. La vie y semblait âpre, et je pense qu’elle l’est encore aujourd’hui. C’est une région pauvre, que vous avez connue frappée par la crise des années 30. Encore gamin, vous preniez votre carabine pour chasser des lapins et des écureuils qui permettaient d’apporter un peu de protéines sur la table familiale.
Adolescent, vous aidiez votre père, qui réparait des pompes sur un site d’exploitation gazière, et c’est ainsi que vous vous êtes familiarisé avec la mécanique, votre “point d’entrée” dans l’aviation. Car voler était votre souhait, votre désir, votre obsession. Mais pour un “Hillbilly” tel que vous, privé d’études, c’était presque un rêve impossible.
Vous y êtes arrivé, et vous avez réussi au-delà de tout, pilotant tous les types d’avions imaginables durant des décennies. Car vous possédiez “the right stuff”, un ensemble de qualités et de dispositions (courage, pugnacité, rigueur, sens de l’attaque et de l’esquive) qui forcent l’admiration. Vous aviez ce qu’il fallait pour faire face au danger et à toutes les situations qui vous attendaient. Mais ce n’était pas venu tout seul. Vous avez acquis tout cela durement. Et vous vous êtes engagé durant la guerre comme pilote de combat, vous retrouvant basé à Leiston, en Angleterre. Vous avez été abattu au-dessus de la France le 5 mars 1944, et avez pu vous réfugier en Espagne en traversant à pied les Pyrrénées. Vous avez ensuite repris le combat jusqu’au 15 janvier 1945, totalisant soixante et une missions et 12,5 victoires contre les appareils allemands. Contrairement à beaucoup de vos camarades, vous êtes rentrés vivant aux Etats-Unis. Vous avez eu de la chance. Et vous avez continué à en avoir dans vos nombreux exploits par la suite. “The right stuff” est quelque chose qui aide, mais je suis sûr que vous croyez aussi qu’il faut aussi qu’un peu de chance l’accompagne…
Vous m’avez accompagné sans le savoir ces trois dernières années, alors que j’écrivais un roman sur la vie d’un très jeune pilote fictif, lui aussi obsédé par le vol et le ciel, qui venait également d’un lieu où parvenir à concrétiser son rêve d’aviateur était improbable: Browning, Montana.
Il se trouve que j’ai en partie “modelé” ce garçon, John Philip Garreau, surnommé Little Eagle en raison de l’exceptionnelle acuité visuelle qui vous relie entre la réalité et la fiction. Je lui ai attribué les qualités de pilote exceptionnelles qui étaient les vôtres à bord de votre Mustang P-51, ainsi que l’état d’esprit qui vous habitait et que vous avez résumé dans plusieurs passages de votre autobiographie. Comme celui-ci, révélateur de votre attitude dans le combat aérien:
“C’est presque impossible de décrire ce sentiment. C’est comme si vous ne faisiez qu’un avec ce Mustang, comme si vous étiez une extension de la manette des gaz. (…) Vous étiez tellement lié à cet engin que vous le poussiez aux limites de ses possibilités. (…) Vous sentiez ce moteur vibrer dans toute votre ossature (…), les gaz ouverts à fond, acquérant sa meilleure performance de maneuvrabilité. (…) Vous obteniez tout cela grâce à une manière instinctive de voler : vous connaissiez votre cheval. (…) En combattant là-haut, vous vous connectiez à vous-même. (…) Avec de l’expérience, vous saviez avant de descendre un ennemi exactement quand vous alliez le faire. Une fois que vous l’aviez placé dans votre viseur, vous commenciez à déjouer ses plans tout en vous en rapprochant, vous deveniez un chat pourchassant sa souris. Vous l’attaquiez, et c’était sans issue : vous saviez tous deux qu’il était fini. (…) Quand son avion explosait, c’était un beau spectacle. Il n’y avait aucune joie à avoir tué quelqu’un, mais une vraie satisfaction à l’idée d’avoir été meilleur que l’autre gars et d’avoir détruit sa machine. (…) L’excitation du combat aérien n’a jamais diminué en moi. Pour moi, le combat reste l’ultime expérience du vol. »
Mais au-delà des poussées d’adrénaline, vous étiez lucide. Au sujet de votre formation finale sur la base de Tonopah, dans le Nevada, vous avez écrit: “La mort était notre nouveau métier. Nous nous entraînions à devenir des tueurs professionnels.” C’était la guerre. En vol, en combat, face à l’adversaire, c’était toujours “lui ou moi”.
Vous êtes un héros, vous avez été un pilote exceptionnel, mais vous avez – et êtes encore, j’en suis sûr -  un homme qui aime la vie, les randonnées dans la nature, la pêche et la chasse. Une récente visite de votre site m’a ainsi appris que vous étiez, en novembre dernier, en Namibie pour un safari.
En ce jour anniversaire, je me devais de vous transmettre mes meilleurs vœux et vous dire: “Keep going, Chuck !” Euh… General, pardon.


Florian Rochat

texte  d'origine publié sur http://www.florianrochat.com/blog.htm
Site officiel Chuck Yeager : http://www.chuckyeager.com/ 

dimanche 5 février 2012

Aidez les Fouga du MAE à revenir

©Xavier Cotton

Le Musée de l'Air et de L'Espace du Bourget ayant décidé de restaurer ses  trois Fouga Magister aux couleurs de la patrouille de France, figures de proue du musée depuis plus de 25 ans, leur dépose a commencé le 4 juillet 2011 et a duré une semaine.
Depuis le 1er février, le Musée de L'air et de l'Espace lance une campagne de dons privés pour la restauration complète de ses trois Fouga Magister afin de leur permettre de retrouver au plus vite leur emplacement initial devant le musée.
Pour les foyers fiscaux français, chaque don donne droit, à une réduction d’impôt de 66% de son montant dans la limite de 20% du revenu imposable. L’excédent éventuel peut être reporté sur 5 ans. Un reçu, à joindre à votre déclaration de revenus, vous sera adressé peu de temps après réception de votre chèque, télécharger le formulaire de don sur cette page .

©Xavier Cotton

mardi 31 janvier 2012

jeudi 12 janvier 2012

lundi 9 janvier 2012

Taxi aérien Farman pour promenades

(carte postale collection privée Xavier Cotton)
Bien que cette carte postale ai été postée de Criel-sur-Mer en Normandie, le 16 juin 1923, ils semble plutôt que la photo a été prise à Berck-sur-Mer d'après cette autre carte postale quasiment identique à celle présentée. Mais la même carte postale existe aussi avec l'indication "A LA MER" alors que faut-il croire?
L'avion semble être un Farman F40, avion conçu comme avion d'observation par Maurice et Henry Farman à la demande de l'Armée de l'Air dès 1915 et qui servit très souvent après guerre pour faire des "Baptêmes de l'air"

Sources des informations :
Les avions Farman de J Liron collection DOCAVIA n°21 editions Larivières

vendredi 6 janvier 2012

MS-502 Criquet classé monument historique

(© Liliane Cotton)
Le 12 décembre 2011, cinq avions Morane-Saulnier appartenant à l'association Les Casques de Cuir-Collection Salis on été élevé au rang de monuments historiques par le Ministère de la Culture. Il s'agit des Morane type" Ai" (F-AZAP), type "185" dit avionnette Morane (F-AZAZ), type 341 en restauration, type 230 (F-AZAK)  et type 500 (F-AZCP). Ces cinq avions font passer à dix, le nombre des avions classés monument historique en France et rejoignent le Morane-Saulnier type "138" (F-AZAJ classé en 1999) dans la collection des avions Morane-Saulnier classés monuments historiques de l'association Les Casques de Cuir-Collection Salis. Ils seront exposés dans le hall du Musée Volant Salis (Aérodrome de Cerny) dédié à Morane-Saulnier, aux côtés du Morane H et du MS 317.

La photo ci dessus montre le MS-502 (F-AZCP) à l'atterrissage lors du meeting de Cerny-la Ferté-Alais des 22 et 23 mai 2010 organisé par l'Amicale Jean-Baptiste Salis. Voici quelques photos souvenirs de ce merveilleux meeting organisé chaque année depuis plus de 40 ans .
le MS 502 « Criquet » est la version produite en France durant l’occupation de l’avion allemand de reconnaissance et de liaison  à décollage court Fieseler FI 156 « Storch ». Plus d’un millier de « Criquets » seront construits de 1943 à 1965 pour les besoins de l’Armée de l’Air.
(© Xavier Cotton)
Le Morane Saulnier MS-502 n°320, construit en 1945 d'abord immatriculé F-BBUS puis, codé CA.N1, servit de nombreuses années comme remorqueur de planeurs au Centre National de Vol à Voile de la Montagne Noire. Après restauration complète il s’envola de nouveau le 18 novembre 1982. Trois semaines plus tard, l’avion fut accidenté à l’atterrissage. Il reprit l’air le 21 avril 1983 aux mains de ses nouveaux propriétaires de l’association Aéro Rétro de Saint Rambert d’Albon. En aout 2001 il fut racheté par Jean Salis, il appartient désormais à l'association Les Casques de Cuir-Collection Salis.
(© Liliane Cotton)

Sources des information :
Ministère de la Culture et de l'information : http://www.culturecommunication.gouv.fr
L'écharpe blanche : http://www.lecharpeblanche.fr/
Les Casques de cuir : http://www.lescasquesdecuir.com/
Musée Volant Salis : http://www.musee-volant-salis.fr/
Amicale jean-Baptiste Salis: http://www.ajbs.fr/

samedi 31 décembre 2011

CANU 3J

(Photo collection privée Xavier Cotton)
Quand je passe sur l'aérodrome de Reims-Prunay je suis toujours prêt à shooter l'aéronef original qui manque à ma collection. Quand j'ai aperçu cet avion, j'ai d'abord cru que c'était un Piper J3 très apprécié des pilotes. Pourtant l’immatriculation en F-P réservée aux avions de construction amateur attira mon attention. En 2000, Lucien Canu (Yvetot) a construit cet avion le CANU 3J en l'honneur du Piper J3. Le F-PCML appartient désormais depuis le 15 mai 2006 à l'association Avion Passion et est basé sur l'aérodrome de Lens-Bénifontaine (LFQL)

mercredi 21 décembre 2011

Breguet 941S 62-ND de l'ET 3/62

(photo collection privée Xavier Cotton)
Ce Breguet 941S est le résultat d'un concept imaginé dès 1948 par Louis Breguet : L'avion ADAC (Avion à Décollage et Atterrissage Courts) ou STOL (Short Take Off and Landing).
Il invente "l'aile soufflée", en dotant le prototype de volets "à persiennes" de grande surface pouvant s'abaisser à l'arrière des ailes sur la totalité de l'envergure, jusqu'à un angle de 97°. Les moteurs entraînant des hélices surdimensionnées ne peuvent que provoquer un énorme souffle qui, dévié vers le bas par les volets, crée une composante de sustentation.

Ne manquez pas de lire sur Aérostories l'article "Breguet Br 940/941, l'avion à ailes soufflées" écrit par Jacques Noetinger (téléchargeable en PDF)

Ce Breguet 941S n°4 (F-RAND 62-ND) en attente de restauration est malheureusement exposé en permanence aux intempéries sur le tarmac du Bourget, coté Dugny près des réserves du Musée de l'Air et de l'Espace. Vous pouvez voir quelques photos de la cabine et du cockpit sur l'excellent site "List'in MAE"

Il est l'un des quatre avions ADAC qui fut en service sur la BA112 de Reims de 1970 à 1974. En effet le 4 septembre 1970, les quatre Breguet 941S en provenance du CEAM (Centre d’Expériences Aériennes Militaires) se posent à Reims sur la piste de la BA112, ils amènent un premier contingent charger de recréer l'ET 3/62 "Ventoux"au sein de la 62eme Escadre de transport. À l'époque, celle-ci plus communément appelée "Escadrille Breguet",  constituée uniquement de quatre avions, six pilotes et trois mécaniciens d'équipage, est commandé par le lieutenant-colonel Tardot.
Malheureusement, le manque de fiabilité lié à la complexité de l'appareil et son coût élevé de maintenance, obligea l'armée de l'Air à n'utiliser le Breguet 941S que parcimonieusement dans des missions de transport tactique et transport logistique.
Les quatre Breguet 941S furent retirés du service entre avril 1974 et avril 1975, ils quittèrent Reims en vol pour les réserves de Châteaudun avec la mention "RAS, bon pour le service" sur leurs carnet de vol !

Source des informations :
Aviation Magazine n°861 à 863 du 1er et 15 novembre et 1er décembre 1983
Breguet Br 940/941, l'avion à ailes soufflées de Jacques Noetinger
List'in MAE

mardi 20 décembre 2011

mercredi 14 décembre 2011

De nouvelles couleurs pour ses 40 ans

(photo collection privée Xavier Cotton)

Pour fêter ses 40 ans le C150 F-BTFA de l'aéroclub de Champagne a eu comme cadeau d'anniversaire de nouvelles couleurs, cela lui redonne de la jeunesse . Mais pour parler de cet avion, je devrais plutôt le nommer FA 150 L (A pour Aerobat)  car construit sous licence par Reims Aviation en 1971 sous le n° de série 0121. Il fut d'abord la propriété de Reims Aviation à partir du 06 janvier 1972, puis revendu le 25 octobre 1973 à l'aéroclub de Champagne auquel il appartient toujours.
De toutes les versions du C150 produites entre 1971 et 1974, le 150L fut la plus longue produite. Quelques nouveauté dans la production de 1971, l’empattement du train tubulaire principal passe de 1,98m à 2,31m ce qui facilite l’atterrissage, les feux d’atterrissage et de roulage sont déplacés de bord de l'aile au nez de l'avion pour mieux éclairer le sol ce qui était mieux mais cela réduisait la durée de vie des ampoules à cause de la chaleur et des vibrations du moteur. Ces feux  se retrouve dans le bord de l'aile des C152 à partir de 1984. Dans la version  "L" l'arrête dorsal est aussi prolongée jusqu'à la vitre arrière plus pour des raisons esthétiques qu’aérodynamiques.
Au total 4150 150L furent produits dont 485 F150L et 39 FA150L Aérobats par Reims Aviation.

Je serai curieux de savoir combien cet avion a vu passer d’élèves pilotes en 40 ans, et combien sont devenus pilotes professionnels civils ou militaires. Cet avion a encore de beaux jours devant lui, souhaitons lui bon anniversaire.

 Si des lecteurs ont des photos de cet avion sous des couleurs précédentes je serai heureux de les publier.
(photo collection privée Xavier Cotton)

lundi 21 novembre 2011

Reims Bétheny L'age d'or des meetings


 REIMS BÉTHENY 


L’ÂGE D’OR DES MEETINGS
Jacques Pernet et Jean-Louis Wszolek


Nous voici à l'approche des fêtes de Noël et si vous êtes à la recherche d'un cadeau pour une personne passionnée de l'histoire de l'aviation, voici un livre qui pourrait à coup sûr la rendre heureuse. Bien qu’édité en juin 2009 ce livre est toujours disponible. L'ouvrage a reçu le prix Alphonse Malfanti 2010 de l'Aero club de France.

Voici le résumé qu'en font les auteurs, Jacques Pernet et Jean-Louis Wszolek :
"Très tôt, la Marne s'est forgé une vocation de pionnière dans la conquête de l'air en accueillant à l'aube du 20ème siècle, les premiers constructeurs tel Henry Farman, Roger Sommer, Gabriel Voisin, Hanriot, Deperdussin et surtout, en organisant le 1er meeting aérien international de l'histoire.

Pour commémorer le premier voyage de ville à ville réalisé par Henry Farman en 1908, L'Aéroclub de France et le Comité d'Aviation de la Champagne organisèrent un meeting sur les plaines de la commune de Bétheny, du 22 au 29 juillet 1909.

Le Commerce du Champagne, très largement représenté dans le comité, ainsi que la ville de Reims contribuèrent pour une grande part à la réussite de cette semaine, notamment par l'attribution de prix.
Tous les plus grands pilotes de l'époque, dont Louis Blériot, qui vient de traverser la Manche, se mesurèrent au cours de cette semaine en disputant également pour la première fois la Coupe Gordon Bennet d'Aviation. Un public estimé à plus de 800 000 personnes assista à ce spectacle.

Puis c'est la 2ème Grande Semaine d'Aviation en 1910, suivie de la création de l'aérodrome de la Champagne, le plus grand en Europe à cette époque et enfin le meeting de septembre 1913 où s'illustra le concurrent local, Maurice Prévost, en dépassant les 200 km/h."

Cet ouvrage de 160 pages retrace l'ambiance de ces meetings de la Belle Époque, à travers des anecdotes et des documents inédits.
format à l'italienne (30 x 23 cm), couverture souple, dos carré collé cousu
ISBN 978 2 7466 0985 3
Une séance de dédicace devrait avoir lieu à la librairie  Guerlin Privat de Reims fin décembre, je préciserai la date dès que je la connaîtrai.

Vous pouvez commander ce livre (32€ + frais de port en Colissimo) chez l'un des auteurs :
Jean Louis WSZOLEK
2 rue de Reims
51400 PROSNES
Mail : jl.wszolek@wanadoo.fr

mardi 15 novembre 2011

Exposition sur le concours d'aéroplanes militaires 1911


Je vous ai parlé récemment du Cahier des As Oubliés de 14-18 n°1 ayant pour thème le "Concours d'aéroplanes militaires" qui eu lieu à Reims en 1911 et  qui avait pour but de sélectionner les meilleurs constructeurs suivant un cahier des charge très précis, ceci afin de développer l'aviation militaire
À l'occasion du centenaire de cet événement, Jacques Pernet et Jean-Louis Wszolek, historiens de l'aviation rémoise sont à l’initiative d'une exposition qui vous permettra de revivre par de magnifiques archives photographiques  le concours d'aéroplanes militaires organisé par l'armée française à Reims en octobre et novembre 1911. 

L'exposition se tient à la Maison du Département (18 rue Carnot, Reims) du lundi 7 novembre au samedi 3 décembre (lundi-vendredi 9-18h / samedi 14-18h)


samedi 12 novembre 2011

Les ailes d'une administration : le groupement aérien du SGACC

Les ailes d'une administration
Le groupement aérien du SGACC, 1945-1973
Vital Ferry et Pierre Lauroua


Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les différentes sections qui exerçaient une activité aérienne au sein du Secrétariat Général de l'Aviation Civile et Commerciale furent fondues dans le Groupement aérien du SGACC qui vécut de 1945 à 1973 (il sera ensuite fondu dans le SEFA)
Le Groupement aérien du Secrétariat Général de l'Aviation Civile et Commerciale (SGACC) utilisa des avions allant du Junkers 52 à la Caravelle (F-BJTI) en passant par les « Siebel » (NC-702 Martinet), DC-3 et DC-4 pour assurer des missions aériennes aussi diverses que la formation de radaristes, la photographie aérienne, les vols météo, le contrôle des aides radio à la navigation ou le transport de  personnel et de matériels vers l'Afrique. Le  groupement aérien du SGACC fut d'abord basé au Bourget et à Guyancourt, puis transféré  à Melun-Villaroche en 1973. 
C'est l'histoire de ce Groupement aérien du SGACC que Vital Ferry et Pierre Laroua nous racontent dans un ouvrage hautement illustré de photos en couleurs et enrichi par de témoignages des acteurs de cette époque, publié en mai 2011 chez Bleu Ciel Éditions.

Vital Ferry : Ingénieur en chef de l'aviation civile honoraire, pilote, collectionneur et membre de l'aéroclub de France a publié de nombreux ouvrages et articles sur des sujets très divers concernant l'aviation.
Pierre Laroua a créé en 2005 la collection "mémoires de l'aviation civile", avec pour objectif de mettre en valeur l'histoire institutionnelle, technique et humaine des services civils de l’État qui ont œuvré au développement de l'aviation depuis le début du XXe siècle

Pour plus de renseignements :

Les ailes d'une administration, Le groupement aérien du SGACC, 1945-1973
Vital Ferry et Pierre Laroua
191 pages, 24 x 24cm, couverture souple, broché, 25€
ISBN 978-2-918015-10-9


BLEU CIEL EDITIONS
bleucielmagazine@orange.fr
Tel : 02 41 27 18 44
BP 90045
49140 SEICHES-sur-le-LOIR

mercredi 2 novembre 2011

Stéphan Venekas expose à Montreux

Né en 1964 et vivant en Provence, Stephan Venekas puise son inspiration dans les grandes métropoles asiatiques et américaines. Les thèmes d'aéronautique et d'architecture sont omniprésents dans ses œuvres qui marient Art, évasion et technicité des matériaux tels que résines et aluminium. Il exposera ses œuvres lors du 7 ème salon d'art contemporain à Montreux art Gallery du 9 au 13 novembre 2011.
Si voulez vous faire une idée des œuvres de Stephan Venekas visitez son site : www.stephanvenekas.com
Contact :  stephan.venekas@orange.fr
IFC ©Stephan Venekas
 

jeudi 27 octobre 2011

Exposition de peinture : Lucio Perinotto

SCHIPOL © Lucio Perinotto  
LUCIO PERINOTTO 
Exposition de peintures
du 10 novembre au 10 décembre 2011
à la Galerie Vitesse 
(du mardi au samedi de 14h00 à19h00)

 Sur le site de Lucio Perinotto http://www.perinotto.com voici ce qui est écrit concernant sa biographie :
  "La passion de Perinotto et son talent véritable ont été reconnus en 1992, quand il a été invité  à rejoindre le groupe des peintres de l'air. Ses peintures à l'huile noires et blanches lui ont rapidement forgé une grande réputation. À de multiples occasions, il fut invité par la Guilde des Artistes de l'Aviation. Aujourd'hui, il est sans aucun doute l'artiste d'aviation français le plus doué.

  Avec un style simple et efficace, combiné avec un traitement incroyable de lumière, son travail a une vitalité exceptionnelle. Lucio Perinotto aime aussi jouer avec des ombres et des couleurs ; ses peintures de couleur montrent une variation particulière vers des bleus profonds.

 Lucio Perinotto est passionné d'avions de ligne à hélices et d'avions de chasse de la seconde guerre mondiale. Avec ses avions, vous entendez le bruit des moteurs, vous estimez que le stress d'un pilote s'est engagé dans un combat aérien, vous partagez le frisson de croisière au-dessus de l'océan Atlantique du Nord sur un Constellation.

   Le style de Lucio Perinotto est unique : dans chacune de ses peintures, un avion légendaire, vu sous un angle particulier vous fait ressentir l'action, vous en êtes le héros. Lucio Perinotto aime les détails subtils, mais authentiques qui donnent un sens  formidable des réalités à ses peintures et une certaine nostalgie.
Lucio Perinotto nous mène loin au-dessus des nuages, et lorsque l’on atterrit, c’est pour se retrouver dans l’aérogare d’un monde précurseur.
Pour cette exposition, fidèle aux huiles sur toile, aux déclinaisons de noirs ou de bleus, l’artiste découvre de nouvelles machines : Junkers-52, Dewoitine-338, Zeppelin et autres engins mythiques de l’aviation, sans pour autant délaisser les Constellation, Super Constellation, DC3, DC4 ....
Ainsi décrit-il les arrivées ou les départs de Schiphol-Amsterdam, La Guardia, Le Bourget.... d’avions de la Lufthansa, KLM, Air France, alors que sur d’autres toiles l’avion survole les nuages, magie du voyage dans des cieux qu’il sait si bien évoquer.

Galerie Vitesse
48 rue de Berri
75008 Paris
Tel : +  33 (0) 1 42 25 48 13
contact@galerievitesse.com
www.galerievitesse.com
http://www.perinotto.com

mercredi 26 octobre 2011

Les remorqueurs de Fayence

PA25-235B Pawnee F-GFPD
Cet été je suis passé par Fayence et n'ai pu m’empêcher de faire une halte sur l'un des terrains les plus réputés en France pour la pratique du vol à voile. Mais n'étant pas pilote de planeur je me suis  surtout intéressé aux remorqueurs, il y en avait trois très différents les uns des autres qui permettaient chacun à leur tour aux planeurs de se mettre en l'air.
Tableau de Bord du PA25-235 Pawnee
Deux appartiennent à l'Association Aéronautique de Provence Côte d'Azur, Il s'agit de ce Piper PA25-235B (F-GFPD cn/25-2685 de 1964) à train classique aussi utilisé pour le travail agricole. il est équipé d'un moteur 6 cylindres Lycoming O-540 de 235 Cv
Rallye Comodore MS893 F-BMNL
L'autre est plus usuel dans le monde des remorqueurs de planeurs, c'est un Morane Saulnier MS 893A rallye Comodore à train tricycle équipé d'u moteur de 180 Cv, c'est le F-BMNL (cn10849 de 1965)
Diamond Super Dimona HK36TTC
Le troisième est en réalité un motoplaneur immatriculé dans la catégorie des planeur F-C..., il s'agit Diamond  Super Dimona HK36TTC (F-CHQD cn/36610 de 1999) équipé d'un moteur ROTAX 914 F3 de seulement 115 Cv
Tableau de bord du Super Dimona

vendredi 21 octobre 2011

Aéropuces 2011


Aéropuces 22 et 23 octobre 2011 
90 exposants sur 500 mètres linéaires d’exposition : une édition record pour la célèbre brocante aéronautique !

Pour la 5e année consécutive, le musée de l’Air et de l’Espace organise sa grande brocante aéronautique. Collectionneurs, particuliers et professionnels se retrouvent, sous les ailes des deux Concorde du musée, pour deux jours de "chasse aux trésors", dans une ambiance festive. Les 90 exposants attendus font de cette édition un record de participation. Entrée gratuite.


Hall Concorde : la brocante dédiée à l’aviation pendant tout le week-end
Au cœur du premier musée aéronautique du monde, sur l’aéroport mythique du Bourget, Aéropuces,  initiative de deux passionnés, Jean-Charles Le Carréres et Jean Molveau, présente des stands diversifiés, pour satisfaire le plus grand nombre. On y croise d’insatiables collectionneurs de maquettes, des boulimiques de récits d’aventures, de documentation technique ou de bandes dessinées, des collectionneurs d’uniformes, d’objets publicitaires, d’affiches ou de cartes postales. D’autres "chinent" fiévreusement à la recherche de l’instrument de bord, du carburateur ou de l’hélice qui trônera dans leur salon ou les aidera à faire voler leur avion. Vendeurs (venant aussi de l’extérieur de l’hexagone, comme les Britanniques d’Avation Bookshop...) et visiteurs peuvent réellement dialoguer : contrairement à un achat sur Internet, Aéropuces permet un contact direct.


Salle Caquot : vente aux enchères le 22 octobre à 17 h
L’étude Morand & Morand, commissaires-priseurs à Paris est encore présente cette année, avec plus de 200 lots "aviation" mis en vente : affiches, dessins, photographies, maquettes d’avions civils et militaires, objets publicitaires, revues, etc. Les amateurs les plus passionnés trouveront de la documentation technique, des livres, des objets de l’armée de l’Air, des pièces d’avions, etc.


Visite exceptionnelle des ateliers de restauration du musée de l’Air et de l’Espace
Cette année, pendant tout le week-end des Aéropuces, il sera possible de visiter les ateliers de restauration du musée de l’Air, situés côté Dugny et habituellement fermés au public. Ce privilège, accordé une fois par an lors des Journées du Patrimoine, avait dû être annulé en septembre. C’est une occasion unique de s’émerveiller devant le travail des restaurateurs qui donnent une seconde vie aux aéronefs.

Informations pratiques :
Samedi 22 et dimanche 23 octobre, de 10 h à 18 h. Entrée gratuite. Venir à Aéropuces
• Vente aux enchères : exposition vendredi 21 octobre de 10h à 17h et samedi de 10h à 15h // vente samedi 22 octobre à 17h. Voir le catalogue.
• Visite des ateliers : plan d'accès et horaires des navettes gratuites depuis le musée.

mercredi 19 octobre 2011

LE RASE-MOTTE TUE !

(photo collection privée Jean-Claude Baehr)
Jean-Claude Baehr qui nous a déjà fait profiter de sa collection de vignettes aéronautiques sur le thème de la Quinzaine Aéronautique Internationale de 1948 revient avec cette nouvelle vignette sur le thème de la sécurité des vols pour essayer d'avoir plus informations sur sa publication.
Cette vignette (6,50 cm x 10,2 cm) qui devait être faite pour être collée au pare-brise, est recouverte au recto d'un glaçage vraisemblablement avec un produit collant ce qui a pour effet de la rendre brillante à l'éclairage et qui empêche toute lecture des textes écrits en rouge sur partie rouge foncé.
l'angle passé au microscope, on découvre l'inscription suivante qui apparaît que sur 3mm où le fond est moins rouge , le reste se confondant dans l'unique teinte rouge.
Sur cette partie un peu burelée, on peut déchiffrer ce qui suit :
SECU........... 
L'AVI ..........
RE C...........
A priori la première ligne pouvant être SÉCURITÉ et la seconde L'AVION, L'AVIATION ou encore L'AVIETTE POSTALE, revue mensuelle de documentation aérophilatélique publiée entre 1928 et 1950.
Bien sur j'ai posé la question sur Aéroforum, et malgré les réponses, les recherches n'ont pas beaucoup avancé. Nous savons qu'une affiche (auteur M BRAULT) sur le même thème avait été vendue salle DROUOT le samedi 25 février 2006 pour 450 € : http://www.world-encheres.com/boisgirard/resultats/resultats25022006.htm
Malheureusement la reproduction de l'affiche ne figure pas sur cette vente (n°60), et même si le titre est identique à celui de la vignette, rien n'indique que l'affiche et la vignette reproduisent le même dessin. La Fédération Nationale Aéronautique (devenue la FFA) à abordé à plusieurs reprises les différents thèmes de la sécurité de vols (rase motte, autonomie de vol, météo...) par l’intermédiaire d'affiches à apposer dans les aéroclubs.Alors si vous avez plus d’informations sur cette campagne de sécurité de vols ou sur la vignette, laissez vos commentaires ou écrivez moi à passiondesavions@orange.fr.
Et surtout : FLY SAFE.

dimanche 16 octobre 2011

Maurice Tabuteau gagne la coupe Michelin 1910

(photo collection privée Denys Tabuteau)
Répondant à l'appel que j'ai lancé sur mon profil, Denys Tabuteau, petit-neveu de Maurice Tabuteau (1884-1976) m'a envoyé un mail avec la photo ci-dessus où on peut voir Henri Farman (à  genoux) charger un réservoir d'essence de 300 litres sur l'avion de son concurrent. Mais, il ne savait pas que l'avion ne pouvait pas décoller  avec le plein complet .
Pour gagner  la coupe Michelin (prix de 25 000 Francs or) crée en 1908, il fallait parcourir la distance la plus longue de l'année, le mieux  était donc de tenter ce vol le plus tard possible en décembre .
En 1910, 1er coup de génie de Maurice Tabuteau (brevet n°128 du 1er juillet 1910) est d’avoir commandé dans le secret le réservoir pour le faire adapter au dernier moment. Tous les autres concurrents y compris Maurice Farman ont utilisé un réservoir identique, mais en le  remplissant à ras bord, du coup leurs essais pour décoller sont restés vains. Très finement, Maurice Tabuteau n'avait rempli le sien seulement qu'avec 250L, juste assez pour parcourir la distance.

En 1908, la coupe Michelin fut gagné par Wilbur Wright avec un vol de 121 km. En 1909 Maurice Farman double la distance, et le 30 décembre 1910, Maurice Tabuteau la double à nouveau à Buc avec 582 km 935 m en 7 heures 48 minutes et 31 secondes sur Biplan Maurice Farman à moteur Renault de 50 Cv. Maurice Tabuteau vola à titre privé jusqu'à l'age de 85 ans.
(photo collection privée Denys Tabuteau)



Denys Tabuteau publie  en 2000 aux éditions Amateis les mémoires de son grand-oncle un ouvrage abondamment illustré qui se lit d’un trait : "Maurice Tabuteau Pionnier de l'aviation". Celui-ci s’exprime à la première personne dans un style fluide très vivant et souvent cocasse car rempli d’anecdotes dont étaient parsemées le quotidien de ces pionniers. Un long extrait des Mémoires de Maurice Tabuteau fut publié en 1988 en 6 parties dans le "Fana de l'aviation" sous le titre "Moi, Maurice Tabuteau, aviateur professionnel en 1910" (numéro 224 de juillet au numéro 229 de décembre)

mercredi 12 octobre 2011

Hélice bipale Levasseur à identifier (bis)

Une lectrice Suisse ayant offert cette hélice bipale pour l'anniversaire de son mari passionné d’aviation voulait en savoir plus sur son origine. En utilisant Google comme moteur de recherche, elle est arrivée sur mon blog ou j'avais précédemment écrit deux articles concernant des hélices Levasseur, une quadripale et une bipale noire.

Quelques photos des indications gravées sur le moyeu de l'hélice accompagnant le message pouvait aider à ma recherche. Une fois de plus je pensais au forum technique d'Aérostories pour transmettre la question à des spécialistes de l'histoire de l'aviation. 

La réponse ne se fit pas attendre, Pierre-Michel Decombeix m'apporta ses connaissance sur le sujet "Le profil est typique des hélices Levasseur. Les petits poinçons à peine visibles sur l'image du plat du moyeu indiquent que l'hélice a été fabriquée entre 1914 et 1922.
Ce qui compte pour aller plus loin, ce sont les marquages qui sont sur les côtés arrondis du moyeu. "S....450" va aussi dans le sens d'une hélice Levasseur : la série 450 mesure exactement 2m45 de diamètre, avec un trou central de 60mm et un moyeu de 100mm d'épaisseur avec 8 trous de fixation. Elle était destinée aux avions  Nieuport (Le Nieuport XI en particulier) équipés de moteur Rhône de 80 chevaux. 










Sur un côté du moyeu on devrait voir les marquages correspondants : sous le "SERIE 450", il devrait y avoir "NUMERO xxxxx" (c'est le numéro d'hélice).
et de l'autre côté :
"Nie" suivi de chiffres romains (XI ou XXI) et "Rh 80" (éventuellement HP ligaturés). Dessous, devant un poinçon carré, une lettre et éventuellement un chiffre.

Avec le Numéro d'hélice (xxxxx) et une photo en gros plan des deux groupes de chiffres qui encadrent les poinçons carrés du plat du moyeu, il est éventuellement possible de déterminer une date assez précise de fabrication.

dimanche 2 octobre 2011

Cessna 404 Titan

(photo collection privée Xavier Cotton)
Le 26 septembre dernier sur l'aérodrome de  Reims-Prunay était présent ce Cessna 404 Titan (c/n 404-0855) immatriculé OO-MAP, construit en 1981 il a successivement été immatriculé F-ZBDB (douanes françaises de mars 1982 à juin 1996) N404N, VT-DAT puis G-OOSI. il est actuellement au service de la société Aerodata International Survey qui est spécialisé spécialisée dans l'acquisition de données spatiales aéroportées de la surface de la terre et son traitement avancé qui sert de base pour Google Earth part exemple. Aerodata International Survey utilisent pour son travail bien d'autres avions tel que ce Partenavia P68C-TC immatriculé OO-PXL (C/N 245-08-TC construit en 1981) vu aussi à Reims-Prunay.
(photo colleection privée Xavier Cotton)

jeudi 29 septembre 2011

Sikorsky S-76B HB-ZMS

(photo collection privée Xavier Cotton)

Le 26 septembre dernier, sur l'aérodrome de Reims-Prunay, l'hélicoptère Sikorsky S-76B (s/n 760430) immatriculé HB-ZMS arrive tranquillement au parking en roulant, il repartira dans l'après midi pour Deauville. Cet hélicoptère précédemment immatriculé N9HM puis VP-BIR a été construit en 1995 et est maintenant exploité par Linth Air Service AG basé sur l'aéroport de Mollis (LSMF) situé à 40 Nm à l'est de Zurich, le propriétaire étant Sikonir SA.
Alimenté par deux turbomoteurs Pratt & Whitney Canada  PT6B-36B, il est équipé de 7 sièges.
101 exemplaires de cette version furent construits, le S-76D est la dernière version proposée de cet hélicoptère.

mercredi 14 septembre 2011

Paris-Nouméa en ULM Dynamic WT9 : Spirit of Nouméa

Christian Tiriault et Marc Perdu à bord de leur DynamicWT9

Dimanche 18 septembre Marc Perdu et Christian Tiriault devrait se lancer dans un périple à bord de leur ULM Dynamic WT9 nommé "Spirit of Nouméa" qui leur permettra de rallier Le Bourget à Nouméa soit un peu de plus de 21 000km. « Notre ULM possède toutes les dernières technologies en terme de sécurité dont un transpondeur, un pilote automatique, un GPS, une balise de détresse et un téléphone satellite. Nous voulons partir sereins », a indiqué Marc Perdu. Ce vol les fera passer par Corfou, Rome, Louxor, Abu Dhabi, Karachi, Bangkok, Singapour ou encore Darwin, soit quelques-unes des 31 villes étapes (liste complète) de leur voyage qui prendra environ deux mois. La dernière étape entre Bundaberg en Australie et Nouméa en Nouvelle-Calédonie sera la plus longue soit environ 1500km. L'arrivée à Nouméa est prévue le 14 novembre.
Vous pouvez suivre leur voyage grâce au à l'onglet tracking et à leur blog journalier sur leur site : spiritofnoumea.com
Marc perdu et et Christian Tiriault partent sur les traces de de Paul Klein et Henri Martinet qui ont rallié pour la première fois la Nouvelle-Calédonie à la France en 1939 à bord d'un Caudron Aiglon.
Le Dynamic WT9 F-JSUB "Spirit of Nouméa"
En hommage à Paul Klein, Marc Perdu et Christian Tiriault tous les deux pilotes privés ont créé un aéroclub afin de mettre en avant leur passion pour l’aviation et notamment l’ULM. Ils pourront y installer notamment l'ULM Dynamic WT9, capable de voler à 240km/h avec lequel ils ont effectuer le tour de France 2010.

Source des informations :
Spirit of Nouméa : http://spiritofnoumea.com/
Finesse-Max : http://www.finesse-max.com/

dimanche 11 septembre 2011

Aérodrome de Puimoisson


(photos collection privée Xavier Cotton)
 Cet été en vacances sur le plateau de Valensole connu pour sa culture de la lavande, je suis passé par Puimoisson, où j'ai vu un panneau indiquant un aérodrome. Intrigué par ce terrain que je ne connaissais pas, j'ai suivi les indications et après avoir suivi pendant 2,5 km un chemin très carrossable mais non goudronné, je suis arrivé sur un plateau où j'ai découvert le terrain de Puimoisson (LFTP) à usage restreint (carte VAC) réservé uniquement aux planeurs et leurs avions remorqueurs. Situé à 3,5 km à l’est de Puimoisson et à 10 km au nord du lac de Sainte Croix à une altitude moyenne de 750m, Ce terrain ouvert de mi-mars à fin septembre possède deux pistes orientées est-ouest et nord-sud permettant de décoller  et de se poser quelque soit l'orientation du vent.


Deux avions remorqueurs de type rallye (le F-BODD MS893 et le F-GBKL Rallye 235 E) sont mis à disposition ainsi que des cables pour l’amarrage des planeurs et des remorques. Vous pourrez assister à un briefing quotidien en français et en anglais portant sur le sécurité , la météo et les consignes de vol.
Il y a possibilité de loger sur place grâce un camping ombragé de 20 emplacements avec sanitaires et branchements électriques et pour vous distraire en attendant de voler vous trouverez un bar- restaurant, une piscine, des terrains de tennis, de boules et de volley-ball.
Situé sur le Plateau de Valensole, au pied des contre-forts des Alpes, l’ aérodrome de Puimoisson sera le point de départ idéal pour des vols dans les montagnes de la région. Ce terrain offre une grande variété de type de vol ( thermique, dynamique, onde …etc).

Contact :
Aérodrome de Puimoisson : http://www.puivolavoile.com
Centre de Vol a voile de Puimoisson
B.P. 1 – F. 04410 Puimoisson